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PARIS, LFBRAIRIK HACHKTTE KT C ', IIOLI.EVARI) SAmT-OKlniAL\, 711. mJ^ -v^ y f^^^J HISTOIRE PHYSIQUE, NATURELLE ET POLITIQUE DE MADAGASCAR PUBLIEE PAR ALFRED GRANDIDIER. VOLUME XVI. HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS PAR M. H. SAUVAGE. PARIS. IMPRIMÉ, PAR AUTORISATION DE M. LE GARDE DES SCEAUX, À L'IMPRIMERIE NATIONALE. Division ol FisheSi U. S. National Muséum M DGCC XCI. HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS DE MADAGASCAR. PREMIERE SOUS-CLASSE. PALOEICHTHYS. ORDRE DES CHONDROPTÉRYGIENS. PLAGIOSTOMES. FAMILLE DES RAIIDÉES. Genre RAIV. liAiA CAPE^S1S, Millier et Henle. Raia capexsis, Mûller et Henle, Syst. Beschreib. d. Plrigiostomen (i8ii), p. toi. Raia capensis, a. Duméril, Histoire naturelle des Poissons, L. I (i8C5), p. 5io. Haia capensis, Kner, Fische gesainm. a. d. Reise Novara uni d. Erdc (1869), p. 4u). Disque rhomboïda] , bien plus iai^ge que long, la largeur e'tanl à la longueur comme 63o esta 36o; bords antérieurs un peu onduleux. Une ligne mene'e de la pointe du museau à l'angle pectoral laisse très on dehors la partie médiane du disque, qu'elle coupe près de l'angle. Museau obtus, aussi long que l'espace qui sépare le bord externe des évents; longueur tlu museau, mesurée à partir d'une ligne menée au-devant des yeux, égale à deux fois l'étendue de l'espace interoculaire. Distance entre l'extrémité du museau et l'angle pectoral sensiblement égale à la distance entre cet angle et l'ouverture anale. (Jueue un peu plus longue que le disque. Régions supérieures du disque rudes, avec les aspérités plus marquées et plus nombreuses au bout du museau, derrière l'œil et Poissons. 1 IHPUmCniE %ArtOKALF.. •2 MADAGASCAR. le long (lu bord externe de la partie antérieure du disque; pas de boucles éparses sur le disque; sur la ligne me'diane, quelques e'pines à pointe dirigée eu arrière, comprimées, à base élargie, pleines, formant une rangée ininterrompue, qui se prolonge sur la queue où elles sont dis- posées en une rangée médiane et en deux rangées latérales; quelques tubercules au-devant des yeux et au bord interne des évents. Dents plates cbez la femelle, un peu moins en losanges que celles du Rata clavala. La B. capcnsis est fort voisine de la R. clavata, dont elle n'est quune variété locale. Elle porte le nom de Mahoha chez les Sakalava et de Faij chez les Betsimisaraka. Les Malgaches emploient la queue de ce poisson, Ramhoiiipni/, en guise de lime (iso/a Jaokd , litt. : lime de poisson). FAMILLE DES TORPÉDIIXIDÉES. Genre TORPEDO. 1 . TORPEDO MARMORATA , Risso. ToRi'EDu MAKMonATA, Uisso, hhthjologic de Nice (iSio), p. 20, }>l. III, lijj. /i. Torpédo marjior\ta, A. Duinéril, Histoire naturelle des Poissons, t. I (i805), p. 5o8. Torpédo marmorata, Guiillier, Calnl. of tlie Fislies nf the Brit. Mm. . 1. VIII (1 8-jo), p. /i5o. Disque presque circulaire, plus long que la queue; bords latéraux arrondis, la plus grande largeur du disque se trouvant en arrière du milieu de sa longueur; bord antérieur presque rectiligne, un peu in- iléchi en son milieu. Ventrales allongées, pointues, ayant leur attache postérieure au niveau de la partie postérieure de la seconde dorsale. Dorsale antérieure séparée du niveau de la terminaison des pectorales par un espace égal à la longueur de la nageoire, ovalaire, à bords ar- rondis; hauteur de la nageoire égale à l'espace qui sépare le bord anté- rieur de la première dorsale du bord postérieur de la seconde dorsale. Dorsale postérieure arrondie, séparée de l'origine de la caudale pai' un espace presque égal à sa longueur. Bord postérieur de la caudale droit, léuni par un angle obtus aux deux autres bords; bord supérieur de la nageoire arrondi, bord inférieur droit. Events circulaires, frangés, leur distance à l'œil égalant leur diamètre. \eux séparés du bord du disque POISSONS. 3 par près de trois fois leur grand diamètre, un peu plus grands que Tes- pace interoculaire. Bande des dents maxillaires occupant toute la lon- gueur de la mâchoire; dents pointues. Sur un fond brun clair, des points et des marbrures plus fonce'es. Longueur totale, o"'3oo; largeur du disque, o"i8o; longueur du disque jusqu'à Tanus, o"" i 7:1 ; longueur de la queue, 0"' 1 33 ; hauteur de la caudale, o^o^S; longueur de la caudale, o"'o/i8. Le Toi'pcdo marmorata se trouve dans la Méditerranée, dans la parlic orientale de Tocéan Atlantique et dans l'océan Indien. La description de l'espèce est faite d'après un exemplaire provenant de l'ile Maurice et re- cueilli par Dussumior. Les Betsimisarakâ lui donnent le nom de Flaman- galcikà ou Faimangalakà (litt. : poisson ou raie qui demande) et les Saka- lavâ celui de Fannarikà ou Faimaritrà et de Ledaloda. 2. TOliPEDO SiNLS PERSICF, Kaempfer. (l'I. I.) Torpédo sinus Persici, Kaempfer, Amœnitatum exoticarmn (1712), 3'' fasc, fij>. Tjoç). Torpédo marmorata var. e, Mûller et Henle, Beschr. d. Ploghstomen ( i8ii), p. 108. Torpédo sinus Persici, A. Duméril, Revue zooL, Monogr. Torp. (iBSa), p. 2891. Torpédo sinus Persici, A. Duméril, Histoire nalurelle des Poissons, l. I (i8G5), p. 5oi). Disque presque circulaire, un peu plus long que la queue, à bords latéraux arrondis, la plus grande largeur du disque se trouvant au niveau du milieu de sa longueur; bord antérieur arrondi, présentant une légère échancrure. Ventrales semblables à celles du Torpédo marmorata, plus courtes que la partie de la queue prolongée au delà de leur partie posté- rieure; attache postérieure se terminant au niveau de la partie postérieure de la dorsale antérieure. Dorsale antéi'ieure séparée du niveau de la (er- minaison des pectorales par un espace un peu plus grand que la longueur de la nageoire, distante de la seconde dorsale par un espace un peu plus petit que la longueur de la nageoire; dorsale antérieure effilée, à bord postérieur échancré; hauteur de la nageoire égale à l'espace qui sépare le bord antérieur delà première dorsale du bord postérieur de la seconde dorsale. Dorsale postérieure arrondie, séparée de l'origine de la caudale /» MADAGASCAR. par un espace é^^n\ à sa longueur. Bord postérieur de la caudale droit, réuni |>ar des angles obtus au\ bords supérieur et inférieur, (jui sont reclilignes. Events circulaires, frangés, la distance de leur bord anté- rieur à l'œil étant plus grande (pie leur diamètre. Yeux séparés du bord du disque par un espace plus petit que deux fois leur grand diamètre et que l'espace interoculaire. Bande des dents maxillaires arrivant presque h 1 angle de la bouche; dents aiguës et tranchantes. Petites taches blanches et brunes sur le disque. Suivant A. Duméril, l'espèce rrse distingue de toutes les autres par le grand développement et la forme allongée de sa première dorsale, de celles dont elle se rapproche le plus (T. marmorala et T. panthrra) par la Ibrmo des ventrales, par l'éloignement de ces nageoires el du bord postérieur du disque, et enfin, à cause de celte disposition, par la lar- geur moins considérable de la base de la queues. Longueur totale, o™/io5; largeur du dis(|ue, o" 178; longueur du disque jusqu'à l'anus, o"" 180; longueui- de la queue, 0'" 1A2; hauteur de la caudale, o"'o3!^; longueur de la caudale, o"o52. Cette Toi'pille perle à IMadagascar le même nom que la précédente. FAMILLE DES TRIGOMDÉES. TlIKiON l'ASTlNACA, Linné. I{\i\ i>AsTiMAcA, IJniié, Systema Naluvœ, la" édition, I. I (i7G()), p. 3()(). Trigon Sayi, MiiHcr cl Heiile, Sifsl. Beschrrib. il. PUigiostomen (18/11), p. iGG. Tmc.OiN PASTiNACA cl Tit. Sayi, a. Diinicril, flisi. des Poissons, l. I (iSfiG), p. (îoo cl 6o3. Trigon pastinaca, A. Giinlher, Calai, oftiw Fislws of Brit. Mus., t. VIII (1870), p. hj8. M. A. Giinlher réunit en une seule espèce les Trigon panlinacn et Tr. Saifi: ces deux poissons sont, en elTel, très voisins. Le museau est toute- fois j)lus obtus dans la seconde espèce et ne forme pas la petite pointe (pie l'on remarque chez le Tr. pasllvaca. Les aiguillons de la ligne latérale et (le la ceinture scapulaire n'existent pas chez tous les individus; du iiioiiis, nous n'en voyons aucune trace chez trois femelles, d une lon- gueur de o"' h3o, que Plée a rap])ortées de la Martini(pie. POISSONS. 5 Genre T/EMURA. TiENIURA MEïENi, Millier el HpiiIp. TjCml'ra Mkye.m, Millier el Henle, .%.s(. Besclireib. d. Plagioslomen (i8ii ), p. 172, pi. i.V. T.BMLRA Meyeni, a. Dume'ril, Histoire naturelle des Poissons, t. I (i8G5), p. 620. Disque sensiblement circulaire, à peine plus large que long, à bord et à angles arrondis, la plus grande largeur se trouvant jiresque au milieu de la longueur du disque; bord ante'rleur arrondi; bords poste'- rieurs recouvrant assez largement Torigine des ventrales. Museau court et mousse, contenu un peu plus de cinq fois dans la plus grande largeur du disque. Queue plus longue que le disque, assez grosse jusqu'au ni- veau de Taiguillon, garnie en dessous d'un pli cutané peu élevé', portant une carène qui n'est visible que vers l'extrémité libre au-dessus de la queue. Pas d'épines, ni sur le disque, ni sur la queue. Ventrales ova- laires. Aiguillon court, situé plus près de la naissance de la queue que de son extrémité. Yeux séparés du bord du disque par un espace ayant une fois et demie la largeur de 1 espace interoculaire. Bouche trans- versale, non arquée, avec cinq papilles. Dents, toutes de même dimen- sion, petites, ovalaires, plates, ayant une petite carène transversale. D'un brun noirâtre sans aucune tache; dessous blanchâtre avec une bordure brune. Longueur totale, o'^^yô; longueur du disque jusqu'à l'anus, o"" 1 90 : largeur du disque, o^sSB; longueur de la queue, ©""a-yy. La description de l'espèce est faite d'après une femelle rapportée de l'île Maurice par Dussumier. FAMILLE DES SPINACIDÉES. Genre ISISTIUS. ISISTIUS BRASILIENSIS, Quoy et Gaim.'iid. ScYMKLS BR4SILIENSIS, (juov ct Gaiiiiarcl , Voi/. deVUranie, Zoologie (i833), p. iy8. IsiSTii's BRASIMENSIS, Gill, Proe. of Acad. Nut. Se. of Pliiladelphia , [. I (i8()/i), p. 96Z1. ScYMNus BRASiiJENSis, A. Duiiiéril, Histoire naturelle des Poissons, I. I (1860), p. i53. 6 MAT)An\SC\n. IsiSTius BRASiLiKNsis, (Jiiiillior, CtiUû. (if ilic F islu's of Ufti. Mu^., I. \'lll (1S70), |). iai). ScYJiNis UMCoLon el Se. rongiATis, Vak'iicienncs, noms uiss. du !\liis('e du l'aiis. Museau peu allongé; narines grandes et terminales. Dents au nouiltre lie vingt à vingt-cjuatre à la mandibule, non dcnlelées sur les bords. Pectorales petites. Première dorsale rocnlt'e, |)olite, commençant au- devant des venirales, à angle postérieur ellilé. Deuxième dorsale de même l'orme et de même grandeur que la première, située à égale distance de la dorsale antérieure et de loriginc de la caudale, dont le lobe inférieur est court. Peau pres([ue lisse; sculellcs très petites, granuleuses. Teinte générale brune. Le Musée di; Paris possède quatre exemplaires de celte espèce, prove- naiil (lu Brésil, de l'océan Atlantique, de San lago, lune des îles du ('-aJ)-^erl, el de Mauiic(\ 1/exemplaire pris dans les parages de cette dernière île, qui a tous les caractères du type de l'espèce, a été étiqueté |>ar ^alenciennes Scymnus unicolor; sous le nom de Se. lorquaius, le même savant a désigné deux jeunes individus (pii proviennent. I un du l)résil, l'autre des îles du Cap-Vert, et qui ne dillerent du type que par leur Icinte moins sondjie, par un demi-collier de couleur plus foncée placé au-dessous des fentes branchiales, par le liséré noirâtre des na- geoires : ces deux exem|)laii'es portent la livrée du jeune âge et n'ont (pie o"' 1 GT) de long. Lu exemplaire rapporl(' de Maurice par Liéiuird a les dimensions sui- vantes : longueur totale, 0"' 'iGo: distance de l'extrémité du museau à 1 origine des pectorales, 0'" o()o, à la première dorsale, 0'" 270,3 la se- conde dorsale, 0'" 33o, et à l'origine de la caudale, 0"' Sgô. FAMILLE DES SCVLLIDÉES. Cemie SCYLLIIM. SCYI.I.ini U'HICVMM, (iiiiiliii. Sqi'alus AFniCAMS , (iiiu'lin, Si/nieiiia \atunv, I. 1, 3'' partie, l'isces (i-jij3). [i. i^tj^- ScYLLiLM AKHICANCJI, Ciivioi', Le licffuc animal illustré (i8if)), p. BSg. ScYLLiuM AFRicAMM, A. |)umriil, llisloiic naturelle (ks Poissons, l. 1 (i8('.")), j). 3->i. ScvLLiLM AFiiicAMM, GiiiilluM', Cotiil. df lliv Fislu's of Drit. .Mtiseiini . 1. \ m I 18-0), [). /io5. POISSONS. 7 Ventrales quatlran^julaires. Deuxième dorsale bien plus courte que la première. Anale se terminant sous la moitié tle la dorsale posle'rieure. Museau court et mousse, avec la bouche peu arque'e et les dents très petites, tricuspides, portant un pli labial peu prononcé et très court; narines presque à égale distance de rextrémité du museau et du coin de la bouche, avec des valvules peu prolongées et largement séparées qui n'atteignent pas le bord antérieur de la bouche. Teinte générale brune avec cinq ou parfois sept bandes longitudinales, très marquées, brunes, moins foncées chez certains individus au milieu que sur les bords, se réunissant toutes sur le museau. Dimensions prises sur l'un des individus rapportés du Cap par Dela- lande : longueur totale, o'"hb']; distance de l'extrémité du museau à l'origine des pectorales, o'" 090, à la première dorsale, 0"' 955, à la seconde dorsale, 0'" 33o, et à l'origine de la caudale, 0™ 30o. Les Roussettes, comme les vrais Requins et autres Squales, portent le nom iYAkIo chez les Sakalava, (VAiUsantsa ou à'Antsanlsangory chez les Betsimisaraka et les Hova. On les appelle aussi quelquefois Kazanà. 8 MADAGASCAR. DEUXIÈME SOUS-CLASSE. TÉLÉOSTÉENS. ACANTIIOPTÉRYGIENS BÉRICIFORMES. FAMILLE DES BÉRYCIDÉES. A la suile des Percoïdes à dorsale unique, à sept rayons brancliiostèges et à dents en velours ou en cardes, Guvier etValenciennes de'crivenl des Percoïdes qui ont plus de sept rayons aux branchies; les Myi'iprislis, les Holocentres, les Beryx et les Trachiclilliys sont ëtudie's dans un chapitre spécial. Lowe a groupe' tous ces genres sous le nom de Bérycidées; il en a tou- tefois écarté les Rliynchiclithys qui, quoique formant un type abei'rant, doivent cependant rentrer dans cette famille. Sous le nom de Bérycidées, M. A. G ïmthcr réunit les genres Trachicitthys, Boryx, Myriprislis, Holocmlnim, Hoplosldlnis, Anoplogoslrr, Polymuvia, Rhynchichthys, Monoconirus, et caractérise ainsi cette famille : rc Poissons à corps élevé, oblong, comprimé, à yeux grands et latéraux. Ouverture de la bouche plus ou moins oblique; deuls en velours à chaque mâchoire; presque toujours des dents au palais. De quatre à huit rayons branchio- stèges. Os operculaires plus ou moins armés. Ventrales thoraciques, ayant plus de cinq rayons mous^i? Cette dernière particularité est, pour IM. Gûnther, caractéristique du groupe des Bérycidées; il néglige de faire outrer dans sa diagnose de la famille la notion de la présence de plus de sept rayons aux branchies; or cette notion nous paraît avoir une certaine importance, bien que Ton ne puisse méconnaître que les poissons grou})és sous le nom de Bérycidées n'aient entre eux un air de famille bien manifeste. Les notions données ' Giinther, Catalogue of ihe Fishes ofthe Brilish Muséum, l. I (iSSg), p. 8. POISSONS. 9 par l'anatomie doivent remporter cependant su ries caractères extérieurs, et il semble qu'il ne faut conserver le nom de Be'rycidées qu'aux poissons que l'on peut grouper autour des genres que Cuvier et Valenciennes ont de'crits dans les chapitres xxv, xxvi et xxvii du tome III de leur Histoire des Poissons. L'e'caillure de ces poissons, très caracte'ristique, les fait reconnaître de suite. Les e'cailles sont presque toujours fort grandes, plus hautes que longues, pourvues à leur bord postérieur d'une dentelure très pro- noncée ; elles ne sont pas cténoïdes dans le sens vrai du mot, car il n'existe pas de zone spinifère et il y a de simples denticulations au bord libre qui fait partie intégrante de l'écaillé, tandis que dans celles qui sont réellement cténoïdes, les spinules se développent indépendamment du reste de Fécaille; le bord antérieur est, en général, droit, sans aucune dentelure. Différant en cela de celles des Percoïdes vrais, les écailles des flancs des Bérycidées n'ont pas de lignes rayonnant d'un foyer; on peut, à l'exemple de M. L. Vaillant, les appeler des écailles pseudo-cténoïdes. Si l'on accepte le groupe tel que le fait M. Giinlher, il faut noter que chez les Anoplogastères (^A. cornutus) la peau est nue, tandis que chez les Monocentres (M. japon i eus) les écailles, se soudant entre elles, forment une sorte de cuirasse dans laquelle est enfermé l'animal. Apparue dès l'époque de la craie, à laquelle existait déjà le type très caractérisé des Beryx, la famille des Bérycidées est presque exclusivement cantonnée dans l'océan Indien ou dans les mers qui en dépendent, prin- cipalement dans leurs parties tropicales. La forme la plus septentrionale, Hoploslrthus mcdihrranms , qui est de la Méditerranée, est un type aber- rant; les Trachichthys [Tr. australis, Tr. ehngatus), dont l'abdomen est dentelé, et qui forment aussi un type anormal, sont du sud de l'Aus- tralie et de la Nouvelle-Zélande; les genres typiques, les Myripristis, les Holocentres, les Beryx, habitent surtout les parties les plus chaudes des deux hémisphères. Le centre de dispersion de ces trois derniers genres paraît avoir été l'océan Indien; leur absence dans la Méditerranée donne à penser qu'ils ont émigré directement du Pacifique ou de la mer des Indes dans l'océan Atlantique, quoique quelques-unes des espèces que l'on Poissons. 2 IMnilVEniE SATIOXALE. 10 MADAGASCAR. retrouve dans ce dernier océan puissent être les descendants des iJe'rv- cide'es qui ont peuplé nos mers crétacées d'Europe; Tétendue de ces mers à l'époque secondaire supérieure et la température de cette époque expliquent sans doute la présence du type Beryx dans les deux océans, en même temps que sa localisation presque exclusive dans les parties tropicales ou sous-tropicales. (tAu point de vue de son histoire paléontolog;ique, cette famille est des plus intéressantes. En effet, la grande division des Cténoïdes, aujourdliui si variée et si importante, n'a pas de racine connue avant l'époque cré- tacée. Elle est représentée par un certain nombre de types liés ensemble par de nombreux caractères communs, surtout dans le faciès, l'apparence générale et les téguments. Ces types forment la base d'un grand faisceau qui, en avançant dans les âges successifs, s'est différencié davantage, soit parce que les branches se sont écartées, soit parce que de nouvelles sont nées de leur division..., de telle sorte qu'on pourrait représenter l'histoire des Cténoïdes sous la forme d'un faisceau de lignes divergentes entre les- quelles se seraient intercalées toutes les familles qui n'ont pas existé avant l'époque crétacée '.^t C'est ainsi que se trouvent réunis, dès leur appari- tion, les i?eri/a;, de la famille des Bérycidées, les Platax, qui appartiennent à la famille des Squammipennes, les Pijcnosterinx, associés par Heckel aux Chromidées, trois familles bien distinctes actuellement. Genre BERYX. BERYX LINEATUS , Cuvier et Valenciennes. (PI. IV, r,g. 3.) Beryx lixeatus, Cuvier et Valenciennes, Hist. des Poissons, t. III (1829), p. 296, pi. L\. Berïx lixeatus, Gûnther, Catal. ofihe Fishes nf the Brilish Muséum, t. I (iSSg), p. i3. D., MI, i3; -1., IV, li; L. ha., 68. Hauteur du corps comprise trois fois et demie dans la longueur totale, longueur de la tête quatre fois. Museau ayant les deux tiers du diamètre ' Piclet el Ihiiiiln'it, \otwcUcs ircliorclics sur des poissons Jhs-'iilc.s du mont Liban, (ioiif'vc (1866). POISSONS. M de l'œil. Ouvertures nasales séparées, l'antérieure plus grande que l'autre et placée plus bas. Maxillaires dépassant un peu le niveau du centre de l'oeil, élargis et denticulés à leur extrémité; intermaxillaires séparés par une forte écbancrure dans laquelle est reçue la pointe formée par la mandibule; dents de la série interne un peu plus fortes que les autres vers la partie médiane; bande palatine un peu plus courte que le museau; dents du vomer disposées en cercle. Dorsale avec des épines grêles, crois- sant régulièrement de longueur, la première ayant le septième de la lon- gueur de la plus forte épine qui est un peu plus longue que l'œil. Dor- sale molle séparée de l'attacbe de la caudale par une distance égale à sa propre longueur. Caudale ayant le quart de la longueur du corps, à lobe inférieur dépassant le lobe supérieur. Anale avec la quatrième épine de même longueur que le premier rayon mou; nageoire dépassant en arrière la seconde dorsale et séparée de la base de la caudale par un espace égalant la moitié de sa longueur. Pectorales comprises cinq fois dans la longueur du corps. Corps cuivré, d'un rouge brillant, orné de lignes plus rouges suivant la direction des écailles; nageoires d'un rouge de vermillon; iris doré. Ecailles des flancs beaucoup plus bautes que longues (o™ 008 sur 0"' 00 5), à bord antérieur droit, sans aucune dentelure, présentant une légère pointe médiane; bords latéraux échancrés et rétrécis, de telle sorte que le bord postérieur est moins large que l'antérieur; bord postérieur arrondi; foyer très petit, placé un peu en arrière de la moitié de la lon- gueur de l'écailIe. Aire spinigère développée, comprenant cinq à six rangées de fortes dentelures; celles-ci sont au nombre de trente en moyenne au bord de l'écaillé. Les écailles thoraciques présentent une pointe médiane à leur bord postérieur et la zone spinifère occupe près de la moitié de leur longueur. Les écailles prédorsales sont petites, de forme triangulaire, avec le bord postérieur pointu et armé d'une seule rangée de cinq à six dentelures marginales. Les écailles de la ligne latérale ressemblent à celles des flancs et ont la même forme; le canal qui perce l'écaillé de la face profonde à la face superficielle, d'arrière en avant, est très court et commence avant le niveau de l'aire spinigère; sa sortie, 12 MADAGASCAR. à la l'ace superficielle, est large, de j'oi-me semi-lunaire, el la lamelle qui forme sa paroi n'est pas fixe'e dans toute Te'tendue de ses bords à la face externe de l'e'caille, de telle sorte que cette languette peut jouer comme un hatlanl. Longueur totale, o'" a i 5 ; hauteur du corps, o'"o6/i; longueur de la tête, o"'o55; longueur du museau, o"'oi3; longueur de la cau- dale, o"'o65. Le tvpe de l'espèce, d'après lequel a été faite la description précé- dente, a été rapporté du port du Roi-Georges (Nouvelle-Hollande) par Quoy et Gaimard. M. A. Giïnther a reçu des individus de File Maurice. Genre MYRIPRISTIS'. Les Myripristls portent, chez les Betsimisaraka, le nom (\'Amba(sy et. chez les Sakalava, celui de Fiamenn (poisson rouge) ou de Bcmaso. 1. MYRIPRISTIS SEYCHELLENSIS , Cuvier et Valenciennes. (PI. Il, lij;. 1 et 1% el pi. III, (îjj. 3, 2" el 2''.) Myripristis sEYCiiELLENsis, Cuvier el Valeiicieniies , Hist. des Poissons , t. III (1839), p. 179. Myripristls borbonicls, Cuviei' et Valenciennes, Hist. des Poissons, t. VIII (i83 1), p. 68ç). Myripristis pralimus', Giinther, Catal. of ihe Fishes of Drit. Muséum, t. I (iSâg), p. 20. Myripristis borbonicls, Bieeker, Bech. sur la Faune de Madagascar (iH^B), p. i5, pi. VI. D. , x-i , 1 5 à 1 (5 ; .4. , IV, 1 i ; L. lui. , 38. Hauteur du corps contenue trois fois et un quart, longueur de la tète contenue de trois fois et deux tiers à trois fois et trois quarts dans la lon- gueur totale. Espace interoculaire compris de trois fois et deux tiers à quatre fois dans la longueur de la tête; lignes du vertex peu palmées et peu divisées. Maxillaire dépassant le niveau du centre de l'œil et portant à la partie postérieure quelques faibles denticulations. Epine opercu- laire faible; opercule slrié seulement près du boi'd, qui est garni de dentelures assez fines. Une rangée de dents plus fortes à la série externe de la mâchoire supérieure; un amas de dents fortes et granuleuses à la ' Le poisson décril sous ce nom par Giinther tlillère du lypc de Guvicr cl Valenciennes. POISSONS. 13 symphyse de la mandibule; dents palatines suivant une large bande tou- chant le chevron du vomer. Pectorales à peine plus longues que les ven- trales, n'arrivant pas à Tanus. Première épine dorsale ayant à peine les deux tiers de la hauteur de la deuxième e'pine. Troisième e'pine, anale plus courte, mais plus forte que la quatrième. Ecailles de la joue (rès fortement dentele'es. D'après Dussumier, que citent Cuvier et Valenciennes, la couleur est d'un beau rose avec des rellets dore's ; il y a du rouge en avant, à la base de la dorsale molle et de l'anale, ainsi que sur les lobes de la caudale, dont le bord antérieur est blanc. Comme dans toutes les espèces du genre, les écailles des flancs sont très grandes; une écaille, prise sur un individu de o'" aoo de long, atteint o"' 017 de haut et 0™ 010 de long; le bord antérieur est droit et les bords latéraux s'arrondissent en une courbe régulière qui continue la courbe du bord postérieur; la partie moyenne est découpée par huit à dix festons peu profonds, qui sont plus rapprochés et moins larges dans la partie tout à fait médiane et qui sont limités par des rayons partant d'un large foyer situé au centre de Técaille; nous avons compté sur le bord posté- rieur d'une écaille trente -quatre dentelures fortes et en dents de scie, dont chacune des pointes est la terminaison d'une côte assez forte et droite partant du foyer. A l'inverse des écailles des flancs, les écailles prédorsales sont plus longues que hautes (hauteur, 0'" oo65; lon- gueur, o"'oo75); le bord postérieur forme une pointe prolongée armée d'une rangée de dents en scie; le bord antérieur n'est découpé que par quatre à cinq festons dont les deux du milieu forment une pointe très prononcée; le foyer est large. La forme des écailles de la ligne latérale est sensiblement la même que celle des précédentes; elles sont toutefois un peu plus arrondies, et le bord antérieur présente une pointe médiane bien marquée; une de ces écailles prise au tiers antérieur portait trente- quatre dentelures dont la pointe est la terminaison de fortes crêtes qui, dans certains points, se bifurquent ou s'anastomosent. Longueur totale, o'" s 00; hauteur du corps, o'" 070; longueur de la tête, o"' 060. \U MADAGASCAR. (liivicr cl Valcnciennes, en établissant celte espèce, font remarquer qu'elle est voisine du Myripristis du Port-Praslin , mais que rrles pal- mures sont, comme dans l'espèce d'Amérique, divisées chacune seulement en six brins un peu dentelés i5. Ces espèces sont, en elFet, si voisines que Valenciennes les a confondues et a rapporté au Myripristis du Port-Praslin un exemplaire envoyé de l'île de France par Dussumier, exemplaire qui est identique aux individus types et qui a la taille du Myripristis des Seychelles. Sous le nom de Mi/riprisiis borhonicus, Cuvier et Valenciennes indiquent un Myripristis que Quoy et Gaimard ont trouvé à Bourbon, et qui rf ressemble à celui du Port-Praslin par les palmures du crâne et par la finesse et la brièveté des dents des deux mâchoires, mais qui a le corps en ovale plus régulier, le sous-orbitaire plus élroit et plus anguleux, les écailles plus petites et plus finement dentelées. Le noir du bord mem- braneux de l'opercule est plus considérable, car il s'étend sur l'opercule, sur le surscapulaire, l'épaule et l'aisselle de la pectorale. Le corps est rouge, glacé d'argent, et les nageoires sont plus pâles que le corps??. Nous avons sous les yeux l'exemplaire type de l'espèce. Cet exemplaire, qui est long de o"' i^o et que nous avons fait figurer pi. III, fig. 2, ne se sépare par aucun caractère spécifique du M. scychcUensis, et les légères différences qui existent entre eux sont uniquement dues à l'âge et à la taille des individus : les dents sont un peu plus fines et plus longues, 1 œil est un peu plus grand, la tache noire de l'aisselle est plus dévelop- pée, le.s dentelures des écailles sont un peu })lus prononcées, comme il arrive toujours chez les individus moins âgés; on sait en effet que, par suite de l'usure de l'écaillé, les épines de la zone spinifère finissent parfois par disparaître presque entièrement. Un exemplaire adressé au Musée par Bleeker et étiqueté M. Bleokeri ne peut se séparer du M. seychellcnsis; il ne correspond d'ailleurs pas à la diagnose que M. Gùnther a donnée du M. Blcekeri, qui n'est autre du reste, comme nous verrons plus loin, que le Myripristis du Port-Praslin. Comme le suppose Bleeker, le Myripristis qu'il figure sous le nom de M. borhonicus appartient à celle espèce et se dislingue par rrla longueur POISSONS. 15 des pectorales, par l'absence de bandes ou de taches sur le corps et sur les na^i^eoires, par la longueur relative de la tête et de la mâchoire su- périeure, par la forme de la seconde dorsale et de Tanale qui sont obtuses, avec le bord supe'rieur non concave et la moitié' poste'rieure beaucoup moins basse que dans les M. Bleekcri et M. Pahiuli, par le peu de lar- geur du front entre les yeux, par la formule des rayons de la dorsale el de lanale??, etc. 9. MYRIPRISTIS KUNTEE, Russe!. (PI. Hl, llg. .3, .S'el.S''.) Salunaroo KuJiTEE, Riisscll, Description nf the Fishvs of Coromaudel (i8o.3), pi. CIV. MïBiPRiSTis KuMEE, Cuvicfel Valencienties, Histoire des Poissons, I. ^11(1831), p. ^87. 'D., x-i. 16; A., IV, i3; t. lat., k!i. Hauteur du corps comprise trois fois, longueur de la tète contenue un peu moins de quatre fois dans la longueur totale. OEil grand, un peu moins cependant que la longueur du maxillaire qui arrive presque au niveau du bord postérieur de Forbite. Espace interoculaire plan, ayant un peu plus de la moitié du diamètre de Toeil, pourvu de deux lignes sail- lantes. Crêtes de la nuque peu palmées et rugueuses. Bouche fendue obliquement; mâchoire supérieure largement échancrée à la partie mé- diane. Epine operculaire faible, à peine distincte; opercule strié dans la moitié environ de sa largeur, à dentelures fines. Pectorales bien plus longues que les ventrales, aussi longues que la caudale, arrivant à Tanus. Ventrales ayant comme longueur la distance qui sépare le bord postérieur de l'œil de l'extrémité du museau. Caudale ayant les trois quarts de la longueur de la tête. Epines dorsales faibles, les troisième et quatrième étant les plus longues, cette dernière égalant le grand diamètre de l'œil. Troisième épine anale plus forte que la quatrième, mais plus courte qu'elle. Ecailles de la joue très fortement dentelées. Les écailles des flancs ont la même forme générale que dans l'espèce précédente; elles sont toutefois encore plus hautes (hauteur, o^'oiG: longueur, o"oo85); les dentelures du bord postérieur sont plus aiguës. 16 MADAGASCAR. plus rapprochées, plus iioml)reuses; nous en avons compté quarante-cinq au bord marginal: les côtes de la zone spinigère sont beaucoup moins fortes. Les écailles prédorsales ont une forme sensiblement carrée; le bord postérieur, loin de former une pointe, est arrondi et armé d'une ranpée de vingt-huit dents en scie; les crêtes sont irrégulières et très saillantes; le bord antérieur présente un lobe médian fortement saillant, avec deux ou trois petits lobules de chaque côté sur le bord échancré. Les écailles de la ligne latérale sont semblables à celles du M. se-ychcl- lensls; le tube est court et on ne remarque pas à la face externe l'espèce de battant que nous avons signalé sur les écailles du Bcryx lincatm. D'après Cuvier et Valenciennes, la rr couleur est d'un rose vif foncé sur le dos, mêlé de jaune doré sur les côtés. 11 y a du noir au bord membra- neux de l'opercule, sur l'épaule et dans l'aisselle de la pectorale. Les nageoires sont jaunâtres, tirant à l'orangé. La caudale est plus rouge i;. Longueur totale, o"' ao; longueur de la tête, o^o.So; hauteur du corps, o"" 06 /i; longueur du museau, o"'oia; diamètre de l'œil, o"'oa3. Très voisine du M. scychellcnsis, l'espèce que nous venons d'étudier s'en distingue par l'œil plus petit, les pectorales plus longues, les dents plus fortes et plus développées; de plus, la plaque vomérienne a une forme toute particulière que nous ne trouvons dans aucune autre espèce du genre : elle est quadrangulaireet porte à l'angle externe et antérieur un paquet de petites dents un peu séparées; chez le M. scychellcnsis , celte plaque vomérienne est triangulaire, avec une pointe prolongée en avant. D'après Valenciennes, il n'y a pas de dentelures au maxillaire, rce caractère étant commun à cette espèce et au M. parvidensT. Or nous avons sous les yeux l'exemplaire type décrit par ce savant, exemplaire rapporté de l'île de France par Dussumier, et nous constatons que, d un côté, le bord inférieur du maxillaire porte près de son extrémité sept à huit dentelures bien marquées; il est vrai que sur l'autre maxillaire les dentelures sont à peine visibles et au nombre de deux ou (rois seule- ment. Comme le fait remarquer avec raison M. Gûnther', la denticulation ' GùiiUrt, Ciitdlugiw of Aatntliojjlc}ijifiaH luslics of ihf Hilùsh Mtiscum, t. 1 (i85i), p. 20. POISSONS. 17 (lu maxillaire est un caractère de très faible valeur qui ne peut être regarde' comme spe'cifique. Nous constatons d'ailleurs pour le M. parvidens ce "que nous avons signale' pour le M. Kwitee; Tesemplaire type rapporté de la Nouvelle-Irlande par Quoy et Gaimard porte d'un côté de fortes denticulations au maxillaire, tandis que de l'autre on ne remarque que deux ou trois tubercules presque effacés. La présence ou l'absence de ces denticulations dépend évidemment de l'âge des poissons examinés. Un Mvripristis d'Amboine envoyé par Bleeker sous le nom de M. parvidens ressemble tellement à l'espèce type de Cuvier et Valenciennes qu'il est impossible de l'en séparer; chez cet exemplaire qui est de petite taille, [)uisqu"il ne mesure que o^ûgB, le maxillaire ne porte aucune den- telure. Eu égard aux variations que nous venons de signaler, il faudrait étu- dier un assez grand nombre d'individus pour pouvoir décider si les carac- tères indiqués par les auteurs sont vraiment spécifiques; il est, en effet, bien probable que les M. parvidens et M. Kuntee devront être réunis. 3. MYRIPRISTIS PRALINUS, Cuvier et Vaiencirnnes '. (PI. ir, fijj. 2 et a".) Myripristis PRALINUS, Cuvlei' et \uleiiciennes, i/î'.stojre naUireUe des Poissons, t. III (nSsf)), p. 170, et t. \'II (i83i), p. /i/it> (pio parle). Myripristis Bleekeri, Giinther, Catal. ofthe Fishes of ihc Uni. Muséum, t. I(i85i), p. 20. D., x-i, i5; A., II, i3; L. /«(.,. 38. Hauteur du corps contenue trois fois et un cinquième, longueur de la tête contenue quatre fois dans la longueur totale. Museau court, ayant le tiers de la longueur de lœil. Chanfrein bombé. OEil grand, son dia- mètre avant la moitié de la lone^ueur de la tête; arcade sourcilière for- mant une légère saillie; espace interoculaire un peu plus large que la moitié du diamètre de l'œil, compris près de trois fois et demie dans la longueur de la tête, portant des palmures divisées et rugueuses; partie supérieure de l'orbite non rugueuse. Maxillaire dépassant un peu le ' h^ Myripristis pralinusàc(jVin\.\\c\' (Cal. Flsh.Bvit. Mus., [A^]). 9o)est une autre espèce. Poissons. 3 Ivpr.iMrnit 18 MADAGASCAR. niveau du centre de l'œil, élargi en arrière, rugueux, portant de fortes dentelures à l'angle. Dents assez fortes; un amas de grosses dents gre- nues à la symphyse. Mâchoire supérieure largement échancre'e; bande palatine étroite; plaque vomérienne en forme de demi-cercle. Epine de l'oijercuie presque nulle, opercule et préopercule striés seulement près (lu liord. Sous-orbitaire étroit, ne s'élargissant pas en arrière de Fœil. Epines dorsales faibles, allant en augmentant régulièrement de hauteur jusqu'à la cinquième, qui est aussi longue que le diamètre de l'orbite. Troisième épine anale peu forte relativement, plus courte que la qua- trième, ayant les deux tiers de la longueur de l'orbite. Caudale fourchue. I^ectorales plus longues que les ventrales. Do couleur rouge, avec la partie supérieure de l'opercule et laisselle d'un noir assez foncé. Les écailles des flancs sont beaucoup plus hautes que longues (hau- teur, o"'oi9; longueur, o"'oo65); la zone dentelée n'occupe qu'une faible étendue de leur longueur, le quart environ. 11 en est de même pour les écailles de la ligne latérale, dont le bord est armé de dents aiguës, (|ui sont la continuation des crêtes saillantes. Longueur totale, o'" iGo; longueur de la tête, o'"o5^; hauteur du corps, o"'o 43 ; longueur du museau, o'"oo8; diamètre de l'orbite, o^oa i '. M. A. Giuither, dans son Calaloouc des Poissons dn Musée briinnntque, réunit sous le nom de Mijripristis pralinus les M. pralmus et M. seychel- h'nsis de Cuvier et Valenciennes. Or les deux espèces, quoique voisines, se séparent nettement. Chez le Myrlpristis du Port-Praslin , les palmures du crâne sont beaucoup plus divisées et ce caractère a été bien saisi par les auteurs de YHistoire des Poissons. De plus, la bande palatine est beau- coup plus étroite; chez le M. seycheliensis , cette l)ande, de forme oblongue, est très large dans toute son étendue; chez le M. pralinus, la bande pala- tine est, au contraire, plus étroite, ne s'élargissant qu'un peu vers son extrémité antérieure. Notons encore que la mâchoire supérieure est, chez cette dernière espèce, plus échancrée en son milieu. ' La diagnosc est faite d'après le lype recueilli au Port-Praslin par Lessonet Garuot. POISSONS, 19 La structure des écailles est diflérente d'ailleurs chez les deux Myri- prislis. Les écailles du M. pralinus sont garnies à leur bord d'une rangée de dentelures, terminaison de côtes relativement peu saillantes, qui sont même effacées sur beaucoup d'écaillés; chez le M. srychellensis, elles poi- tent des côtes très saillantes et le foyer est plus antérieur; entre ces den- telures principales s'en voient d'autres, qui découpent le bord et ne sont pas le prolongement de côtes saillantes. Le M. pralimis, tel que le décrit M. Gûnther, ne correspond pas à l'espèce de Cuvier et Valenciennes, mais bien au M. seycheUmsis de ces auteurs. Par contre, l'espèce considérée par M. Gûnther comme nou- velle et indiquée par lui sous le nom de M. Blcekeri répond exactement an type du M. pralinus; Bleeker, dans sa description du M. jjralmm, indique, en effet, que le vertex porte des palmures nombreuses et tous les autres caractères qu'il assigne au M. Blcekeri s'appliquent exactement au M. pralinus, ainsi qu'on a pu s'en convaincre par la description (jue nous avons donnée de cette espèce; c'est donc avec raison que dans son catalogue raisonné des poissons de Banda, Bleekera maintenu \e M. pra- linus. h. MÏRIPUISTIS AMLLAIUS, Cuvier et Valenciennes. (PI. II, fig. 3.) MïBiPRiSTis AxiLLARis, Cuviei' et Valenciennes, Hist. des Poissons, l. VIII (i83i), p. lnji. D. . x, ih ; A., IV, i3; L. ht, 28. Hauteur du corps contenue trois fois et demie et longueur de la tète quatre fois dans la longueur totale. Museau ayant la moitié du diamètre de l'orbite. Chanfrein court et convexe. OEil contenu deux fois et un tiers dans la longueur de la tête. Espace interoculaire ayant un peu plus de la moitié du diamètre de l'orbite, pourvu de deux lignes saillantes non rugueuses. Palmures du vertex peu nombreuses, peu divisées, à peine sil- lonnées. Naseaux courts et lisses. Maxillaire arrivant au niveau du centre de lœil, élargi en arrière, portant quelques grosses dentelures à l'angle. Dents courtes; dents grenues formant un amas aux symphyses; bande palatine étroite; chevron du vomer triangulaire. Epine de l'opercule 3. 20 MADAGASCAR. faible; bord de l'opercule échancré au-dessus de Tépine, à peine sillonne et seulement près du bord. Sous-orbitairc étroit, non élarjji en arrière. Sous-opercule échancré en avant des pectorales. Epines dorsales faibles, croissant ré{]ulièrenient jusqu'aux cinquième et sixième, dont la lon- gueur égale le diamètre de l'orbite. Troisième épine anale plus courte et plus forte que la quatrième, aussi longue que le plus long rayon dorsal. Caudale fourchue. Pectorales dépassant un peu les ventrales. Le dos au-dessus de la ligne latérale est d'un rouge de cuivre; les flancs et le ventre sont argentés, légèrement teintés de rose; les nageoires paraissent avoir été d'un beau jaune; il y a une tache noire à l'aisselle de la pectorale. Les écailles sont semblables à celles du Myripristis murdjan. Longueur totale, o"'if)o; longueur de la tête, o™ o5o; hauteur de la tête, o"' 063 ; longueur du museau, o"'oio; diamètre de l'orbite, 0™ 09 1 . Plus voisine du M. mwdjan que de toute autre, cette espèce s'en dis- lingue par le corps plus allongé, la tète plus petite, l'épine anale plus courte, le maxillaire moins long. 5. MÏRU'RISTIS MLT.DJ.W, Forskal. (PI. II, fiiï- !>•) ScLENA MURDJAN, Foi'skal , DescriptioHcs Aiimaliuin , Avlicm, Pisciuin, etc. (1775), p. /iN. Myripristis murdjan, Cuvier et Valeaciennes, Histoire des Poissons, t. III (iBacj), p. 21. Myripristis adustus, Bleeker, Nalutir. Tijdschi: Indie (i853), Amboiua, t. III, p. 18. Myripristis murdjan et M. adustus, Gùuther, Cn(. F«/t. Snï. Vus., 1. 1 (1809), p. 9 1 et 3!. Myripristis botciie et M. murdjan, Kiicr, /lewotAowra (1869), p. 5, pi. I,Cg. i,etp. ^11. Myripristis murdjan, Day, The Fislws nf India, Londoa (1876), pi. XLI, fîg. 2. M^RipRisTisMUBDJAN,Gunther,7. Mî(s. 6'of/p^roy, Fisch. Sûdsee(i874),p. 99,p].LXIetXLII. D., x-i, 1 i; il. , ix, i3; L. lui., 3o. Hauteur du corps contenue trois fois, longueur de la tète contenue trois fois et demie dans la longueur totale. Museau ayant la moitié du diamètre de l'œil. Chanfrein court et convexe. Diamètre de lœil contenu deux fois et un tiers dans la longueur de la tête. Espace interorbitaire ayant un |)eu plus de la moitié du diamètre de l'orbite, pourvu de deux POISSONS. 21 lignes saillantes non rugueuses. Palmures du vertex peu nombreuses et peu divise'es. Os nasaux petits et lisses. Maxillaire de'passant à peine le niveau du centre de l'œil, e'iargi en arrière, ne portant que quel- ques faibles dentelures. Dents courtes; dents grenues aux symphyses; mâchoire supe'rieure assez fortement échancrée en son milieu; bande pa- latine étroite; chevron du vomer triangulaire. Epine de l'opercule faible; opercule sillonne' seulement près du bord. Sous-orbitaire e'troit, non élargi en arrière; sous-opercule échancré en avant des pectorales. Epines dorsales faibles, la sixième presque aussi longue que le diamètre de l'œil. Troisième épine anale à peine plus courte que la quatrième, mais plus forte qu'elle, aussi longue que la plus longue épine dorsale. Cau- dale fourchue. Pectorales un peu plus longues que les ventrales. Ce Myripristis est de couleur rosée, avec le bord de chaque écaille vio- lacé; la dorsale molle, l'anale et les ventrales ont une bordure blanche et les rayons antérieurs des nageoires verticales une bande oblique d'un violet brunâtre; les bords de la caudale ont les bords blanchâtres; il y a une tache noire à l'aisselle. Les écailles sont fortement dentelées, chaque dentelure étant la con- tinuation d'une cote saillante. Longueur totale, o'"i3b; longueur de la tête, o"'o49; hauteur du corps, o"' 0^7 ;longueurdu museau, G™ 008; diamètre de l'orbite, o'"oi y. MM. Playfair et Gûnther indiquent deux variétés de cette espèce dans les mers dont nous étudions la faune ichthyologique '. La variété a est toute rouge, avec des reflets argentés au centre de chaque écaille; la variété h ressemble au Myviprislis parvidens et diffère de la précédente par les den- ticulations du maxillaire supérieur qui sont très faibles, par le scapulaire qui est entier et par les stries de l'interopercule qui sont plus petites. M. Gunther regarde comme une variété de l'espèce le M. aduslus dont le corps est d'un jaune rosé, au lieu d'être rouge carmin, qui porte au- dessous de l'œil une large tache bleue, et dont l'extrémité de la caudale, de l'anale et de la dorsale est d'un rouge brunâtre. ' The lushcs of Zanzibar, London (1867), p. F)!. • 22 MADAGASCAR. 6. MÏRIPRISTIS llEXAGONUS, Lacépède. LuTjAAUS iiKXAGONOs, Lacépède , Histoire natuirllc des Poissons, I. IV (tSoy), p. 21 3. MvRii'RiSTis llEXAGONUS, Cuvior et Valciificiines, Hisluire nalurelle des Poissons, I. III (1829), p. 171, ett. VIl(i83i),p. hSçf. Myripristis iiEXAGOxus, Guntlior, Calai, of ihe Fislics oj the Brilish Mus., 1. 1 (1869), p. 27. D. , x-i, 1?>;A., IV, i3; L. Int., 35; L. Iramv., 3/7. Hauteur du corps contenue trois fois, longueur de la tête contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Museau ayant la moitié' de la longueur de l'orbite. Chanfrein allongé, en courbe régulière. OEil grand, entamant le profil du front; son diamètre est compris deux fois et demie dans la longueur de la tète et l'espace interorbilaire a un peu plus de la moitié de ce diamètre. Naseaux non sculptés. Lignes inlerorbitaires lisses ou presque lisses; palmures du dessus de la tête peu nombreuses et assez rugueuses. Sous-orbitaire assez large, creusé en gouttière au- dessous de l'œil, se rétrécissant derrière l'orbite, garni de dentelures fines à chacun de ses bords; osselets postérieurs étroits et à peine striés. Ecailles de la joue à peine dentelées. Dents des mâchoires granuleuses: amas de grosses dents plus longues que les autres à la symphyse mandi- bulaire et à la symphyse de la màchoiie supérieure, qui est largement échancrée en son milieu; mâchoire supérieure plus courte que l'infé- rieure; bande palatine étroite et longue, nettement séparée du chevron du vomer, qui est triangulaire. Maxillaire arrivant au niveau du tiers postérieur de l'œil, très élargi en arrière, dentelé, assez fortement sil- lonné. Préopercule fortement dentelé. Une forte pointe operculaire; stries de l'opercule n'occu[)ant que le bord marginal. Épines dorsales peu fortes, augmentant el diminuant régulièrement de hauteur de la seconde à l'avant-dernière; cinquième épine ayant la longueur de la troisième épine anale. Caudale fourchue. Troisième épine anale plus forte que la quatrième, mais de même longueur qu'elle. Pectorales dépassant un peu les ventrales. Suixant Quoy et Gaimard , cités par Cuvier et Valenciennes, wla cou- POISSONS. 23 leur (le ce poisson est d'un beau rouge vermillon sur le corps et sur les nageoires. Le bord ante'rieur de la portion molle de la dorsale, de l'anale, des ventrales, et le bord supérieur et inférieur de la caudale sont d'un blanc pur. Le bord membraneux de l'opercule est large et noir. Il y a très peu de noir à l'aisselle de la pectorale, et il n'y en a point sur l'épaule. L'œil est d'un jaune vif w. Les écailles des flancs sont bien plus hautes que longues (hau- teur o"', 1 65 ; longueur, o™ o i o). Les dentelures du bord postérieur, qui est arrondi, sont aiguës; nous en avons compté trente-sept sur une écaille de la partie moyenne des flancs et quarante-deux sur une autre; des saillies et des enfoncements irréguliers se voient à la zone spinifère, qui occupe près du tiers de la longueur de l'écaillé. A l'inverse de ce que l'on remarque chez le Myripristis seychdiensis , les écailles prédorsales sont plus hautes que longues (hauteur, o"' oo85; longueur, o'" oo.58); la dente- lure du bord postérieur est peu marquée. Les écailles de la ligne laté- rale sont armées en arrière de fortes dentelures aiguës. Longueur, totale, o" aio; longueur de la tête, o" 067; hauteur du corps, o"' 076; longueur du museau, 0'" 1 3 ; diamètre de l'œil, 0" 026. Ces dimensions sont prises sur l'exemplaire rapporté de lile Bourbon par Dussumier. Voisin du M. seychclkmis, le M. hexagonus s'en distingue par le chan- frein, qui est plus allongé et moins bombé en avant de l'œil, et par le museau, qui est plus long. La bande de dents palatines est beaucoup plus étroite; la mâchoire supérieure est plus échancrée dans sa partie médiane , les dents sont plus fortes, et il y a un paquet de grosses dents tuberculeuses qui n'existe pas chez le M. seychellensis; de plus, la pointe de l'opercule est beaucoup plus marquée. Les écailles des joues sont presque lisses, au lieu d'être assez fortement épineuses, et la troisième épine anale a la même longueur que la quatrième, au lieu d'être plus courte comme chez le Myripristis des Seychelles, 24 MADAGASCAR. 7. MÏRIPRISTIS VITTVTUS, Cilvicr ol Vuloncifiilic;. (l'I.V, nj;. «.) iMvRipniSTis viTTATLs, Cuvioi' et Val(Mici('iit)Os, Histoire des Poissons, t. VII (i83i),[). 692. D., x-i, i4; A., IV, i'3;L. lat., 3G. Ilauleiir du corps trois l'ois cl un quart, longueur de la tète un peu moins de quatre fois dans la longueur totale. Museau très court, le chan- frein descendant brusquement. OEil un peu plus grand que la moitié de la longueur de la tête. Arcade sourcilière au-dessus de l'œil qui n'entame pas la ligne du profil. Espace inlerorbitaire plan, mesurant un peu plus des deux tiers du diamètre de l'orbite, et pourvu de deux lignes saillantes et rugueuses. Crêtes de la tête un peu rugueuses, avec peu de palmures; maxillaire arrivant au niveau du quart poste'rieur de l'orbite, élargi en arrière, portant à l'angle cinq à six dents mousses. Bande de dents palatines étroite et nettement séparée du chevron du vomer. Epine de ro|)ercule à peine marquée. Sous-orbitaire étroit, creusé d'une assez profonde gouttière. Opercule sillonné seulement près du bord. Epines dorsales faibles, allant en augmentant de hauteur jusqu'à la cinquième, qui est aussi longue que le diamètre de l'œil. Troisième épine anale très forte, un peu plus longue que la quatrième. Caudale fourchue, ayant la longueur de la j)ectorale, plus courte que la tête; ven- trales aussi longues que la distance qui sépare le bout du museau du bord postérieur de l'œil. Suivant Cuvier et Valenciennes, rfce poisson est peint de la couleur la plus vive de carmin glacé d'argent. On voit le long de chaque côté cinq à six rubans longitudinaux noirâtres. La dorsale est orangée, et il y a, entre chaque épine, une tache carminée sur la base de la membrane. La caudale est jaune, avec une large bordure rouge sur le croissant de ses fourches. L'anale est orangée. Les ventrales et les pectorales sont d'un rouge cerise. Il y a à 1 aisselle de cette dernière nageoire une tache de couleur de sanguine très viver. Les écailles des flancs et de la ligne latérale sont semblables à celles POISSONS. 25 du Myriprislis seychellensis, mais les cotes saillantes sont beaucoup moins développe'es. Longueur totale, o"' i85: longueur de la tête, o"" o5o; hauteur du corps, o'"o58; longueur du museau, o"'oo(); diamètre de Torbite, o'" 9 3. Cette espèce, qui appartient à la même section que le M. hexagomis, s'en distingue par ses bandes longitudinales et par l'espèce d'auvent que forme l'arcade sourcilière. Genre HOLOTRACHYS. M. Gimther a proposé le nom dHolotrachys pour les Myripristis qui, comme le Myriprislis //ma, se distinguent des autres espèces du genre par la rugosité des écailles et par les pointes que présente la partie supérieure de l'opercule. Ce genre comprend trois espèces : V Holotrachys lima de l île Maurice et des îles Sandwich, YH. archiepiscopus que Ion ne connaît encore que de l'île de la Réunion et VH. japonicus du Japon et de l'île Maurice. Sur la côte orientale de Madagascar, les Betsimisaraka donnent aux Holotrachys, comme aux Myripristis et à certains Holocentres, en un mot aux poissons à écailles grandes et dentelées, le nom dAmhalsy, et les Sakalavâ celui de Fiamena. 1 . HOLOTRACHYS LIMA , Cuvier et Valeneiennes. (PI. Ill,fig. 1, l'et i".) Myripristis lima, Cuvier et Valeneiennes, Histoire des Poissons, t. VU (i83i), p. ^98. MïRiPRisTis LIMA, Cuvier, Le Bègne animal illustré , Poissons (iSig), pi. XIV, fig. 3. Myripristis himilis, Kner et Steindachner, Wien Silzungsh. (1866), p. 857, pi. I, fig. 1. Holotrachys lima, Giinther, Journal des Muséum Godeffroij, A. Garrett's Fische der Sùdsee (1876), p. 93, pi. LXIU, fig. A. D., xi-i. li; A., IV, it; L. lat. , 36; L. transv., 0/10. Hauteur du corps et longueur de la tête contenues trois lois dans la longueur du corps. Museau ayant près des deux tiers de la longueur de l'œil. Chanfrein allongé, convexe. Bouche fendue presque horizontalement. Poissons. 4 llïPBlMrnlE SATIOTIAtE. 26 MADAGASCAR. OEil assez grand, compris trois fois dans la longueur de la tête. Espace interoculaire ayant la moitié du diamètre de l'orbite; vers le milieu de la longueur de lorbile, le crâne se relève et forme une sorte darcade sourcilière, ce qui élargit l'occiput. Naseaux grands et longs, finement sculptés. Palmures du dessus de la tète rugueuses et fortement ramifiées. Sous-orbitaire assez large, creusé en gouttière en avant de l'œil, s'élar- gissant en arrière, ainsi que les osselets complémentaires qui entourent lorbite et qui sont tous fortement striés et dentelés. Denis des mâchoires en velours ras; bande palatine étroite, nettement séparée du chevron du vomer. Maxillaire arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil, élargi et non dentelé en arrière, fortement sculpté. Préopercule dentelé. Oper- cule à bord divisé en trois ou quatre pointes acérées, dont les supérieures sont les plus longues, et couvert dans toute sa largeur de stries entre lesquelles il y a des guillochures. Interopercule, sous-opercule et ossa- ture de l'épaule fortement dentelés. Epines dorsales faibles, les qua- trième, cinquième et sixième étant les plus longues, la cinquième plus grande que la troisième épine anale; dorsale épineuse séparée de la dorsale molle, les deux derniers rayons épineux étant très petits et à jjeine réunis par une membrane. Parties molles de la dorsale et de lanale élevées et arrondies. Caudale arrondie. Troisième épine anale assez forte, un peu plus longue que la quatrième. Ventrales courtes; pectorales peu prolongées. Corps de couleur rouge uniforme; membrane de la dorsale ayant entre chaque épine un large bord blanc nacré. Les écailles des flancs, moins élevées que dans les espèces du genre Mvriprislis (hauteur, o'" oo65; longueur, o™ oo5), sont armées au bord postérieur d'une rangée de six à huit épines très longues et acérées (jui sont la prolongation d'une côte saillante partant du tiers postérieur i\o la longueur de lécaille. Le foyer est large. Le bord antérieur, droit, est très légèrement festonné. Les écailles prédorsales ont le bord postérieur j)lus large que le bord antérieur, les deux bords latéraux allant en divergeant; le bord antérieur présente quelques lobes assez saillants et le bord |)ostérieur porte dix à POISSONS- 27 douze épines très forles, prolongations de côtes qui he'rissent le tiers poste'rieur de i'écaiile; entre ces épines, il y en a quelques autres, plus petites, placées dans un enfoncement que forment deux côtes saillantes réunies en arcade à leur partie antérieure. Les écailles de la ligne latérale sont semblables, mais, à l'inverse de ce que nous venons de signaler pour les écailles prédorsales, les épines secondaires sont placées, non pas sur le bord de Técaille, mais à la limite antérieure de la zone spinifère. Longueur totale, o" 118; longueur de la tète, 0"' o/io; longueur du museau, 0^009; hauteur du corps, 0" 089; diamètre de l'œil, o"'oii. VHolotracliys lima se sépare nettement des autres espèces du genre par la sculpture de tous les os de la tête et par la rugosité des écailles; lespèce dauvent que forme la partie postérieure de l'arcade sourei- lière le distingue de son congénère, Y H. archiepiscopus. 2. HOLOTRACHYS ARCHIEPISCOPUS, Valenciennep. (PI. IV, f,|;. ..) MïRiPRiSTis ARcniEPiscopus, Valencieiines, Comptes rendus de VAcadémie des sciences, t. LIV (9 juin 18G9), p. 1 1 (jg. D. , xi-i, 12a i3; /!., IV, 1 1 ; L. ht. , 29 a 3o. Hauteur du corps trois fois, longueur de la tête trois fois et un tiers dans la longueur totale. Museau ayant près des deux tiers de la longueur de l'œil. Chanfrein allongé, à peine bombé, descendant en courbe régu- lière. Bouche fendue assez obliquement. OEil assez grand, contenu trois fois dans la longueur de la tête. Espace interoculaire ayant un peu plus de la moitié du diamètre de l'orbite. Arcade orbitaire entamant peu le profil du front, fortement dentelée. Espace interorbitaire pourvu d'une seule ligne qui se divise en trois ou quatre palmures; ligne et palmures fortement striées. Naseaux grands et allongés, striés. Sous-orbitaire large, creusé sous l'œil, lisse dans cette partie, fortement hérissé dans le reste de son étendue; osselets complémentaires de l'orbite hérissés à leur bord. Dents des mâchoires en velours ras. Bande palatine longue et étroite, largement séparée du chevron du vomer; un amas de dents gre- u. 28 M\L)AGASCAR. nues à la syni[)liyse de la mandibule. Mâchoire superieuie lar(]ement échan- cri'c cil son milieu. Maxillaire supérieur dépassant un peu le niveau du f-enlre de Toeil, très élargi à son extrémité postérieure, fortement strié, non dentelé à son bord ini'érieur. Ecailles des joues fortement striées, l'réopercule fortement dentelé, ainsi que le sous-opercule et l'interoper- cule. E|)ine de l'opercule longue et forte, striée; fortes stries de Topercule sélendanlà toute la largeur de l'os. Armature de l'épaule puissante. Epines dorsales fortes, striées; troisième épine plus longue que les autres, ayant lin peu plus de la moitié de la longueur de la tête. Dorsale épineuse com- njençant à une distance du bout du museau à peine supérieure à sa propre longueur. Dorsale molle ayant le cinquième de la longueur de la dorsale antérieure. Caudale bifurquée. Troisième épine anale très forte, striée, (!<■ mèiiie longueur que la quatrième. Pectorales un peu jihis longues que les ventrales, arrivant au niveau de la neuvième écaille de la ligne latérale, contenues une fois et trois quarts dans la longueur de la tète. Ce poisson est de couleur rouge, avec neuf lignes longitudinales dorées le long des lianes. Longueur totale, o'" 820; longueur de la tète, 0'" laS; hauteur du corps, o'" 130. Cette descri|)tion esl faite d'après le type qui |)rovient de l'ile Maurice. Genre HOLOCEMRl^M. Les Holocentres portent, chez les Betsimisaraka, sur la côte orientale de Madagascar, le nom d'Amhatsij, et, chez les Sakalavâ, celui de Fia- mena, les mêmes sous lesquels sont aussi désignés tous les Myriprisfis et les Holotrachys. Il paraît cependant que l'Holocentre macope a, dans l'Est, lin autre nom, cchùiVAhla. 1. iioi.oc.ElNTliL'M LEO, Giivipi- (>l Valeiicieiines. (l'I. 11. lig. (i. el pi. \V, %. -i.) lloLocEMitrii 1.K0. (^uvifi- cl VaienciciiiH'S. Histoire des Poissom, I. III (1829), p. 206. D.,\\, i5; A., IV. 9; L. kl., /)o h h!i. Hauteur du corps et fêle comprises chacune trois lois' ci un tiers à POISSONS. '2'J trois fois et demie dans la longueur totale. Espace interoculaire étroit, ayant la moitié de la largeur de l'orhite, contenu près de sept fois dan;^ s la longueur de la tète. Œil contenu trois fois et demie dans la longueur de la tète. Chanfrein légèrement concave, se relevant vers rextrémité du museau. JMàclioire inférieure débordant un peu la supérieure. Bord du préopercule oblique, garni de dentelures grandes et peu nombreuses; épine préoperculaire forte, ayant presque la longueur du museau. Epines dorsales fortes; nageoire dorsale arrondie; troisième et quatrième épines ayant presque la même longueur, la quatrième contenue deux fois et un tiers dans la hauteur du corps au point correspondant; dorsale molle à peine plus haute que la dorsale antérieure. Caudale à lobe obtus, com- prise cinq fois et deux tiers dans la longueur tolalc du corps. Anus situé à égale distance de la caudale et de l'attache des pectorales. Anale de même longueur que la seconde dorsale; troisième épine forte, plus grande que la quatrième, ayant la longueur de la quatrième épine dorsale. Pecto- rales ayant comme longueur la distance du bout du museau au bord du pré- opercule. Epine ventrale à peine plus longue que la quatrième épine anale. Ce poisson est d'un rouge incarnat avec éclat métallique, les lignes de reflet étant peu apparentes. Longueur totale, o"' 290; hauteur du corps, 0'" 08 5; longueur de la tête, 0"' o84; diamètre de l'œil, 0'" 020; espace interoculaire, 0'" 010; longueur du museau, o™ 026 '. Dussumier a rapporté des Seychelles un Holocentre de grande taille, qui y est connu sous le nom de Lion et que Cuvier et Valenciennes ont catalogué sous le nom àHolocenInim ko; cet exemplaire a, en effet, tous les caractères de cette espèce dont il ne dillère que par la dorsale qui est plus basse. La différence de taille étant grande entre ce poisson et les types rapportés par Quoy et Gaimard, nous ne pensons pas qu'il faille regarder l'exemplaire pris aux Seychelles comme devant constituer une espèce distincte. En voici du reste la description : Hauteur du corps trois fois et un quart, longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur totale. Espace interoculaire étroit, contenu un peu plus de sept fois dans ' D'après le type de i'espèce qui provient de Borobora. 30 MADAGASCAR. la loii), p- ^i^- HoLOCENTRUM SAMMARA, Cuvicr et ValeDciennes, Hisl. des Poissons, t. III (1829), p. 9i(j. HoLOCENTRUM SAMMARA, Gûiitlier, Caicil. of the Fiskes of the Brit. Mus., t. I (i85()), p. iti. HoLOCENTRUM TAniTiouM, Kiicr, Reiseii Novara, 3' p.irtie, Fisclie (iSfif)), pi. [, fig. a '. HoLOCENTRUM SAMMARA, GûntlieF, Jourti. Mus. Godefroij , Fish. cl. Siidsee (1875), p. 100. D., x-i, 11; A., VI, 7; L. lut., tio. Hauteur du corps quatre fois, longueur de la tête trois fois et demie ' La description de Y Ilolocentrum tahiticum de Kner ne correspond pas à la figure. 32 M Al) AG ASC AH. dans la lonj',ucm- totale. Ligne rostro-dor.sale allongée. Largeur de l'es- pace interoihilaire moins grande que le diamètre de Lœil et que la lon- gueur du museau, contenue quatre fois et demie dans la longueur de la tête, l'épine operculaire non comprise. Espace interoculaire plan avec des granulations nombreuses dans sa moitié posléi-ieure; palmures du verlex non granuleuses. Œil compris trois fois et un tiers dans la lon- gueur de la tête. Museau ayant le diamètre de l'œil; sillon pour Tinter- maxillaire aussi long que ce diamètre. Mâchoire inférieure dépassant la mâchoire supérieure. Maxillaire supérieur n'arrivant pas au niveau du centre de l'œil. Dents petites; bande palatine étroite. Bord du préopercule droit, garni de grandes dentelures; épine préoperculaire courte. Epines operculaires faibles, presque égales. Epines dorsales assez fortes, la troi- sième étant la plus longue et mesurant la moitié de la hauteur du corps au point correspondant. Dorsale épineuse commençant à une distance du bord du museau beaucoup plus grande que la hauteur maximum du corps. Dorsale molle comprise trois fois dans la longueur de la |)re- mière dorsale. Caudale échancrée. Troisième épine anale plus longue que les rayons mous, contenue cinq fois dans la longueur totale du corps. Epine ventrale beaucoup plus courte que les rayons mous; ventrales s'arrètanl loin de l'anus, qui est situé presque au milieu de lespace compris entre la base de la caudale et l'origine des ventrales. Pédicule caudal sensiblement égal au diamètre de l'œil. Cette espèce est une des plus belles du genre. Sa couleur est rosée avec des reflets d'or; une large tache noire occupe l'intervalle des trois premières épines dorsales, et, derrière chaque épine, la membrane a une petite tache triangulaire dans le haut et une tache ovale d'un blanc laiteux dans le bas. Les dentelures des écailles sont fortes; leur bord antérieur, qui est rectiligne, porte en son milieu une pointe saillante divisée elle-même en doux ou trois pointes secondaires. Longueur totale, o™935; longueur de la tète, o'"o67: hauteur du corps, o'" 07 1 ; longueur du museau, 0"' 020 : diamètre de l'œil, 0'" oao. Cette espèce a été envoyée au Musée de Paris de la mer Rouge par POISSONS. 33 Bolla et Joannis, île l'île de France par Dussumier, Delisle, Maillard et Desjardins, de Madagascar par M. Grandidier, des Célèbes et de Bourou par Bleeker, de Waigiou par Quoy et Gainiard, de Borobora par Lesson et Garnot, des Marquises par Dubois et de Cochinchine par M. Jouan; Féron l'a rapporte'e de la mer des Indes. La description a e'te' faite d'après un exemplaire recueilli à Tîle de France par Dussumier. Kner a figure' sous le nom dHolocentrum tahiticurn un poisson qui ne peut se se'parer de \H. sammara; mais il a fait observer plus tard que, les deux espèces ayant été accidentellement mélangées, c'était un exem- plaire de \H. sammara qui avait été figuré'; il faut donc conserver au moins provisoirement l'espèce de Taïti , quoiqu'elle paraisse être voisine de y H. sammara. M. Gùnther a reconnu, du reste, que l'Holocentre dé- crit par Kner était le même que celui que cet auteur avait déjà nommé H. microsloma~. U. HOLOCENTRUM DIADEMA , Lacépède. (PI. ii,ng. 5.) HoLOCENTRiiiM DIADEMA, Lacépède, Histoire naturelle des Poissons, t. III (1802), pi. XXXII, fîg. 3, et t. IV (1809), p. 379 et 376. HoLOCENTRUM DIADEMA, Cuvier ct Valeiicienncs , Histoire des Poissons, t. III (1899), p. 9 i3. HoLOCEJiTRiM AURO-LiNEATUM, Liénard, Bull. Soc. d'hist. nat. de Maurice (iSSg), p. 82. HoLOCEXTRUM DIADEMA, Gùiither, Cutal. of the Fishes of ihe Brit. Mus., t. IfiSSg), p. h-2. HoLOCEMRUM DIADEMA, Gûntlicr, Joum. Mus. Godeffroy , Fisch. d. Sùdsee (1875), p. 97. D., XI, i3; A., IV, 9; L. ht., 48. Hauteur du corps trois fois et demie , longueur de la tête près de quatre fois dans la longueur du corps. Largeur de l'espace interorbitaire presque égale à la longueur du museau, qui a un peu plus de la moitié du diamètre de l'orbite. Largeur de l'œil comprise deux fois et demie dans la longueur de la tête. Bord orbitaire non granuleux, avec quel- ques faibles stries dans la partie postérieure. Palmures du vertex au nombre de buit à neuf, peu divisées, non granuleuses; sillon du pro- ^ Fische gesamm. a. d. Reise Novara uni d. — Proc. Zool. Soc. (1871), p. 660. — Joum. Erde (i865), p. 9, pi. I, fig. 2 , et p. 42 3. Mus. Godeffroy, Fische der Sûdsee (1875), ^ Cal. Fish. Brlt. Mus., 1. 1 (iSSg), p. 34. p. 98, pi. LXIV, fig. B. Poissons. 5 tUPniMEniE HATtO^fALE. 3/, MADAGASCAR. COSSUS de riiiLoniuwillaire bien plus court qiio le diauiètre île l'œil. Mâchoire iulerieure uu peu recouverte par la mâchoire supérieure. Maxil- laire n'arrivant pas au niveau du centre de l'œil. Dents petites: bande palatine étroite. Bord du préopercule un peu oblique en avant, garni de fortes dentelures; épine préoperculaire assez forte, bien plus courte que le dianièire de l'œil. Épines opei'culaires assez fortes, la supérieure plus longue (|ue l'inférieure. Epines dorsales assez fortes, la cinquième et la sixième étant les plus longues, la cinquième ayant en hauteur la moitié de la hauteur du corps au point correspondant. Dorsale épineuse com- mençant à une distance du bout du museau égale à la plus grande hau- teur du corps. Dorsale molle de même hauteur que la dorsale épineuse, comprise trois fois et deux tiers dans la longueur de celle-ci. Caudale (k'hancrée. Troisième épine anale aussi longue ou presque aussi longue (|ue les rayons mous, plus longue que les épines dorsales, comprise cinq fuis dans la longueur totale du corps. Epine ventrale beaucoup plus courte que les rayons mous; ventrales plus longues que les pectorales, n'atteignant pas tout à fait l'anus. Anus situé à égale distance de la base de la caudale et des pectorales. Suivant Cuvier et Valenciennes, c-huit lignes fort prononcées, longitu- dinales, argentées et même lisérées de brun, régnent de chaque côté du corps sur un fond général qui, dans la liqueur, paraît d'un beau doré; c'est ainsi que Commerson l'a enluminé, mais un dessin fait par M. Les- son sur un individu frais nous montre que quelquefois ce fond est rose, comme dans l'Oriental. Ses nageoires sont jaunâtres, excepté la première dorsale (jui a dans toute sa longueur deux larges bandes noires, lune près de la base, l'autre au tiers supérieur de sa hauteur, ou plutôt qui est noire, avec une ligne blanche au bord et une au milieu, cette der- nière étant quelquefois interrompue ou irrégulière ?). Les écailles des flancs et de la ligne latérale sont semblables à celles de l'Holocentre rouge. Longiu'ur lolale, o"" i5o; longueur de la tête, o'"o6o; hauteur du corps, o'" o^i-'i; longueur du museau, o"' oio; diamètre de l'œil, o'" 016. Liénard a désigné sous le nom d Holovenlnim awolineatum une espèce POISSONS. 35 provenant de i'île Maurice qu'il de'crit ainsi : rr Le corps est traversé lon- gitudinalement par onze bandelettes roses et par autant de lignes d'un jaune dore'. La membrane qui re'unit les rayons e'pineux: de la dorsale est ondule'e de rouge et de jaune. ^7 Cette espèce ne nous semble qu'une varie'te' de l'Holocentre diadème; le nombre des bandelettes des flancs varie en effet de buit à onze. Cet Holocentre est re'pandu depuis la mer Rouge jusque dans les mers de la Polyne'sie. Le Muse'e de Paris en possède des exemplaires venant de Zanzibar (Grandidier), de l'île de France (Mathieu et Dussumier), des Sandwich (Ballieu), de Borabora (Lesson et Garnot), des îles Salomon (^ oyage de la Zéle'e), de Bourou (Bleeker) et de la mer des Indes (Voyage de Pe'ron). 5. HOLOCENTRUM RUBRUM, Forskal. ScLENA RUBRA, Forskal , Descriptiones Animalium, Avium, Piscium, etc. (1775). p. 48. HoLOCEMRUM ALBOBUBRUM, Lacc'pède, Histoire des Poissons, t. IV (1809), p. Sya. HoLOCENTKuji ORIENTALE, Cuvipr et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. III (1829), p. 197, et i. VII (i83i), p. ^97. HoLOCENTRUM RUBRUM, Gûntber, Cat. of llw Fishes 0/ tlie British Mus., t. I (1869), p. 35. HoLOCENTRUM RUBRUM, Dav, The Fishes of Malabar, London ()865), p. -2. HoLOCENTRUM RUBRUM, Guiither, Journ. Mus. GodrJJ'roi/, P'isch. d. Siidsee (187^), p. 96. HoLOCENTRUM RUBRUM, Day, The Fishes of India, London (1875), pi. XLI, fig. i. D., XI, )3; A., IV, 9; L. ht., 35 à 37. Hauteur du corps égalant la longueur de la tête, sans l'épine opercu- laire, et contenue trois fois et demie dans la longueur totale. Largeur de l'espace interorbitaire un peu moins grande que la longueur du museau, comprise trois fois et un quart dans la longueur de la tête. Museau ayant un peu plus de la moitié du diamètre de l'œil, qui est contenu deux fois et deux tiers dans la longueur de la tête. Bord orbitaire faisant saillie au- dessus de l'œil et fortement granuleux dans sa moitié postérieure. Pal- mures du vertex non granuleuses, se divisant en huit ou dix brins. Sillon du processus de l'intermaxillaire beaucoup plus court que le diamètre de l'œil. Mâchoire inférieure un peu recouverte par la supérieure; maxil laire arrivant au niveau du centre de l'œil. Dents petites; bande pala- 5. 36 MADAGASCAR. tine élroile. Bord du préopercule droit, garni de fortes dentelures; épine préoperculaire forte, aussi longue que le diamètre de l'œil, arrivant à la base de la pectorale. Epines operculaires fortes, l'inférieure en gé- néral plus courte (jue la supérieure. Epines dorsales fortes, les troisième, quatrième, cinquième et sixième étant les plus longues, la longueur de la quatrième étant comprise deux fois dans la hauteur du corps au point correspondant. Dorsale épineuse commençant à une distance du bout du museau égale ou presque égale à la plus grande hauteur du corps. Dorsale molle beaucoup plus haute que la dorsale é[)ineuse, comprise trois fois et demie dans la longueur de celle-ci. Troisième épine anale très forte, |)resque aussi longue ou aussi longue que les rayons mous, comprise cinq fois dans la longueur totale du corps. Epine ventrale plus courte que l'épine anale; ventrales arrivant près de l'anus, plus longues que les pec- torales. Anus situé à égale distance de la base de la caudale et des ven- trales. Pédicule caudal sensiblement égal au diamètre de l'orbite. Suivant Leschenault, ^le corps est marqué de larges bandes longitudi- nales, alternativement rouges et argentées; le rouge est plus foncé vers le dos, plus rose vers le ventre; l'iris est blanc et rouge; les nageoires sont rouges 57. Les lignes sont au nombre de huit; les bords de la cau- dale sont noirâtres, les ventrales jaunâtres; la dorsale épineuse porte des traînées noirâtres vers sa base. Les écailles des flancs sont plus hautes que longues (hauteur, o™ o 1 2 5 ; longueur, o" oo()5), (juoique les deux diamètres soient moins inégaux que chez les Myripristis; le bord postérieur, arrondi, se raccorde par une courbe régulière avec les bords latéraux; il porte une rangée d'une vingtaine de dentelures; quelques traces très effacées de côtes se voient sur l'écailIe. Le bord antérieur droit présente, dans sa partie médiane, Irois ou quatre pointes faibles, qui sont le prolongement de lignes rayon- nantes peu marquées, partant d'un large foyer. Les écailles de la région ventrale sont moins grandes et leurs diamètres soni |)liis égaux (hauteur, 0"' ooqG; longueur, o™ 008). Au bord posté- rieur, les dentelures de la partie médiane de ce bord sont plus longues (jue les autres. La partie médiane du boni antérieur porte deux pointes POISSONS. 37 prononcées; de ce point, le Lord va en s'excavant légèrement jusqiià l'angle externe antérieur de l'écaillé. Les deux diamètres sont presque égaux aux écailles de la région tho- racique, qui sont plus petites que celles de la région ventrale (hau- teur, G™ Goy ; longueur, o" oo65). Le bord antérieur porte deux pointes saillantes et est excavé. Au bord postérieur, on remarque que la partie médiane est armée de dents, non seulement plus longues, mais encore plus fortes que les autres. Dans la partie qui représente la zone spini- f'ère, on voit une série de petites saillies disposées assez régulièrement en lignes qui ne sont pas disposées par rapport aux dentelures du borfl et qui ne représentent pas par conséquent les côtes saillantes des écailles des Myripristis. Les écailles de la région prédorsale sont semblables à celles de la région thoracique. Les écailles de la ligne latérale ont sensiblement la même grandeur que celles des flancs et sont comme celles-ci plus hautes que longues (^hauteur, o'"oit5; longueur, g'" 009). Le l)ord antérieur porte une pointe bien accusée; le bord postérieur est armé dans sa partie médiane de dentelures plus fortes et plus longues que les autres. A la face pro- fonde, le tube commence par une gouttière relativement assez longue, qui est creusée dans cette face et dont la paroi fait saillie sur la face antérieure; le tube proprement dit, qui est court, renflé et ovalaire, est loin d'arriver jusqu'au bord antérieur; il s'ouvre à la face superficielle par une ouverture linéaire; le trou d'entrée est petit et arrondi. Longueur totale, 0'" 176; longueur de la tête sans l'épine opercu- laire, o'"o5i ; hauteur du corps, o"' g.52; longueur du museau, o"oi^i; diamètre de l'œil, 0™ 017. La description de l'espèce est faite d'après un individu rapporté de la mer Rouge par Geoffroy Saint-Hilaire, individu que l'on peut regarder comme le type de l'Holocentre oriental de Cuvier et Valenciennes. Cer- tains caractères varient un peu suivant les individus examinés; les au- teurs systématiques indiquent que l'épine operculaire inférieure est plus courte que la supérieure; or, sur un exemplaire rapporté de la mer Rouge 38 MADAGASCAR. par Geoffroy Saint-Hilaire, les deux e'plnes oui la iiiènio longueur d'ini côte, tandis (jue de ranlio côle' l'épine inférieure est beaucoup plus courte que la supérieure; un autre exem])laire de la mênie localité, et recueilli par le même naturaliste, a les deux épines d'égale longueur des deux côtés, mais plus courtes que dans le type. Tous les exemplaires que le Musée de Paris doit à Bleeker, exemplaires provenant de Bintang, de Nias, de Bourou, d'Amboine et de Sumatra, ont la première épine oper- culaire plus longue (pie la première et sous ce rapport ils sont typiques. Sur les deux individus qu'ont étudiés Cuvier et Valenciennes, et que Dussumier a rapportés de Bombay, les deux épines sont presque égales et plus courtes que sur le type; il en est de même dans l'exemplaire de l'ile de la Réunion dû à M. Malavois. Sur tous les exemplaires dont nous venons de parler, la longueur de la troisième épine anale, (pii est très forte, est égale ou presque égale à celle des rayons mous, et, ainsi que l'indique M. Gûnther, elle est com- prise de quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur totale du corps. Quoique l'exemplaire provenant du voyage de Pérou , et cité par Cuvier et Valenciennes, apparlienne incontestablement, par tous ses caractères, à l'espèce que nous étudions ici, il présente avec le type quelques diffé- rences qu'il est bon de signaler : l'épine préoperculaire est relativement plus courle et n'arrive pas à la base de la pectorale, les deux poissons étant d'ailleurs de même taille, et l'épine anale, plus courte que les rayons mous, est comprise un peu plus de six fois dans la longueur totale du corps. Sur un exemplaire étudié par Cuvier et Valenciennes, et qui a élé rap- porté de la mer Rouge par Geoffroy Saint-Hilaire, le bord de l'arcade sourcilière est dentelé dans toute son étendue; pour tous les autres ca- ractères, cet exemplaire est typique. La denticulation du bord de l'opercule varie également suivant les individus examinés. L'Holocentre rouge a une large distribution géographique; il se re- trouve, eu effet, dans la mer Rouge, dans la merdes Indes, dans l'ar- cliipei Indien, sur les côtes de Chine et en Mélanésie. POISSONS. 39 6. HOLOCENTRUM MACROPUS, Giinther. (PI. Vl,f.g. 3.) HoLOCENTRUM MACKOPUS, Guntliei", Catal. oflhc Fislics nf the Brilish Musciaii , t. [(i 869), p. 3 i. D., XI, i5; A., IV, 9; L. lat., Sa. Hauteur du corps sensiblement e'gale à la longueur de la tête, qui est contenue trois fois et trois cinquièmes dans la longueur totale. Largeur de l'espace interorbitaire beaucoup moins grande que la longueur du mu- seau, qui est comprise six fois et un quart dans la longueur de la tête. Museau un peu moins long que le diamètre de Toeil, qui est contenu trois fois et deux cinquièmes dans la longueur de la tête. Sous-orbitaire ante'rieur se terminant par une forte épine recourbe'e. Maxillaire arrivant presque au niveau du centre de l'œil. Epines operculaires plus faibles que celles du sous-opercule. Epines dorsales fortes, les troisième, qua- trième et cinquième ayant près de la moitié de la hauteur du corps. Dor- sale molle relativement basse. Troisième épine anale un peu plus longue que la plus grande épine dorsale. Epine ventrale aussi longue que la troi- sième épine anale; troisième rayon aussi long que la hauteur du corps et arrivant au niveau de la vingt-troisième écaille de la ligne latérale. Pecto- rales courtes. Caudale fourchue. Ce poisson est de couleur rouge, avec des bandes longitudinales plus foncées. Les écailles sont finement striées. Cette espèce, qui est bien caractérisée par le développement des ven- trales, est de l'île Maurice. L'exemplaire figuré est le type même, qui est conservé dans les collections du Musée britannique. ACANTHOPTÉRYGIENS PERCIFORMES. FAMILLE DES PERCIDÉS. Sous le nom de Percoïdes, Cuvier comprend crdes poissons à corps oblong, couvert d'écaillés généralement dures ou âpres, dont l'opercule ou le préopercule, et souvent tous les deux, ont les bords dentelés ou ItO MADAGASCAR. épineux, et dont les mâchoires, le devant du vomer, et |)resque toujours les palatins, sont garnis de dents ^-n. De récents travaux, dus surtout à MM. Giinther-, GilP, Canestrini et Bleeker'', ont montré que la famille des Percoïdes était composée d'élé- ments hétérogènes, remarque que Guvier avait d'ailleurs faite lui-même, puisqu'il y avait introduit les trois divisions des Percoïdes tltoraciques , des Percoïdes jugulaires et des Percoïdes abdominaux. Guvier et Valenciennes ont maintenu ces divisions, tout en admettant dans la première section deux groupes, l'un ayant cinq rayons mous aux ventrales et l'autre en ayant plus de cinq; le premier groupe comprend des poissons ayant sept rayons aux branchies et d'autres en ayant moins. Ge groupement a été en somme adopté par les zoologistes modernes qui se sont le plus souvent contentés d'élever au rang de familles les coupes indiquées par Guvier. Ne voulant pas entrer ici dans la discussion des familles, des sous- familles et des groupes admis dans la famille des Percoïdes de Guvier, nous renvoyons aux travaux des auteurs précédemment nommés et nous nous contenterons de dire que nous comprendrons sous le nom de Percidœ des poissons thoraciques, qui ont cinq rayons mous aux ventrales et six ou sept rayons branchiostèges, dont les rayons des pectorales sont tous di- visés, chez lesquels la mâchoire est peu ou point protractile, dont le palais est pourvu de dents, qui n'ont ni molaires, ni dents coupantes au-devant des mâchoires, dont les nageoires verticales ne sont pas revêtues d'écaillés et dont la joue n'est pas recouverte par les os sous-orbitaires allant se réunir au préopercule. Ainsi caractérisés, les Percidœ comprennent tous les Percoïdes de Guvier et Valenciennes dont on retrancherait, dans la division des pois- sons à moins de sept rayons aux bi-anchies, ceux chez lesquels les rayons inférieurs des pectorales sont simples et en partie libres [Cirrilidœ), ceux (pii ont plus de cinq rayons mous aux ventrales et plus de se|)t rayons ' Le lH'gne animal, {.U, p. i3i. {Hmitli's MkcelL Coll., Wasliiiigton, 1872). - Cat. o/llie Acanih. Fislics Brit. Mus. , I. I. '' Sysleina Pcrcarum re\isum {Arch. néer- ^ Airaugeiiienl ol' (liu lamilies of Cshes landaises, t. XI). POISSONS. 41 aux branchies [Bcrycidœ), les Percoïdes jugulaires (^Tmchinidœ) et les Percoïdes abdominaux [Sphji'œnidœ et Polyncmidœ). On doit y re'unir e'galement la plus grande partie des genres dont M. Albert Gùnther a composé sa famille des Prislipomalidœ, qu'il a de'membrée de quelques Percoïdes de Cuvier, tels que les Therapon et les Heloles, de quelques Sciénoïdes(Pm7rouj)es dans la famille des Perc!(hv : les Porches [Peirina), les Sovnms [Serraninn) , les Pontacoros (PriildccriiKi). les Priacanihes [PrlaiantlùiKt), les Apogons ( \j)Oj>-o)iin(i) et les (Irystos ((iri/shiKi). Ces mêmes j>rou|>os forment pour Blooker les sons-familles dos (^entrarchilbrmes (Cntlrarclms, etc.), des Priacanlhilbrmes (l\ia((iii- ihnx), dos Sorranilbi'ines (avec les Phalanx a : Anlh'uwiui | Anthins, etc. |, Phalanx h : Poli/j»'ioiiliin \ Poli/prion], Phalanx c : EpinephvUni [Epinc- phclus, Dulcs, elc.|, Plialanx d : Mi/n'ndoulmi [Cmtro<>rny)i\), dos (!ram- mistiformes [Grammistcs , lii/plivun), des Pcrcœformes (avec les Phalanx o: Diploprioiilini IDiplopi'ioii], Phalanx h: Apoi>omni[Apoi>oii , elc], Pha- lanx (■ : Ciri/sicini \lluio. etc.], Phalanx d : Lahravini [Labrax, Plcrlro- poma, etc. |, Phalanx c .• Prirliti |/V/vy(, C('uli'opomus\), dos AceriuiV- lornies (^Peiris. PrrniniKi^ , des Datnijolbrmes [Thenipoii , Etioplosiis, etc.). l'OISSONS. /,3 (les llisli()|tl('iiluriii('s ( Uisli(>i)l('nis^ , des IN'iilaci'rolirormos (^Pciilncv- ron, clt'.); les jjciircs \rnins, lùchs, .{jtnoii, Liiliaiiiis ('(iiisliliiciil la l'iialanx d : Ijiiljdiinn , de la soiis-raiiiillc des Spai'ilui'iiics. Sans ciiirci' dans la discussion de ces .';r(Mi|H'iiiriils cl sans cliccclici' à ('laldir leur (■oncordancc avec les six {'l'oiipcs admis par M. (irinllici, nous allons cxaiiiinci' i'a|iidciiiciil la disirilnilion j>'('oj|i'a|)lii(|nc des poissons i|nl se [daccnl aiilonr j(!nres Aprion, Serran, Liiijan (Htirammisles, pris comnK! centres. Le fjenre Aprion n'est connu (pn; par une seule (!Sjt(';(;e originaire des Scyclielles; il en (!sl de imîme du jjcnre (lly|)liod()n (pii (!st cantonné ' Siii' lii (iislriliiilioii |fi:oj[rii|)lii(ju'THIAS. Sous-genre EPL\EPHELLS. l"' SECTION. Dorsale avec ix épines. Si. — Anale avec 8 rayons. h. S. J'ormosus , Schaw. Sa. — Anale avec 9 rayons. 5. S. cyanostigma , K. \. H. 5'. 5. cyanostigma (cyanostigmatoides). 6. S. hemisliclus. Riipp. S. argus , Bl. b. Pas de taches ocellées. 9. S. rogoa, Forsk. 10. S. erythneus, C. V. 11. S. nigripinnis , C. V. la. 6'. Sonneniti , C. V. t. 3. S. aurantius, C. V. 8. S. miniatus, Forsk. 8'. S. miniatus i^myriaster). S*". S. miniatus (gutlalus). i3°. S. aurantim (analis). ih. S. leopardus, Lacép. ih"- S. leopardus (zanana). tf\^. S. leopardus {spilurus). 9'^ SECTION. Dorsale avec xi épines. Si. — Anale avec 8 rayons. a. Teinte générale sombre, le pédoncule caudal et toutes les nageoires pâles et unicolores. 1.3. S, Jlavo-cœrtileus , Lacép. h. Teinte générale sombre, avec des taches arrondies de couleni' foncée; une large tache sur le pédoncule caudal. iG. S. Juscoguttatus , Rûpp. ' L. Vaillant, Etudes sur les Poissons {Mission scienlifque au Mexique et dans l^ Amérique centrale, h' partie). POISSONS. 51 c. Teinte générale obscure, nuagée de blanc ou uniforme. 17. 5. dermochirus, C. V. d. Teinte générale obscure, parsemée de deux vsortes de taches pâles, les unes grandes, les autres petites. 18. S. sammara, Forsk. »9- "^^ ongm, Bl. 18'. 5. sammara {lumilabris). e. Cinq bandes foncées verticales, parfois plus ou moins interrompues par des espaces clairs; des ponctuations sur tout le corps. 20. 5. lutra, G. V. 9 1. S. malabaricus , Bl. Sch. 22. S. Retouti, Bikr. 9 3. 5. multinotatus , Ptrs. /. Sur un fond clair un système de bandes ou de points alignés, formant des courbes à concavité supérieure plus ou moins parallèles à la ligne ventrale. 9i. S. morrhua, C. V. 26. 5. lanceolaius , Bl. 26. S. striolatus, Playl'. g. Des taches hexagonales séparées par des lignes claires plus ou moins larges. 27. 6'. suillus , G. V. 98. S. angularis, G. V. 29. S. chlorostigma , G. V. 30. S. jMnthcnnus , Lacép. 3i. S. areolatiis, Forsk. 39. S. Iwxagonatus , Forsk. 39°. S. hexagonuins (merra). 39''. 6'. hexagonatus (faveattis). 39^ S. hexagonatus (pardalis). 33. S. cylindrinis , (llhr. II. Coloration générale claire avec ou sans taches ou avec ponctuations encore plus pâles; membrane de la dorsale épineuse à bordure sombre. 34. S. rivulatus, G. V. I 36. S. marginalis, Bl. 35. S. fasciatus , Forsk. 3(>\ S. marginalis [erythrurus). i. Coloration foncée, avec des points ou taches blanches. 37. S. varlolosus, Forsk. 38. S. Hieverti, BIkr. 39. S. albogtittatus , G. V. j. Des taches plus foncées que le fond. lio. S. dispar. , Playf. Sa. — Anale avec 9 rayons. lii. S. Polteni, Blkr. 52 MADAGASCAR. 1. EPiNErniars mimatus, Furskal. Perça miniata ', Forskal, Dcscripùones Animallum, Aviuin, Piscium , ctr. (t-j-'ï)). p. Zi. BoDiANL's GUTTATus, Blocli , Naluur. d. Auslœnd Fischc (1785), pi. CCXIV. Serraxus mimatus, Riippell, Ueise in Afrika (1898), p. 106, pi. XXVI, fig. 3. Serranus GUTTATUS, S. cYANOSTiGMA el S. MïRiASTER , Cuviei' ct Valcncienncs , Histoire nn- turelk des Poissons, t. II (i8a8), p. BSy, SSg et 305. DiACOPE MiMATA, Cuvier et Vaienciennes, Histoire des Poissons, t. II (1828), p. 633. Cromileptes miniatus, Swaiason, Natural Histonj of Fishes, t. II (1839), P- ^°'- Serranus cyanostigmatoides, Blceker, Rev. Percoiden (iSiy), p. 3i. Serraxus cyakostigmatoides, s. cva\ostig5uta, s. myruster el S. miniatus, Giintlier, Ca- talogue oj'the Fislws of thc British Muséum, 1. I (i85f)), p. 117, 1 it) et t 18. Serranus miniatus, Klunzinger, Syn. d. Fische d. Piothen Meeres (1871), p. 679. Serranus miniatus, Gùnllier. Journ. Mus. Godefroy, Fisch. Sûdsee (1873), p. 5 et pi. V. Serr*nus mimatus et S. guttatis, Day, The Fishes of India (1875), pi. VI, fig. 9 et 3. Kpinepiielus miniatus, Bleeker, Allas ichth. Indes Or., t. VII (1877), p. ia el pi. V, fig. 9. D. , IX, 16; /l. , III, f); L. lut., ()o. Sous le nom de Per-ca miniata , Forskal a indiqué une espèce de la mer Rouge, caractérisée par les ocelles d'une couleur bleue qui ornent tout le corps; cet auteur a décrit comme variété h un poisson qui, tout en awiiil les mêmes couleurs, se distingue du type par les bandes bru- nâtres qui traversent le corps dans le sens de la hauteur. Le Bodiauus gnllafus figuré par Bloch est identique au type do Forskal et correspond certainement au Mérou à gouttelettes de Cuvier et Vaien- ciennes, dont il nous semble également impossible de séparer leur Mérou à points bleus et leur Mérou étoile. Ainsi, tandis que chez le Scrrami-s ci/ario.stigma rrle corps et les nageoires sont d'un bel orangé, tout cou- verts de points d'un bleu de ciel, la partie épineuse de la dorsale est bordée d'orangé clair, les pectorales, la dorsale molle, l'anale et la caudale sont bordées de bleur. le S. mijria.'ilir est parsemé de points bleus très rapprochés et la caudale, la pectorale, ainsi (|ue la partie molle de la dorsale et de l'anale, sont bordées duu trait bleu très étroit. Os légères différences de coloration iudi([uent des variétés, mais n'ont pas de valeur spécifique. ' l^a vaiit'l(> h se lapporto à une espèce dill'éi'eiitc. POISSONS. 53 Dans son CalaIo(>ue des Poissons du Musée britamtique , M. A. Gùnlher admet qiialre espèces: le iS. minialus de Forskal, qu'il assimile à l'espèce (le Guvier et Valenciennes et à celle de Rûppell; le S. guttains de Bloch, (ju'il considère comme identique au S. myriaster de Guvier et Valen- ciennes et au S. guttatus de Peters; le S. cijanostigmatoldes, qu'il regarde comme synonyme du S. guttatus de Guvier et Valenciennes, cette der- nière espèce étant distincte de celle que Bloch a fait connaître sous le nom de Bodinnus guttatus; enfin, le S. ctjanoshgma de Guvier et Valenciennes. Bleeker, dans son Atlas iclitln/ologujur , catalogue deux espèces. La Perça miniata (S. miniatus^ est, pour lui, synonyme de son Epinephelus cijanostigmatoldes et de son E. argus de Waigiou; il rapproche aussi de cette espèce l'exemplaire provenant de Waigiou que Guvier et Va- lenciennes indiquent à la tin de leur description du S. guttatus. Gomme M. Gûnther, il croit que le S. cyaiwstlgma est une espèce distincte; il admet d'ailleurs que cette dernière espèce, qui est fort voisine de \E. mmiatus, pourrait bien n'être qu'une varie'té à laquelle il convien- drait de conserver comme telle sa de'nomination spécifique. Nous avons dit que Bleeker re'unissàit le S. cijanostigmatoldes au S. minia- tus; M. Gûnther sépare la première de ces espèces du S. cijanostigma, qui d'après lui a le sous-opercule et l'interopercule entiers, taudis que le sous-opercule et l'interopercule sont denticulés chez l'autre espèce; mais chez le S. myriaster, qui fait passage entre les deux espèces, les denticula- tions sous-operculaires sont obsolètes, de telle sorte que la denticulalion ou la non-denticulation du bord du sous-opercule et du préopercule n'est point un caractère spécifique. Guvier et Valenciennes n'ayant indiqué que brièvement le Mérou à points bleus, nous donnons ci-après la description de l'espèce d'après un exemplaire rapporté des Seychelles par Dussumier. Gorps épais et trapu; hauteur comprise trois fois et un quart dans la longueur totale. Ligne rostro-dorsale bombée jusqu'au niveau de l'œil, puis légèrement concave; longueur de la tête contenue trois fois dans la longueur du corps. Diamètre de l'œil bien moins grand que la longueur du museau , contenu sept fois dans la longueur de l'œil. Préopercule très 54 MADAGASCAR. finement dentelé , les denticiilations n'étant pas plus marquées à Tangle; dentelures peu marquées à l'inleropercule et au sous-opercule. Epines dorsales peu fortes, la cinquième aussi longue que la distance qui sépare l'extrémité du miiseau du bord antérieur de l'œil. Caudale arrondie. Seconde épine anale un peu plus courte et un peu plus forte que la troisième. Pectorales composées de dix-sept i-ayons, un peu en pointe, déj)assant un peu le niveau de l'anus, qui est placé plus près de la termi- naison de l'anale que de la base des pectorales. Ventrales plus courtes (jue les pectorales. Corps et nageoires de couleur orangée, plus foncés vers le dos; corps et tête ornés de points de couleur bleue, arrondis, cerclés de noirâtre sur la tête; pectorales, dorsale molle, anale et caudale bordées de bleu; dorsale épineuse avec un liséré de couleur orangée. Ecailles de la ligne latérale en pointe, sans spinules. Ecailles des flancs ayant un foyer oblong, étroit, qui occupe une grande partie de leur longueur; zone spinifère peu développée. Ecailles ventrales sans spinules. Longueur totale, o"'38o; longueur de la tête, o'"i25; longueur du museau, o'"o3/*; hauteur du corps, o"'i2o; diamètre de l'œil, 0'" 016. 2. EPINEPHELUS VRGUS, Blocl). Peuga MIMAT* var. u., Forskul, Descriptiones Animaliiim, Avium , l'isciiim, etc. (1790), p. il. Cephalopholis argus, Bloch, Syst. Ichthyologiœ , éd. Schn. (1801), p. 3oi el pi. LXI. Serranus argus, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. II (i82()), p. 3(Jo. Serranus argus et S. guttatus \ Gùnthcr, Catalogue of the Fishes of the Britisli Muséum, t. I (1859 ), p. 1 I 5. Serranus guttatus', Gûniher, ./. Mus. Godejfroy, Fiscli. Sudsee (1878), p. 5 et pi. IV. Serranus argus-, BIceker, Atlas ichthyologique , I. VII (1876), p. Z12 et pi. XLII, fig. 3. D. , XI. 16; A., m, f); L. lai., 9.5. Bien que fort voisin du Mérou étoile, comme le remarque Bleeker, ' Non coiiipiis le Serranus iityriaster, C V. , mis à tort eu synonymie. — - l\on compris les Serranus guttntus i'X S. myriasler, G. V., mis à tort en synonymie. POISSONS. 55 le Mérou argus s'en distingue par les bandes brunes qui traversent le corps et par la convexité du profil de la tète. Suivant ce même savant, les individus jeunes et d'âge moyen ont le corps moins trapu et la tête moins haute que les Serramis miniutus de même taille. Bleeker ayant décrit et figuré avec soin le Mérou argus , nous n'en aurions pas parlé, si nous n'avions quelques observations à présenter sur la synonymie admise par cet auteur. Nous avons vu plus haut qu'il a nommé l'exemplaire recueilli à Wai- giou par Quoy et Gaimard S. miniatus, tandis qu'il a rapporté au S. argus l'autre exemplaire que Cuvier et Valenciennes ont regardé comme le S. guttatus. Les deux individus décrits dans VHisfoire des Poissons appar- tiennent certainement à la même espèce, le Mérou à gouttelettes, ([ue l'on doit assimiler à la Perça m'miata de Forskal. Nous avons rapporté à cette dernière espèce le S. mijriasler, que Bleeker met en synonymie avec le S. argus, ainsi que le S. guUalus de M. Gûnther. Peters a étudié le type du Bodianns guUalus, que Schneider a incom- plètement décrit et qui est représenté par Bloch sous le même nom; cette espèce est bien la Perça miniala var. h de Forskal. Il faut donc, pensons-nous, rétablir la synonymie comme nous lavons fait en tète de ce chapitre, et ne regarder, ainsi que la bien compris M. Giinther dans son Catalogue des Poissons du Musée britannique, comme S. argus que les Serrans dont l'interopercule est denticulé et dont le corps est orné de bandes en travers. 3. EPINEPHELUS NIGKIPININIS , Giivier h1 Valenciennes. (PI. lX,fig. U, 4"el ti".) Serrands nigripinnis, Cuvier et Valenciennes, Histoire îles Poissons, (. 11(1829), P- ^^9- Epinephelus nigripinms', Bleeker, Rev. Epinephelini , Nat. Ver. d. k. Ak. (1873), p. .37. EpiNEPiiELUs nigripinnis, Bleekcr, Atlas ichtkjol., I. VU (187G), p. 3G el pi. VI, (ig. 3. Z). , IX, 1 i ; ^. , m, 9. Longueur de la tête contenue trois fois et un quart, hauteur du corps ^ La synonymie donnée à celte espèce par Bleeker n'est pas exacte. 56 MADAGASCAR. quatre fois dans la longueur totale. Ligne ilu Jos peu incline'e de l'origine de la ilorsale au bout du museau, un peu bombée au-dessus de lœil. Maxillaire dc'passanl un peu le niveau de l'œil, qui est séparé de l'extré- mité du museau par un espace égal à son diamètre. Préopercule à bord finement denticulé, les dentelures étant un peu plus fortes vers l'angle; sous-opercule et interopercule entiers. Pectorales arrondies, arrivant à l'anale. Epines dorsales presque toutes de même liauteur, la seconde étant plus haute que la longueur du diamètre de l'œil; deuxième épine anale de même longueur que la troisième, un peu plus forte que celle-ci. Cau- dale arrondie. Le corps est brunâtre, un peu plus foncé sur b; dos et la partie anté- rieure, orné de taches noirâtres qui sur la tête sont remplacées par de petites taches jaunes, nombreuses et serrées; la caudale et la dorsale molle portent quelques taches jaunâtres; la caudale et les pectorales sont bordées de jaune. Le Mérou à nageoires noires ressemble tout à fait par la forme et les proportions du corps au Mérou orangé, mais, d'après Bleeker, il se distingue nettement des espèces voisines pai- les nombreuses rangées d'écaillés situées au-dessus et au-dessous de la ligne latérale, qui sont au nombre de cent trente environ au-dessus et de cent vingt au-dessous. ISEpineplichi-s janlliinoplenis se rapproche à la fois des Setranus nigri- pinnis et S. auranlim, tant par la forme du corps que par le nombre d'écaillés; tandis que l'on compte cent trente rangées d'écaillés chez le iS. mgrip'mnis, il y en a cent dix chez le S. jnntlihinplcruii et cent cinq chez le S. awanlms. Ce poisson, qui a été décrit d'après un exemplaire de la collecliou de Commerson, provient vraisemblablement des mers dont nous étu- dions la faune ichthyologique, mais sa véritable patrie a été longtemps inconnue. Bleeker l'a signalé à Pinang. à Binlang, à Java, aux (^élèbes, à Batjan et à Amboine; il n'habite pas seulement l'Inde archipélagique. il a aussi éli; trouvé aux îles Nicobar et sur les cotes de la Cihiiie et de la Nouvelle-Hollande septentrionale. M. Malavois l'a rapporté dr l'île de la Réunion et M. Teschoire des îles Maniuises. POISSONS. 57 Le Mérou à nageoires noires porte, chez les Betsimisarakà, le nom de Rmnho et, chez les Sakaiavâ, celui de Lovofisakà et de Holovoka. h. EPINEPHELUS ERYTHR,EUS, Cuvier et Valenciennes. (PI. X.fig. 1.) Serranus erythr«us, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. 5i6. Serrands leopardus, Giinther, Journal des Muséum Godeffroij , Fisch. d. Sùdsee (1878), p. u, pi. m,%. B. D. , IX, i?>; A. , m, ()-, L. lat. , 90. Hauteur du corps contenue quatre fois, longueur de la tête contenue trois fois et un tiers dans la longueur totale. Bouche fendue juscpie der- rière l'œil. Diamètre de l'œil compris un peu plus de deux fois dans la longueur du maxillaire et séparé du bout du museau par un espace égal à son diamètre. Préopercule arrondi, à dentelures très fines; sous-opercule et interopercule entiers; opercule portant trois pointes triangulaires, courtes. Dorsale épineuse à rayons sensiblement égaux, les deux pre- miers plus courts; second rayon dorsal aussi long que le diamètre de l'œil. Deuxième épine anale de même longueur que la troisième, mais un peu plus forte. Pectorales, qui arrivent jusqu'à l'anus, et caudale ar- rondies; ventrales n'atteignant pas l'anus. Corps rougeâtre, rembruni sur le dos, avec des teintes nuageuses sur les flancs; pectorales et caudale presque noires; ventrales jaunes, avec l'extrémité noirâtre. Cette espèce, que Bleeker a confondue avec le Serranus iiigrlpinnis , en est certainement très voisine, mais elle s'en distingue par l'absence de taches sur la tête et sur le corps et par la dorsale dont les épines et les rayons sont plus courts. 5. EPINEPHELUS LEOPARDUS, Lacépède. Labrus leopardus, Lacépède, Histoire des Poissons, t. III (1802), p. 617 et pi. XXX, fig. 1. Serranus leopardus, S. zanana et S. spilurus, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. II (1829), p. 336 et 889, et t. IX (i833), p. 433. Serranus zanana, Giinlher, (iatal. nf the Fish. of tke British Muséum, t. I (1839), p. laS. Epinephelus leopardus, Bleeker, Bev. Epincphelini, Nat. Verh. d. Ak. Wet. (1873), p. Gi. Poissons. 8 IVI'rniElllE KATIONALR 58 MADAGASCAR. Skrramjs LKOPAiiDus', (uiiillici', .li)ur)iiil lies Miiscitin Godcjfrny, Fisclie (lor Sùdsee (i 878), p. '1 ripl. m, fi;;. 15. Skiuuxl.-^ i.Koi'ARDUs, Dav, The Fishrs nf Imli/i (187,")), pi. V'I, fig. h. EprNKPiiELUs LEOPARDus, BI(M>kor, Allas irliilijinlnfjiiiiip , I. VU (187G), p. lih cl pi. .\, fiy^. 2-. i> , IV, l4; .1.. m. S; /.. lat., 100. Hiiulcur (lu corps conlenue deux fois ot deux tiers dans la longueur lolale; Ioiijjikmm' de la lète comprise près de trois lois dans la même di- mension. Ligne roslro-dorsale assez forlement inclinée à partir du niveau de l'œil. Diamètre de Foeil égal à la lonjjuour du museau, contenu cinq fois el un fiers dans la longueur de la tète; espace interorbitaire presque aussi large que le diamètre de l'œil. Maxillaire dépassant le niveau du l)ur(1 postérieur de lorhile. Préopercule avec de fines dentelures dont celles (le l'augle soni à ])eiiie plus fortes que les autres; trois pointes à lopercule, dont la supérieure est bien marquée. Sixième épine dorsale aussi haute que la distance qui sépare l'extrémité du museau du centre de l'œil. Caudale arrondie. Seconde é])iue anale forte, un peu plus longue que la troisième. Pectorales un pou eu pointe, dépassant le niveau de I auus; ventrales ualteignant pas loul à fait l'anus, qui est situé à égale dislance de la base des pectorales el de la terminaison de l'anale. Corps de couleur brunâtre avec des parties nuageuses plus foncées et des taches plus pâles: une bande brune va de l'œil à la partie posté- rieure de la tète, et 11 y a une large lâche noire sur le pédicule de la caudale, en arrière de laquelle s'en tiouve une autre beaucoup plus petite. Ecailles de la ligne latérale petites, allongées (longueur, o'"oo3o); zone spinifère nulle: tache placée dans l'axe de l'écaillé; bord antérieur arrondi, avec un grand lobe médian et quatre lobes marginaux. Ecailles des flancs allongées (longueur, o"'oo4.j), un peu élargies vers leur mi- lieu; zone spinifère courte; trente-huit sjiinules environ le long du b(U(l. disposées sur deux rangées seulement; bord antérieur arrondi, découpé par dix festons environ; foyer commeuf^ant très en avant, oblong, élroil, ' Cetio rijjiirc |)(>rte à loii le nom d' EjmcjtJwlus spilwus. — - Le Scrranus erijthrœm fimire i\ loil (l;iiis l;i sMiniiviiiic. l'OISSONS. 59 se prolongeant jusque près de la zone spinifère. Ecailles ventrales en pointe à leur partie poste'rieure, qui est armée de longues spinules dis- pose'es sur trois range'es; foyer situé très en avant, étroit, oblong; bord antérieur arrondi, découpé par environ neuf lestons. Longueur totale, o™ i/i6; longueur de la tète, o"'o55; longueur du museau , o'" 012; hauteur du corps, o'" o4o ; diamètre de Tœil , o'" 011. Il n'est pas douteux que le Mérou léo])ard, qui a été décrit d'après des poissons de la collection de Commerson et sur des dessins laissés par ce voyageur, répond à l'espèce que Lacépède a désignée sous le nom de Labre léopard. La patrie de cette espèce était inconnue à l'époque où Cuvier et Valenciennes ont publié leur Hlslolrc des Pomsons; le Musée a reçu plus tard un exemplaire de Serran recueilli à Maurice par Dussumier, qui, étiqueté Sm-aiin^i kopardm de la main de Valenciennes, est celui d'après lequel nous avons fait la description donnée plus haut. Le Mérou léopard habite, outre les mers de l'archipel Malais, les côtes des îles des Amis et des Samoas et, d'après un individu (jui est conservé au Musée de Leyde et que cite Bleeker, les mers de Cihine. Il est certain, d'après l'étude même des types, que \e S. spilnni.s, (pio Valenciennes regarde, du reste, comme voisin du Mérou léopard, doit être réuni à cette dernière espèce dont elle n'est qu'une variét('; il en est de même du S. zanana, déjà rapporté au S. .spikinis par M. tiiiu- ther. Bleeker paraît être du même avis, puistpi'il met en synonymie les S. leopardus et S. spilurus, et, bien (pi'il hésite à réunir à cette espèce le »S'. zanana, il figure sous le nom d'EpinrplicJus zanana un [)oiss(iu (pu. dans le texte, est indiqué comme E. leopardus. Bleeker, ([ui a pu, sans doute, étudier le S. Honfrai/i établi par M. F. Day, le rapporte au S. Icopardas. Le Serran figuré par M. (luiither sous le n"om de S. leopardus dans le Journal du Musée GodeJJ'roy (pi. III, fig. B) paraît bien répondre à l'espèce de Lacépède. Le corps est d'un gris jaunâtre, avec des taches rouges; sur le sommet de l'opercule, il y a une tache noire, que précède une autre un peu moins foncée; le pédicule caudal porte deux taches noires cerclées de blanc; la caudale est barrée de noir; les extrémités 60 MADAGASCAR. (le 1 anale et de la dorsale molle sont rougeâtres. Ces caractères sont ceux que Ton constate sur le type même. Nous ne pouvons, par contre, admettre la synonymie donnée par M. Gûnther; il faut en effet séparer du S. leopardus le S. erythrœus, qui est une espèce bien distincte. Le Mérou léopard est facile à distinguer des autres Mérous à neuf épines dorsales par sa bande oeulo-operculaire, par la bandelette semi- lunaire qui orne la caudale, par la tache foncée placée sur la base de cette nageoire et par le nombre des écailles de la ligne latérale. 6. EPINEPIIELUS AtRANTiUS, Guvier et Valenciennes. (Pi. IX, fig. .5.) Serbanus AURANTius, S. BosEus (?) et s. ANALis, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons , t. II (1899), p. 3o5, 3oG et 807. Epi.NEPHELLS ANALIS, Blccker, Rev. Epineplielini, Natur. Verli. d. K. Ak. Wet. (1878), p. Z12. Epinephelus ANALIS et E. AURASiius, Bleeker, Atlas iclithyologique , t. Vit (187G), p. 38 et 37, pi. XX, fig. 3. D. , i\, i5 ; A. , III, 9. Hauteur du corps comprise trois fois et trois quarts et longueur de la tète trois fois dans la longueur totale. Ligne rostro-dorsale assez forte- ment inclinée à partir du niveau du bord postérieur de l'œil. Diamètre de l'œil contenu cinq fois dans la longueur de la tête. Maxillaire arri- vant presque au niveau du bord postérieur de Tœil. Préopercule très linement dentelé, à angle arrondi et garni de dentelures à peine plus fortes que les autres. Pointes de l'opercule de même longueur. Cin- quième épine dorsale aussi haute que la distance qui s'étend de l'extré- mité du museau au centre de l'œil. Caudale arrondie. Anale commençant au niveau du second rayon de la dorsale et ayant la seconde et la troisième épine de même longueur. Pectorales un peu en pointe, formées de dix- neuf rayons, arrivant au niveau de l'anale; ventrales atteignant l'anus, qui est situé à égale distance de la base des pectorales et de l'extrémité de l'anale. Ecailles de la ligne latérale en pointes, sans spinules. Ecailles des POISSONS. 61 flancs à foyer étroit et allongé; spinules disposées sur quatre rangées; écailles ventrales dépourvues de spinules. Longueur totale, o"" 2i5 ; longueur de la tête, o" 070; longueur du museau, 0°' 18; hauteur du corps, o"o6o; diamètre de l'œil, o"^oi9. D'après Cuvier et Valenciennes, le corps est d'un rouge orangé vif, et l'anale, la caudale, la dorsale molle sont bordées d'un mince liséré noir; sur l'exemplaire figuré par Bleeker, la tête est ornée de petites taches d'un bleu vif. Sous le nom de Mérou à anale bordée [Serranus analis), Cuvier et Va- lenciennes ont décrit une espèce que Lesson et Garnot ont rapportée de la Nouvelle-Irlande et dont rrle corps paraît avoir été dun blanc jau- nâtre ou rose, sans aucune tache, dont les nageoires sont arrondies et jaunâtres et dont l'anale seule est bordée d'un petit liséré noir ou violet foncé??. Bleeker a maintenu l'espèce et lui donne comme caractéristique la présence du liséré noir à la caudale et quatre-vingt-dix à quatre-vingt- quinze rangées transversales d'écaillés au-dessus de la ligne latérale, le S. aurantius en ayant cent cinq; nous avons sous les yeux les individus sur lesquels Cuvier et Valenciennes ont établi les deux espèces et, à l'exemple de M. L. Vaillant, il nous est impossible de les distinguer l'une de l'autre; ils ne diffèrent que par la présence ou l'absence du mince liséré noir de l'anale. Or Bleeker avoue lui-même que rrce liséré noirâtre de l'anale, très nettement dessiné sur l'un des individus en sa possession, ne se voit point sur l'autre 5), et quant à l'exemplaire figuré par lui sous le nom de Epinephelus aurantms. il se rapporte bien à l'espèce décrite dans VHIstoire des Poissons, la différence entre le nombre des écailles étant trop minime chez ces deux Serrans pour qu'on doive lui accorder une valeur réellement spécifique. Il est vrai que Cuvier et Va- lenciennes notent que chez le Mérou orangé le corps et les nageoires sont d'un rouge orangé vif, sans aucunes taches ni bandes: mais nous ferons observer avec Bleeker lui-même que ries gouttelettes bleuâtres ou pourpres se perdant complètement par la conservation prolongée dans la liqueur, il est possible qu'elles aient existé chez l'individu qui a servi de type à la description du S. auranlrnsn. &-2 MADAGASCAR. Le Mérou rose, (|ul a été établi d'après liti dessin de Parkinson j)ro- venaiil dr la hibliollièque de Banks, est très j)robal)lement le Me'rou orangé, comme le remarque Bleeker. L'extension géograjjlii(jue du Mérou orangé [S. auranlius et S. aiia- lis) est très grande; l'espèce a été signalée à l'ile de la Réunion, aux Seychelles, à Sumatra, à Ternate, aux Célèbes, à Badjan, à la Nouvelle- Guinée, à la Nouvelle-Irlande. C'est peut-être à cette espèce qu'il faut rapporter le Mérou unicolore 1res brièvement décrit par Liénard^ : crCette espèce, ({ui a (juatre pouces et demi de longueur et qui est du nombre des Mérous que les pêcheurs appellent vulgairement ananas, ne porte au- cune tache; sa couleur est d'un noir violàtre, etsa caudale, qui est ronde, porte un liséré blanc assez large, allant en diminuant vers le bord; cette nageoire est bordée d'un autre petit liséré rose qui suit le premier. Les nombres sont : D., 9, i5; A., 3, 1 ; V., i/5 ; P., 17; C, 17.^ A Madagascar, les Betsimisarakâ donnent au Mérou orangé le nom {[Atolrâ et les Sakalava celui de Lovojisakà. 7. EPINEPHELUS FLAVO-C/ERULEUS, LaC(![)ède. ttoLocEMBiM FLwo-c/EiitLEUM cl H. GïMN'OSLM , Lucc'pèdc, H isloire naturelle des PoissoHS , I. IV (1S06), p. 306 et 33i. 8erranl,s liORBONicus vai'. MEi.\NOMETOPON, Quov fl Gaiiiiaicl , Voyage aittour du monde de rVi-iinle. Zoologie (182^), p. 3i3 et pi. Vil, fig. 2. Serrams flavo-c/erlleus, (^uvier et Valenciennes, Hist. des Pmssons, 1. 11(1829), p. 297. Serbanus klavo-CjERUleus, GunlluT, Cahd. of Fislies of the Bril. Mus., 1. 1(1859), P- *^^- Serranus flavo-csruleus, i'iayruii' et Gùnlhcr, The Fislies of Zanzibar (186C), p. jo. Serranus FLAV0-c,«RULEUs, Day, The Fislies o//(wiî'a (1876), pi. III, fig. i- Serramis flavo-c«rlleus, Bleeker, Faune de Madagascar. Poissons (1875), p. 17. i».,X[, iG; A., 111,8. Corps épais, trapu, dont la hauteur est contenue trois fois et un tiers dans la longueur totale; longueur de la tête comprise trois fois et un tiers dans la même dimension. Ligne rostro-dorsale assez incli- née; mâchoire inférieure fortement relevée. Diamètre de l'œil compris ' Dixième rapport sur les travaux de la Soc. d'histoire naturelle de l'tte Maurice (1839), p. 3 1 . POISSONS. 63 cinq fois dans la longueur de la lête. Maxillaire dépassant un pou le niveau du centre de l'œil. Pre'opercule finement dentelé, les denticula- lions de l'angle étant plus fortes. Pointe supérieure de l'opercule à peine marquée. Epines dorsales peu fortes, la cinquième aussi longue que la distance qui sépare l'extrémité du museau du centre de l'œil. Caudale légèrement échancrée. Anale commençant au niveau du troisième rayon de la dorsale molle et ayant la seconde épine de même force que la troisième, mais plus courte. Pectorales formées de dix-sept rayons, arron- dies, de même longueur que les ventrales, restant loin de l'anus qui est situé beaucoup plus près de la terminaison de l'anale que de la base des pectorales. Ecailles delà ligne latérale petites, allongées, terminées en pointe et relevées vers le haut; tube long, se recourbant postérieurement; zone spinifère nulle; un large lobe médian et deux lobes latéraux beaucoup plus petits. Ecailles des flancs quadrangulaires; bord antérieur droit découpé par cin(| ou sept festons [)eu marqués; foyer petit et reculé; bord postérieur armé de vingt à vingt-cinq spinules; zone spinifère com- posée de six rangées de spinules. Ecailles ventrales ovalaires, allongées, à bord antérieur arrondi, dépourvues de spinules. Longueur totale, o"" iqS; longueur de la tête, o"o69; longueur du museau, o'" oiG; hauteur du corps, o"' 060; diamètre de l'œil, 0™ 01 3. Corps d'un hieu foncé uniforme; toutes les nageoires, ainsi que le pé- dicule de la caudale, de couleur jaune; bord externe des ventrales d'un bleu foncé. Commerson avait observé cette espèce à l'île de France, où elle porte le nom vulgaire de Dos jaune; elle a été retrouvée à Ceylan, à Trinco- malie, dans le canal de Mozambique. La variété désignée sous le nom de melanomclopon a été rapportée de Madagascar par M. Pollen. 8. EPINEPHELUS SUMMAINA, Forskal. Perça sumjiana, l'^orskal, Desciipliorirs Anmalium, Ainum, Piscium, etc. (1775), p. li-2. BoDiANus sujiMANA, Blocli , Sijskma Ichtliyologid', cdil. Sclineider (i 801), p. 33?i. PoMACENTRus suMMANA, Lacépède , Histoire vnlurclh; des Poissons, l. IV (i8o4). p. Tu 1. 64 MADAGASCAR. Seisranus tumilabbis, Cuvier et. Valenciennos, Histoire des Poissons, t. I[ (1829), p. 3i6. SEnnANLs sLMMANv, Gùiillici', Catul. of ihe Fislics o/tlie British Muséum, t. I (i856), p. 137. SEBRANts SLMMVNA, l'iavl'iiir cl (i uiilliiT, Fislics oj Zouzibar (i(S66), p. 5 el pi. II, (i;[. 1. Sehranus slmman\, D;iy, Tlw Fishes of India (1875), p. 21 cl pi. IV, fig. h. Epinepbelus slmmana, Dlcckcr, Allas icitihjoln/r. , (. VU (187G), p. (j 1 et |ii. VII, lij;. i '. D., \i, i5; A., m, 8. Forskal a décrit sous le nom de Pcrca summana un poisson de la mer Uouge, sur lidentificalion duquel règne la plus grande incertitude. Cette espèce est-elle bien le Mérou summana de Cuvier et Valenciennes ou ne correspond-elle |)as au Mérou à grosses lèvres? Forskal, qui a plutôt indi- qué que décrit la /*. summana, lui donne comme caractéristique une tache noire sur la queue, un trait noir oblique placé sous l'œil et des jxiiuts grisâtres [guUœ) sur le corps, et il désigne sous le nom de P. fmco-gullala une variété sur laquelle les points jaunâtres sont plus gros et moins nombreux. Schneider, dans son édition posthume deBloch, maintient les deux va- riétés établies [»ar Forskal. Il décrit ainsi le Bodianus summana : Summana. — B. corporc cincreo-l'usco , albo-frullalo, cauda brevi supra macula ni<>ra, pinna rolondulu, macula nigra ohliqua sub ocuhs, iride fusca, opcrcula posicriom Irispinosa... — (Var. «.) Corporc cœrulescenle, macula nigra supva caudam gutlis sulcis , squamis parvis. Kafsjara arabice, vel. koscliar. P., iH ; C, 18. — (Var. b.) Corpore cinereo, gullis fusco-Jîavcscenlibus, pinna caudœ Iruncala. Arabice Daba. P., 18; C, l'i; D.. ti-sg. La même espèce a été indi(juée sous le nom de Pomacentre suni- man par Lacépède, (jui dit : rr Le Summan a les plus grands rapports avec le Burdi; il est ordinairement d'un gris brun; Forskal a regardé, comme une variété constante, les individus dont la couleur générale est bleuâtre avec des taches bleues, et , comme une seconde variété, ceux (pii montrent des taches d'un brun jaunâtre sur un fond d'un gris blan- châtre, -n Cuvier et Valenciennes ont décrit sous le nom de Mérou summan un poisson dont r:le corps est brun, marbré de grandes taches grises et tout ' Celte ligure [loile à lorl le nom A'^ Ejmejthelus polysligina. POISSONS. G5 parsemé de poinls noiràlros cjiii s'e'tendenl aussi sur les na[>eoiros5), et sous le nom de Mérou à grosses lèvres cruu poisson gris pointillé de vert clair '\ Ce Mérou à grosses lèvres est le vrai P. summann, tandis que leur Mérou summan ne répond [.as à l'espèce de Forskal. MM. Playfair et Gûnfher ont raison, quand ils figurent, sous le nom de Sermnus sum- mana (Forsk.), un poisson à poinls nombreux qui est bien l'espèce de ce dernier auteur, mais ils sont dans l'erreur quand ils représentent, sous le nom de S. lumilnhris, un poisson qui est le S. smmnana de Cu- vier et Valenciennes. Le S. fohjsllipna de Bloeker est identique à la P. snmmana de Forskal (;t au S. hunilahns de Guvier et Valenciennes. L'espèce, désignée sous le nom de Mérou summan par les auteurs de VHIsloirc des Poissons, n'étant pas l'espèce de Forskal , pourrait être re- gardée comme nouvelle; nous croyons toutefois, avec M. L. Vaillant, qu'il est préférable de regarder le Mérou summan do Cuvier et Valen- ciennes comme une variété du Mérou à grosses lèvres (/*. summana de Forskal), car les deux espèces sont tellement voisines que, sans les quelques grandes tacbes de couleur blancbatre (pie présente le Mérou summan, il serait impossible de les distinguer. Cette espèce a été trouvée dans la mer Rouge, à Zanzibar, à Maurice, dans l'archipel Malais et sur les côtes des îles Andaman. 9. EPINEniELUS MOnnilUA, Cuvior et Valenciennes. (PI. VII, fi|;. I.) Serranus morruua, Cuvior et ValcnciiMines, Histoire des Poissons, t. IX (i833), p. 43i. Z). , .\i, i5; /!., III, 8. Hauteur du corps contenue quatre fois dans la longueur totale. Ligne rostro-dorsale à peine inclinée. Longueur de la tête comprise près de trois fois dans la longueur du corps. Diamètre de l'ieil plus petit que la longueur du museau, contenu cinq fois et demie dans la longueur de la tête; espace interoculaire un peu moindre que le diamètre de l'œil. Dents des mâchoires longues et fortes; deux paires de longues et fortes canines à chaque mâchoire; maxillaire supérieur arrivant [)resque au niveau du Poissons. y 66 MADAGASCAR. bord jiostérieur de l'œil. Dentelures du pre'opercule plus prononce'es vers l'angle; dentelures assez fortes aux sous-opercule et interopercule. Épines dorsales fortes, la sixième aussi haute que la distance qui sépare l'exti'e'niite' du museau du centre de l'œil. Caudale un peu arrondie. Anale commençant au niveau du quatrième rayon de la dorsale, à seconde e'pine bien plus forte que la troisième. Pectorales compose'es de di.v-sept rayons, un peu en pointe, aussi longues que les ventrales, n'atteignant pas l'anus, qui est situé bien plus près de la terminaison de l'anale que de l'attache des pectorales. Corps d'un jaune sale, orné de quatre ou cinq lignes longitudinales arquées, de couleurbrune;dansla partie supérieure du corps, des taches brunes, petites, arrondies, formant par leur ensemble des lignes obliques. Quatre bandes brunes sur la joue, descendant obliquement de lœii au bord du préopercule; une large tache brune sur Focciput. Les écailles de la ligne latérale sont allongées, petites (longueur, o" oo65), plus larges dans leur partie antérieure, rétrécies dans la partie postérieure; leur tube est situé dans l'axe et en occupe la plus grande longueur; de chaque côté de la terminaison de ce tube, il y a trois ou quatre spinules disposées sur deux rangées et, en face, le bord anté- rieur présente un large feston arrondi. Les écailles des flancs ont une forme rectangulaire; le bord antérieur, droit, est découpé par six ou huit festons; le bord postérieur, arrondi, porte des spinules disposées sur six rangées; la zone spinifère remonte peu sous l'écaillé, et le foyer, qui est étroit, en occupe la plus grande longueur. Les écailles ventrales res- semblent aux écailles des flancs, à cette exception que le bord antérieur est arrondi; on y voit des festons dont le nombre varie suivant la posi- tion qu'occupe l'écaillé. Longueur totale, o" /i3o; longueur de la tête, o" i55; longueur du museau, o™ o35; hauteur du corps, o™ i lo; diamètre de l'œil, o" o3o. A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez les Betsi- misarakâ, le nom de Fiantsihoakà, le même sous lequel ils désignent YEkdis zonatus. POISSONS. 67 10. EPINEPIIELUS MALABARICUS, Blocb. HoLOCENTRUM MALABABicuM, Bloch , Sijst. Icluh., édit. Schnoldor (i 8o t) , p. .Jig, pi. LXIII. Serbanus salmonoides, Lacépède, Histoire des Poissons, t. III (1802), pi. XXXIV, fig. 3. Serranus salmonoides, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. Il (1829), p. 363. Serra>ds saljionoides, Gûnther, Cat. oftlie Fishes of the Brit. Mus., t. I (1869), p. 12g. Epinepiielus POLYPODOPHILUS, Bieekcf, Rev. Epinepbel., Nat. Verh. Ak. Wet. (1873), p. 101. Serranus salmonoides, Day, The Fishes of India (187.')), pi. IV, fig. 3. Epinephelus POLYPODOPHiLns, Bleeker, Atlas ichth., t. Vil (1876), p. Gg et pi. V, fig. 1. D., XI, i5; A. , III, 8; L. ht., 90. Hauteur du corps contenue quatre fois et demie dans la longueur to- tale. Ligne rostro-dorsale à peine incline'e. Longueur de la tète com- prise trois fois dans la longueur totale du corps. Diamètre de l'œil e'gal à la longueur du museau et contenu six fois et demie dans la longueur de la tête; espace interoculaire presque aussi large que le diamètre de l'œil. Maxillaire de'passant le niveau du bord postérieur de l'œil. Pre'- opercule ayant des dentelures assez fines, plus prononcées à l'angle qus est comme tronqué. Trois pointes à l'opercule, la supérieure faible. Cin- quième épine dorsale aussi haute que la distance qui sépare le bout du museau du premier tiers de l'œil. Caudale arrondie. Anale commençant au niveau du second rayon de la dorsale molle, à deuxième épine plus courte, mais un peu plus forte que la troisième. Pectorales formées de dix-neuf rayons, arrondies, restant loin de l'anus. Ventrales de même longueur que les pectorales. Anus bien plus près de la terminaison de l'anale que de la base des pectorales. Corps de couleur brunâtre, traversé par cinq ou six bandes plus fon- cées, un peu obliques; une bande noire sur la tête, en travers de l'oper- cule; sur la tête et sur le corps, des taches noires et jaunes, petites, arrondies; des taches de même couleur sur les nageoires. Ecailles de la ligne latérale allongées (longueur, 0^00/17), ayant leur extrémité postérieure en pointe située dans leur axe; tube se terminant en pointe; zone spinifère nulle; bord antérieur arrondi, avec un grand feston médian, et un, puis trois lobes marginaux. 9- 68 MADAGASCAR. Lonjjueur lolalo. o'^aoy; longueur de la lèto, o'" o-]'o; longueur du museau, o'" oi^; hauteur du corps, o"'or)5; diamètre de l'œil, O'" 1 3. Lacépède a établi son Holocenfre salmonoïde d'après un dessin de Commerson ; deux poissons en herbier, provenant de la mer des Indes , sont e'tiquetés Son-amis salmonoides de la main même de Valenciennes. Sur l'un de ces poissons, en tout point semblable aux individus dans l'alcool étudiés par Guvier et Valenciennes, le corps est brunâtre, traversé par des bandes diffuses de couleur foncée, et il porte des points noirs plus petits et moins nombreux que sur l'individu, ])rovenant delà mer Rouge, d'après lequel nous avons décrit l'espèce. L'autre individu a pour formule des dorsales : xn-i^4, nombre qui est tout à fait exceptionnel chez les Mérous : nous ne connaissons que le S. acnllroslris de la mer des Antilles qui en ait autant; bien que l'exemplaire soit fort mal conservé, les autres caractères sont les mêmes que ceux du Mérou salmonoïde, de sorte qu il est probable que ce second exemplaire est un individu anormal. Rleeker a désigné, en i8û8, sous le nom de S. polijpodopliiius. un Serran de la mer des Indes qu'il a figuré dans son Allas ichlhyoloinqne ; comme il le soupçonnait, cette espèce est identique au Mérou salmo- noïde; la planche et la description ne laissent aucun doute à cet égard. Il est également certain que l'espèce que Schneider a publiée dans son édition |)osthume de Bloch sous le nom de Holocenlrum malabaricum doit se rapporter à la môme espèce; le poisson figuré par Schneider est jaunâtre; le corps est traversé par cinq lignes d'un brun foncé, dont quel- ques-unes sont irrégulières ; le sommet de la tète est brunâtre et des bandes de même couleur s'étendent de l'œil à la partie inférieure et à la partie postérieure de la tête; le corps est parsemé de quelques taches noires et de taches blanches; de gros points noirs se voient sur l'anale et sur la dorsale molle; la caudale porte quelques bandes brunes, et celles qui ornent le corps se continuent sur la première dorsale. La diagnosc donnée par Schneider est : H.falciis brunneis, punctis mip'is et cœnilcis, maxIUa injeriorc longiorc, opcrculo posteriorc trispmoso, squamis mimilissimis,flamcnt{s ad spinas dorsales, ano pinnœ caudah rolundalœ pro- POISSONS. 69 pinqiiiore. La figure est identique à un exemplaire de S. salmonoides , provenant de la mer Rouge, qu'Ehrenberg a donné au Muse'e. Le Me'rou salmonoïde habite la mer Rouge et les côtes des îles Seychelles , de nie de France et de Tlnde. 1 1 . EriNEPllELL'S RETOL'TI, Bleeker. (PI. VIII, flg. 2.) Epinephelus Retouti , Bloeker, Epineph. Reunion, Versl. Ak. Wel. , t. II (i868), p. 33c). Epinepiielus Retouti, Bleeker, Faune de Madagascar, Poiss. (1876), p. 21, pi. XII, fig. i. D., XI, lO; A., Hl, 8; L. laL, 110. Hauteur du corps contenue un peu plus de trois fois et demie, longueur de la tête comprise un peu moins de trois fois et demie dans la longueur totale. Ligne rostro-dorsale déclive, un peu rentrante au-devant des yeux; diamètre de l'œil contenu quatre fois et un tiers dans la longueur de la tète; espace interorbitaire moitié aussi large que le diamètre de l'œil; ma- xillaire supérieur arrivant au niveau du bord postérieur de Torbite; dents intermaxillaires plus longues que les autres; canines peu fortes. Sous- opercule et interopercule non dentelés; bord postérieur du préopercule avec de fines dentelures, devenant plus fortes à l'angle. Longueur de la cinquième épine dorsale égale à un peu plus de la moitié de la lon- gueur du corps; ventrales bien plus courtes que les pectorales; deuxième épine anale plus longue que les autres, deux fois aussi longue que le dia- mètre de l'œil; caudale tronquée; pectorales composées de dix-neuf rayons. Corps d'un rouge brunâtre, orné de cinq bandes transversales d'un brun foncé, qui sont plus larges que les espaces qui les séparent; bord de la dorsale noirâtre; ventrales et pectorales rosées; anale et caudale roussâtres; extrémité de la caudale noire. Longueur, o"' i5o. Bleeker, auquel nous empruntons la description de cette espèce, la sépare nettement de tous les autres Serrans. «Elle est, dit-il, manifes- tement voisine des Epinephelus acntirosins , E. mêlas, E. goreensis, E. ery- throgaster, E. laridus, E. fusais et E. vielanurus, qui tous ont onze épines dorsales et le corps sans taches apparentes, mais elle s'en dis- tingue essentiellement. Les EpincpÀelus goreensis , E. acutiroslris , E. ery- 70 MADAGASCAR. ilirogasfer el E. luvidm n'ont que quinze rayons mous à la dorsale ol pre'- sentent en outre d'autres caractères qui ne permettent point d'y rappor- ter notre espèce. VE.goreensis a, dit-on, le maxillaire dénué d'écaillés et il n'est parlé, dans la description de cette espèce, ni des larges bandes transversales du corps, ni de la large bordure noire de la caudale, mais il paraît que VE.goreensis a le corps plus allongé, les yeux plus petits, les canines intermaxillaires doubles, la troisième épine anale plus longue que la seconde, etc. — L'^. acutiroslris est une espèce beaucoup plus distincte encore, puisqu'elle présente le nombre extraordinaire de douze épines dorsales et de onze rayons à l'anale, tandis qu'elle a le corps plus allonpé, sa bauteur étant contenue quatre ou cinq fois dans sa longueur. — Quant à ÏE. enjthrogastcr/A a la troisième épine anale la plus longue, les nageoires impaires bordées de bleu, seize rayons seulement à la pectorale, le corps olivâtre et le ventre rouge, etc. — Dans XE. hividus, le préoper- cule n'est point arrondi, mais rectangulaire; la mâchoire inférieure ne porte pas de canines , et la pectorale n'est soutenue que par quinze rayons. — Puis VE. fusais se distingue par ses onze rayons à l'anale, ainsi que par son corps brun noirâtre, marbré de grisâtre. — Pour ce qui regarde enfin \'E. mclaniirus et YE. mêlas, qui tous les deux ont, comme \E. Re- touti, dix-sept rayons à la dorsale, le premier se distingue suffisamment par la forte dentelure du sous-opercule et de l'interopercule, ainsi que par les taches rougeâtres des nageoires impaires, tandis que \E. mêlas a vingt rayons à la pectorale et le corps d'un brun noirâtre uniforme. Quanta cette dernière espèce, je dois noter aussi qu'elle a, dit-on, la même forme que \E. merra, d'où il faut conclure que la caudale y est arrondie, et non tronquée comme dans XE. Rdoittl.n 12. EPINEPIIELUS LUTRA, Cuvier et Valenciennes. (PI. Vll,fig. 3.) Serranus LiTRA, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. VIII (i8ii), p. U'jU. Mérou a tète rose, Liénard , Treizième rapport de la Soc. hist. nat. Maurice (i8i3), p. 63. D., XI, i3; A., ni, 8. Le Mérou à tête rose n'est qu'une variété du Mérou loutre. «La couleur POISSONS. 71 est d'un vert jaunâtre depuis l'opercule jusqu'à la queue; la tête est rose, entremêle'e d'orange et d'une teinte verte sur le front. Les lèvres, la sym- physe et la membrane des branchies sont roses; les joues sont tachete'es et veinées de violet; le pre'opercule porte un V de forme irrégulière, dont la base est sous l'œil ; l'opercule a des taches de la même couleur; il y a un V entre les yeux et au-dessus d'eux un arc en forme de sourcil. crLa dorsale est d'un vert tendre, avec la partie molle plus foncée; la pectorale est jaune avec une légère teinte verdâtre , et il y a une tache rose à sa base et un peu de rouge vers la fin des rayons inférieurs. La caudale est d'un vert grisâtre, avec l'extrémité d'un vert clair; l'anale est grise, tirant sur le violet; la ventrale est blanche intérieurement et grise à l'extérieur. Quatre bandes verticales partent de la dorsale et descen- dent jusqu'à la partie inférieure du poisson; elles forment quatre taches grises à la base des rayons et une cinquième sur le dos de la queue. Les écailles d'une grande partie du corps portent des taches blanches. Celles qui se trouvent sur le dos sont des taches verdâtres. » A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez les Betsi- misarakà, le nom de FiantsilaM. l3. EPINEPHELUS ASGULARIS, Cuvier et Valenciennes. Serkanus ANGULAnis, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. II (1899), p. 353. Serranls oelebiccs, Bleeker, Enum.Poiss. Amboine, Ned. TijJ. v. Dierhsihr. , t. II, p. ^'J']- Serranus angularis et S. celebicds, Gûnlher, Fish. Brit. Mus., t.I (1869), p. 1 -36 et 139. Serranus glaumjs, Day, Proceedings ofthe Zoohgicaï Society (1870), p. 678. EriNEPHELus GELEBicus, Bleeker, Rev. Epineplielini, Nal. Vevh. AI,-. Wetmsch. (1878), p. 96. Eplnephelus angularis, Bleeker, Atlas ichthtjoloffique , t. VII (1876), p. Ii8 et pi. XI, fig. 3. D., XI, 16; A., m, 8; L. lut., 90. Hauteur du corps contenue quatre fois dans la longueur totale. Ligne rostro-dorsale à peine inclinée. Longueur de la tête comprise trois fois et un quart dans la longueur du corps. Diamètre de l'œil plus court que la longueur du museau, contenu quatre fois et demie dans la longueur de la tête; espace interoculaire plus étroit que le diamètre de l'œil. Deux fortes canines à la mâchoire supérieure; maxillaire supérieur dépassant 72 MADAGASCAR. un pou le niveau du centre de rœil. Quatre ou cinq fortes dentelures à langle du prëopercule; pointe moyenne de lopercule longue; inter- opercule et sous-opercule dentelés. Cinquième épine dorsale aussi haute que la distance qui sépare l'extrémité du museau du centre de l'œil. Cau- dale coupée carrément. Anale commençant au niveau du second rayon de la dorsale, à seconde épine un peu plus forte et un peu plus courte que la troisième. Pectorales formées de dix-sept rayons, arrondies, un peu plus courtes que les ventrales, n'atteignant pas l'anus, qui est placé à égale distance de la base des pectorales et de la terminaison de l'anale. D'après Cuvier et Valenciennes, le corps est r blanchâtre, tacheté de nombreux points olivâtres. La dorsale, l'anale et la caudale sont verdâtres, et les taches qui les couvrent sont très foncées. Les pectorales sont blan- châtres avec des taches jaunâtres??. Les taches qui ornent les flancs sont assez grandes, arrondies, rapprochées. Les écailles de la ligne latérale et celles des flancs sont semblables à celles des espèces du même groupe. Longueur totale, o" 220; longueur de la tète, o" o65; longueur du museau, o" 018; hauteur du corps, o'" o58 ; diamètre de Iceil, o'" 01 5. Cette espèce existe dans l'archipel Indien, aux îles Andaman, dans la mer Rouge et à Madagascar; elle se dislingue facilement, parmi les espèces à taches rouges ou brunes, par la forme anguleuse du préoper- cule, les fortes dents qui arment l'angle du préopercule et la forme tronquée, un peu échancrée même, de la caudale. Comme Bleeker la reconnu, le Serranm cclehicus ne peut être séparé du S. angidaris. Nous ne pouvons pas non plus regarder comme une espèce distincte le Serran des îles Andaman qu'a décrit M. Day sous le nom de iS. (rhiuais et qui, dit-il, porte trois fortes denticulations à l'angle du préopercule, a la caudale échancrée avec les angles pointus [caudal hmate), est de couleur verdâlre, avec de larges taches jaunâtres rap[)ro- chées sur le corps, la tête et les nageoires, ces dernières ayant, excepté les pectorales, une bordure d'un blanc grisâtre. Ce sont là les caractères que l'on remarque chez le Mérou anguleux, qui, lorsqu'il est frais, a les nageoires verticales bordées de jaunâtre. POISSONS. 73 il]. EPINEPHEI.US CHLOROSTIGMA, Cuvier et Valencienne?. Serranus CHLOROSTIGMA, CuvicF et Valenciennes, Histoire des Poissons , t. H (1829), p. 35-2. Epinephells Waandersii, Bleeker, \\e\. Epincph., Nat. Verh. Ak. Welensch. (iS-j'i), |i. 68. Serranus Waandersii, Day, The Fislics of India {i8-]h), pi. VIII, fig. 1. EpinephelusWaandersm, Bk'cker, Atlas ichthyologique , l.VII (1876), p. 67, pl.ill, fig. 1. D., _\i, iG; A. , m, 8. Hautoiir ilu corps comprise trois fois et un tiers dans la longueur totale. Ligne rostro-florsale assez fortement inclinée. Longueur de la tète contenue trois fois dans la longueur du corps. OEll un peu plus court que le museau , contenu cinq fois et demie dans la longueur de la tête; espace inter- oculaire aussi large que le diamètre de Iceil. Maxillaire arrivant au ni- veau du bord postérieur de l'œil; museau pointu , la mâchoire inférieure dé- passant la supérieure. Préopercule assez finement dentelé, les dentelures étant beaucoup plus fortes à Tangle, qui est saillant. La pointe moyenne de Topercule longue et forte. Cinquième épine dorsale aussi haute que la distance qui sépare le bout du museau du centre de l'œil. Caudale cou- pée carrément. Anale commençant au niveau de la dernière épine dor- sale, la deuxième é[)ine bien plus courte que la troisième. Pectorales formées de dix-sept rayons, arrivant au niveau de l'anus, qui est situé un peu plus près de la terminaison de l'anale que de leur origine. Ven- trales de même longueur que les pectorales. Corps blanchâtre, orné,surtout au-dessus de la ligne latérale, de taches olivâtres de forme hexagonale. Des taches de même couleur et plus petites sur la dorsale molle, la caudale, les ventrales et lanale; membrane de la dorsale épineuse bordée de noir. r Ecailles de la ligne latérale allongées (longueur, o™oo55), ayant leur extrémité postérieure en [teinte située dans l'axe de l'écaillé; tube se terminant en pointe; zone spinifère nulle; bord antérieur arrondi, pré- sentant un grand feston médian de chaque côté duquel sont deux ou trois lobes latéraux. Ecailles des flancs avec un foyer petit, ovalaire, très reculé; bord antérieur droit, découpé par sept ou huit festons; zone spinifère développée, avec trente-sept spinules environ le long du bord postérieur; Poissons. 10 lUPniMEItlE: nATIO^fALC. 74 MADAGASCAR. si»iiiules disposées sur quatorze rangées longitudinales. Ecailles ventrales ovalairos, à bord postérieur sans zone spinifère, à bord anlérieur peu arrondi, découpé par cinq festons, à foyer petit et reculé. Loupueur totale, o"'9^i5; longueur de la tèle, o^oSo; longueur du Uiuseau, o'"o2o; hauteur du corps, o'^'oyS; diamètre de la'il. o"'oiô. Il faiil rapporter au Serranus chlorosligma l'espèce que Bleeker a dé- crite sous le nom iYEpinephelus Waandorsii ; la forme, les proportions et la distribution des couleurs sont identi([ues dans les deux espèces, et le S. [Voandcvsii nest ([uune variété de coloration plus foncée, dans la(juelle les taches hexagonales, plus apparentes, se prolongent jusque sous le ventre, tandis que, chez le type, ces taches, beaucoup plus pâleï, pa- raissent s'arrêter avant la ligne inférieure du corps. l5. EPINEPHELUS AREOLATUS, Foi'skiil. Perça aukolata, l<"orskal, Dcscriptiones Animidiuiii , Aviwn , Pisciiim, etc. (177a)- Sekbanus AREOLATUS, CuviiT et Valcncieiines , Histoire des Poissons, t. II (1829), ]). 35o. Sekhams AREOLATUS, GuiilluT, Ccit. of llw Fishcs of tkc Brilisli Muséum, t. I (1859), p.ti;i- Serranus areol\tls, Uay, The Fishcs of India (iS-j5), pi. I, fijj. h. D., XI, 17; A., m, 8. Hauteur du corps comprise quatre fois et demie dans la longueur totale. Museau allonge', pointu, plus long que le diamètre de 1 œil. Tête allongée, contenue trois fois et demie dans la longueur du corps. Dia- mètre i\o \\p\\ compris six fois dans la longueur de la tête; maxillaire arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil. Préopercule avec de fines dentelures, devenant plus fortes à l'angle, qui est légèrement échancré; sous-opercule et interopercule entiers; pointe supérieure de l'opercule à peine marquée. Cinipiième épine dorsale aussi haute que la distance entre le bout du museau et le centre de l'œil. Caudale tronquée. Anale commençant au niveau du troisième rayon de la dorsale molle, ayant la seconde épine un |)eu plus forte, mais |)lus courte que la troisième. Pectorales (-(uiiposées de di\-se])t rayons, arrondies, de la même lon- gueur (pie les ventrales, atteignant à peine 1 anus. (|ui esl silué à égale dishuice de la base des pectorales et du l»oul de lanale. POISSONS. 75 Corps (Fiin gris brunâtre, couvert, ainsi que la tète et les nageoires, de petites taches brunes, polygonales et rapprochées. Ecailles des flancs à foyer reculé et petit; bord postérieur garni de spinules nombreuses; aire spinigère portant des spinules disposées sur quatorze rangées. Ecailles ventrales étroites et allongées, sans spinules. Longueur totale, o"'34o; longueur de la tête, o'" loo; longueur du museau, o" 027; hauteur du corps, o"' 077; diamètre de rorbite,o"' 017. Cuvier et Valenciennes ont eu raison d'assimiler cette espèce à la Perça areolata de Forskal et non à la P. tauvina du même auteur, comme le pensait Geoffroy Saint-Hilaire. 16. EPINEPHELUS CYLINDRICUS , Giinllier. (PI. VIII, fi,;. ..) Serranus CYLINDRICUS, Giinttier, Cat. oflhc Fishcs of tlie Br'dish Muscum, 1. I (i85r|),p. i5i. D.,\i. 17; A., m, 8; L. Int., joo. Corps allongé, dont la hauteur est contenue quatre fois et un tiers dans la longueur totale; longueur de la tête comprise trois fois et deux tiers dans la même dimension. Tête conique, couverte de petites écailles, sauf sur les lèvres; mâchoire supérieure dépassant un peu le bord postérieur de l'œil; mâchoire inférieure plus longue que la supérieure; préopercuie arrondi, bordé de fines dentelures, dont celles de l'angle sont à peine plus fortes que les autres; trois pointes à l'opercule, dont la supérieure est cachée par les écailles; un long lobe membraneux à l'épaule; yeux saillants, séparés par un intervalle égal aux trois quarts de leur diamètre; museau pointu, cylindrique. Dorsales presque égales en hauteur; épines dorsales fortes, la troisième ayant le tiers de la longueur de la tête; dor- sale molle arrondie, arrivant à la base de la caudale. Caudale arrondie, contenue cinq fois et un tiers dans la longueur totale du corps. Anale commençant un peu en arrière de la dorsale molle; troisième épine plus longue que la seconde, mais moins forte. Pectorales arrondies, sétendaul aussi loin que les ventrales, qui arrivent à l'anus. Corps orné de taches hexagonales grandes, assez régulières, de cou- IG MADAGASCAR. leur brune, que séparent des lignes blanchâtres; une partie des taches situe'es le long des dorsales de couleur beaucoup plus foncée que les autres; dorsales avec des taches arrondies; bord des dorsales blanchâtre; quel- ques petites taches brunes sur le ventre, ainsi que sur les rayons bran- chioslèges. Longueur totale, o" a i B; hauteur du corps, o™ o48; longueur de la tète, o"'o68. Cette espèce, du groupe de \ Epinephelus arcolalns (Forsk.), est bien caractérisée par sa forme allongée qui rappelle, selon l'expression de M. Gùnther, celle de certains Blennies. Le type figuré provient de Ma- dagascar et présente sur la partie postérieure de la tête une dépression assez marquée, caractère qui se retrouve sur un autre e.\em|)laire en peau recueilli aux Seychelles par \L Playfair et qui paraît dès lors avoir une valeur spécifique : ce dernier exemplaire, qui est en tout point com- parable au type, est long de o" /loo, la tête ayant o'" 1 15; sa hauteur, qui est de o™ iio, est contenue trois fois et trois quarts dans la lon- gueur totale, la tête trois fois et deux tiers dans la même dimension. 17. EPINEPHELUS RIVULATUS, Cuvier et Valeiiciennes. (PI. Vil, lîg. a.) Serhaivus RIVULATUS, Cuvicr el Valciu-ieniics, Histoire des Poissons, t. VI (i8.3o), [). ôi.j. Z>. , \i, 17: .1., m. S; L. lai., 85. Poisson allongé, la hauteur du corps diminuant régulièrement ilepuis le niveau du tiers antérieur de la dorsale épineuse. Hauteur contenue trois fois et trois quarts dans la longueur totale du corps. Ligne rostro- dorsale peu inclinée. Longueur de la tête comprise trois fois dans la longueur totale du corps. OEil bien plus grand que le museau, contenu quatre fois et deux tiers dans la longueur de la tête; espace interoculaire ayant les deux tiers du diamètre de l'œil. Maxillaire arrivant au nive;ui du bord postérieur de l'œil. Préopercule très finement dentelé, portant trois ou (|uatre grosses dentelures à l'angle. Trois pointes à 1 opercule, la su|)érieure à peine marquée. Cinquième épine dorsale aussi haute que POISSONS. 77 la distance qui sépare rextrémilé du museau du bord postérieur de Toeil. Caudale arrondie. Anale commençant au niveau de la dorsale molle; deuxième épine un peu plus forte et un peu plus courte que la troisième. Pectorales arrondies, arrivant au niveau de Fanus, composées de dix- sept rayons. Ventrales atteignant l'anus, qui est placé à égale dislance de la base des pectorales et de la terminaison de l'anale. Couleur brune, chaque écaille portant une petite tache bleue; quel- ques lignes brunâtres onduleuses sous la joue; un trait brun noirâtre à la base de la dorsale. Ecailles delà ligne latérale petites, allongées (longueur, o"" oo4), en pointe à l'extrémité, sans zone spinifère; tube recourbé dans sa moitié postérieure; bord antérieur présentant un grand lobe médian, au-dessus duquel se voient un ou deux lobules et au-dessous quatre ou cinq. Ecailles des flancs allongées (longueurjO" oo/i5; hauteur, o™ oo^B), un peu plus larges dans leur partie postérieure que dans la partie anté- rieure. Zone spinifère occupant près du quart de la longueur de l'écaillé; trente-cinq spinules environ le long du bord postérieur; on compte treize ou quatorze rangées suivant une ligne passant par \e centre de l'écaillé. Bord antérieur droit, découpé par sept festons. Foyer reculé. Longueur totale, o™ 200; longueur de la tête, 0" 068; longueur du museau, 0" o 1 5 ; hauteur du corps, 0°' o5i ; diamètre de l'œil , 0"" 016. Bleeker a publié sous le nom (VEpinephehis rhj/ncholopis^ une espèce dont la coloration est la même que celle du Serranus rivulatus, mais (pii en diffère par le profil de la tête beaucoup plus bombé. L'espèce dési- gnée sous le nom de S. summana par M. Playfair et dE. polysligma par Bleeker a le maxillaire plus allongé, dépassant largement le bord pos- térieur de l'œil. A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez les Bctsi- misarakà, le nom de Sasavy. ' Voir son Atlas ichthijoîogique , pi. YIII, fig. 2. 78 MADAGASCAR. 18. EPINKPIIELL'S FASCIATL'S, Forskal, I'eiica fasciatis, Forskal, Descripliones Animalium , Aviutn , Piscium , elc. (1776), p. lio. Holocemuum oceamcum el H. marginalis, Lacépède, Histoire naturelle des Poisso7is, t. IV (180a), p. 38(j 01892, pi. VII, Gg. a et 3. Sehranus MARGnALis, S. ocEANicLS et S. ERYTHRURus, Cuvici" et Valsnciennes , Histoire na- turelle des Poissons, t. II (1829), p. 3oi, 3o2 et Sao. Serranl'S ocEAXicus et S. MARGINALIS, Gùiithei', Catalogue of the Fishes 0/ the British Mu- séum, 1. 1 (1859), p. i35. Serranus margimalis, Peters, Monatsbcr. Akad. zu Berlin (iSC.j), p. 109. Sekranus margknalis, Playliiir et Gùiilher, The Fishes of Zanzibar (18GC), p. 7. Epinephelus FASciATus, Bleeker, Rev. Epiiu'pli., Nat. Verh.d. Ah:, t. XIV (1873), p. 119. Serranls FASCIATUS, Gùntlier, Journal des Mus. Godcjfroy, Fisch. ri. Siidsee (1870), p. 6 et pi. VI. Serranus fasciatus, Day, The Fishes of India (1875), pi. III, fig. 2. Epinephelus fasciatus, Bleeker, Atlas ichlhijol. , t. VII (1876), p. G6 et pi. XLVIII, fig. 3. D. , .VI, i5; y4., m, 8. L'HoIocentre ocL'aiiien de Lacépède n'est, comme le supposent Bleeker et Peters, qu'une varie'te' de V Epinephelus margmalis de Bloch. Nous avons sous les yeux le type de Lacépède, type rapporté de l'île Maurice par Commerson; il est en tout point semblable à un Serranus margmalis provenant des Seychelles et donne' au Musée par Dussumier; l'individu figuré par Lacépède est d'une teinte jaunâtre uniforme qui se rapproche de la coloration du S. margmalis. Il faut aussi, à l'exemple de M. L. Vaillant, regarder comme une va- riété l'espèce que Cuvier et Yalenciennes ont décrite sous le nom de S. enjlhrurus. La forme du corps, les proportions des diverses parties sont, en effet, les mêmes dans les deux espèces. Le S. marginalis, qui, d'après Bleeker, se trouve dans la mer Rouge, à Maurice, dans la mer des Indes, le long des côtes de la Chine et du Japon, aux îles Louisiades, Darnley, Pomotou et des Amis, est repré- senté dans la collection du Musée de Paris par des individus prove- nant des Seychelles (L. Rousseau), de l'île Maurice (Dussumier). de l'île de la Réunion (Quoy et Gaimard), de Ceyian (Dussumier), de Ternale POISSONS. 79 (Blook(M-). D'après le type étudié par Cuvier et Valenciennes, la diagnose de l'espèce est la suivante : Hauteur du corps comprise trois fois et deux tiers, longueur de la tête deux fois et trois quarts dans la longueur totale. OEil séparé du bout du museau par un espace un peu moindre que son diamètre, compris un |)eu plus de quatre fois dans la lougueur de la tète. Maxillaire arrivant presque au niveau du bord postérieur de l'œil. Sous-opercule et inter- opercule entiers; préopercule finement dentelé, muni à l'angle de quel- ques dents plus fortes. Pectorales arrivant au milieu de l'espace compris entre l'anale et l'anus. Deuxième rayon de l'anale un peu plus long et un peu plus fort que le troisième. Caudale tronquée. 19. EPINEPHELUS ALBOGUTTATUS , Cuvier el Volencicnncs '. Serranl's ALBOGUTTATUS, Cuvicr et Valencicunes , Histoiredcs Poissons, (. II (iS'iÇ)), p. 366. Serranus KuMiiARDTi, BleekcF, Nieuwe bijdr. Perc, Nat. Tijiischv. Ned. Intl., t. II, p. 169. Serranus FLAvoGUTTATi's, Pctcrs , Wiegmwin Archiv, Berlin (i85o), p. 2,35. Serram's Hoevem, Playfair et Gûntlier, Fisltes nf Zanzibar (1866), p. 9 et pi. II, fi;;. 3. Serranus Hoeveni, Bleeker, Rev. Epinepheiini , Nat. Verh. d. Ak. Wetensch. (1878), p. 1 1 o. Serranus tumilabris, Day (nec. Cuv. Vai.), Fishes of fndia (1876), p. 16 et pi. III, fi[j. 3. Epinepiielus Hoevem, Bleeker, Atlas ichthyologique , t. VII (1876), p. 62, pi. IV, fig. 1, el pi. XII, fig. /i. D., M, iC)- A. , ui. S: L. laL, 80. Hauteur contenue près de quatre fois et longueur de la tète trois fois dans la longueur du corps. Maxillaire arrivant au niveau du bord posté- rieur de l'œil. Denis du vomer et des palatins très fines, canines faibles. Diamètre de l'œil contenu deux fois dans la longueur du maxillaire et près de cinq fois dans la longueur de la lêle; museau un peu plus long que le diamètre de l'œil. Préopercule arrondi, à dentelures fines, un peu plus marquées à l'angle; quelques dentelures au sous-opercule. Epines de la dorsale à rayons de même longueur, à part les deux premiers qui sont les plus courts, le deuxième rayon étant plus long que le diamètre de l'œil. Pectorales arrondies, arrivant à l'anus, aussi longues que la dis- ^ Le Serranus alboguttatus (Bleeker, Amboinc. p. i3, et Gùnther, Cal. Fish. Brit. Mus., I. I, p. i2(j) appartient à une aulre espèce. 80 MADAGASCAR. tance ([iii sépare le bout du museau du préopercule. Caudale arrondie. Deuxième épine anale de même longueur que la troisième, un peu plus forte, mais aussi lon{]jue que la troisième épine. Corps de couleur bru- nâtre avec des tacbes rondes, ayant à peiue le diamètre de la pupille, de piandeur inégale, de couleur blanchâtre; quelques tacbes nuageuses et des tacbes arrondies sur les dorsales, dont le bord est liséré de noirâtre; les autres nageoires de teinte uniforme. La collection du Musée de Paris possède deux individus étiquetés sous le nom de Servanm alhoguUatus : Tun, le type de l'espèce, a été rapporté de la mer des Indes par Péron; l'autre a été péché sur les côtes de la Nouvelle-Guinée par Quoy et Gaimard; M. L. Vaillant a rapporté ce second exemplaii'o au S. summana de Cuvier et Valenciennes. Méconnu par tous les auteurs, le Mérou à gouttelettes blanches a été fipuré par MM. Bleeker, Plavfair et Giintber sous le nom de S. Hœveni; celte dernière espèce est identique au S. aWogullatus de Cuvier et Valen- ciennes; il n'y a que quelques légères différences dans la forme et la gran- deur des taches; Bleeker a d'ailleurs reconnu que VEpincphelus Hœveni subit d'assez notables changements dans la coloration avec l'âge des indi- vidus. C'est ainsi que les ocelles deviennent plus nombreux avec l'âge et moins nettement cerclés; dans un âge encore plus avancé, ces ocelles, qui sont relativement plus petits et plus nombreux, sont moins nettement dessinés et deviennent parfois même coniluenls, de manière à former (les bandes plus ou moins distinctes. Les jeunes individus ressemblent beaucoup aux jeunes du S. summana [S. tumilabris de Cuvier et Valen- ciennes); aussi s'e\plique-t-on que Valenciennes ait étiqueté S. alhofriit- talus l'exemplaire provenant du voyage de Quoy et Gaimard. M. Day a commis une erreur en sens inverse et a figuré sous le nom de S. Iiimiln- hris un poisson qui est le Mérou summan de Forskal. Nous avons déjà dit qu'il fallait regarder les S. summana [S. lumilabris, Cuv. et Val.) et le Ser- ran rapporl(' pai' Cuvier et Valenciennes à la Perche summan comme deux variétés d'une même espèce; le Mérou à gouttelettes blanches fait le passage entre elles, de telle sorte qu'il est presque certain que les S. nl- bognllalun, S. lumilabris et S. summana ne sont que des variétés locales ou POISSONS. 81 même des varie'tés d'âge d'une seule et même espèce. Les mate'riaux nous font malheureusement défaut pour porter un jugement définitif en con- naissance de cause. Peters ayant bien voulu nous communiquer le type de l'espèce décrite par lui sous le nom de S. JlavoguUatus, nous avons pu nous assurer que cette espèce est identique à l'exemplaire figuré par Bleeker comme Epincphchis Hœveni, espèce qui, nous l'avons dit, doit porter le nom d'E. alhoguUalm. L'exemplaire décrit par Peters est long de o™ i4o et la tête a o"' o/i5; le corps est brunâtre, orné de taches verdâlres peu nombreuses, disposées en trois séries; entre ces taches, il y a des points de même couleur et plus petits qui se continuent sur la tête; vers le dos, on voit quelques marbrures plus foncées que la teinte générale du corps; les dorsales sont brunâtres, avec quelques taches jaunâtres, taches qui se retrouvent sur la caudale, que borde un étroit liséré jaune; l'anale est brunâtre, plus foncée à l'extrémité; on voit quelques petites taches jaunes à l'aisselle. Le type du iS. jlavogxUkiius provient de Mozambique. 2 0. EPINEPHELUS POLLEM , Bleeker. (PI. Vm, lig. .3.) Mérou a joues rayées, Liéuard. Septième rapp. de la Soc. hist. nat. Maurice (i 8'^ d), p. 52. Epinephelus Polleni, Bleeker, Epineph. Re'union, Verh. Ak. Vet., t. Il (187G), p. 336. Epinepiielus PolIjEni, Bleeker, Recli. sur la Faune de Madagascar, Poissons (1877), p. iç), pi. VII. D., M, 16; A., m, 9; I. lut., 1 15 h 120. Hauteur du corps contenue trois fois et demie et longueur de la tête un peu plus de trois fois et demie dans la longueur totale. Ligne rostro- dorsale déclive, concave au-devant des yeux; diamètre de l'œil contenu près de cinq fois dans la longueur de la tête; espace interorbitaire presque égal au diamètre de l'œil; maxillaire supérieur arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil; dents intermaxillaires beaucoup plus longues que les autres; canines fortes et longues. Sous-opercule et interopercule denticulés; boi'd postérieur du préopercule légèrement denticulé, peu à l'angle. Cinquième épine dorsale ayant comme longueur le tiers de Poissons. 1 1 lUPniMKniE NATIONALE. 82 MADAGASCAR. la hauteur du corps; ventrales à peine plus courtes que les pectorales; deuxième et troisième e'pines de l'anale presque de même longueur, contenues deux fois dans le diamètre do l'œil ; caudale un peu arrondie; pectorales composées do dix-huit rayons. Corps de couleur rose'e, violacé vers le dos; tête ornée de trois bande- lettes hleuâtres, Tune allant du front sur les tempes, lautre, oculo-oper- culaire, se dirigeant vers Tépine de Topercule, la troisième passant sur le rostre et au-dessous de Tœil et de Topercule. Flancs ornés de deux bande- lettes longitudinales de même couleur, les quatre bandelettes supérieures, plus ou moins interrompues et ondulées, n'arrivant pas à la caudale, les autres atteignant cette nageoire. Nageoire dorsale cérulescente, avec les épines violacées et des lignes rosées. Pectorales également cérulescentes, avec les rayons orangés. Ventrales et anale jaunâtres, les premières tein- tées de bleuâtre en avant, la seconde bordée de blanc et de violacé; cau- dale d'un rosé cérulescent en haut, bordée de violet. Longueur, o"" 260. D'après Bleeker, rr cette belle espèce présente de nombreuses affinités avec le Serranus fonnostis de Cuvior et Valenciennes [Epmcphclus fonno- sm. Bleeker) tant par ses formes générales et ses neuf épines dorsales (pic par les bandes longitudinales d'un beau bleu qui ornent la lèle, le Ironc ol les nageoires. En la comparant cependant avec le S. formosus, on Irouve ([u'elle s'en distingue par des caractères nombreux. Dans le S. for- mosus, le profil est plus pointu, la dorsale molle est plus élevée, la cau- dale est beaucoup plus arrondie, les bandelettes bleues sont plus nom- breuses, tant sur la tête que sur le tronc et les nageoires. Mais outre ces caractères qui font distinguer le S, formosus au premier coup d œil de l'espèce actuelle, j'en trouve encore beaucoup d'autres qui ne sont j)as moins essentiels fl. Dans le S. formosus, le museau est en efl'et entièrement couvert d'écaillés, tandis que le museau est complètement nu chez le S. Pollcni; dans cette dernière espèce, les écailles du tronc sont plus petites et il y en a de cent quinze à cent vingt dans une rangée longilu- dinale. soixante environ dans une rangée transversale entre la base de la ventrale et la dorsale, tandis que le S. formosus n'en a que quatre-vingt- dix à cent et cinquante. POISSONS. 83 Il n'est pas douteux que VE. Pollmi est la même espèce que le Me'rou à joues rayées de'crit par Lie'nard en ces termes : rrLa couleur est lie de vin; 11 y a trois raies bleues obliques sur les jouos et une vingtaine d'autres de la même couleur situées transversalement depuis la pecto- rale jusqu'à la queue. Les nombres sont: D., 9, i 5 ; A., 3, 10; P., 18; C, 1 7; V., 1, . Il avait un |)ied de longueur. - Genre AISYPERODON. M. Gûnther a séparé des Serrans, sous le nom à' Anyperodoti , le Ser- ranus kucogranmiicus de Cuvier et Valenciennes. Bien que très voisine des Epincphehis à onze épines à la dorsale, cette espèce s'en distingue cepen- dant très nettement par l'absence de dents palatines et de dents canines à la mandiliule; Bleeker s'est assuré, du reste, que l'absence de ces dents est constante et non pas accidentelle; les canines font défaut à la mandi- bule aussi bien chez les plus jeunes individus que chez ceux d'un Age avancé. La physionomie générale est un peu différente de celle que l'on voit chez les vrais Epinepheliis , la tête étant plus pointue et la mâchoire inférieure plus allongée. Les écailles de la ligne latérale sont semblables à celles des Epinr- phelus, petites, ovalaires, rétrécies vers l'extrémité postérieure, qui se termine en pointe; le tube est simple, étroit à son extrémité, et il se termine près de la partie postérieure de l'écaillé; la zone spinifère, qui est composée d'un petit nombre de spinules, remonte vers son extrémité. Lorsque M. Gûnther a étabb ce genre, il ne connaissait qu'une espèce; Bleeker en a décrit depuis, sous le nom (YAnyperodon uroplilhalmm, une autre qui provient de la mer des Indes; VA. Icncogrammicus a été trouvé aux îles Seychelles, à Bourou et dans l'archipel Malais. ANYPERODON LEUCOGR\MMlCl S , Gmier el Valenciennes. (PI. Vil, li(;. tl.) Serranus leucogrammicus, Cuvier et Valenciennes, Hisl. des Poissons, l. Il (1829), p. Siy. Anyperodon leucogrammicus, Gûnther, Cat. Fishvs 0/ British .Muscum , I. I (1869), p. 96. 84 MADAGASCAR. ANYPEnoDON LEL'COGRAMMicus, Playfair, Fish. of Seychelles, Proc. Zool. Soc. (1867), p. 846. AwPKiioDON LEUcoGRAMMicus, Blceker, Allas ichtlijiolofrique, t. VII (187G), p. 28. D. , XI, i5; ^., m, 9; L. lut., 85. Hauleur du corps contenue (jualre fois et demie et longueur de la tête trois fois dans la longueur totale; diamètre de l'œil compris près de sept fois dans la longueur de la tète; maxillaire supe'rieur de'passant un peu le niveau du bord postérieur de loeil. Pédicule de la queue aussi long que haut. Ventrales un peu plus courtes que les pectorales; caudale arrondie. Corps de couleur brunâtre, avec quatre ou cinq bandes longitudinales de couleur blanche, trois de ces bandes arrivant à la caudale; tète, lianes, dorsales, caudale avec des taches brunes arrondies, rougeàtres sur les mâchoires: pectorales, anale et ventrale rougeàtres. Longueur totale, 0"' 3 1 0; longueur de la tète, 0"' 110; longueur du museau, 0" oaS ; hauteur du corps, 0" oyô ; diamètre de l'œil, 0"' 01 5. Genre LLTJAMS. Le nom de Mrsoprion a été pro[)Osé par Cuvier dans la seconde édition du W'gnc animal [iS-2Cf) pour des poissons qui rfont, avec les caractères de dents et de nageoires des Serrans et leur préopercule dentelé, un opercule hnissant en angle mousse et non épineux^?. Cuvier remarque que r:la plupart de ces espèces étaient comprises dans le genre Liitjanm de Bloch, mais y étaient mêlées à des espèces d'autres familles, soit Scié- noïdes, soit Labroïdes, dont il a fait d'autres genres». Dans la première édition du Rrgnc animal, Cuvier admit le genre Luijaniis. tout en retirant les espèces hétérogènes que Bloch y avait intro- duilrs; à l'exemple de MM. Poey, Bleeker et Vaillant, il nous semble que le nom de Mosoprion doit être abandonné pour celui de Lutjantis, qui a incontestablement la priorité. Nous ne nous étendrons pas du reste sur ce genre qui a été étudié avec soin par M. L. Vaillant'. Nous nous conten- ' Sur quelques espèces critiques du genre Luljanus [Bull. Soc. philomalhique , t. XI, p. 43, 187'!). — Poissons du Mexique, op. . ô3o. DiACOPE ANGULCS, Bcnnctt , Proceediiigs ofthe Zoological Societij . t. I (i83i), p. 1-27. Genyoroge CiERULEOviTTATA , Gûnttier, Cat. ofthe Fislies ofthe Bril. Mus.. (. 1 (1 869 ), p. 1 79. D., XI, i3; A., III, 9; L. lat., Sa. Hauteur du corps contenue trois fois dans la longueur ; chanfrein et ligne dorsale formant une courbe assez accentuée. Longueur de la tête comprise ti^ois fois et un tiers dans la longueur du corps; museau un peu plus long que l'œil, dont le diamètre est contenu trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête; maxillaire arrivant au niveau du bord anté- rieur de lœil. Dents fortes; plaque vomérienne prolongée postérieure- ment; pas de dents sur la langue. Préopercule finement dentelé, avec une profonde échancrure et d'assez fortes dentelures au bord inférieur. Hauteur de la cinipiième épine dorsale égale à la longueur du museau; longueur de la dorsale molle contenue une fois et deux tiers dans la longueur de la dorsale antérieure. Caudale échancrée. Anale commençant sous le second rayon de la dorsale; seconde épine de la même longueur que la troisième et aussi haute que le diamètre de l'œil. Pectorales fal- ciformes, atteignant presque l'anale; ventrale arrivant à l'anus, qui est placé un peu plus près de la terminaison de l'anale que de l'attache des ventrales. POISSONS. 95 Longueur totale, o"' 3 Go; longueur de la tête, 0"' 080; longueur du museau, o" 028; hauteur du corps, o'"o85; diamètre deTœil, o"'o95. L'exemplaire type que nous figurons, et qui a été envoyé au Musée de Paris par Théodore Delile, est presque complètement décoloré. D'après Cuvier et Valenciennes, cette espèce «ra, sur chaque flanc, huit rubans bleus, sans bordure; les quatre supérieurs avancent sur la tête comme dans le Diacope à huit raies, et les quatre inférieurs, plus étroits, plus serrés, suivent la courbure du ventre et s'arrêtent à la gorge. La tête est pourpre. Le fond du corps est d'un jaune doré, le ventre d'un blanc ar- genté. La dorsale est verte, mélangée d'olivâtre; les autres nageoires sont jaunes T. Les Betsimisaraka donnent à ce poisson le nom de Bemololrà (litt. : grosses lèvres) et les Sakalava celui de Meromboho ou de Vohifro. 2. DIACOPE CALVETI, Cuvier et Valenciennes. (PI. XII, 11;;. I et i'.) Diacope Calveti, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. II (1829), p. Z129. Mesoprion timoriensis, Guntlier, Cat. ofthe Fishes of the Brit. Mus., t. I (iSBg), p. 9o5. LuTJANUs MALABABicus ', Bieekei", Atlas ichlhijol., t. VIII («877), p. Ci et pi. XV, fig. 6. D., X. llx; A., il[, 8; L. lat., 55. Hauteur du corps contenue trois fois et longueur de la tête trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Chanfrein et ligne dorsale assez in- clinés, bombés entre l'œil et la dorsale. Museau près de deux fois aussi long que le diamètre de l'œil, qui est contenu quatre fois et deux tiers dans la longueur de la tête. Dents fortes; plaque vomérienne très étroite, en forme de V, ne se prolongeant pas en arrière; pas de plaque lin- guale. Préopercule avec une profonde échancrure et de fines dentelures, celles de l'angle assez fortes. Hauteur de la cinquième épine dorsale égale à la longueur du museau; longueur de la dorsale molle contenue une fois et demie dans la longueur de la nageoire antérieure. Caudale échancrée. Anale commençant sous le quatrième rayon de la dorsale; ' Bloch (édition de Schneider) décrit sous ce nom une espèce différente. % MADAGASCAIJ. seconde ('piiic plus courlc (jiie l;i troisième . iiiiiis |)liis lorlc ol hicii plus couili' (MIC lii lioisième épine dorsale, l'ecloralos ralcilbniies, aiiivaut au ul\eaii de l'auale; ventrales atteignant l'anus, (jui est situé plus pi'ès de ICxtréiuilé de l'anale que de l'allaclie des ventrales. Corps de couleur uuilbrnic, avec une bande noire peu n)ar(|uée à la dorsale ('■piueusc. Lonjjueur lotale, o'" SaS; longueur de la tète, o'" oyo; longueur du museau, o'" o35; hauteur du corps, o"' lob; diamètre de l'd'il, o™ 018. Le Diacopr Calvcli, (|ui a été trouvé par (Juoy et Cainiard à Timoi', a été aussi recueilli à l'ile Maurice par [)ussun)ier; c'iîst d'après l'exem- plaire rapporlé par ce dernier voyageur (|u'esl laite noire description. C'est à tort que Bleeker assimile le D. Calveti au D. iiKilaharictts de IMocli; Cuvier et Valenciennes, qui ont examiné le type de IMocli, disent (|u il a le museau assez court: or le D. 6'«/cc// est l'espèce qui, dans le j;r()upe, a le museau le plus allongé. M. (ii'intlier a liien compris les dru\ esj)èces (ju'il désigne sons le nom (l(! Mci^opyioit Duiialxincus et Inno- rlcnsls (^Calveti). M. Day' a ('gaiement séparé le Ijuljnnm malalianciis du L. Cal r vil. Les Helsimisaraka donnent à ce poisson, sur la côle orientale de Mada- gascar, le nom de Pxtjolnj et les Sakalava l'appellent \oliilro. 3. DlACOl'K DUOnECIM-LlMÎATA, Cu\ it>r ct Valoiicioiinos. (PI. XUl, liy. 3, 3", a' et 3.) DiAcopE DUODKCiM-M\EATA. Cuviei' el Valeiiciomics, Hisl. des Poissons, I. VI (i83o), |). 5-»(). D.. XI, i3; A., 111,8; L. lut., Sa. Hauteur du corps égale à la longueur de la li'le el contenue trois fois et deux tiers dans la loiijjueur lotale; dianlVein el lijjue dorsale formant une courlie peu accentuée. Museau de même longueur que le diamètre de l'œil, (|ui est contenu un j)eu plus de trois Ibis dans la longueur de la lèle; uuixillaire arrivant au niveau du boi'd auliTieur de l'o'il. Dents assez fortes; phupie vomérienne très étroite, en Ibiine de \, ne se prolon- ' Voir Tke Fishesof India (iS-j^-iS']']), p. clm, |iI. I\, (ij|. /i. POISSONS. 97 geanl pas en arrière; pas de dents sur la langue. Proopercule finement dentelé, avec une encoche profonde et un lobe ovalaire (\n\ se prolonge en arrière et a son pourtour fortement dentelé. Espace entre l'extrémité du museau et Torigine de la dorsale contenu un peu |)lus de trois fois dans la longueur totale du corps. Hauteur de la cinquième épine dor- sale égale à la longueur du museau; longueur de la dorsale molle con- tenue une fois et demie dans la longueur de la nageoire antérieure. Cau- dale à peine écliancrée. Anale commençant sous le troisième rayon de la dorsale; seconde épine plus forte que la troisième et de la même longueur qu'elle, un [)eu plus longue que le museau. Pectorales falciformes, attei- gnant presque l'anale; ventrales arrivant à l'anus, qui est situé un peu plus près de la terminaison de l'anale que de l'attache des ventrales. Longueur totale, o'" aïo; longueur de la tête, o"" o63; longueur du museau, o'" 0.90; hauteur du cor|)S, o"" 060; diamètre de l'œil, o"'090. D'après Cuvier et Valenciennes, «sur un fond jaune lilas, il y a sur chaque flanc six rubans lilas sans bortfurc, qui n'avancent pas sur les opercules. La tête au-devant de l'œil est d'un rouge pourpré. Les épines de la dorsale sont jaunes, et la membrane est grise, lavée de lilas; les autres nageoires sont jaunes, avec les rayons orangés tj. Ce poisson porto, chez les Betsimisaraka, le nom (la Somlanà (litt. : qui est peint); les Sakalava l'appellent Meromboho et Sorodamba. h. DIACOPE BENGALENSIS*, Bloch. (PI. XIII, lir;. 1, r fit 1".) HoLocEMRUM BENGALENSis, BIocli , Auslanduchc Fisclie (1785-1795), |)l. (>(iXLVI, lijj. -J. DiACOPE OCTOVITTATA, Cuvicr ct Valcncicnnes, Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. 628. fiENYOROGE OCTOVITTATA, Gùntlicr, Ciit. (if ihc. Fislws of llw Bril. Mm., t. I (1869), p. 180. IjUtja.nus BENGALENSis, i)ay, The Fishes of liidia (187.^), p. (xrx, pi. X, fi{j. 6. D., XII, 12; A., m, 8; L. lai., 70. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale; chanfrein et ligne dorsale formant ' Hlocli a décrit sous ce nom une espèce cliirérenle. Poissons. l 'i IMPMHtr.rC frAtl05ALt. D8 MADAGASCAR. uiio courbe peu accentuée. Museau un peu plus long que le diamètre de Toeil , qui est contenu jirès de quatre fois dans la longueur de la tête. Dents assez fortes; plaque vomérienne très étroite, en forme de ^, ne se prolon- geant pas en arrière; pas de dents sur la langue. Préopercule avec de fines dentelures, qui sont beaucoup plus marquées à l'angle, et avec une encoche profonde. Hauteur de la cinquième épine dorsale plus grande que la longueur du museau; longueur de la dorsale molle contenue une fois et demie dans la longueur de la dorsale épineuse. Caudale un peu échancrée. Anale commençant sous le premier rayon de la dorsale; se- conde épine plus longue et plus forte que la troisième, de même lon- gueur que la cinquième épine dorsale. Pectorales falciformes dépassant un peu le niveau de l'anus, qui est situé presque à égale distance de la terminaison de l'anale et de l'attache des ventrales. Longueur totale, o" lyÔ; longueur de la tête, o"' oiy; longueur du museau, o°' 016; hauteur du corps, 0™ o45; diamètre de l'œil, 0™ 01 3. Bloch a ligure sous le nom A'Holocentrmn bengalensts une espèce qui a été très dilléremment interprétée par les auteurs. Valenciennes ayant as- similé le Diacope oclovittata à l'espèce de Bloch, nous avons adopté cette manière de voir, comme l'a fait M. L. Vaillant dans les collections du Musée de Paris, et nous désignons sous le nom de D. bengalensis l'es- pèce chez laquelle la dorsale se compose de douze épines, et qui, outre ce caractère, se distingue du D. ocloUnenla par l'absence décailles sous l'œil et par le moindre nombre des écailles de la ligne latérale; nous sommes dès lors conduit à regarder le D. bengalensis, tel que l'ont com- pris MM. Gûnther et Bleeker, comme synonyme du D. octolmeala. Les D. bengalensis , D. octolmeata, D. amboinensis , D. quinquehnealu (auxquels il faut réunir le D. decemlmcala de Cuvier et Valenciennes) sont du reste très voisins les uns des autres, et l'on constate des pas- sages pres([ue insensibles entre le nombre des écailles de la ligne laté- rale; la présence ou l'absence d'une tache noire sur la partie postérieure du corps, au niveau de la ligne latérale, ne fournit aucun caractère dislinctif, celte tache étant plus ou moins effacée suivant les individus; Bleeker lui-même ne paraît d'ailleurs pas attacher une grande impor- POISSONS. 99 tance à l'absence de celte tache, puisqu'il figure sous le nom de Lutjanm quinquelineatns un exemplaire dont les flancs portent une large tache noire, bien que l'individu repre'senté par Bloch ne porte point de tache sur la partie postérieure du corps. Le nombre des épines est variable, Bleeker en mentionnant dix ou onze pour les Lutjanus bengalensis et L. amboinensis. D'après M. Gûnther, le Geni^oroge bmn-almsis (D. oclo- lineata) serait toutefois distinct du G. octovlttalu, leur squelette étant difl'érent. Ce poisson porte, sur la côte orientale, le même nom Soratanâ que l'espèce précédente; les Sakalavâ l'appellent Soroala ou Sorodamba. 5. DUCOPE OCTOLINEATA, Cuvier et Valenciennes. DiACOPE OCTOLINEATA, Cuvier et Vaiencienues, Histoire des Poissons, t. II (1828), p. 618. Genyoroge bengalensis\ Gûntlier, Cat. of the Fish. of the Brit. Mus., t. I (1869), \^. 178. Lutjanus bengalensis -, Bleeker, Atlas ichthijol., t. VIII (1876). p. 55 et pi. LV, fig. li. D.,x, iti;A., m, 8; Liât., 85. Hauteur du corps contenue un peu plus de quatre fois et longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur totale; chanfrein et ligne dorsale formant une courbe peu accentuée. Museau un peu plus long que le diamètre de l'œil, qui est contenu quatre fois dans la lon- gueur de la tête. Dents fortes; plaque vomérienne très étroite, en forme de V, ne se prolongeant pas en arrière; pas de dents sur la langue. Pré- opercule finement dentelé, avec une encoche profonde. Hauteur de la cin- quième épine dorsale égale à la longueur du museau; longueur de la dorsale molle contenue un peu moins d'une fois et demie dans la lon- gueur de la dorsale antérieure. Caudale un peu échancrée. Anale com- iliençant sous le second rayon de la dorsale; seconde épine beaucoup plus forte que la troisième et aussi longue qu'elle et que la cinquième ^ Le i)/rt(-o/)e rt,r!7?«r('« (Cuv. et Val.), que (Cat. Fish. Bill. Mus., t. 1, p. 178) et le Bleeker donne comme synonyme à cette Diacopebengale)isisdcB\eeker {Atlas ichthijol., espèce, est un poisson clifTe'rent. t. VIII, p. 54 et pi. LV, fig. i) apparlien- - Le Gemjoroge bengalensis de Giinther nent à une autre espèce. i3. 100 MADAGASCAR. épine dorsale. Pectorales falciformes, arrivant presque au niveau de l'anale; ventrales n'atteignant pas l'anus, qui est situe' plus près de la terminaison de ianale que de fattache des ventrales. Longueur totale, o"" 9^5; longueur de la tête, o"' 070; longueur du museau, 0'" 038; hauteur du corps, 0™ ofiB; diamètre de l'œil, 0'" 020. G. DUCOPE MARGiWTA, Cuvier et Valenciennes. (PI. XII, fig. 3.) Di.vcopE MARGiNATA, Cuviei" et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. II (1828), p. 485. DucoPE FLAViPES, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. 534. Genyoroge MARc.iNATA, GùntUei', Cat. of the Fishes 0/ the Brit. Mus., t. I (1839), p. 181. Mesoprioin .MAHGiNATA, Giinther, /. iV/îw. Go MADAGASCAR. ot demie tlaus la longueur totale; profil de la tête très incliné. Museau plus long que le diamètre de lœil, qui est contenu près de quatre fois dans la longueur de la tète; maxillaire arrivant au niveau du bord an- térieur de iœil. Dents fortes; pas de dents sur ia langue; dents vomé- riennes en une bande étroite, ne se prolongeant pas en arrière. Préoper- cule avec de fines dentelures, qui sont plus fortes à langle: encoche pour le processus operculaire à peine marquée. Hauteur de la cinquième épine dorsale égale à la longueur du museau; longueur de la dorsale molle contenue une fois et un tiers dans la longueur de la nageoire anté- rieure. Caudale échancrée. Anale commençant sous le troisième rayon de la dorsale molle; seconde épine plus courte que la troisième et de même force et de même longueur que la cinquième épine dorsale. Pecto- rales falciformes, dépassant l'origine de l'anale; ventrales atteignant lanus, qui est placé un peu plus près de la terminaison de lanale que de rattache des ventrales. Longueur totale, o"" 190; longueur de la tête, 0" 060; longueur du museau, o'" 022; hauteur du corps, 0" 060; diamètre de lœil, o"' 017. Daprès Quoy et Gaimard, le corps est gris, avec des lignes brunes, étroites, parallèles, qui descendent obliquement sur tout le corps; la dor- sale et la caudale sont noirâtres, la première dorsale est lisérée de noir: on voit une tache brune dans Taisselle de la pectorale. Très voisin du Diacope marginala, le D. lineala s'en distingue par léchancrure du préopercule, qui est plus oblique et plus profonde, par la seconde épine anale, qui est moins longue que la troisième et de même force, par la dorsale molle, qui est plus longue. Chez le D. marginala, le profil de la tête est bombé depuis l'origine de la dorsale jusqu'auprès de l'œil, tandis qu'il est plus fuyant chez l'autre espèce. Le poisson dési- gné et figuré par Bleeker sous le nom de Luljanm lincatus appartient à une espèce très distincte, puisqu'il a des dents linguales. A l'exemple de MM. Gûnther et Vaillant, nous réunissons lesZ). Imcala et axillaris; contrairement à l'opinion de Valenciennes, cette dernière espèce doit être regardée comme synonyme du D. Imcala et non du D. marginala. POISSONS. JOS 8. DIACOPE ANALIS, Cmier et Valenciennes. (PI. XIII. fig. 2, a", 9" et 2^) DiACOPE ANALis, CuviCF et Valencicnnes , Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. 53i. DiAcoPE AURANTiACA, Cuvicr ct ValeDcieiines, Histoire des Poissons, t. M (i83o), p. 535. D., X, ji;i., m, 8; L. ht., 65. Hauteur du corps contenue un peu plus de trois fois et longueur de la tête trois fois et un tiers dans la longueur totale ; profil de la tête d'a- bord un peu bombé, puis assez incliné. Museau un peu plus long que le diamètre de l'œil, qui est compris trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête; maxillaire arrivant au niveau du bord antérieur de Toeil. Dents fortes; pas de dents sur la langue; dénis vomériennes en une bande étroite, ne se prolongeant pas en arrière. Préopercule avec de très fines dentelures, qui sont plus fortes à l'angle; encoche du pré- opercule assez profonde. Hauteur de la cinquième épine dorsale un peu plus grande que la longueur du museau; longueur de la dorsale pos- térieure contenue une fois et demie dans la longueur de la nageoire antérieure. Caudale à peine échancrée. .4nale commençant sous le qua- trième rayon de la dorsale; seconde épine un peu plus courte que la troisième et de même force et de même longueur que la cinquième épine dorsale. Pectorales falciformes, arrivant à l'origine de l'anale; ventrales dépassant un peu le niveau de l'anus, qui est situé à égale distance de l'attache des ventrales et de la terminaison de l'anale. D après Cuvier et Valenciennes, le trcorps est verdâtre... Des lignes longitudinales d'un brun doré se voient par reflets sur les côtés. La dor- sale est grise, avec une large bordure noire sans liséré blanc. La caudale est rembrunie; les pectorales sont pâles, l'anale est jaune de soufre et les ventrales sont jaunâtres-;. Longueur totale, o"' lio; longueur de la tête, 0" o4.5; longueur du museau, 0" 016; hauteur du corps, 0" 0^8; diamètre de l'œil. 0"' oi3. Très voisin du Diacope margmala\ le D. analis, auquel il faut réunir ' Bleeker met à tort comme svnonvmes les Diampe Jlnvipes (D. marginata), D. analis et B. aurantiaca. lOi MADAGASCAR. le D. auranfiaca. s'en tlistingiio par le profil de la lèle, qui est moins incline'. Ce poisson porte à Madagascar, cliez les Betsimisaraka, le nom de Mcnahy et, chez les Sakalava, celui d'Antsisy ou de Sorodamba. g. DI\C0PE RIVL'LVTA, Cuvier et Valenciennes. DiAcopE iiivLLAT.v et D. ALBOGUTTATA, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poisso7is, t. II (1828), p. /il 6, pi. XXXVIII, et t. VII(i83i),p. 645. Mesoprion mille-étoiles, Lie'nard, Dixième rapp. Soc. hist. nul. Maurice (1889), p. 82. Genyoroge ritulata, Giinther, Cat. ofthe Fishes of thc Brit. Mus., t. I (iSBg), p. 182. Genyoroge RivL'LATA, Plajfaii' et Giinther, The Fishes of Zanzibar (18GG), p. 16. Genïoroge RivuLATA, Day, The Fishes of India (1876), p. cix. LuTJAiNus nivuLATUS, Bleskei", Atlas ichthyoL, I. VIII (1876), p. 79 et pi. CXL\II,fig. 3. D. , s, i4; /!., ni, 8 ou 9; L. lai., 5i. Nous ne parlons de cette espèce bien connue des zoologistes que pour en donner la coloration exacte. Lie'nard de'crit, en effet, sous le nom de Mesoprion mille-étoiles , un Diacope qui n'est autre que le Diacope à lignes flexueuses de Cuvier et Valenciennes. D'après cet auteur, r la couleur ge'- nérale est d'un vert olive tendre, dont la teinte est un peu plus foncée sur le dos et vers la queue. Les joues sont d'un vert jaunâtre, tout le ventre est rose, le front et les joues sont orne's de bandelettes bleues que borde un liséré plus foncé de la même couleur. Le corps est couvert de petits points d'un bleu clair, cerclés de bleu plus foncé. Les pêcheurs de lile Maurice le désignent sous le nom de Chemise ou de larvara-^. Le D. rivulala a une large distribution; il habile, en effet, la mer Rouge et les côtes de 1 île Maurice, du Malabar, de la Chine et du Japon. Il est connu à Madagascar, sur la côte orientale, sous le nom de ] ara- varanâ. Genre ETELIS. Sous le nom A'Eleh's, Cuvier et \alenciennes désignent pun poisson qui réunit aux caractères des Perches proprement dites, et même à leurs dents en velours, une rangée extérieure de dents en crochets coniques et pointus. Sous ce rapport, les Etelis ressemblent aux Sandres, dont ils POISSONS. 105 diffèrent par leurs palatins qui n'ont que des dents en velours sans au- cuns crochets et par leurs opercules qui ont deuxe'pines à leur extrémité', tandis que ceux des Sandres sont entiers ' v. M. Gûnther ajoute que Ton compte sept rayons branchiostèges; que la langue est lisse, que la caudale est profonde'ment e'chancrée, que le préopercule est indistinctement den- telé' et que l'anale est pourvue de trois épines^. Dans une étude récente sur un poisson de la collection du Musée de Paris que Valenciennes avait rapporté au genre Aprion, M. L. Vaillant a précisé les caractères du genre Etelis qui sont les suivants : Sept rayons branchiostèges. Museau court, au plus égal au diamètre antéro-postérieur de l'œil. Dents villiformes avec des canines très saillantes, des dents vo- mériennes et palatines. Préopercule dentelé sur tout son pourtour. Deux dorsales subcontiguës ou contiguës. Pectorales allongées, ayant au moins les quatre cinquièmes de la longueur de la tête. Caudale fortement four- chue. Ecailles cténoïdes à bord postérieur présentant un lobe en dent saillante en son milieu. Le seul caractère qui s'écarte un peu de ceux donnés par les auteurs est relatif à la nageoire dorsale. «Je me suis as- suré, dit M. Vaillant, sur le type même décrit par Cuvier et Valenciennes, que la distinction des deux nageoires est beaucoup moins accusée que ces auteurs ne l'ont figuré; en réalité, la portion épineuse s'abaisse, il est vrai, notablement chez Y Etelis carhuncuhs, mais la membrane qui l'unit à la portion molle a encore une certaine hauteur. La forme des écailles mérite d'être prise en sérieuse considération, ainsi que la lon- gueur des pectorales ^. -n Ayant étudié divers poissons que l'on classait parmi les Centropristes, les Anthias ou les Serrans, M. Vaillant a groupé sept autres espèces autour de l'unique espèce du genre. Les Serranus argyrogrannnicus, S. nonnchj, S. brevirostris , que Cuvier et Valenciennes et que M. Gûnther considéraient comme des Serrans, sont des Etelis; il en est de même de ' Histoire des Poissons, L II, [>. lû-j. ^ lîemarques sur un |)oisson de la colloc- - CnlaIog)ie of ihe Acaniliopterygian Fishcs tion du .Musée rapporté au genre Aprion in tlie cotleclion of tlic Brilish Muséum, t. I, {Bull. Soc. philomalliiquc. nouv. série, t. X, P- 79- iS73,p.G.5). Poissons I /j lui-nnrtr.iE XATtotAiE. |0(i M \l) \(i \S(: Ali. \'E. hiriflalns. |tl;ic(; par Ciivier et Valencieiines parmi les Serrans et pai' Al. (lunllicr parmi les Ccntroprisles; de VE. flamcntosus, rojjarde' comme un Serran |)ar ("aivier et Valencieniics et par M. (liuilher, comme un Cen- troprisle par Mûller et Troschel ; do VE. zonaltis, que M. Gûntlier classe avec les Anthias; de VE. octilalm, qui, pour Miiller et Troschel, est un Centropriste, tandis que Guvier et Valenciennes et M. Gûnther en l'ont un Anthias'. Ces espèces sont du reste très voisines, et il e^t fort pro- hahle. ainsi (pie le fait remarquer M. Vaillant, qu'il n'y a que deux ty[)es, dont Taire géographique est très étendue. Quoi quil en soit, en exami- nant la distrihution de ces poissons, on voit (ju'à l'exception de VE. car- Inmcnlu.s (|ui est américain, ils habitent tous la [)artie occidentale i]u grand océan Pacifique; on les rencontre à lile de la Réunion, à l'Ile Maurice, aux Seychelles et sur les côtes du Alalabar. M. (iill, prenant en considération la réception des os maxillaires sous les os préorbitaires, la présence d'une gouttière dans laquelle peut se replier la nageoire, l'existence d'une grande écaille axillaire, le prolonge- ment en pointes aiguës des pectorales et de la caudale, éloigne les Etelis (les Percoïdes pour les placer avec les Sparoïdes. Il est certain qu'il existe de grands ra|)ports entre les Etelis et certains Sparoïdes. les Hetcrogna- ihodori, par exemple; Valenciennes n'a pas été sans saisir ces rapports, el à propos (In Serranus filamentosus , qui doit rentrer dans le genre Etelis, il indique la ressemblance très grande entre cette espèce et les Apharcus; ces poissons, du reste, sont confondus par les pêcheurs de lile de la nénnion sous le même nom de Sacre chien. Dans létal actuel de nos connaissances, nous conservons provisoire- ment aux Etelis la |>osilion que Giivier a assignée à ce genre, en le pla- (;anl parmi les Percoïdes à deux dorsales. L'('tude des écailles de la ligne latérale vient, du reste, à l'appui de cette opinion; ces écailles ne rap- pellenl en rien celles des Sparoïdes et elles ont, au contraire, les plus grandes ressemblances avec les écailles des Lutjans et des Diacopes. Les écailles sont, dans le genre Etelis, construites suivant nn type ' ik'iiiar(|iu's sur If jjeiirc Etelis [Bull. Sar. jiliiloiiiiillii(]uf, I. X, 1873, p. -j.i )■ POISSONS. 107 très uniforme. Chez YE. raibuitculus, celles de lu lifjiie hilerale sont assez grandes; le Ijord antérieur est un peu arrondi, de'coupé par un lobe médian un peu j)lus long que les autres, de chaque côté ducpiel sont trois à quatre lobes latéraux; le tidje est étroit, un [)eu renllé vers son extrémité postérieure, et s'ouvre dans la première partie delà zone spini- fère: indépendamment des deux ouvertures, l'une profonde, l'autre su- perficielle, on remarque de chaque côté du tube une ouverture placée près de la partie postérieure; la zone spinifère, qui remonte en pointe jusqu'à la terminaison du tube, présente le long du bord quelques inter- ruptions qui sont bien plus prononcées chez les autres espèces du genre. Chez \E. nonnciuj, le tube est large, évasé; la zone spinifère n'est [)as continue le long du bord, mais, ainsi qu'on le remarque chez les Diacopes, elle forme une série de petits amas d'épines, généralement au nombre de cinq, qui sont garnis de trois à quatre rangées de spinules; le tube ne se prolonge pas jusqu'à la zone spinifère. Cette disposition est l'exagé- ration de ce que nous avons noté chez rjE". carhuncnîiis ; on remarque du reste les deux perforations latérales du tube. VE. filamentosus i^résenfe une disposition semblable; la zone spinifère est interrompue le long du bord de manière à former cinq à six amas de spinules; il en est de même chez les E. aroijrogrammiem, E. zonalus, E. oculalm, E. biviltaius; chez VE. bivitlalm, les perforations latérales du tube, au lieu d'être situées vers l'ouverture postérieure, se trouvent vers la partie antérieure. 1. ETELIS ABOïROGRVMMICUS, Cuvier et Valenciennes. (PI. X, ng. .3, 3'ine anale plus coiule (pie la troisième et de même force; ventrales n'atteignant pas l'anus. POISSONS. 109 « Le dos, d'après Valenciennes, est (run rouge de cuivre, avec des taches petites, triangulaires, purpurines dans l'angle de chaque écaille; le rouge du dos s'afTaiblit sur les flancs et se perd sur rargent(' du v('ntr(!, qui est pur et très brillant. La dorsale est violette, avec (1rs taches jaunes entre chaque rayon, à la base de la membrane. L'anale paraît avoir <'((' violette et les aulres nageoires rougeâtres.s Longueur totale, o'" 190; longueur de la tête, 0™ 068; longueur du museau , o™ 1 5 ; hauteur du corps, o" 0^2 ; diamètre de l'œil, 0'" o 1 (i. Ce poisson porte, sur la côte orientale de Madagascar, chez les Betsi- misaraka, le nom de Savora et, chez les Sakalava, celui (VAuakahilifoli/. 3. ETELIS BREVIROSTRIS, Cuvier et Valenciennes. (PI. X, li;;. 2, 2" et 2'.) Aprion BREVIROSTRIS, Cuviei' el Valenciennes, nom manu-crit des collect. du Mus. de l'aris. Etelis BREVIROSTRIS, L. VaiHaut, Bulktin de la Sociéui philomatliique (187.3), |). i.ô. D., \ , 10; A., m, 8; L. tal., 72. Hauteur du corps comprise cinq fois et longueur de la tète quatre fois dans la longueur totale; distance entre l'extrémité du museau i-t l'ori- gine de la dorsale contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale du corps. OEil grand, n'entamant pas la ligne du front, compris un peu plus de trois fois dans la longueur de la tète et de même longueur que le museau. Dents palatines sur une bande étroite. Longueur de la dorsale molle contenue un peu moins d'une fois et demie flans la longueur de la dorsale antérieure; sixième épine bien plus longue (jiie le diamètre de l'œil; deuxième épine anale plus courte que la troisième et de même force; ventrales restant loin de l'anus. Longueur totale, o"' 190; longueur de la tète, o"" o4-; longueur du museau, 0" 010; hauteur du corps, 0°' o48; diamètre de \'œû,o"' 010. !x. ETELIS ZONATUS, Cuvier et Valenciennes. (Pi. XI,fiîj..3.) Serranls zoxatls, Cuvier el Valenciennes, Histoire iks Poissons, t. \I (i83o), p. .509. 110 MADAGASCAR. Miiiiui \ iiVri: hosr, Liénard, Treizième rapport de la Soc. hist. nul. Maurice (i843), |). G2. Antiiias zoxatis, Giiiillicr, Cal. 0/ tlie Fislu-s of llie British Muséum, t. I(i85()), p. 5o3. D., .\, 10; A., m, 7; L. /«(. , 70. Hauleur du corps comprise quatre fois et longueur de la tête trois fois et trois quarts daus la longueur totale; distance entre l'extrémité du mu- seau et l'origine de la dorsale contenue un peu plus de trois fois dans la longueur totale du corps. OEil grand, n'entamant pas la ligne du front, compris un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête et aussi long que le museau. Dents palatines sur une bande fort étroite. Longueur de la dorsale molle contenue une fois et demie dans la longueur de la dorsale épineuse; sixième épine un peu plus longue que le diamètre de l'œil; deuxième épine anale de la même longueur que la troisième et un peu plus forte; ventrales arrivant à l'anus. Suivant Valenciennes, rce poisson, qui est peint des couleurs les plus brillantes, a le dos d'un rose vif, qui s'affaiblit en descendant sur le ventre, qui n'est que rosé. Quatre bandes orangées descendent du dos sur les flancs, où elles s'arrêtent à la moitié de la hauteur du corps. La dor- sale est jaune et les rayons sont légèrement teints de rose. La caudale est roussâtre, bordée à sa fourche d'une belle bande d'un jaune d'or. Les autres nageoires sont plus ou moins rosées :i. Longueur totale, o'" 285; longueur de la tête, o"' 080; longueur du museau, 0°' 027 ; hauteur du corps, 0™ 076; diamètre de l'œil, o'" oaô. Cette espèce a été décrite par Liénard sous le nom de Mérou à tête rose; d'après cet auteur, rrsa couleur est d'un vert jaunâtre depuis l'opercule jusqu'à la queue et la tête est rose, entremêlée d'orange et d'une teinte verte sur le front. Les lèvres, la symphyse et la membrane des branchies sont roses; les joues sont tachetées et veinées de violet; le préopercule porte un V de forme irrégulière dont la base est placée sous lœil; l'oper- cule a des taches de la même couleur : il y a entre les yeux un \ cl au- dessus un arc eu forme de sourcil. La dorsale est d'un vert teuih-e, avec la partie molle plus foncée, et la pectorale est d'un jaune légèi-e- ment teinté de vert, avec une tache rose à sa base et un peu de rouge à POISSONS. 111 l'extrémité des rayons inférieurs. La caudale est d'un vert grisâtre, avec l'extrémité d'un vert clair; l'anale est grise tirant sur le violet; la ventrale est blanche à l'intérieur et grise à l'extérieur. Quatre bandes verticales partent de la dorsale et descendent justju'à la partie inférieure, formant quatre taches grisâtres à la base des rayons et une cinquième sur le dos de la queue. Les écailles d'une grande partie du corps portent des taches blanches; celles du dos ont des taches verdâtres^?. A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez les Betsi- misarakâ, le nom de FianlsHioaka. le même sous lequel ils désignent le Serraims morrhua; les Sakalava 1 a|)pellent Joho. Genre GLYPHODES. Guichenot a désigné sous le nom de Gh/phodes un [)oisson de l'île do la Réunion qui, bien que fort voisin des Apnon par sa conformation générale, en diffère par les dents qui sont disposées suivant une seule rangée aux mâchoires et qui sont toutes aplaties et échancrées à leur bord, au lieu d'être pointues et coniques, comme chez les Aprions. Le vomer et les palatins sont garnis de dents fines et en velours; le pré- opercule n'est pas dentelé; l'opercule est muni de deux pointes à peine sensibles à travers la membrane. Le museau est court, comme celui des Elclis. Les écailles de la ligne latérale sont différentes de celles des Aprions et des Etelis; elles sont quadrangulaires, un peu plus hautes que longues, avec les bords latéraux à peine échancrés; le bord posté- rieur est droit, et il y a des spinules dans toute la longueur; la zone spinifère est peu étendue et remonte jusqu'à la terminaison du tube, qui est court et largement ouvert à ses deux extrémités. GLYPHODES APRIONOIDES, Guichenot. (PI. XI, fig. 1 et !'■.) Glypiiodes APRIONOIDES, Guicheiiol , A^o«PS sur la Réunion de Maillard (i865), Poissons, p. 3. D., X, ii; .l.,iii. 8. Hauteur du corps contenue près de six fois et longueur de la tête quatre 112 MADAGASCAR. l'ois dans la longueur lolale. Museau oblus, un peu moins long que le diamètre de l'œil; espace entre les yeux large et aplati; yeux place's très liiuil. grands, leur diamètre e'tant compris un peu plus de deux fois et demie dans la longueur de la lèlo. Mâchoires d'e'gale longueur, garnies de dents fines et aplaties, avec le bord dentelé. Epines de la dorsale presque toutes de même longueur; caudale à peine e'chancre'e; anale aussi longue que la partie molle de la dorsale; pectorales oblongues, beaucoup plus longues que les ventrales. Couleur d'un vert uniforme en dessus, dorée sur les parties latérales du corps; nageoires brunâtres. Longueur totale, o"" laB; longueur de la tête, o"' 098; longueur du museau, 0" 008; hauteur du corps, 0'" oaS ; diamètre de l'œil, 0'" 009. Ce poisson porte, sur la côte orientale de Madagascar, chez les Betsi- misaraka, le nom de Kalama et, chez les Sakalava, celui de Vanoojohy. Genbe AMBASSIS. Bleeker a formé sous le nom de Bogodmi une famille rrqui, dit-il, est nettement marquée, dans la division des Perches, par leurs écailles cycloïdes et une épine couchée en avant de la dorsale. La diagnose est facilitée par la gaine squameuse dorsale libre, par l'absence d'écaillés inguinales allongées, par la nature et le nombre des épines dorsales, par l'absence de sillon abdominal médian et par les quinze rayons divisés de la caudale. Les espèces connues sont au nombre d'environ trente et appar- tiennent aux genres Atnhassis de Cuvier et Valenciennes, Pse 11 damb assis de Bleeker, Parambassis de Bleeker et Hamillonia de Swainson (ou Bofjoda (le Bleeker). Les Hamillonia et les Pseudambassis sont propres aux fleuves de rinde continentale; les Parambassis habitent les cours d'eau de Suma- tra et de Bornéo; les Ambassis s'étendent depuis la côte orientale de l'Afrique jusque fort en avant dans le bassin Pacifique et se trouvent sur les côtes et aux embouchures des rivières ' n. Les Ambassis, qui, dans la famille des Percoïdes doni on ne peut les ' Aild.i ifhlliijnlngiquc des Indus orientales néerlandaUes , I. VIII (1877), p. i3i. POISSONS. 113 séparer, forment, avec les Apogons, les Microichtîiys qui en sont si voi- sins, les Cheilodiptères, les Scombrops, les Pomatomes et les Acropomes, un petit groupe à part, se caracte'risent par six rayons branchiostèges, des dents en velours, l'absence de canines, des dents au palais, deux dorsales dont la première a sept épines plus une petite couchée en avant, trois épines à la nageoire anale, l'absence de pointe à l'opercule, une double arête dentelée au bord inférieur du préopercule, les écailles grandes et caduques. M. Gûnther' divise les espèces d'Ambassis en deux groupes, celles qui ont de neuf à onze rayons à l'anale et celles chez lesquelles on en compte do quatorze à dix-sept; ces dernières rentrent dans le genre Boffoda de Bleeker ou Hamillonia de Swainson. Hamilton Buchanan avait indiqué plusieurs de ces poissons sous le nom de Chanda, prenant pour tête de genre deux espèces dEqnula qui, par la protracti- lité de la bouche, se rapprochent un peu des Ambasses. Nous venons de dire que les écailles des Ambasses sont caduques. Chez toutes les espèces que nous avons pu examiner (^Amhassis haculis, A. Com- mersotiii, A. Dussumieri, A. buruensis, A. nalua, A. rmif-a, A. urotœnia, A. thennah's, A. Thomassi, A. Valmcicnnosi, A. TT'o/^), les écailles sont construites suivant un type uniforme : elles sont cycloïdes; le tube est, en général, très étroit et court et reste assez loin du bord adhérent qui est arrondi; le bord libre est découpé par un petit nombre de festons, le feston médian et souvent les deux festons latéraux étant assez saillants. Chez VA. buruensis, le tube, fort étroit, s'ouvre presque à la limite du bord adhérent; chez 1'^. Thomassi, le bord libre est à peine découpé, ainsi que chez VA. Valenciennesi; l'écaillé est ovalaire chez 1'^. ranga et le bord postérieur entier. AMBASSIS COMMERSO^^, Cuvier et Valenciennes. (PI. XLP, fig. 6.) Ambassis CoMMtRsoyiï, Cuvier elXalenciennc^, Histoire des Poissons, t. IX (i833),p. i3i. Ambassis Commersonii, Gûnther, Cat. ofthe Fislwsofthe British Muséum, t.I(i85f)), p. aaS. Ambassis Commersonii, Day, The Fishes of Mulabar (i86ô), p. i5. ' Catalogue ofthe Acanthoptenjgian Fishes in the collection of ihe British Muséum, I. I, p. aas. Poissons. 1 5 lurniutnc miio^aic. ]]r, MADAGASCAIi. AiMBASsis PRODUCTUS, Guiclienol , Mém. Soc. des sciences natur. de ChcrbonrjT, t. XII (186G). Amrassis CoMMKitsoNii, Day, The Fishes nf India (1875), p. clxiii, pi. XV, fig. 3. D., vii-i, 9;/!., m, 9; l^- lai.-, 98. Hauleur du corps contenue trois fois et un tiers et longueur de la tète (juatre l'ois dans la longueur totale. Mâchoire inférieure un peu plus longue que la supérieure; museau court; œil grand, occupant un peu moins du tiers de la longueur de la tête; espace inleroculaire un p(Mi moins large que le diamètre de l'œil. Préopercule avec des dentelures sur tout son pourtour, celles du bord inférieur plus grandes que les autres et quelques-unes fortes à l'angle; sous-orbitaire bien dentelé; épine operculaire nulle. Première dorsale aiguë, à deuxième éj)ine un peu plus haute que la troisième, ayant plus de la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle de même longueur que la nageoire antérieure. Anale de même longueur que la dorsale, à seconde épine un peu plus courte que la troisième, de même hauteur que la quatrième épine dor- sale. Caudale échancrée. Pectorales allongées, atteignant presque l'anale; ventrales se terminant à l'anus. Dun blanc grisâtre à reflets argentés, avec une ligne bleue, bordée (le jaunâtre, allant de l'opercule à la queue. Longueur du corps, o"' 110; longueur de la tête, o"'o3o ; longueur du museau, o^ooy; hauteur du corps, o'"o34; hauteur de la deuxième épine dorsale, o"'o95; diamètre de l'œil, o"'oio. Certains individus atteignent jusqu'à 0'" i5. Guichenot a décrit, sous le nom AWynhassis produclus, un exemplaire recueilli par Goudot à Madagascar; cet exemplaire, long de 0" 080, ne peut être séparé de l'Ambasse de Commerson, dont il ne dilTère que par l'allongement un peu plus grand du corps, la hauleur étant comprise dans la longueur totale un |)eu plus de trois fois et demie, au lieu de liois fois et un tiers. Les écailles de la ligne latérale sont à peine diffé- rentes dans les deux espèces : chez l'Ambasse de Commerson, elles ont leur bord libre découpé assez profondément par cinq ou six festons, tandis que, chez l'Ambasse allongé, le bord est à peine entamé, mais ce mémo caractère existe chez certains Ambasses de Commerson. POISSONS. 115 L'Ambasse tle Commerson fait partie d'un petit groupe qui ne ren- ferme qu'une autre espèce, l'Ambasse à tache caudale, qui est caracté- risé par la ligne latérale complète et non interrompue. Ce poisson liabite les rivières de Madagascar, aussi bien dans l'Est (Goudot) que dans l'Ouest (Grandidier), et descend à leur embouchure à la fin de mars et en avril. Il porte au Menabe le nom de Samboradmula. Gesre PRIACAINTHUS. On peut, à l'exemple de Cuvier et Valenciennes, séparer sous le nom de Priacanthes des poissons chez lesquels l'angle du préopercule forme une sorte d'épine dont les bords sont dentelés ou crénelés comme le reste de l'os. On compte chez ces poissons six rayons branchiostèges. Les dents sont en velours sur une bande étroite aux mâchoires, sur une ligne aux palatins et au chevron du vomer; les canines manquent. La dor- sale épineuse, qui n'est pas séparée de la dorsale molle, comprend r!i\ épines; la bouche est médiocrement fendue et descend en arrière; la mâ- choire inférieure est avancée; les yeux sont très grands. Les espèces du genre sont peu nombreuses, au nombre de quatorze environ. L'une d'elles, le Priacanthe à gros yeux, habite Madère, la mer des Antilles, les côtes du Brésil ; le Priacanthe de Buenos-Ayres fréquente les parages de l'Amérique du Sud. Presque toutes les autres espèces sont de la mer des Indes; le Priacanthe hamrur a une large distribution et se trouve dans la mer Bouge, dans la mer des Indes, dans l'archipel Malais, dans les mers de Chine et du Japon; le Priacantlms altidarciis el le Pr. spéculum paraissent être spéciaux à la zone dont nous étudions la faune ichthyologique; les Pr. japonicus, Pr. nipitonius, Pr. dubius, Pr. tayenus, Pr. hmnehari habitent les mers de Chine et du Japon; le Pr. hoops a été trouvé à Sainte-Hélène et près de Zanzibar; le Pr. carohnm est des mers du Sud, du canal de Mozambique et de l'archipel Indien. Chez les Priacanthes, les écailles sont petites; sur un Pr. alliçlarcns de o"' 3 1 o de long, elles n'atteignent, en effet, que o"'oo57 de longueur sur o"' oo65 de largeur. Le nombre des écailles de la ligne latérale est, par conséquent, assez élevé; il varie de soixante-cinq [Pr. alticlarena, Pr. holo- 116 MADAGASCAR. centriwt, Pr. Scitmitti) à (juatre-vingt-dix (Pr. macracanlhusy, il est nor- malemenl de soixante-dix à soixante-quinze. Ces e'cailles se rapportent au type à canal perforant simple; une étroite ouverture circulaire, protégée du côté externe par une lamelle scléreuse allongée, à bords parallèles, adJiérant dans toute son étendue à l'écaillé, occupe le foyer qui est tou- jours reporté vers le bord postérieur et très peu développé; en général, le tube, dont l'ouverture antérieure a lieu très près du bord, est exacte- ment situé au milieu de la hauteur de l'écaillé qu'il partage en deux. Chez le Pr. alticlarcns, ce tube se recourbe toutefois vers lun des bords laté- raux et est continué par une partie rétrécie jusqu'au bord postérieur, comme chez certains Pristipomes. Le tube des écailles du Pr. spéculum, arrivé au niveau du foyer, se bifurque presque à angle droit pour se fer- niiuer à la limite des Ijorils latéraux avec le bord postérieur, qui forme une pointe plus ou moins saillante. Eu égard a la disposition que présentent les lobes marginaux, les Priacanthes se séparent en deux groupes. Chez les uns [Pr. niacroplillial- mus, Pr. lioops. Pr. Blocltii, Pr. spéculum, Pr. carohnus), le bord antérieur est profondément découpé par des dentelures saillantes; chez les Pr. Blochil, /V. marrophthalmus, Pr. spéculum, on voit en face du canal un lobe médian uni([ue, chaque bord latéral se terminant par une pointe presque aussi développée que la pointe centrale, à laquelle elle est parallèle; chez le Pr. boops, les pointes qui terminent les bords latéraux sont diver- gentes; chezle Pr. carollnus, la pointe centrale est, de chaque côté, accom- pagnée d'une pointe moins accentuée qu'elle. Le Pr. alliclarcns a une disposition toute différente : les écailles des flancs ont leur bord antérieur en ligne droite, celles de la ligne latérale l'ont courbe; ce bord est à peine ondulé et ne présente que quelques faibles dentelures. Les écailles des flancs sont, en général, tout à fait semblables à celles de la ligne latérale; chez le Pr. boops toutefois, tandis que le bord anté- rieur de l'écaillé de la ligne latérale présente trois pointes fort accusées, ce bord est en ligne droite aux écailles des flancs et à peine découpé. Les écailles des rangées situées au-dessus de la ligne latérale sont plus petites que celles des rangées situées au-dessous de cette même ligne. POlSSOiNS. 117 1. PRIACANTIIUS SPECULUM, Olivier et Valenciennes. (PI. XIV, fig. a et 2'.) Pbucanthus SPECULUM, Cuvier et Valenciennes, Hist. des Poissons, t. VII (i83i), p. U-j \ . Priacanthus SPECULUM , Playlaip, Fishes ol' Seychelles, Proc. Zool. Soc. (1867), p. 85o. D., X, i3; A., m, 10; L. lat. , 80; L. traiisv. , 8/q(). Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Diamètre de l'œil e'gal à la longueur du museau et compris deux fois et demie dans la longueur de la tête. Maxillaire arrivant au niveau du tiers ante'rieur de l'œil. Ouverture pos- te'rieure de la narine quatre fois plus longue que large et fermée par une valvule mobile. Angle du préopercule à peine mar(|ué, avec une faible épine dentelée; sous-opercule et interopercule non dentelés; oper- cule armé d'une épine courte; dentelures de ro])ercule peu marquées. Pas d'épines au scapulaire. Dents faibles. Caudale échancrée. Distance entre l'origine de la dorsale et l'extrémité du museau complaise près de quatre fois dans la longueur totale du corps. Epines de la dorsale grêles, lisses, la longueur de la dernière épine égalant le diamètre de l'œil. Dor- sale molle et anale arrondies en arrière. Epines de l'anale rugueuses, la troisième aussi longue que la dernière épine dorsale. Ventrales pointues, arrivant au niveau de la troisième épine anale et ayant près de deux fois la longueur des pectorales, qui sont courtes et arrondies. D'a[)rès Cuvier et Valenciennes, rrla couleur est dun rouge vermillon uni sur tout le corps. L'iiis de l'œil est du même rouge, et l'ouverture de la pupille, qui est très grande, paraît brillante comme une [)laque de mer- cure; c'est ce qui a fait donner à ce poisson par les habitants des Sey- chelles le nom de Miroir. L'anale est bordée de noirâtre, et les venti^ales sont violacées 55. Les écailles de la ligne latérale sont très fortement dentelées au bord antérieur; elles présentent une pointe médiane et une ou deux pointes latérales que sépare de la pointe médiane une profonde échancrure; ces pointes sont reliées à la parlie centi^de par une arête prononcée; le 118 MADAGASCAli. Iionl poslorieiir, qui est très obliquemciil (aille, se termine kii-niême en pointe. La zone spinlfère ne présente que peu d'épines, disposées sur trois ou quatre rangées; les marginales, au nombre de vingt à vingt- deux, au j)lus, sont peu saillantes et rappellent plutôt les dentelures que l'on observe chez les Bérycidées que les vraies épines des Percoïdes proprement dits. Le tube est en ligne droite et se continue depuis la j)ointe antérieure de l'écaillé jusqu'au niveau de la zone spinigère: en ce point, il se bifurque et donne naissance à deux branches un peu recour- bées qui se terminent à l'union des bords latéraux et du bord postérieur. La grandeur de l'écaillé est de o" oo35 chez le type que nous étudions. Aux écailles des flancs, les pointes du bord antérieur s'accentuent encore davantage. Au-dessous de la ligne latérale, et dans la partie moyenne du corps, la pointe médiane fait près du tiers de la longueur totale de l'écaillé; les bords latéraux se terminent par une pointe presque aussi longue et parallèle à la pointe médiane; une carène prononcée relie cha- cune de ces pointes à la partie centrale ; le bord postérieur est en pointe comme pour les écailles de la ligne latérale; les spinules, peu pronon- cées, sont disposées suivant quatre à cinq lignes; la zone spinifère tient environ le tiers de l'écaillé. Celles qui sont prises au-dessous de la ligne latérale et au môme niveau que celle (jue nous venons de décrire sont plus petites, moins allongées, avec des pointes moins saillantes. Longueur totale du corps, o"' 288 ; longueur de la tête, 0™ 07 1 : lon- gueur du museau , o"" 028 ; hauteur du corps, 0'" oyi ; diamètre de l'œil, o"'o3o. Parmi les espèces à caudale fourchue, le Pr, specuhtm se distingue par la valvule qui ferme entièrement l'entrée de la narine postérieure et par la coloration uniforme des ventrales; les Pr. taycnus, Pi\ dubiiis elPr.liolo- centrmn ont. en eflet, une tache noire à la membrane qui unit les ven- trales au corps. Il est bien probable qu'il faut rapprocher le /V. liolocoHrnm de Bleeker du Pr. taijcnits (Rich.). Les deux espèces ont la môme tache noire sur les MMitrales et l'épine du préopercule longue et crénelée sur les bords; ce dernier caractère les dislingue toutes deux du Pr. dahim de Temminck et POISSONS. U'J Schlegel, chez lequel l'épine est, comme chez le Pr. spéculum, courte, plate et peu crénelée; nous sommes disposés à regarder le Pr. dubius comme une variété du Pr. spccuhun, qui n'en diffère que par la présence d'une tache noire à la base de la ventrale, caractère qui nous semble tout à fait insuffisant pour motiver la création d'une espèce. Quant au Pr. Iioloccntrnm de Bleeker, il se distingue du Pr. layenns par le corps moins allongé et par le moins grand nombre d'écaillés à la ligne latérale (soixante-cinq au lieu de soixante-quinze); un exemplaire long de o" i 5o, provenant de Banka et que le Musée doit à Bleeker, nous fait voir que, dans l'âge moyen du moins, la caudale est, non pas tronquée, mais assez échancrée. Le Musée possède deux exemplaires du Pr. spéculum rapportés, l'un de Bourbon et l'autre des Seychelles, par Dussumier. Suivant ce voya- geur, l'espèce serait abondante pendant toute l'année dans la rade de Mahé. Ce poisson porte, chez les Betsimlsarakâ, le nom de Monisefanâ (litt. : quille de navire) et, chez les Sakalava, celui de Fiandraly ou de Vala- luntmka. 2. PRIACANTHUS MACROPUS , Qiioy et Gaimard. (PI. XIV, fig. 1.) Priacanthus macropus, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. VII (i83i), p. iGg. Priacanthus macropus, Quov et Gaimard, Voyage de l'Astrolabe, Poissons, t. III (i853), p. 668 et pi. VII, fig. i. ' Pbiacantpus boops^, Gûnlher, Cal. of the Fish.es of the Brilish Muséum, t. I (1859), p. 21G. D., X, 12; A., m, i3; L. Int., 70. Hauteur du corps égale à la longueur de la tète et contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Diamètre de l'œil compris près de trois fois dans la longueur de la tète; museau plus court que l'œil; maxil- laire dépassant un peu le bord antérieur de l'orbite; ouverture de la narine postérieure ovalaire, très large, non rétrécie par une valvule. Préopercule ayant l'angle armé d'une épine dentelée et assez forte et des ' Le Priacanthus boops de Blocli (édit. Schneider) est une espèce diflerente. 120 MADAGASCAR. dcnteluros assez marquées, surtout vers l'angle; sous-opercule et inter- opercule entiers; opercule portant deux pointes, l'une bien manjuée et l'autre obluse. Caudale tronque'e. Espace entre l'extrémité' du museau et l'orioine de la dorsale moindre que la longueur de la tête. Epines de la dorsale rugueuses, non dentelées sur le bord; longueur de la dernière épine plus grande que le diamètre de l'œil. Dorsale molle et anale for- mant une pointe assez marquée. Epines de l'anale striées, granuleuses sur leur bord libre, avec la troisième plus courte que la dernière. Ven- trales longues, en pointe, arrivant jusqu'à la seconde épine anale; épine de la nageoire granuleuse sur le bord, bien plus courte que les rayons mous. Pectorales ayant la longueur de l'épine ventrale. D'un rose carminé, à reflets argentés très brillants; nageoires un peu plus pâles que le corps, avec un mince liséré noirâtre; ventrales noires chez certains individus, incolores chez d'autres. Longueur totale, o™ /i55; longueur de la tête, o'" i:^5; hauteur du corps, o'" i35; hauteur de la dernière épine dorsale, o'" o63; diamètre de l'œil, o" i oo. Schneider a, d'après Forster, désigné sous le nom iVÀnlhicDi hoops une espèce caractérisée, dit-il, par des yeux très grands, ocul'i supcri, an- tici, maximl, dimidia capiiis magnitudinp ; il ajoute que l'espèce vient de Sainte-Hélène : Habitai occanmn Atlanhcum,prope insulam Sanctœ-Helenœ, ah incolis the BuU-Eye i. e. hoops vocatus. Cuvier et Valenciennes ont fait rentrer cette espèce dans leur genre Priacanthe et ont désigné sous le nom de Priacanlhus hoops les exemplaires recueillis à Sainte-Hélène par Lesson et Garnot. Plus tard, Quoy et Gaimard ayant rapporté au Musée do la même localité un Priacanthe de grande taille, Cuvier et Valen- ciennes l'ont considéré comme appartenant à une espèce distincte et Pont désigné sous le nom de Pr. macropus, nom sous lequel il est figuré dans le Voijage de fAstroluhc. M. Giinther réunit les Pr. hoops et Pr. macropus, tout en émettant des doutes sur la convenance de réunir à cette espèce l'exemplaire dé- crit par Cuvier et Valenciennes. Or il n'est nullement douteux que cet exemplaire est le même que celui qui a été représenté à la planche VII POISSONS. 121 du Voijage de F Astrolabe, et, si Ton compare les types du Pr. macropus et du Pr. hoops, on constate que les deux espèces, bien que fort voisines, sont en re'alité distinctes. Il existe soixante-dix écailles à la ligne late'rale chez le Pr. macropus; ces écailles sont au nombre de quatre-vingt-cinq chez le Pr. hoops. Dans cette dernière espèce, l'anale et la dorsale molle sont arrondies; ces deux nageoires sont au contraire en pointe dans le Pr. macropus, ainsi que l'ont exactement représenté Quoy et Gaymard. La dernière épine dorsale est plus longue chez le Pr. macropus que chez le Pr. hoops, et il existe dans la première de ces espèces un mince liséré noirâtre qui ne se voit pas dans l'autre. Les Pr. hoops et Pr. macropus se trouvant dans les mêmes régions, il faut évidemment appliquer le nom de Pr. hoops aux exemplaires décrits par Cuvier et Valenciennes, d'autant plus que ces auteurs indiquent qu'ils répondent en tout point au dessin de Forster qui est conservé dans la bibliothèque de Banks. M. Gûnther indiquant que la figure du Pr. macropus donné par Quoy et Gaymard correspond aux exemplaires du Musée britannique, et que ces poissons ont soixante-dix écailles à la ligne latérale et les nageoires dorsale et anale lisérées de noir, il est hors de doute que la description donnée par M. Gûnther est celle du Pr. ma- cropus et non celle du Pr. hoops. Le Pr. hoops est cantonné à Sainte-Hélène; quant au Pr. macropus, il se trouve à la fois à Sainte-Hélène et à l'île de la Réunion. Malavois a envoyé, en effet, au Musée de Paris un exemplaire analogue de tout point au poisson recueilli par Quoy et Gaimard. Quant au Pr. hoops, nous ferons remarquer que, quoique très voisin du Pr. arenatns de Cuvier et Valenciennes, il s'en sépare cependant par les ventrales qui sont plus longues. A Madagascar, ce poisson porte, chez les Betsimisaraka, le nom de Bohetsà et, chez les Sakalava, celui d'Angeliky ou de Valalanlaïka. 3. PRIACANTHUS CAROLINUS , Cuvier et Valenciennes. Priacantuus caroli.\us, Cuvier et Valenciennes, Hist.des Poissons, t. III (1829), p. io5. Priacanthus carolinus, Lesson , Voyage de la Coquille, Poissons (1826), p. 32i. Poissons. 1 122 MADAGASGAIi. I'riaoantiii s cAROLiNus, Blet'kfir, Allas khthjoL, t. VII {i^~i^'>}, ji. lo l'I {il. L\\III,fi!'. ô. PiiiACA^THus CAROLiNus, Gimllier, Journal des Muséum GodeJJroij, A. Garr(!trs Fisclie (Ici- Siiclsee (1873). p. 17 fit |)i. XVIII. D. , X, iû; A., III, i3; L. lat., 12/69. Hauteur du corps presque égale à la longueur de la tête et contenue trois fois et demie dans la longueur totale. Diamètre de Tœil compris deux fois et demie dans la longueur de la tète; museau [»lus court que Toeil. Bord du maxillaire arrivant au niveau du tiers antérieur de l'œil. Ouverture de la narine postérieure large et ovalaire, non rétrécie par une valvule. Angle du préopercule obtus, avec une assez forte épine den- telée; dentelures de Tos bien marquées; sous-opercule et interopercule entiers; opercule avec une seule pointe peu marquée; dentelures du bord de l'os faibles. Caudale tronquée. Distance du bout du museau à l'origine de la dorsale égale à la longueur de la tète, lilpines de la dorsale ru- gueuses, fortement dentelées sur les bords; longueur de la dernière épine égale au diamètre de l'œil. Epine de l'anale ne portant que quel- ques dentelures à peine marquées au bord antérieur; troisième épine un peu plus courte que la dernière épine dorsale. Ventrales arrivant au niveau de lanale; épine aussi longue que les rayons mous, fortement ru- gueuse et dentelée au bord. Pectorales bien plus courtes que les ventrales. De couleur rosée; des taches noires arrondies el nombreuses à la cau- dale, à l'anale et à la dorsale molle. Les écailles de la ligne latérale ressemblent dans leur ensemble à celles du PnacanlliHs spcnilum; elles en ditfèrent toutefois en ce que les deux pointes ([ui terminent les bords latéraux ne sont pas exactement parallèles à la pointe centrale, mais un peu divergentes, parce que la pointe centrale, au lieu d'être unique, est accompagnée de chaque C()lé de sa base d un lobe saillant; sur certaines d entre elles, celte pointe se fusionne avec la ])ointe intermédiaire, de sorte que le bord antérieur est seulement muni de trois pointes; leur bord postérieur forme une jiointe mousse, arrondie, saillante, dépourvue de spinules. Les écailles des flancs sont également cycloïdes, tani au-dessus fpi au-dessous de la ligne laliM'ale, tant à la partie antérieure du corps (|ue sur le jicdicule caudal; elles oui une POISSONS. 123 forme très régulière et toutes celles de la région moyenne et de la région antérieure que nous avons pu étudier portaient au bord antérieur quatre pointes de même longueur. Longueur totale, o'" 290; longueur de la tête, o™o65; longueur du museau, o'" 028; hauteur du corps, o" 067; diamètre de l'œil, o" 026. Voisin du Pr. hoops par la grandeur de l'œil, le Pr. carolinus s'en dislingue facilement par la position beaucoup plus avancée de l'anale, qu'atteint la pointe des ventrales, tandis que, dans l'autre espèce, elle reste assez éloignée de cette nageoire; il en existe au Musée de Paris deux individus, l'un que Lesson et Garnot ont rapporté d'Onalan, l'une des îles Carolines, l'autre, long de 0" 260, que M. Baillieu a envoyé de Honolulu. Bleeker a retrouvé cette espèce à Banda Neira et l'a reçue de Madagas- car; MM. Playfair et Giinther la mentionnent comme existant sur la côte orientale d'Afrique. li. PRIACANTHCS MACROPHTHALMUS , Bloeh. Anthias MACROPHTHALMUS ', Blocli , S'^s/emrt Ichlhijologiœ , l.IX(i797), |). yy, pi. CGCXIX. Priacanthus Blochii, Bleeker, Natuurk. Tijdschr. Nederl. Indie, t. IV (i853), p. 656. Priacanthus Blochii et Pr. holocentri™, Giinlher, CaUdogue of ihe Fishes of llie Biitish Muséum, t. I (1859), p. 2i8 et 920. Priacanthus Blochii, Piayfair et Gùnther, The Fishes 0/ Zanzibar (1866), p. 18. Sous le nom à'Anthias macropJdhabnus (les yeux grands), Bloch a figuré une espèce qu'il dit être originaire du Japon. Plus tard, Cuvier et Va- lenciennes, ayant reçu une espèce très voisine, provenant des côtes du Brésil et de la Martinique, ont supposé que l'auteur allemand s'était trompé sur l'habitai de l'espèce décrite par lui et ont appliqué le nom de Priacanthe gros yeux aux individus provenant de la mer des An- tilles. Mais Bleeker, dans sa Révision des poissons de rarchipel Indien, a reconnu que les animaux péchés dans la mer des Indes, quoique 1res voisins par la forme et par la coloration de ceux de l'océan Atlantique, en étaient toutefois distincts, et il a appliqué aux premiers le nom de ' Le Priacanthus macrophlhalmus (Cuv. et Val.) est une autre espèce et doit porter ie nom (le Pr. arenalui (Cuv. et Val.). \-2'i MADAGASCAR. Priacaiillio de Bloch. M. Gûulher a pris celle denoniiuation, tout en conservant le nom de Priacanthe gros yeux à l'espèce américaine. La ligure donne'e par Bloch ])Ouvanl se rapporlor aussi bien à l'une ou à lautre espèce, et, d'un autre côte', cet auteur indiquant son An- thias au\ gros yeux comme habitant les mers du Japon, il nous semble préfe'rable d'appliquer le nom de Priacanthus macropitllialmus à l'espèce de la mer dos Indes. Dès lors, le nom de Pr. macrophthahmis donne' par Cuvier et \alenciennes à l'espèce ame'ricaine doit disparaître et être rem- placé par celui de Pr. arenalus (Cuv. et ^al.), cette dernière espèce n"é- tanl qu'une variété de 1 autre. Le Priacanthe aux grands yeux, voisin du iV. w?arrrtcfln//(ws, s'en dis- tingue par les écailles, qui sont plus grandes et moins nombreuses à la ligne latérale, et par l'épine du préopercule qui est beaucoup plus courte. Quant au Pr. holocciilnnn décrit par Bleeker, nous pensons, après avoir étudié un exemplaire étiqueté de la main de l'auteur et provenant de Banda, quil ne peut être regardé que comme une simple variété du Pr. macroplillialmus dont il ne dilTère en réalité que par la tache noire sur la niiMnbrauo (jui unit la ventrale au corps; il est vrai que les taches de la nageoire, qui se retrouvent dans les deux espèces, sont plus prononcées chez le Pr. Iiolocenlrum et que la dernière épine dorsale est proportionnellement un peu plus longue, mais ces deux caractères ne nous semblent pas avoir une valeur vraiment spécifique. Ces restrictions laites, la diagnose du Pr. iiiacropluhnlmm est la sui- vante : D. , \, 1 3; A., m, 1 i; L. lut. , 70; L. tniuKv. , 1 ;iy3â. Hauteur du corps égale à la longueur de la tète et contenue trois fois et demie dans la longueur totale. Diamètre de l'œil égal à la longueur du museau et compris deux fois et demie dans la longueur de la tète; maxillaire arrivant au niveau du tiers antérieur de l'œil; ouverture pos- térieure de la narine oblongue, assez large, fermée dans sa moitié anté- rieure par une valvule mobile; angle du préopercule assez obtus et armé d une ('i)ine longue, triangulaire, carénée et dentelée; dentelures de l'os bieti marquées. Sous-opercule et interopcrcule entiers. Opercule avec de POISSONS. 125 faibies dentelures; e'pines de Topercule faibles. Caudale tronquée. Ej)ines de la dorsale et de l'anale faibles, à peine rugueuses; longueur de la dernière épine dorsale égale au diamètre de l'œil; troisième épine anale un peu plus courte. Ventrales pointues, arrivant au niveau de l'anale; pectorales beaucoup plus courtes. Les écailles de la ligne latérale et celles des flancs ressemblent à celles du Pr. spéculum et présentent trois pointes; la zone spinifère est toutefois plus développée et l'on y compte de six à sept rangées de spinules. Corps de couleur rosée; bord des nageoires verticales et des ventrales liséré de noir. Longueur totale, o™ 180; longueur de la tète, 0"' o53; longueur du museau, 0™ 020; hauteur du corps, 0'" 082; diamètre de l'œil, 0'" 021. 5. PRIACANTHUS HAMRUR, Foiskal. Sci.ENA iiAMRUR, Foi'skal, DcscriplioHcs Aiiimalium, Avium, Piscimn, etc. (1775), p. Uo. Antihas iiamrur, Bioch, Systema Ichlliyologiœ , e'dit. Schneider (1801). LuTJANLS HAMRUR, Lace'pède, Histoire naturelle des Poissons, t. IV (1802), p. 208. Priacantiius HAMRUR et I'r. macracanthus, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. III (1899), p. io8. Priacantuls HAMRUR et Pr. macracamhus, Gùiither, Fish. Brit. Mus., 1. 1 (1869), p. 219. Priaca.mhus HAMRUR, Bleckcr, Atlas ichthyoL, t. VII (1876), p. i3 et pi. LXXV, fig. 3. D., X, 42; A., ni, i3; L. Int., 80. Bleeker a réuni sous un même nom les Priacanthus hamrur, Pr. mn- crophlltalnws de Blocli, Pr. Blochn, Pr. macracanlhus et Pr. fax de Cuvier et Valenciennes; nous ne pouvons, comme nous le dirons tout à l'heure, accepter cette assimilation pour le Priacanthe fax, tout en re- gardant les autres espèces susmentionnées comme des variétés de la Sciœna hamrur de Forskal, à l'exception toutefois du Pr. macrophlhaJmm dont nous avons précédemment parlé. Voici la diagnose du Pr. macracanthus , d'après l'exemplaire recueilli à Amboine par Lesson et Garnot : Hauteur du corps égale à la longueur de la tète et contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Diamètre de l'œil compris deux fois et demie dans la longueur de la tête; 12fi MADAGASCAR. museau moins louj; ([ue le diamètre de Toeil; maxillaire dépassant un jteu le niveau du bord antérieur de l'œil. Ouverture postérieure de la narine bien plus longue que large. Angle du préopercule portant une longue e'pine qui dépasse le bord de l'interopercule. Caudale tronquée. Espace entre l'origine de la dorsale et l'extrémité du museau contenu trois fois et trois quarts dans la longueur totale du corps. Epines de la dorsale faibles, la première à peine rugueuse, la dernière ayant comme longueur le diamètre de l'œil. Dorsale molle et anale légèrement pointues. Epines de l'anale rugueuses, la seconde plus courte que la troisième et que la dernière épine dorsale. Ventrales pointues, arrivant à l'origine de l'anale. Longueur totale, o™ i85 ; longueur de la tête, o"' o5o; hauteur du corps, o" 0.^2 ; diamètre de l'œil, o'" oao. 6. l'RlACANTHUS FAX, Cuvier et Valenciennes. (PI. XVI, fig. 1 et 1".) Priacamirs fax, CmicT et \'alenciennes, Histoire des Poissons, L VII (i83i), p. ^73. Z)., X, 12 ; yl., m, li; i. lut., 80. Hauteur du corps contenue trois fois , longueur de la tête trois fois et un quart dans la longueur totale. Diamètre de l'œil contenu deux fois et un tiers dans la longueur de la tête. Bord du maxillaire arrivant presque au niveau du centre de l'œil. Ouverture postérieure de la narine relativement courte. Angle du préopercule portant une longue épine carénée et denti- culée; bord du préopercule denticulé; deux épines à l'opercule. Scapu- laire légèrement dentelé. Dents faibles. Caudale tronquée. Distance de l'origine de la dorsale au bout du museau comprise près de trois fois et demie dans la longueur totale du corps. Epines de la dorsale faibles, à peine rugueuses, la dernière épine ayant comme longueur le diamètre de l'œil; toutes les épines sensiblement de même longueur à partir de la quatrième. Dorsale molle et anale un peu pointues en arrière. Epines de l'anale rugueuses, la seconde de même longueur que la dernière épine dorsale. Ventrales pointues, arrivant à l'origine de l'anale. Couleur purpurine à rellets argentés; dorsale et anale pointillées de noirâtre; ventrales noirâtres. POISSONS. 127 Longueur totale, o'" oGy; longueur de la tête; o'"o9o; hauteur du corps, o'" 021; diamètre de l'œil, o"oo85'. Sous le nom de Priacanthus macracanlhus , le Musée possède trois Priacanthes provenant de Java et recueillis par Quoy et Gaimard; ces exemplaires doivent prendre le nom de Pr. fax. Bleeker, dans sa Révision dos poissons de Batavia, a regardé le Pr. fax comme synonyme du Pr. macrophthalmus. Le Priacanthe fax dif- fère de l'autre espèce par sa forme plus ovalaire; le maxillaire s'étend plus loin , la dernière épine dorsale est plus courte. Postérieurement au mémoire cité, Bleeker, étudiant la collection recueillie à Madagascar par M. Pollen, a mis l'espèce que nous étudions en synonymie avec le Pr. hamrnr; or le Pr. fax est armé d'une longue épine au préoper- cule, tandis que le Pr. Iiamrur est caractérisé, d'après Cuvier et Valen- ciennes, par «l'angle du préopercule encore moins pointu que chez le Pr. macrophthalmus V . M. Gûnther donne, du reste, comme caractère du Pr. hamrur, rrl'angle du préopercule obtus, portant une carène proémi- nente remplaçant l'épine libre 75. 7. PRIACANTHUS ALTICLARENS, Valeilciennes. (PI. XVI, fig. 3, 3» et 3\) Pbiacainthus alticlarf.ns, Valenciennes, Description de poissons envoyés de Bourbon par M. Morel, Compl. rend, de VAcad. des sciences (9 et iC juin i86'î). D. , \ , 1 II ; A . , m , i II ; L. lai., 65 ; L. u-aiiso., 1 /t/35. Hauteur du corps contenue trois fois et un tiers, longueur de la tête trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Diamètre de l'œil trois fois et demie dans la longueur de la tête; museau bien plus long que le diamètre de l'œil. Bord du maxillaire ne dépassant pas le niveau du bord antérieur de l'œil. Symphyse mandibulaire très rugueuse. Fortes dentelures au préorbitaire. Ouverture postérieure de la narine large, un peu ovalaire. Angle du préopercule obtus, portant une forte épine caré- 1 Le Ijpe de l'espèce, d'après lequel est faite noire description, a été recueilli à Mau- rice par Dussumier. 128 MADAGASCAR. nc-e, non dciilek'e sur les bords; dentelures de Tos marquées. Sous- opercule portant quelques faibles dentelures; interopercule entier; une pointe peu prononce'e à ro|)ercule. Caudale un peu arrondie. Distance du bout du museau à lorifjine de la dorsale e'gale à la longueur de la tête. Epines de la dorsale et de l'anale sillonnées, non épineuses à leur bord. Dernière épine dorsale deux fois aussi longue que le diamètre de l'œil, aussi longue que la moitié de la hauteur du corps à son niveau. Troisième épine anale moins haute. Quatrième rayon mou de la dorsale allongé, ayant la hauteur du tronc mesuré sous l'aplomb de ce rayon; rayons de l'anale moins allongés. Ventrales pointues, très longues, arri- vant au niveau du cinquième rayon mou de l'anale, contenues deux fois et un tiers dans la longueur totale du corps; épine ventrale grêle, ru- gueuse, dentelée sur les bords, bien plus courte que les rayons mous, plus longue cependant que la dernière épine dorsale. Pectorales courtes. Les écailles de la ligne latérale diffèrent du type habituel; au lieu de présenter trois ou cinq lobes profondément découpés formant autant de pointes saillantes, le bord antérieur est arrondi dans son ensemble; le tube n'est plus jilacé dans l'axe de l'écaillé, mais courbé vers un des bords latéraux, de telle sorte que le feston qui correspond à son extrémité antérieure est excentrique; le bord antérieur est découpé par quatre ou cinq festons irréguliers. Le bord postérieur est dépourvu de spinulos. Les écailles des flancs sont très régulières; les deux bords latéraux sont parallèles et le bord antérieur est droit; sept ou huit festons à peine mar- qués se voient sur le bord. Le bord postérieur forme une pointe peu pro- noncée en son milieu, les deux côtés du triangle s'écarlant d'ailleurs sous un angle d'environ /i5 degrés; le long du bord, on compte une qua- rantaine de petites épines triangulaires et marginales. Le foyer est petit et se trouve reporté vers le troisième quart de l'écaillé. La longueur d'une de ces écailles était de o™ ooBy de long sur o" ooù5 de large. Longueur totale, o'" 3io; longueur de la tête, o" o85; longueur du museau, o" o38; hauteur du corps, o™ oc)5; diamètre de l'œil, o™ 028. Valenciennes, en décrivant le Priacanthe beau clair du large, fait remarquer que l'œil est plus petit que celui du Priacanlhus macropterm POISSONS. 129 et l'épine du préopercule moins forte. Le Pr. aUiclarens se distingue d'ailleurs du Priacanthe macroplère par les épines de la dorsale plus grêles et par les ventrales encore plus longues. Ce dernier caractère permet de séparer l'espèce du Pr.japomcus. D'après la planche que Cuvier et Valenciennes ont consacrée au Pria- canthe du Japon', les ventrales ne seraient pas très allongées et arrive- raient à peine à la base de l'anale; nous voyons cependant, d'après la description de l'exemplaire du Musée de Berlin, «que les ventrales sont très grandes 75. M. Gùnther indique également que les «ventrales, très longues, arrivent au troisième rayon mou de ranale^n. Ne connaissant de l'espèce que la figure très insuffisante donnée dans VHisloire naturelle des Poissons, nous ne savons jusqu'à quel point il serait possible de réunir le Pr. alticlarens au Pr. japoniciis. Du reste, Valenciennes ne compare pas le Priacanthe beau clair du large au Priacanthe japonais qu'il avait pu étudier, mais bien au Priacanthe macroptère. D'après Morel, le Pr. nlliclarcns brille des plus belles couleurs et l'es- pèce est connue de tous les pêcheurs de la Réunion. Il est, dès lors, sin- gulier que cette espèce n'ait pas été signalée par les ichthyologistes, qui l'ont, sans doute, confondue avec une espèce voisine, le Pr. joponwm, dont elle n'est peut-être que laduite. Il est vrai que, d'après Maillard, les pêcheurs de la Réunion confondent sous un même nom de crBeau clair du larges, non seulement les Pr. japonicus et Pr. aUiclarens, mais encore le Pr. niphomus. 8. PR1ACA.NTHUS REFL'LGENS , Valenciennes. (PI. V, fig. 5.) Prucamhls refulgens, Valenciennes, Description d'espèce.s nouvelles de poissons envoyés de Bourbon par M. Morel, Compt. rend, de FAcad. des sciences (g el lO juin 1862 ). D.,\, 10; À., ni, 10; L. lai., 35; L. transe., 8/-2!t. Hauteur du corps contenue un peu plus de deux fois el demie et lon- gueur de la tête trois fois et demie dans la longueur totale. Diamètre ' Planche L. — - Catalogue ofllie Fislies of the Britisli Miisnim , I. 1, p. 317. Poissoii.s. 1 7 lUPliniEniC NATIONALE. i;jO MADAGASCAR. de lœil coiii|iris deux l'ois dans la lou{>ueur de la tête; museau aussi Ioni- que l'œil. Bord du maxillaire dépassant un peu le niveau de rorbite. Sous- orbilaires, cercle de l'orbite, maxillaires, mandibule, appareil opercu- laire, dessous de la gorge et osselets de la membrane brancbiostège cou- verts d'écaillés fortement dentelées. Angle du préo])ercule arrondi, ne portant pas d'épine saillante et garni de fortes dentelures, ainsi que l'inter- opercule, le sous-opercule et le scapulalre. Opercule portant une pointe à peine saillante et non dentelé au bord. Caudale tronquée. Espace entre l'extrémité du museau et l'origine de la dorsale un peu plus grand que la longueur de la tête. Epines de la dorsale et de l'anale très fortes, pro- fondément sillonnées, non rugueuses à leur bord. Epines dorsales crois- sant en longueur de la première à la cinquième, qui est la plus longue, puis décroissant régulièrement jusqu'à lavant-dernière, qui est un pou plus courte que la dixième, la cinquième étant plus longue et la der- nière plus courte que le diamètre de l'œil. Troisième épine anale de la même longueur que la dixième dorsale. Rayons mous de l'anale et de la dorsale peu prolongés. Ventrales courtes, n'arrivant pas à l'anale; épine forte et sillonnée. Pectorales probablement courtes. La couleur est d'un rose vif. La ligne latérale est située [)rès du dos et a les écailles grandes (lon- gueur, o'"oo85; largeur, o™ 007). De même que cbez le Priacanthns altlclareus, le tube se trouve rejeté latéralement dans sa partie antérieure et , à l'inverse de ce que l'on voit chez les autres espèces, il se prolonge en pointe effilée jusqu'au bord postérieur. Le bord antérieur est à peine découpé par trois ou (juatre festons; le bord postérieur, un peu arrondi et à peine saillant dans sa partie médiane, porte dix à douze spinules peu saillantes et espacées; la zone spinigère est peu étendue; il y a quelques s]»inules éparses au-dessus de la rangée marginale. Les écailles des lianes sont grandes (longueur, o"'oii(); largeur, o'" 0090) et régulières, et elles ont les deux bords latéraux parallèles et le bord antérieur droit, avec quelques faibles ondulations qui léchan- çrent à peine. Le foyer est petit et se trouve à la limite de la zone sj)i- nigère. POISSONS. 131 Longueur du corps, o™3/to; longueur de la tête, o'^ogS; hauteur du corps, o" i3o; diamètre de l'œil, o"' 0^8. A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez lesBetsimi- saraka, le nom à'Ambatsihara. 9 . PRIACWTHL'S MEYERI, Giinther. PniACANTHtis Meyeri, GuDlhei', Proceed. Zool. Soc. of Lonclon (1871), p. 656 etpl.LVII. Pkiacantuus Meîeri, Sauvage, Bull. Soc. phUoinatldque de Paris, L VI (iSS-J ), p. 168. D. , X, 11; A., III, 10; L. lut., 1x5. Hauteur du corps contenue deux fois et deux tiers et longueur de la tête trois fois et un tiers dans la longueur totale. Diamètre de l'œil compris un peu plus de deux fois dans la longueur de la tête; museau bien plus court que l'œil; bord du maxillaire de'passant le niveau de l'œil; ouverture postérieure de la narine large et allongée; sous-orbitaire denticule' au bord, ainsi que le maxillaire et la mandiijule; les quatre rayons branchiostèges internes légèrement granuleux; préopercule den- telé, avec cinq ou six dentelures plus prononcées à l'angle; angle de l'opercule saillant, fortement strié; interopercule et sous-opercule den- telés, ainsi que le scapulaire. Caudale tronquée. Dislance de l'extrémité du museau à l'origine de la dorsale moindre que la longueur de la tête. Epines de la dorsale et de l'anale fortes, légèrement sillonnées, non ru- gueuses à leur bord. Epines dorsales croissant de hauteur de la première à la cinquième, qui est la plus grande, puis décroissant régulièrement, la dernière étant aussi haute que le diamètre de l'œil et moins forte et un peu plus courte que la neuvième. Troisième épine anale forte, de la même hauteur que la dixième épine dorsale. Rayons mous de l'anale et de la dorsale peu prolongés. Ventrales courtes, n'arrivant pas à l'anus; épine sillonnée. La couleur de ce poisson est d'un jaune rougeâtre. Longueur totale, 0" 260; longueur de la tête, o™ 07^; hauteur du corps, 0'" 096; diamètre de l'œil, o™ o33. Celte espèce ne nous est connue que par un seul exemplaire en peau, >7- i:}^ MADAGASCAR. |>i(»\(Mi;iiil (le rile de la Réunion; le type décril |)ai' M. Gunlher esl do lîle Maiiado. Genre: A Mil US. Le genre Anlliia.s, élabli par Blocli pour le Uarhierde la Me'dilerranée el pour des poissons qui doivent rentrer dans les fanulles des Sciénoïdes el des Squamipennes, a e'té repris par Cuvier pour l'espèce de la Mé- diterranée; mais j)lus fard, Cuvier et Valenciennes, suivant l'exemple de Lacépède, ne l'ont pas maintenu et ils ont l'ait de IVspèce type un Serran, sous le nom de Sciramis anthias. S'appuyant sur ce (pie le genre Anthias, tel que le comprend Bloch, esl Formé d'éléments hétérogènes, Rafinesque a l'ail le genre Aylopon pour le S. anlhim ou Antliias sarer\ Les auteurs modernes ont re[)ris le nom d'Anlliias, et, à l'exemple Ao i\I. (liiiitlKM', rapphquent à des poissons trayant sept rayons branchio- stèges; des dents en cardes, avec des canines aux deux mâchoires; des dents au palais; une dorsale avec généralement dix épines; trois épines à l'anale; une caudale fourchue; un opercule muni (r(q)ines; le pré- opercule dentelé; des écailles de grandeur modérée'" v. Ijo Bodianiis pclo- rilnmis de (locco est devenu pour l^owe le ly|)e du genre Callanlhias^; VA. ocitlalns de Cuvier et Valenciennes constitue les genres Elasloma de Swainson'', Hcsperantliias de Lovve, Macrops do Constant DumériP; pour le S. crcolnn, (luichenot a établi le genre Paranfliias^', mais en réalité c'est un Epinophclii.s. Le genre Callanthias est accepli- par lous les ichthyo- logistes. Suivant la présence ou I absence de dents linguales, la division ou la non-division des rayons des pectorales, la présence ou l'absence d'écaillés à la mâchoire inh'i'ieure, RIeeker admet les genres Dacti/laiilltids. Pscudaii- lliKis, OdonUnilhids, Ph'rlra)ttliim. (pii jumivciiI ('Ire regaixh's comme de bonnes coupes dans un genre naturel. ' Inilf.r Irlttlnjoloijiiv Sicilvr . p. l'y. ' lli.sl. nul. l'isli. {iiiil Ufjtl.. I. Il, p. -h)-!. - Calaloguc of the AcnnlhopU'njgiau Fislws '■' Icklh. Anal., y. 27;). nf Ow British Muséum, I. 1, p. 88. '' Index (icnccLiiii ac Spericiiiiii Aiitliia- •• /Vo(W(//)(,o-s nf tlie Zoolofrical Socicii/ «lidai'uin in Miisfo IViiisionso ohsoivatoriim, (i83()), p. yO. — Fislics ol' Madc^iia , \>. 1 ."l. In». Soc. Liiiii. de Maine-et-LnIiv, I. \. POISSONS. 1:5:5 Le groupe DacUjhmtlnas , que caracte'risent les rayons simples des pec- torales, la mâchoire inférieure dénuée d'écaillés, l'absence de dents ptérygoïdiennes et linguales, ne comprend qu'une espèce, VA. aplodac- lylus d'Amboine; près de lui se place le sous-genre £'/rts/om« (Swainson) de Madère et de la Martinique, (|ui n'en diiïère qu'en ce (pie les rayons des pectorales sont divisés. Le genre IHectrantliias, très im])arlaitement défini dailleurs, ne renfermerait qu'une seule espèce, le Phclranllnan (inthioides des Célèbes. Les Odonlanlhias ont des dents linguales; dans ce groupe rentrent l'/l. borbonius de Maurice, deux espèces trouvées à Manado et décrites par M. Giinlher sous les noms à\i. clinjsosliclus et d'/l. rliodoplcrus, et VA. aspcrlinguis de la mer des Antilles. Le genre Psoudanlhias se reconnaît en ce que la mâchoire inférieure est squa- meuse, la langue lisse, le palais garni de dents; les rayons des pecto- rales sont nettement divisés. 1. ANTHIAS (PSEUDANTHIAS) SQUAMII'IISNIS , Peters. (l'I. XVII, fii;. 1, 1" el i".) A\TiiiAS SQUAMiPi.NMS, Pcteis, Widgmann Archiv (i855), p. 9:50. D. , \, 18; /!., m, 7; L. lut., hh\ L. Iransv., ;5/i.5. Cor])s comprimé et allongé, la hauteur étant contenue un peu moins de (rois fois et la longueur de la tête trois fois et demie dans la lon- gueur (caudale non comprise). Profil de la tête bombé; museau obtus, plus court que le diamètre de Torbilc, dont la largeur est comprise un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête. Bouche fendue très obliquement; maxillaire supérieur large à son extrémité posté- rieure, qui dépasse le niveau du centre de l'œil; pas de plaque dentaire. Préopei'cule fortement dentelé, surtout à l'angle; de fortes denticulations au sous-opercule; deux grandes épines à l'opercule. Dorsale comujençant au niveau du bord de l'opercule; troisième épine dorsale allongée; lon- gueur de la dorsale antérieure un peu moindre que celle de la dorsale molle, qui se prolonge en pointe. Caudale fourchue, à lobes pointus et allongés. Anale plus haute que la dorsale postérieure, avec trois fortes 13'i MADAGASCAR. épines, dont la seconde csl un peu plus lon^nic que les autres. Pectorales de même lonfjnenr (pie ios ventrales, atteignant le niveau de Tanale. Ecailles assez grandes, recouvrant toute la tète et se prolongeant sur le tiers environ de la hauteur de l'anale et de la dorsale molle. De couleur rouge, avec une ligne bleue étroite qui va de l'œil à la base de la pectorale. L'exemplaire type, qui nous a e'té communique' par Peters, a e'té trouve' à Mozambique; ses dimensions sont: longueur totale, o" ogS; longueur de la tête, o'" 020; longueur du museau, 0"' oo/i; hauteur du corps. 0'" oaS; diamètre de l'œil, 0'" 007. Bleeker a décrit, sous le nom de Psnidaiitltios lopidokpis^ , une espèce venant d Amboine, qui n est qu une variété de ÏAuthias sqiiamipuuu.s ; elle n'en difl'ère, en effet, que parce que la bande qui part de lœil se dirige vers le sous-opercule, au lieu de se terminer à la partie inférieure de la base de la pectorale; la forme du corps, les dimensions sont d'ailleurs identiques dans les deux espèces; quant à la longueur plus ou moins grande de l'épine dorsale, elle n'a certainement aucune valeur spécifique. Les Sakalava donnent à ce poisson le nom à'Amparamaha. 'i. ANTHIAS (oDONTANTHlAs) BORBONIUS , Cuvier et Valencieiines. (Pi. XVII, lijj. 2 et a'.) Serranus BORBONIUS, Cuviei' et Valenciennes, Histoire des Poissons, L II (1829), p. 268. Anthias borbomus, Gûntlicr, Cat. oftlie Fishes of tlie Brilish Muséum, 1. 1 (1869), p. 89. Aylopon mauritianus, Guichenot, Index Anthiadidarum, Annales de la Société Linnéenne de Maine-et-Loire, t. X (1868). Odontamuias borbomus, Blcekor, Faune de Madagascar (1875), p. 16 et pi. V, fig. 1. D., X, 17; A., m, 7; L. ht., kl. Corps court, ovalaire, élevé, très comprimé, sa hauteurétant contenue trois fois et un tiers et la longueur de la tète quatre fois dans la longueur ' Description dos espèces de poissons de la HiMinion et de Madagascar, Hév. Antliia- didées, Acy/. Tijdschr. DicrL, t. IV, p. 9^,103. — Atlas ichtkijoloirique , t. VII, p. 19 el pi. X, fig. U. POISSONS. 135 totale. Ligne roslro-dorsale éleve'e, bombée; museau beaucoii|) plus court que le diamètre de Tceil, qui est grand et contenu deux fois et demie dans la longueur de la tête; espace interoculaire convexe, presque aussi large que le diamètre de l'œil; préopercule fortement dentelé, portant deux épines plus fortes que les autres à l'angle; trois pointes à l'opercule. Maxillaire supérieur arrivant au niveau du centre de l'oeil; dents canines de la mâchoire inférieure un peu plus fortes que celles de la mâchoire supérieure; plaque linguale grande, de forme ovalaire; plaque vomé- rienne en forme de croix, à branche antérieure plus courte que la branche postérieure, élargie en son milieu, à branches latérales courtes et larges, rejoignant la bande palatine, qui est en contact avec la plaque ptérygoï- dienne; bande palatine large, arrondie en avant et en pointe en arrière. Troisième épine dorsale plus longue que les autres, se prolongeant en filament; troisième rayon de la dorsale molle et lobes de la caudale pro- longés en filaments; deuxième épine anale un peu plus courte que la troi- sième, plus longue que les épines dorsales, à l'exception de la troisième; rayons de la pectorale allongés et divisés; épine ventrale longue et grêle; rayon externe des ventrales allongé, arrivant jusqu'aux premiers rayons mous de l'anale. Cor[)S grisâtre, avec de larges marbrures brunâtres; nageoires de teinte uniforme. Longueur totale, o" i/t5; longueur de la tête, o™ o35; longueur du museau, o"' 007; longueur de la troisième épine dorsale (sans le fila- ment), o" 026; longueur de la troisième épine anale, o" oao; hauteur du corps, 0™ o45; diamètre de l'œil, 0"' 012. M. Gûnther a décrit deux espèces trouvées à Manado, qui appartienenl au même groupe. VAnlliias (^Odonlanlhiai) chri/sosticius diffère de VA. hov- honms en ce que la bande |)alatine n'est pas en contact avec la bande ptérygoïdienne; YA. rhodopterus s'en sépare par la formule delà dorsale qui est X-i3, par les écailles de la ligne latérale qui sont au nondjre de trente-cinq et par la coloration. Guichenot a donné le nom (VAijIopon maiiritianns à un Anthias pro- venant de l'île de la Réunion, qu'il nous est imjtossible de séparer de l:i() MADAGASCAR. \A. Ijorhonim; les exemplaires de même taille et provenant de la même localité sont en elï'et identiques sous tous les rapports. Les Sakalava donnent à ce poisson le nom d'/l»gJiv/. ?). ANTIIIAS (0D0INTA^TIIIAS) LUTEO-ROSEUS , Liénard. Barbier jaune et rose, Liénard, Treizième rapport de la Sociélr d'Idstmre naturelle de Maurice (i843j, p. 69. D., Mil, 12; A., m, 8; L. lai., fjo à Go. Cet Anlhias, qui paraît être bien distinct de toutes les autres espèces du genre, est décrit par Liénard dans les termes suivants : cr Barbier jaune et rose. — Sa hauteur est comprise quatre fois dans sa longueur totale, et son épaisseur fait un peu plus de la moitié de sa hau- teur. La distance de la mâchoire inférieure à la membrane de l'opercule est le tiers de la longueur du poisson. L'œil est grand; il est placé au sommet de la tête ; il y a autant de distance de sa partie antérieure au mu- seau que de la postérieure au bord de l'opercule. Le préopercule est bien arrondi; les dents qui le garnissent sont faibles et recouvertes d'une frange cutanée. Les trois épines de l'opercule sont faibles et à pointe émoussée. . . Les deux mâchoires, le vomer et les deux palatins sont armés de dents en velours ras et un peu rudes; il n'y a aucune canine à l'extrémité des mâchoires ... La nageoire du dos paraît en former deux par son échancrure. Voici comment elle est composée : la première épine est très petite; la troisième, qui est la plus longue, a la moitié de la hauteur du poisson; les autres décroissent rapidement jusqu'à la sixième; la sep- tième et la huitième se relèvent un peu, et les rayons mous augmentent rapidement jusqu'au huitième, qui a en hauteur les deux tiers de celle du corps; les autres décroissent jusqu'au douzième, dont la hauteur égale celle du deuxième rayon épineux. L'anale est composée de trois rayons épineux et de huit branches; elle a la même forme que la dorsale molle. La (jueue est très haute ; elle a les deux tiers de la hauteur du poisson et conserve à peu près la même hauteur depuis la fin de la dorsale et de l'anale jusqu'à la caudale. Cette dernière nageoire est légèrement échan- POISSONS. 137 crée; son ouverlure mesure le quart de la longueur du corps. Les peclo- rales sont longues et pointues; elles égalent en longueur l'ouverture de la caudale. Les ventrales ont un tiers de moins que les pectorales . . . f^a ligne latérale commence sous le bord supérieur de Toporcule, monte pour former lare jusque vis-à-vis le sixième rayon épineux de la dorsale, des- cend lentement et se termine sur le milieu de la caudale. . . "La robe de ce Barbier est partagée longiludinalement en deux cou- leurs; la supérieure est d'un jaune serin et 1 inférieure d'un rose tendre. Celle dernière couleur, qui est très vive sous la mâchoire inférieure, di- minue de force et s'efface entièrement avant d'arriver à la queue. Une bande rose, située sur la nuque, commence à la dorsale et finit au bec supérieur. Cette bande est interrompue par une bande jaune qui se trouve sur le front, entre les deux yeux. Le bord de la mâchoire supérieure et le bord supérieur de l'opercule sont jaunes. La ligne jaune de cette dernière pièce se prolonge sur la joue. De petites raies noires et verticales, dont la plupart ont la forme d'un croissant, couvrent toute la partie qui se tronxe depuis la [)ectorale jusqu'à la cainlale, où elles ne forment plus (juc des [)etils points noirs clairsemés; on voit aussi quelques points de même couleur sur la dorsale molle. Les pectorales, les ventrales, l'anale, la tête et le ventre de ce poisson ne portent aucune tache. L'anale est jaune et rose. H y a un peu de rose sur le jaune de la caudale ainsi que sur les deux premiers rayons épineux et les deux derniers mous de la dorsale. La prunelle est noire et l'iris d'un jaune doré. Ce poisson a six pouces et demi de long; il a été pris à une grande profondeur. Aucun pêcheur ne l'avait encore vu.^ Genre APOGOX. Sous le nom d'Apo-'on, Lacépède désigne un poisson ayant rr les écailles grandes et faciles à détacher, le sommet de la fête élevé, deux nageoires dorsales et sans barbillons au-dessous de la mâchoire inférieure r. Ce poisson est l'Apogon rouge ou le Roi des rougets de la Méditerranée. Cnvier caractérise le genre «par le corps court, garni, ainsi que les opercules, de grandes écailles qui tombent aisément, par les deux Poissons. 1 8 138 MADAGASCAIi. dorsales qui son! 1res S('parées ol par un double rel)ord dentelé au |)re'- opercule^-. La présence d une crèLe libre et lisse au préopercule distinjjue facilement les Apogons parmi les Percoïdes proprement dits privés de canine. Dans la sous-famille des Perciformes, ils constituent, avec les genres Pseu- (lamia et Saramia [Clicilodipterus), la [)halange des ApogoninI de Bleeker '. La disposition du rebord du préopercule, muni ou prive' de dentelures, avait été considérée par ce dernier auteur comme pouvant fournir des caractères génériques, et il avait fondé le genre Apogonichthys [Monoprion de Poëy et Archamia de Gill) pour les espèces dont la crête préopercu- laire est entière; il Ta lui-même supprimé et a considéré comme de nulle valeur les genres Lrpidamia et Glossamia, établis par M. Gill pour des espèces ayant plus ou moins de trente écailles à la ligne latérale, trois ou deux écailles au-dessus de cette ligne; il a rejeté également le genre admis par M. Krefft sous le nom de Mionurus. Le genre Apogon doit, du reste, ainsi que l'a établi M. L. Vaillant^, conserver ce nom et non celui d^Amia qu a proposé Bleeker d'après Gronovius. Les Apogons, qui sont nombreux en espèces (soixante-dix environ], sont de petits ])oissous aux couleurs brillantes, qui habitent les mers interlropicales. La Méditerranée, dont la faune ichthyologique, comme nous aurons souvent à le faire remarquer, présente de grandes affinités avec celle de la mer Houge, en nourrit cependant une espèce, \ Apogon mberhin; deux se rencontrent sur les côtes du Japon et quatre sur celles de la Nouvelle-Hollande. Parmi les espèces intertropicales, la plus grande partie est confinée dans la mer des Indes, qui peut être regardée comme le véritable centre du genre et qui a fourni cinquante-cinq espèces à lUeeker. Quelques-unes ont été toutefois trouvées en différents points de la mer des Antilles; on en connaît enfin deux sur la côte occidentale de l'istlime de Panama, les A. Dorol et A. (nnrrimnm, ce dernier déjà signalé par Castelnau dans les mers du Brésil. Si l'on s'en rapporte à la structure des écailles de la ligne latérale, le ' l(/(/.v iclillii/oldfriquc (les Indes orientales néerlandaises, I. Ml, p. 71. — - iMissioii ;m .Muxiijui' et dans i Aiiii'riijiie reniralc, iv' pnriio, litude sur les Poissons, p. o(j. POISSONS. 139 genre Apogon est fort homogène, et parmi les espèces que nous avons pu e'Uulicr à ce point de vue (.4. auritus, A. americanns , A. anrem, A. axillaris, A. hifascialua, A. cermnensis, A. fasciatus, A.fronaius, A. pua- mensis, A. hijalosoma, A . Hartzfcldt , A. hnberhis, A. laterahs , A. macrop- terus, A. margaràiphora, A. nmllilmeatus, A. muJhtœnialm , A. mohiccmsis , A. nignpinnis,A. Novœ-Guineœ , A. Novœ-HoUandiœ , A. orhicularis , A. qua- drifascialus , A. sangiensis, A. tœniatus, A. Wassinki^, nous n'avons trouvé que VApogon Novœ-lIoUmuhœ dont les écailles fussent d un autre type. Ces écailles sont presque toujours plus hautes que longues [A. aureus, A. bifascialus, A . americanns , etc.); dans certaines espèces, toutefois, elles ont une forme ovalaire (4. lalvralis, A. axillaris). Le canal occupe, en général, une grande partie de leur longueur, entre le bord antérieur et la zone spinifère; il peut toutefois être très court et réduit, comme chez les A. orhicularis, A. qtiadrifasriatus et A. Hartzfeldi. Il est dilaté vers son point d'adhérence en forme d'ailettes qui sont plus ou moins élargies suivant les espèces; le canal se prolonge en avant, en deux cornes plus ou moins marquées et plus ou moins divergentes. Les spinules sont disposées, en général, sur un petit nombre de rangées, trois ou quatre seulement; chez VA. hyalosoma, toutefois, la zone spinifère remonte en pointe de chaque côté du tube et Ion compte de dix à douze rangées de spinules. Le canal huit assez loin de la zone spinifère et le tube se ter- mine en pointe au niveau de celle-ci chez les A. guamensis, A. macrop terus, A. Novœ-Guineœ; chez d'autres espèces, telles que les A. auritus et A. hi/alosoma, le canal pénètre dans le tiers environ de cette zone. Dans toutes les espèces ou variétés, au nombre de trente-trois, que nous avons pu étudier, nous n'avons jamais vu rrle canal se terminant entre les aspé- rités de la partie postérieure par trois branches divergentes ?% disposition signalée par Agassiz chez certaines espèces non déterminées'. Le tube ne présente pas seulement, comme chez les autres poissons, deux ouvertures, une postérieure et une antérieure; à sa face externe ou superficielle il y a, comme chez VA. bifascialus, par exemple, des tubes ' Recliorhes sur les Poissons fossiles , l. IV. p, 65. l'iO M \DAr.AS(,An. (lui i)reniieiil luiissance tlu lulx' |»riiici|)iil et qui no sdiiI |»;is, comme (■liez les Sciéiioïdcs vrais, la raiiiilicalioa du lulje principal soiivranl dans la zone spiiiifcro ; ils se d('lacl)ent, au contraire, en saillie sur celui-ci. se dirijj'enl en avant vers le liord dermi(jue de l'écaillé et s"on- \renl par une assez larîje ouverinre; il existe, en outre, des perfoi-a- lioiis circulaires ou ovalaires dans la |)orlion élaqjie dn tuhe, perfora- lions rpii iralteij>nenl pas la lamelle de Técaille sur laquelle il est |)osé cl qui coiiimuni([uent avec le tube central et sont au nombre de deux [A. fasaalm, A. lii/alosoma, A. Hmizfeldi. etc.), de quatre {A. linbcrbls, A. nitillila'ninhis, etc.) ou de six (1. crramcns'sy, elles peuvent d'ailleurs \arier en nombre et en position sur une même espèce; nous remarquons, toutefois, que clicz VA. aurilus var. voricjratus, elles sont situées à l'extré- mité des deux cornes postérieures que forme ie tube dilaté, tandis que chez r,4. quadï'ifaaviafm , elles sont disposées circulairement et au nombre de cinq à six. (lortaines esj)èces ne nous ont pas montré de perforations : tels sont les .1. frcnalm, A. jruamonsis, A. mohiccensis, A. niip'ipiiini>i, A. lah'valis, A. iiiacroplerus, A. mavgardipltora, A. multihneatus. Nous avons déjà dit que, chez VA. Novœ-IIollaudia', lécaille de la li{jn(> latérale est tout à fait dillérenle de ce que Ion voit chez les autres espèces du genre, j^e tube, très court, se bifurque presque de suite en fiu'me de croissant, dont les larges extrémités arrivent près du bord libre de l'écaillé; il est eu saillie sur la lamelle de lécaille et, s'ouvrant à la face libre par les deux cornes du croissant, débouche largement à la face profonde par son extrémité sim[)le. A son origine et de chaque côté, la lamelle a une large perforation (jui communique avec l'ouverture pro- fonde du tube. Parmi les poissons du même groupe que les Apogons, les Pomatomes ont les écailles construites sur un autre type; la zone spinifère est nulle, le tube se |)rolongeant en pointe jusque près du bord de l écaille; le lobe médian (|ui fait face à ce tube est très grand. Chez certaines espèces de Cheilodiptères [C. linealu.s), les écailles sont semblables à celles des Apogons, tandis (|ue chez d'autres (C. poli/acmilhm^ elles sont tout à fait dillérenles, comme nous le verrons plus loin. POISSONS. 141 ). APO(iON AUniTUs', Cmier et Valenciennes. (PI. I\,li;;. 3, 2" et a''.) Apogox AURiTLiS, Cuvici' et Valenciennes, lUsloiie des Poiswiis , I. VII ( 1899), p. hh'i. Apogon PLNr,Tui,ATLs, Ri'ippell, A'. W. Fische {i8^-j), p. 88 et pi. XXII, lig. 4. Apofio.v WRiKGATUs, Valencicnnes , Nouvelles Archives du Muséum, I. I (i833), p. 55. Apogomciitiivs polystigma-, Blceker, Vrti. Tijdschr. NeilcrI. huL , t. III (i853), p. C9G. ApoGOMf.iiTiiYs \uRiTus, Gùnllier, Cat. Fishes of the British Muséum, t. I (iB.Sg), p. 9/1O. Apogon auritls, G ii nllicr, Journ. Mus. Godeffrcnj , Fische der S'.idsee (1878), p. 2.3. Apogon airitls, Day, The Fishes of India (187.^), p. i5C et pi. XVII, fi(f. 2. Amia polystigma, Bleeker, Atlas ichilujologique , t. VIII (1877), P- '°' ^^ pi. XLIV, fiii. k. Hauteur du corps contenue quatre fois et longueur de la tête un peu plus de trois fois dans la longueur totale. OEil grand, dont le diamètre est compris trois fois dans la longueur de la tète; maxillaire arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil. Caudale tronquée; pectorales et ven- trales de la même longueur. Ligne latérale avec vingt-quatre écailles et huit ou neuf dans une rangée transversale. Opercule orné d une large tache noire entourée d'un cercle argenté. Corps de couleur brune; nageoires brunes, lavées de rougeàlre. \j Apogon vanegatiis n'est qu'une variété de cette espèce, ainsi, du reste, que l Amia polystigma et VA. punctuhUus de Rûppell. Voisin de cette espèce, VA. Ellioli de Day s'en distingue par sa forme plus allongée et par la large bande noire de ses nageoires ventrales. L'Apogon à oreilles est répandu dans toute la mer des Indes et se re- trouve jusqu'à Taïli. 2. APOfiON MACROI'TERUS, Cuvier et Valenciennes. Apogon macropterus et A. eeylonicus, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Puisions, t. II (1899), p. 160 et hcj. Apogon argenteus, Valenciennes, Nouvelles Archives du Muséum, t. I (i839), p. Go. Amia macroptera, Bleeker, Atlas ichihyologique, t. VII (1876), p. io3. Apogon ceylonensis, Day, The Fishes of India (187.'^), p. i5C et pl. XVII, fij. h^. ' Par erreur, la figure de noire Atlas porte le nom iVApogon variegatus. — - Iiiip[je!l a donné ce nom à un [loisson d'une espèce dilTérente. — ■' La planche de l'Allas de Day porte par eneur le nom û' Apogon macropleruf. 142 MADAGASCAR. Les \po<>-on argcnleus et A. zeijhnkm, comme le suppose avec raison Bleeker, tloivenl cire réunis à VA. macropterm, dont ils sont une simple varie'té. Le nombre des rayons de l'anale n'est pas en effet constant dans cette espèce, et la forme du corps est elle-même sujette à d'assez grandes variations, de telle sorte que VA. zeylonicm, quoique plus allongé que VA. macropterm, n'en est qu'une variété. Quant à 1.1. arigenlom, dont nous avons le type sous les yeux, il est en tout point semblable aux exemplaires de r.4. macropterm àQ même taille. Nous devons faire, en outre, cette remarque que les exemplaires provenant de Batavia, et dus à Bleeker, sont identiques aux types de Guvier et Valenciennes. D'après ces derniers auteurs, r-4. macropterm se caractérise par qua- torze rayons à l'anale et les épines de la première dorsale qui sont très faibles. Or ces caractères se retrouvent sur rexenq)laire provenant de Ceylan et dont Valenciennes a fait VA. zeylonicxis. Chez l'individu type, long de o"' 067, la formule des nageoires est : D.,M1-1, 9; A., II, 1 /i; la longueur de la tête, qui est un peu plus longue que haute, est contenue trois fois et demie dans la longueur du corps, caudale comprise; le maxil- laire s'étend jusque sous le milieu de l'œil; l'espace qui s'étend derrière l'œil est un peu plus grand que son diamètre; le préopercule est garni do fines dentelures, qui sont un peu plus fortes à l'angle; le sous-opercule et linleropercule sont entiers. 3. APOGOX AUREUS, Lacépède. Centropome doré, Lacdpède, Histoire naturelle des Poissons , l. III (1802), p. 3o. Apogon roseipinms, Cuvicr et\a\encieanes, Histoire des Poissons, t. III (1839), p. /i<)0. Apogon ANPiULARis, RûppcU, ^V. W. Fischc (1887), p. 85, et Allas, pi. XLVIII. Apogon annularis, Gùiilher, Catalogue of the Fislics of the Brilish Muséum, I. I (18.^;)), p. 239. Amia aurea, Bleeker, Atlas ichtliyologique , t. VII (1878-1876), p. 92. Apogon' ANNULARIS et A. AUHEUS, Dav, The Fishes of India (1875), p. 126, pi. W I , fijj. 8. Hauteur du corps comi)rise trois fois et un tiers et longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur totale. Mâchoires égales; maxillaire supérieur arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil, dont le dia- POISSONS. U3 mètre est compris deux fois et demie dans la longueur de la tête. Pre'- opercule finement dentelé. Deuxième et troisième épines dorsales faibles, de même grandeur, ayant la moitié de la hauteur du corps à leur ni- veau, la dorsale étant plus courte et moins haute que la dorsale molle. Anale moins développée que la dorsale molle, à seconde épine un peu plus courte que l'épine de cette dernière nageoire. Caudale échancrée, à rayons externes simulant des épines. Pectorales dépassant le niveau de Tanus. Une large bande noire sur le pédicule caudal. Longueur du corps, o'" io5; longueur de la tête, o"' 099; longueur du museau, o'" 007; hauteur du corps, o"" o33; longueur de la seconde épine dorsale, 0'" 1 7 ; diamètre de Tœil , 0°' o 1 1 . Comme l'a bien compris Bleeker, YApogon roseipinnis et VA. anmdaru doivent être rapportés au Centropome doré de Lacépède. Celte espèce a une large distribution géographique; suivant Bleeker, elle a été trouvée «en dehors de l'Inde archipélagique, dans la mer Rouge et sur les côtes de Zanzibar, de Mozambique, de Ceylan, de Madras et de Chine 15. Le type de XA. roseipinnis a été rapporté d'Amboine par Quoy et Gaymard; le Musée de Paris en possède d'autres exemplaires provenant de Manado, de Trincomalie, de l'île Maurice et de Madagascar. k. APOGOX BIFASCI\TUS, Riippell. Apogon BiFAsciATus,RiippcH, N. W. Fische (1837), p. 8(5 et pi. XX, Cg. 1. Apogon TniMACULATus^, Uitiiardson, Ichlhjolog. China (i8.'i6),p. 221. Apogon bifasciatus, Gùnther, Catalogue 0/ the Fishes of the Brilish Muséum, t. I (iSSg), p. 238. Apogon bifasciatus, Kner, Voyage de la Novara (iSGc)), p. i2. Amia bifasciata, Bleeker, Atlas ichthijologique , t. VII (1873-1870), p. 81. Apogon bifasciatus, Day, The Fishes of India (1876), pi. XVI, %. 9. Corps assez comprimé, dont la plus grande hauteur est contenue deux fois et demie dans la longueur, caudale non comprise; profil fortement incliné de la dorsale à l'extrémité du museau. Longueur de la tête con- tenue deux fois et deux tiers dans la longueur du corps; bouche fendue ' L'espèce décrite sous ce nom par Cuvicr et Vnlenciennes est diffe'renle. 1/j4 mauagasgap,. un peu au delà du bord antérieur de lœil. Deuls en velours, 1res fines et serrées, disposées suivant une bande étroite; bande palatine serrée; œil prand, dont le diamètre est contenu un peu moins de trois fois dans la lonoiieur de la tête. Bord du préopercule 1res finement dentelé; épine operculaire très faible. Dorsales séparées par un faible intervalle; troi- sième et quatrième épines dorsales plus longues que les autres. Ventrales sétendanl juscju'au niveau de l'anus. L'Apojron bifdsciatus , qui a été confondu par Richardson avec 11. tn- maciilatus des ]\]olu(|ucs, s'en sépare au premier abord par la couleur jau- nâtre et par les deux bandes brunes qui entourent le corps jusijuau niveau de la ligne latérale et dont l'une se trouve au niveau des pre- miers rayons de la dorsale épineuse et l'autre vers la fin de la dorsale molle. MM. Giinther et Day signalent une tache noire à la base de ia caudale; cette tache n'existe pas sur l'exemplaire qui fait partie de la collection du Musée de Paris. Bleekcr suppose que c'est à tort que fclon a réuni en une seule espèce Y A. hifmciaius de Rûp[)ell et \A. tœtilatus d'Elirenberg. Le dernier parait être bien différent et, si cette supposition est juste, il faut adopter le nom hijumaki pour l'espèce indiquée par M. Day et par moi sous le nom de iœniala n. La remarque faite par Bleeker est exacte, aussi, dans le clas- sement de la collection ichthyologique du Musée de Paris, M. Vaillant a-t-il maintenu les deux espèces, qui sont cependant fort voisines. Genre CHEILODIPTERLS. D'après Lacépède, les Cheilodiplères sont des poissons qui ont "la lèvre supérieure extensible, ni dents incisives, ni molaires, les opercules des branchies dénués de piquants et de dentelures et deux nageoires dor- sales:?. Il sépare les neuf espèces qu'il admet dans le genre en deux sous- genres, caractérisés par la nageoire de la queue qui est fourchue ou en forme de croissant dans le premier et qui est rectiligne ou arrondie dans le second. Ainsi (lue Bleeker le fait remarquer avec raison, le genre tel (ju'il est conçu par Lacépède est des plus hétérogènes; il réunit, eu ell'el, des POISSONS. 145 Temnodons, des Conodons, des Seiènes, des Ololithes, des Eleotris, des Biitis, genres qui appartiennent à des familles bien distinctes. Les espèces sont elles-mêmes mal comprises, car leCheilodiptère cyanoptèreestl'Uni- hrine que le même auteur avait déjà place'e dans un autre groupe sous le nom de Perça umbra. Comme, en tête du genre, se trouve le Cheilodi- ptère heptacanthe qui est le Temnodon sallator, de la famille des Scom- béroïdes, Bleeker fait observer que, si Ton veut conserver le nom mal choisi de Cheilodiptère, il faut Tapidiquer au genre Temnodon, et non à celui dont la seule espèce indique'e par Lacépède (Cheilodiptère rayé) ne vient qu'en troisième lieu dans le premier sous-genre; aussi Blee- ker propose-t-il le nom de Paramia pour indiquer la grande affinité de ce genre avec son genre Aniia , qui n'est autre que le genre Apogo)i. Le genre Cheilodiptère ayant toutefois été défini avec la plus grande netteté par Cuvier et Valenciennes, nous ne croyons pas utile d'en chan- ger le nom, et nous appliquerons cette dénomination à des poissons qui, très voisins des Apogons, s'en distinguent par les fortes canines subulées qui arment leurs mâchoires; la forme du corps est d'ailleurs toujours plus allongée chez les Cheilodiptères que chez les Apogons. Le genre ne se compose que d'un petit nombre d'espèces, qui habitent la mer Bouge et la mer des Indes; une espèce, le Chcilodipterm quinquc- lineahis, s'étend depuis la mer Bouge jusqu'aux îles de la Société. Les écailles de la ligne latérale ressemblent beaucou]) à celles des Apogons. Chez le Ch. Unmtus, le tube ne se prolonge pas latéralement, et il est largement ouvert vers le bord libre de l'écaillé; il se termine loin de la zone spinifère, qui n'est formée que d'une seule rangée de spi- nules et présente deux ou trois perforations latérales, analogues à celles que nous avons notées chez la plupart des Apogons. Les écailles des Ch. oclovittatus et Ch. quinqueimpatus sont semblables; il y a deux rangées de spinules chez la première de ces espèces, trois chez l'autre; le tube se continue en avant par deux prolongements assez marqués. Le Cheilodipterus polyacanthns, qui se sépare de tous ses congénères pai- la formule de la dorsale, a les écailles de la ligne latérale construites sur un tout autre type. La zone spinifère, qui est très développée, remonte Poissons. 1 g tSPBlMCniE SATIO'fAlE. l'it) M \i)A(;AS(;Aii. (le cliiKiiic cùh' (lu liilic cl 0('Cii|to |)r(''s (le la iii()i(i(! de la loiijjiiciii' de rt'caillc. Le liilie se lermiiie dans la zone spiiiilèi'o [lar do iioiidjreiises laiiiilicalioiis, la |dii|iarl d'entre elles perforées, connue chez les Scié- noïdes \iais. CnKn.OI)II>TEHl]S I'OLYACANTIIUS, V;(ill:iii(. (l'I. Wlll, 11.;. •>, H |,|. \\|\, (Ij;. (i.) (illlII.OlUCTÏLLS l'l)l,\ AC.AM'IICS, I>. Nililljllll, llltll. tiv 1(1 Sl)C. pIllIoiIKItllKjlIC (187.)), |l. U". D., Mi-i, lu; .1., 11, 8; Ecailles, S/ab/a-]. Ilauleni' du corps el lon,",ueiii' de la h'Ie comprises chacune trois fois et ih'niie dans la hmjjneni' totale; chanfrein et lifjne dorsale formant nne conrhe à peiiu' accentuée. Diamètre de i œil contenu trois fois et demie dans la lonjjneiir de la tt'te; niaxillaii'e arrivant an niveau du centre de FomI. Mande de ilenls palatines étroites. IM'éopercnle avec le bord supé- rieiii' pi('S(pie lisse et le bord inférieur assez fortement dentelé, llauteni- dn sons-orbitaire antérieur com|)rise trois fois dans la longueur de lœil. Dislance i\o rc\trémit('' dn museau à l'origine de la dorsale antérieure contenue un peu pins de trois fois (huis la longueur du corps; troisième et (|iialrième épines dorsales de la um'-uic hauteur, cotte hauteur ('tant contenth' deux fois et un tiers dans la longueur de \i\ tète. Dorsale nndle à bord convexe, avant uni; lois et demie la longueur de la dorsale anté- rieure, (landale arroinho. Anale à bord convexe et dont la seconde épine a la iiKMne haiileur (pie It'pine de la dorsale molle. Pectorales de la in(''nie hinjjueiir (pie les ventrales, iiari'nanl pas à lanns. (pu est sitiu' conire 1 anale. Ciorps do cduleiir iiiiiforme: une bande noire s étend depuis la li't(> jiis(pie \ers le hors postérieur de la lijjne latérale ol il v en a une éga- leinonl au pédicule do la caudale; nageoires verticales rembrunies. J.onjpieiir totale, o'" 170: lonijiieiir de hi ièle. o"' ohB; longueur du niusoan, ()"'((ii): hauteur du corps, (>"'(ir)(): bailleur do la (pialrième épine dorsale, (i"'or>."i: diamètre de lœil. ()"'()iy. l.e l\pe (le l'espèce \ieiit de File do la Réunion; il a été donné au Mu- sée do Paris par M. Malavois. POISSONS. I'i7 A Madiijjiisciir, In Clioilo(li|)lèf(! |»(»rl<', sur hi cùlf orn'tiliilc, cln'/, les nel.sitnisiinika, le nom d AiiiIkiIsij, foiiiiiK; Ions les poissons (|iii onl de {jraiides écailles (tels ([ne les llololiiicliys, les IMyriprislis, les llolocciiiresj. Gemik i>iki;\. l'IKKA LUNULATA, (Jiliclieilol. (l'I. Wll, II;;. I .,■! r.) GnYSTES MJMJLATiis, G tiiiliciiol , /Vote sur la llâmioii (l(! M.iIII.ikI , l'oissons (iSO.'îj, u. h. l'iKKA i.iNLLATA, Sleititlacliiicr, Iclilli. Itcilr., .S'iV:. /l/.w/. H'îV'h, I. LXX (iH'j'i), p. li^f». D., x,ii; /!., Ml, H. Ilanicnr dn cor|)s conlenni; (|nali(! lois vX demie et lon{rand (jue le museau, compris ipjalr(; lois el (h-mit; dans la longueur de la lèle; préopercule, surscyj)ulaire cl j)réorl)ilaire i-nlii'rs: une laihle poinle à ro|)ercule; ('cailles des joues (lis[)osées suivanl Iniil ran{j(!es; six rangées d'écaillés sur ro|)ercule. Caudale lron([uée. Corps (I nn jaune hrnnâlre orn(! de |)elites lâches noires aiïeclanL la lormedun croissant; dessons du corps argenté; t(Ue d(; feinte uniforme; de pclils points noirs sur la dorsale moll(!, l'anale el la caudale. Cette es|)(ice, (|iii provii'iil de l'île di; la lii'iinion, m; nous est connue que par nn exemplaire de o"' ifx) de long; la h'-le a o'" o^iT); la liaiilein' du corps est de o"' o'^k. Obvkk DULKS. Sous le nom de Donles, Cuvier désigne des poissons (pii "onl, comuM; les Centroprisles, l'ojjercule terminé par des épines, le pi('o[)erciile den- telé et les dents en velours, mais dont la membrane branchiale n a (jin- six rayons 5î. Ajoutons que le préorbilaire est dentelé et ([ii'il y a dix (-pines aux dorsales. L'homogénéité très grande du groupe fait que les espèces, fort voisines les unes des autres, sont souvent dilliciles à séparer. La plupart sont «9- 148 M ADAC ASI.VII. élaltlii's >iii- tics (lilViM'tMicos dans la (•tiloi'alion . iiiii. ooinme nous lo ver- rous à |iii)|tos (lu Dulrs fiiscns, varie hm'c ràj;!': les 1111'illt.Mirs caractères se tirent de la i»osilion de l'anus, de la lonj;Meur comparative des épines dorsales, de la l'orme de la caudale. île la comparaison entre la lonj;uenr t\u corp> cl la lon{;ucur de l'espace (pii s'élcnd entre l'cxlrémité du museau et lorijjinc d(> la première dorsale. ('mier el \alenciennes di'ci'ivcnl on/.c espèces; M. (îi'inllier. dans S()n calalo;;ne pnidic en i8r>i). en admet onze, toul en faisant i-emar(|uer (|uo les Ihili's canddvilliilns . IK liiS(iis. /). iiitif<>nialus, IK i^iiaiiicDsis sont lorl V(M>in>- du n. tiviiunis cl ipic le /'. liritiiillii pouri'ail nèlre t|u"une vari('l(' (\r Cl' dciiiii'i. M. Steindaclincr a dccril une nou\i'lle espèce provenant d'.\u>tralic. le Ihilcs Horeiiiaculatiix, de sorte (\uo le <>ein'e paraît renier- mer une di/.aine d'espèces : les côtes du iîrèsil en lournissenl deux, les Ihtii'x (Uirlira et IK flarirciitris: deux antics, les I). norcnuinilalius et IK «»«/»Y;hh.n, semblent être particulières aux côtes d Australie: les IK iiialo. 1). rniinoloicnsis, D. f^uameiitus et IK iiiaciildtiis w o\\[ ete trouves (pie près dos des de l'Oct-anie; ipiani aux /*. ctuidantlutu'i. l>. fiisciis cl IK iiipcs- Irls. ils sont cantonnes dans les eaux sauinàtrcs de I ile de Iraiict' et de Madagascar, lucn (|nc. d a|ircs M. (iiiiillicr. ce iK'niicr s(' i'cli'ou\e aussi à Vinliniiic, ,iu\ ('.('Icbes et pisipi aux l'"id|i; il est \rai de dire tpu' M. (.iiiitlicr assmiil,' au /*. ntpi)>lris |(> /). iiKn-j'iiiadis qui nt>ns parait cepcinlaiit iMrc une espèce distincte cl ipii est connu de Java . d Amhoiue. de \anicoro, d('^ l'idji: le IK liriiuinis a ele sij;nalc dans les uum's de r.hiiu' et de larcliipel Indien. Les écailles des Houles sont consirnites suivant un h pe très uuilorme (/). ntdi'ifiiKitus. IK nipcatns, D. Juavu.'i. D. catulantlnlus. [). m ac ni (tins): tdies sont assez, petites (lonj>;ueur. o"'oo5. hantciii'. o'"oo.'iri, chez un individu de o"" t (K"i de lonp,V. le hcrd liluc e-l di'oit, à peine decoupt' par dix à dcii/c lnludc^: le IuIk-, ipii est clroil et en lij;iie di'oite. s ouvre dan- la paiiic de la zoiic -puiitci'c. i[iii rcineiitc très loin: il v a en jji'- ncral (|iiinze ran{';ées de s[)innles et i|iiaraiilc-ciii(| spinnles le lonj"; du luMil, t|iii c-«l un peu arrondi, ('.lie/ le Ihilrs ta'inunis. le boni libre de j'écaille présente une écliancrure assez marquée en lace de l extré- POISSONS. 1V,) inilé (lu lui»'. (îlicz !<; Dnlcs (nnij>(i , les ('(;iiillcs ih; l;i li;;ii(' hilriiilc oui le boni lihi'o arrondi, le liiltc |»liis liirjfc; (|m! clic/, Ions ses coii{;('iicrcs, lii zone s|)inirèr(! l)eiiucon|) nK)ins (îlcndni! on il n'y a (|n(! cin(| à se|(l, ranjfécs do s|)inules; colles des lianes, dont h', loyer r.sl 1res rccnlé, nOnl f|iio (|nalre à ein(| ran{;s de spinnles. Les ('cailles dn Dulcs iiovem- rt6w/«/H.s sont assez dilléronlcs de C(!(|ii(! Ton iMdnanpn! chez l(!s aiilrcs (!S- pèces; les spinnles sont plus ('carl(.'es, moins nondnonses, dispos('(;s sur cirnj ou six ranjfoos (il an nondjrc d(! (Iix-s(!pl à viiijjt le lonj; du Itord adhérent; le tuho so prolonjjo par mu; (!xtr('niit(; aussi lar{;(! (pie h; resie jus(pi'au bord adlnironl do l^-cailie, (h; sort(! (pn; la partie rnoyeniK! d(! ce bord est (l(!ponrvn(î do s|)inulcs. I . DlLliS rUSClS, (luvici- (!l VulcilcioillK.'H. (l'I. W, fir;. /i, Vol V.) Dui.KS ru.sciis, (Juvior ni ViiIcmiiMiiKis, llklmin (ks l'uissoiis, I. III (iM'uj), |i. i iH. UuLEs Fuscu», i'cler» , Wifffiiiaini Airkiv (iH.').')), p. ').'.\^. ]). , i\-r , I I ; I. , III , I o ; /,. lui. , /|o ii 'i!. Ilautenr dn corps coiitonuo trois l'ois et (l(Miii(; et lonjjnenr de la t(1t(î (piatre (ois dans la lonjjnonr totah; du corps; (jspaco entr(! Toriffirn! de la dorsale et roxln^niti; du iiiiisean coiii|»ris un peu moins de Irois lois dans la lonnuonr du corps, caii(lal(! compiise. I)iam(''tr(! de l^eil un peu plus (l(! trois fois et demie dans la lonjjneur de la lète. (laiidah; à jx-ine (icliancroc; cin(jnicme ('pine dorsale un pou plus loiij;u(! ipie les autres, sa lonjjuenr (îtant moindre (jik; la nioiti(i de la loii;;ii(,'iir de la li-le; (\('v- ni(M'o ('pino de la dorsale antérieure bien plus courte (pie I ('j)iii(; de la dorsale poslérienre; deuxiô-nie épine anale plus faible et plus courte (pie la troisième; ventrales de m('me ionjjueur cpio les [lectoralos; annssitiK' plus près de l'ori^jine do la caudale (pie de Tcxtrémité dn museau. Cor[)S de couleur brune, avec dos reflets ar{jentés vers le ventre; des taches noires sur les flancs et ([uehjues-uncs h la ba.sc do la dorsale molle et de l'anale. l.on{fuenr totale, o"' 3oo; lonfjueur de la tôte, o'" oyfj; lon{juour de 150 MADAGASCAH. la cinquii'iiic ('j)ine dorsale, o'"o3'?; liauleiir du coi'ps, o'^oqo; dia- iiirlrc (le l'œil, o'" 020. Ce Doules, bien dislinct des espèces voisines par le peu do hauteur des épines dorsales et par la position de Tanus, a été trouve' dans les eau\ sauiiiâlres de la Héuriiou, de Madagascar, de I ile d'Anjouan et dans le canal de Mozand)i(pie. La description a e'té laite daprès un individu adulte rap[)ort«> de la côte ouest de Madagascar j>ar M. Grandidier et semblable en tout point au type de Tespèce. Chez celui-ci qui est de petite taille (o"' oc)5 de long), le cor[)s est de couleur uniforme, tandis que chez l'exemplaire que nous avons décrit, les écailles portent à leur centre une petite tache noire. 2. DLLES RUPESTRIS, Lacépède. (PI. XLI», Djj. 3.) Ckmropiimis RiPEsTRis, Ijnci'pède, //(s(o«Ve des Poissons, t. IV (1802), p. aJa ol 2-3. DuLEs RUPESTRIS, Cuvici' cl Valonciciines , Histoire des Poissons, t. lit (1 Sni)), p. 1 1 () , et t. VIl(t83i). p. /177. DuLES BCPESTUis, Day, Tlic Fishcs of Imliu (iSyâ), p. 107. D. , i\-i, 10; .1., m, 10; L. lut., ho à U-2. Hauteur du corps contenue trois fois et un tiers et longueur de la tète quatre fois dans la longueur totale du corps; espace entre 1 origine de la dorsale et rextrémité du museau compris un peu ])lusde trois fois dans la longueur du corps, caudale comprise. Diamètre de l'œil près do trois fois et demie dans la longueur de la tète. Caudale à peine échan- crée; cinquième épine dorsale un peu plus longue que les autres, moins longue que la moitié de la longueur de la tète; dernière épine de la dorsale antérieure bien plus courte (jue lépine de la dorsale posté- rieure; deuxième épine anale plus courte que la troisième, mais de la même force; ventrales de la même longueur que les pectorales; anus situé bien plus près de l'origine de la caudale (jue de l'extrémité du mu- seau el placé au milieu de la longueur du corps. Corps brun, iliaque écaille étant marquée dune tache brune; ventre blanc; des taches noires à la dorsale molle, èi l'anale et à la caudale. POISSONS. loi Longueur totale, o°2oo; longueur de la tète, o"'oo5; longueur de la cinquième e'pine dorsale, o'"o25; hauteur du corps, o^'oôS; dia- mètre de l'œil , 0° 016. Certains individus ont même de 0" 3o à o™ 4o. M. Giinthcr a réuni à celte espèce le Dulos viacidalus; bien que fort voisin du Dules rupestrts, il nous paraît en diiïérer par la hauteur du coi'ps qui est plus grande et par les denticulations du pre'orbitaire qui sont plus marquées et s'étendent bien plus en avant. Le Diiles fusciis est également fort voisin du D. rupestris, mais chez celui-ci l'anus est encore j)lus reculé et situé en arrière du milieu de la longueur du corps. Ce poisson est commun dans les rivières de la côte est, comme dans celles de l'ouest, ainsi que dans les torrents qui sillonnent le versant oriental du grand massif montagneux. Les Betsimisarakâ lui donnent le nom de Fianlsara et les Sakalavâ du Menabe celui de Kadadakà. 3. DULES CACDAVITTATUS, Lacépède. (Pi. XVIIf, Cg.3, et pi. XXIV, fig. 5.) HoLOCENTRUM CAUDAViTT,\TLM , Lact'pèdc, Hist. des Poissons, f. IV (180a), p. S.Sa et .31)7. Dules caudavittatus, Cuvier et Valenciennes , Ilisloire des Poissons, f. III (1829), p. 1 17, et t. VII (i83i),p. Zi7,5. D., ix-i, i3; A., III, 12 ; L. ht., 55. Hauteur du corps contenue un peu plus de trois fois et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale du corps; espace entre l'origine de la dorsale et l'extrémité du museau compris trois fois dans la longueur du corps, caudale non comprise. Diamètre de l'œil un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête. Caudale nettement échan- crée; cinquième épine dorsale un peu plus longue que les autres, sa lon- gueur étant plus grande que la moitié de la longueur de la tête; dernière épine de la dorsale antérieure de la même longueur que l'épine de la dorsale postérieure; deuxième épine anale de la même force et un ])eu plus petite que la troisième; ventrales plus courtes que les pectorales; anus situé un peu plus près de l'extrémité du museau que de l'origine de la caudale. ],"):> MADAGASCAR. Dos d un Ijiiiii lilouàlic, flancs et ventre dun Idanc dar[;enl: pas de tache noire à la dorsale molle; deux bandes noires à la caudale, la pos- térieure bordant la nageoire. Longueur totale, o^aûo; longueur de la tète, 0"" oaB; longueur de la cinquième e'pine dorsale, o^oSS: hauteur du corps, o^oyo; dia- mètre de loeil, o'" oao. Bien que fort voisin des Dides lœniurus et D. marginnlm, le D. caiidd- viliatus s'en distingue par sa forme trapue; chez le Doules à queue rayée, l'espace entre lorigine de la dorsale et l'extrémité du museau est con- tenu trois fois dans la longueur du corps, sans la caudale; l'anus est situé il peu près au milieu de la distance qui sépare le bout du museau de 1 origine de la caudale; l'espace entre l'extrémité du museau et l'origine de la dorsale est compris deux fois et trois quarts dans la longueur du cor[)s. chez le Doules à queue rubanée, et deux fois et deux tiers, chez le Doules bordé; cette dernière espèce a l'anus plus en arrière. L unique exemplaire de Dules lœnmrus que possède le Musée de Paris est de troj) |)L'tito taille (o™ 090) pour que nous puissions le comparer au D. caudarillalus qui paraît en être fort voisin; par les proportions du corps, si Ion s'en rajq)orte à la description donnée par M. Gûnther, ces deux espèces seraient toutefois différentes; la ligne latérale comprend cinquante écailles et non quarante, comme l'indique Bleeker. A Madagascar, ce poisson porte, comme le précédent, chez les Belsi- misarakâ, le nom de Fiantsara (litt. : bon [)oisson). Genre THERAPOX. Le genre Therapon . tel que nous le comprenons à l'exemple de Bleeker, comprend les genres Therapon, Datnia, Pelotes et Belotes de Cuvier et ^ alenciennes. r En effet, les espèces, rapportées à ces genres, sont si voisines par la phvsionomie et par presque tous les détails de 1 organisation qu'on ne pourrait y voir des genres différents qu'en ayant égard à la dentition. Or il est connu que les dents vomériennes et pala- tines, dans les deux espèces oi\ elles existent, sont rudimenlaires, caduques et pas (lu tout constantes; et (juaul aux dents des mâchoires, il mérite POISSONS. l'ô'S d'être noté qu'elles se ressemblent en ce qu'elles se composent d'une lig'e cylindrique sur laquelle la partie apicale se dessine nettement sous forme conique. La seule dilTe'rence des dents du genre Heloles de Cuvier consiste en ce que les parties late'rales de la tige s'élèvent en pointe à coté de la partie conique et donnent à la dent uu aspect tant soit peu tricus[)ide. D'après la dentition, on pourrait distinguer, dans le genre Therapon, les sous-genres suivants auxquels s'appliquent des noms déjà proposés par Cuvier et Valenciennes : Datnia. Dentés ma.xillis conici ùidivisipluriseriati. Pelâtes. Dentés maxilhs conici tndivisi, maxilla stiperiore trlscrinli , ina- xilla inferiore biseriati. Helotes. Dentés nuixillis phmseriati subtrlcuspiclatiK Les Therapons sont des poissons de la mer Rouge et de la mer des Indes, dont quelques espèces se trouvent dans les eaux de la Chine et du Japon et dont d'autres fréquentent les parages de l'Australie. Les espèces, au nombre de vingt-deux ou de vingt-trois, sont assez semblables entre elles. La formule des dorsales varie de XII (Xlll chez le T. caudavit- tatm) -9 à XILi 3 ; celle de l'anale de III-8 à III- 1 0. Le nombre des écailles de la ligne latérale peut n'être que de quarante-cinq (T. caiidaviltaliis) ou s'élever jusqu'à cent dix (T. sexlinealus). Ces écailles sont allongées, un peu rétrécies vers leur partie posté- rieure ; le tube est droit et vient se terminer à la partie movenne du bord (7". Bouzolimms, T. candaviltatus, T. Cuvieri, T. ellipticus, T. elon- gatus, T. gliehul, T. ohscurns, T. oxyrhi/ncims, T. servus, T. squalidus, T. transversus, T. iheraps, T. trivittalus, T. quadrilinealus , T. sexbneatusy, de chaque côté de cette extrémité se trouvent les spinules formant une zone peu développée; le nombre des spinules n'est que de sept à neuf chez le T. Bouzotianus et s'élève à trente chez le T. caadavitlatus ; dans une même espèce, ce nombre peut, du reste, varier de dix à vingt (7'. Cuvieny, le bord antérieur est à peine découpé, excepté chez les ' Bleeker, Atlas iclttlnjologique , l. Vit, p. 1 10. Poissons. .10 tUpnillERIE TIITIO^ALE. 154 MADAGASCAR. T. c(iii(lacitktlu.-> L'L T. sqaaiulus, cL il loniio, en gx'aéral, une pointe ar- rondie vis-à-vis (lu lube. Les écailles des Therapons appartenant au sous- genre Ilelotes ne dilTèrent que par un faible prolong;ement formé |)ar le bord postérieur, au [)()int où se termine le tube; la même disj)Osition se voit chez le T. Uouiolianus. Les écailles des flancs sont allongées et ont leur bord antérieur droit, découpé par huit ;i vingt-cinq festons, suivant les espèces et suivant la po- sition de l'écaillé; elles sont à peine rétrécies dans leur milieu; le fover est petit et central; le bord postérieur est arrondi et porte de vingt à cinquante-cinq spinules; chez certaines espèces, le nombre de spinules |)arait être assez constant (de quarante-cinq à cinquante-cinq pour le T. cauclavdlaim) , tandis que pour d'autres espèces il varie dans une limite étendue (de vingt-cinq à quarante pour le T. Ctiiueri). 1. TI1ER\1'0.\ ELONGATLS, Glliclieuot. (PI. lX,fig. 1 et i".) Datma elongata, Guichenol, Catalogue des poissons de Madagascar, Mémoires de la Sncirtê des sciences naturelles de Cherbourg, I. XIF (i806), p. 5. D., .\ii, lo; A., III. 8; L.lal., G5; L. transe, lo/ao. Hauteur du corps égale à la longueur de la tète et contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Espace entre les yeux égal au dia- mètre de l'orbite; museau un peu plus long que l'œil. Préopercule ar- londi, portant cinq ou six fortes dentelures et, à l'angle, trois ou quatre fortes épines; le bord inférieur, le premier sous-orbitaire, qui est grand, et le coracoïde sont également dentelés; quatre rangées décailles entre l'oeil et le bord du préopercule; deux fortes pointes espacées à l'opercule; dents de la partie moyenne de la mâchoire supérieure plus fortes que celles de la mandibule. Longueur de la dorsale molle contenue deux fois et un tiers dans la longueur de la nageoire antérieure ; épines forles, la sixième ayant la moitié de la longueur de la tête; caudale tron- quée; deuxième épine anale très forte et un peu plus longue que la troi- sième; ventrales arrivant à l'anus, un peu j)lus longues que les pectorales. POISSONS. 155 D'après Guichenot, fda couleur est argentée, plus foncée sur le dos, et de chaque côte' du corps régnent trois larges bandes brunes ou noi- râtres, longitudinales, qui semblent être compose'es de taches rapprochées les unes des autres et dont deux se prolongent, l'une sur le museau en avant des yeux et l'autre sur l'opercule. Les épines de la dorsale et de l'anale sont argentées; la membrane et les parties molles de ces na- geoires sont, comme les pectorales et la caudale, d'un gris un peu jau- nâtre; le bord de la partie épineuse de la dorsale est seul bordé de noirw. Longueur totale, o™ 067: longueur de la tète, o"' oao; longueur du museau, 0'" 007; hauteur du corps, o'"o9o; diamètre de l'œil, o"'oo6. Le type de l'espèce vient de Madagascar; il a été donné au Musée de Paris par Goudot. A Madagascar, ce poisson porte, sur la côte orientale, chez les Cetsi- misaraka, le nom de Satavava. 2. THERAPON OBTUSIROSTRIS, Guichenot. (PI. xxviir, fi(;. :,.) Datnia OBTUSIROSTRIS, Guicheiiot, Catalogue des poissons de .Madagascar, Mémoires de la Société des sciences naturelles de Cherbourg, t. XII (1866), p. ^1. D., XII, 10; -1., III, 8; L. hit.. Go; L.transv., io/a3. Hauteur du corps un peu plus de trois fois et demie el longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale; espace entre les yeux presque égal au diamètre de l'orbite; museau plus long que l'œil et obtus à l'extré- mité ; ligne rostrale un peu concave. Préopercule arrondi et fortement dentelé, ainsi que le premier sous-orbilaire qui est grand et rayonné et le coracoïde; quatre rangées d'écaillés entre l'œil et le préopercule; deux fortes pointes à l'opercule; dents de la partie moyenne de la mâchoire supérieure pas plus fortes que celles de la mandibule. Longueur de la dorsale niolle contenue deux fois et un tiers dans celle de la nageoire an- térieure; épines fortes, la sixième ayant près de la moitié de la longueur de la tète; caudale tronquée: deuxième épine anale très forte, un peu plus courte que la troisième; ventrales arrivant à l'anus, un peu plus longues que les pectorales. 156 MADAGASCAR. l)";i|)iL'sM.(iuiclionot, ^-le corps est tout entier d'une conleur argente'e, teint de lniiii vers le dos. Les nageoires sont jaunâtres, avec les épines dorsales et anales argentées; la partie molle de la dorsale seule porte des points bruns -fl. Longueur totale, o"' 220; longueur de la tête, o"'o58; longueur du museau, o™o2o; hauteur du corps, o'" 067; diamètre de l'œil, 0'" 018. Le type de cette espèce a été trouvé à Madagascar par (îoudot. PRISTIPOMATIM. Nous avons déjà indiqué plus haut que cette tribu comprend les pois- sons désignés par M. Giinther sous le nom de famille des Pristipomatides dont on retrancherait les Therapons et les Helotes, placés dans la tribu des Percini, les Mœnes et les Smaris qui doivent former une tribu distincte, les Gerres que l'on regarde généralement comme le type dune famille naturelle, les Dentex et genres voisins qui, |>our Cuvier et Valenciennes, sont des Sparides. Nous pouvons dans cette tribu admettre quatre groupes dont le Prislipome, le Denté, le Macquarie et lePenlaprion sont les types. Les Pristipomes sont largement répandus dans les [)arlies chaudes du globe, certaines espèces, telles que le Prislrpoma faaciatiun, remontant toutefois jusqu'à la Nouvelle-Orléans, tandis que le Pr. oclohneatmn . cpii vit aux îles du cap Vert, se retrouve jusque sur les côtes d'Algérie; quelques espèces se pèchent à la fois sur les côtes d'Afrique et dans la mer des Antilles, comme le Pr. viridensc, et celles de l'océan Atlantique ha- bitent la mer des Antilles aussi bien que les côtes du Sénégal et du Brésil; celles du grand océan Pacifique s'étendent depuis la mer Rouge jusque sur les côtes d'Australie et même jusqu'aux îles Galapagos. Le genre Hœmulon, très voisin du genre Pristipome, est cantonné dans la partie atlantique de l'Amérique tropicale; il en est de même du genre Conodon, certaines espèces pouvant se retrouver des deux côtés de 1 isthme de Panama. Les Diagrammes, qui sont cantonnés dans l'océan Pacifique et dans les UKMs (pii en dépendent, sont représentés dans la .Alédilerranée par le POISSONS. 157 Diagramma octoHneatuin; on n'en a pas encore signalé une seule espèce dans l'oce'an Atlantique. Nous ne ferons que mentionner le genre Hapalagenys qui est spe'cial aux mers de la Chine et le genre Hypéroglyphe que Ton ne connaît que des mers de l'Australie. L'unique espèce que l'on admet généralement dans le genre Lobotes a la plus large distribution; le Loholes audorwn a été signalé, en effet, depuis New-York jusqu'à Surinam, dans la mer des Antilles, dans l'archipel Indien et dans les mers de la Chine et de l'Inde. Les variétés nommées par Cuvier et Valenciennes L. surinamensis et L. iiomnolenlm sont exclusivement américaines. Les Scolopsides sont de l'océan Indien et s'étendent, d'une part, jus- que dans la mer Rouge, d'autre part, jusqu'en Polynésie. Les Synagris ont la même distribution. Les Pentapodes vivent dans la merdes Indes et sur les côtes d'Australie, les Heterodons habitent la partie la plus chaude de la mer des Indes; les Propomas sont, jusqu'à présent, cantonnés aux Nouvelles-Hébrides. Les Dentex, très voisins des Synagris, ont une ré- partition beaucoup plus étendue qu'eux; représentés par trois espèces dans la Méditerranée, ils se retrouvent aux îles Canaries, au Cap de Bonne- Espérance, dans la mer Rouge, sur les côtes du Japon et dans l'archipel Indien; une espèce, le Denté vulgaire, peut accidentellement remonter jusque sur les côtes d'Angleterre. Dans le groupe des Macquaries prennent place les deux genres Mac- quarie et Erythrichthys. Ce dernier représente dans les mers du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de la Nouvelle-Hollande, de l'archipel Indien et du Chili, les Macquaries, qui sont spéciales à la rivière Macquarie d'Aus- tralie. Ce groupe établit un lien entre les Percoïdes (tribu des Priatipo- malini) et les Sciénoïdes vrais. Deux genres ont plus de trois épines à l'anale, les Pentaprions, parti- culiers à Batavia, et les Polycentres, dont on ne connaît encore qu'une espèce vivant à la Guyane anglaise. Genre PRISTIPOMA. Les Pristipomes, tels qu'ils ont été limités par Cuvier, sont des pois- i:,8 M AI) AT. ASC AH. sons à corps oblong ot comprimé, à mâchoires d ('j>ale longueur et armées de dents en velours, dont le rang externe est d'ordinaire plus fort, avec une fossette sous la symphyse, dont le préopercule est dentelé, qui ont sept rayons branchiostèges et dont les nageoires verticales sont dépour- vues d'écaillés ou n'en ont qu'à la base. Le nombre des écailles de la ligne latérale varie de quarante [Pristi- poma argyreiim^ à soixante-quinze (/V. fasciatuni) , à quatre-vingts (Pr. viri- dmse) et même à quatre-vingt-dix (Pr. japoniciim); elles sont en général au nombre de cinquante à soixante. Il paraît exister un certain rapport entre le nombre des écailles de la ligne latérale et celui des écailles si- tuées au-dessus et au-dessous de cette ligne; c'est ainsi que l'esjjèce chez laquelle on compte le plus grand nombre d'écaillés à la ligne latérale, le Pr. japoiiicum, est celle chez laquelle la formule de la ligne trans- verse est la plus élevée, 12/28; il est vrai que les Prislipoma hasla et Pr. Dussumipri, qui n'en ont que quarante-cinq à quarante-sept à la ligne latérale, ont pour formule de la ligne transverse 6/10 et H/ia, tandis que le Prislipoma Icrrihllc, qui possède le même nombre d écailles à la ligne latérale, en a huit au-dessus de cette ligne et dix-neuf en dessous. On ne constate du reste aucun rap[>ort entre la hauteurdu corps et la Ibnuule de la ligne transversale; l'une des espèces les plus trapues du genre, le /V. virginiacum, chez lequel la hauteur du corps n'est contenue que deux fois et dcmii^ dans la longueur, a (juatorze écailles au-dessus de la li'jne latérale et seize au-dessous, tandis (]ue l'une des espèces les plus allongées, le Pr. viridense, chez lequel la hauteur est contenue trois fois et trois quarts dans la longueur du corps, a pour formule de la ligne transverse 12/98. Les écailles de la Ii;;iie latérale des Pristipomes sont de deux types. Chez toutes les espèces américaines et chez certaines espèces de 1 océan Indien, le tube muqueux se termine par une extrémité simple et elTiIée dans la zone spinifère, en se recourbant, ainsi que M. Léon Vaillant l'a observé, par exemple, chez le Scrmuus mncalalo-fosantus, et la zone spinifère est à peine développée. Il en est de même chez les espèces du Sénégal (A-. Piangii, Pr. Perole.li, Pr. Bogeri, Pr. Jubelini) , chez lesquelles POISSONS. 159 l'écaillé se prolonge en pointe à son extre'mité postérieure, do sorte (piil n'y a pas à proprement parler de bord ; il y a le long du tube mu- queux (juebjues spinules faibles et en petit nombre, qui ne forment qu'une zone spinifère tout à fait rudimentaire. Quatre autres espèces, les Pristipoma Conccptiouis du Chili, Pr. Calharlnœ du Brésil, Pr.slridens delà mer Rouge, Pr. octoUnealum d'Algérie, ont un tube muqueux simple. Le Pr. Calhar'mœ a une zone spinifère tout à fait rudimentaire, comme les espèces africaines; cette zone est, au contraire, très développée chez les trois autres espèces citées plus haut. Dans un second type d'écadles, le tube se bifurque à son extrémité, plus ou moins haut suivant les espèces. Ce sont, en général, celles chez lesquelles le tube se bifurque sous l'angle le plus aigu qui ont la zone spinifère la moins développée; chez les Pr. caripa et Pr. bicolor, elle est réduite à quelques spinules comprises entre les deux branches d'écarte- ment du tube; chez d'autres espèces (Pr. anas, Pr. coro, Pr. inelano- plcrimi, Pr. argijreum, Pr. argenteum, Pr. Dussumien^ , elle remonte de chaque côté de la bifurcation du tube muqueux; elle est bien dévelop- pée chez les Pr. najch, Pr. serrida et Pr. virginiacum ; chez le Pr. cavifrons, à la zone médiane se joint de chaque côté une zone spinifère fort petite qui occupe tout le bord postérieur de Fécaille. Les lobes qui découpent le bord antérieur sont peu nombreux et, en général, peu marqués. Chez le Pristipoma hasta, il n'existe pas de lobules; le bord arrondi est à peine festonné chez les Pr. bicolor, Pr. caripa, Pr. Dussumiert, Pr. coro, Pr. virgimacmn, et il est plus ou moins onduleux chez les Pr. melanopterum , Pr. argtjrcum, Pr. argenlewn, Pr. guoraca, Pr. anas, tandis qu'il est presque droit chez le Pr. macuhlum. L'écaillé du Pr, simmena a une forme toute particulière, que nous n'avons pas observée chez les autres espèces: les bords latéraux, au lieu d'être arrondis, sont fortement excavés; le bord antérieur est lui-même découpé par trois ou quatre lobes bien marqués; le bord postérieur est droit. Les écailles des flancs ont une forme plus ou moins carrée; parfois cependant elles sont plus hautes que larges [Pr. Juhelini) ou, au con- traire, plus larges que hautes (^Pr. crocro). Le nombre des lobes qui dé- IGO MADAGASCAR. coupent le bord antérieur est, en général, peu considérable, cinq à sept; on en com[)te cependant un plus grand nombre chez certaines espèces, telles que les Pr. BennelUi et Pr. Cnlharlme; ils sont tantôt à peine mar- qués (Pr. crocro, Pr. alridens), tantôt assez profondément entaillés {Pr. anaa, Pr. serruh). L'écaillé est, en général, d'un type franchement cté- noïde, bien que les spinules ne soient pas longues. Dans certaines es- pèces [Pr. Calharinœ), la zone spinifère est fort réduite; chez d'autres, on compte jusqu'à soixante-dix et quatre-vingts spinules le long du bord postérieur, ces spinules étant quelquefois disposées sur quatorze rangées longitudinales; suivant les espèces, il y a de quatre à quinze rangées de spinules. PRISTIPOMA ANAS, Valenciennes. (PI. XXVIU, fij;. i, /."et 4".) l'nisTiPOiiA ANAS, Valenciennes, Description de (jiiei(jues espèces nouvelles de poissons envoyés par M. Morel, Conipt. rend, de l'Acad. des sciences, t. LIV (1862), y et 16 juin. D. , xn, i5; /!., m, 7 : L. Int., 53. Hauteur du corps comprise trois fois et demie et longueur de la tète quatre fois ot un quart dans la longueur totale. Profil de la tête assez for- tement courbé. Mâchoires de la même longueur; maxillaire arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil. Dents faibles, un peu plus fortes au milieu de la mâchoire supérieure. OEil arrondi, séparé de celui du côté o|jposé par un espace peu bombé, égal à son diamètre, qui est compris un peu moins de quatre fois dans la longueur de la tête. Bord postérieur du préopercule assez fortement échancré, garni de dentelures fortes, s'ef- façant à l'angle. Suprascapulaire armé de fortes dentelures. Dorsale échan- crée; dorsale épineuse commençant un peu en arrière de la base des pec- torales et se terminant bien avant le niveau de l'anale, ayant une fois et demie la longueur de la dorsale molle; épines fortes, sensiblement de la même longueur, la quatrième étant toutefois un peu |ilus grande que les autres et mesurant la moitié de la longueur de la tête; j)reraière épine forte. Dorsale molle coupée presque carrémenl. Caudale coupée car- POISSONS. 161 rément, non échancic'e, à pédicule gros et court. Anale se terminant au niveau de l'avant-dernier rayon de la dorsale, à seconde e'pine plus grande que les rayons mous, très forte, plus longue et plus forte que les e'pines dorsales, aussi longue (juc la distance qui se'pare le bout du museau du Itord postérieur de Tœil; troisième épine anale forte, un peu plus petite (jue les rayons mous. Pectorales plus courtes que la tête. Corps orné de dix ou onze bandes longitudinales noirâtres sur un fond argenté; ventre argenté; nageoires transparentes, incolores. Longueur du type, g" 270. A Madagascar, ce poisson porte sur la côte orientale, chez les Betsi- misarakâ, le nom de VovoLo et, chez les Sakalava, celui de Tsararoka. Genre PSEUDOPRISTIPOMA. Cuvier et Valenciennes ont désigné, sous le nom de Prinlipoma leu- ciirum, un poisson venant des îles Seychelles, dont le port dillere com- plètement de celui des autres espèces du genre; nous avons pensé, dès lors, qu'il y avait lieu d'établir pour lui une nouvelle coupe générique, que nous caractériserons de la manière suivante^ : Forme du corps élevée, comprimée. Bouche fendue horizontalement, à mâchoires égales; mandibules largement écartées sous la gorge; pores peu nombreux au menton. Dents très fines aux deux mâchoires, n'étant pas plus grandes à la série externe; pas de dents au voiner, ni aux pala- tins. Six rayons branchiostèges. Préopercule dentelé au bord montant; opercule ne portant qu'une faible pointe. Base de la dorsale et de l'anale écailleuse, les écailles remontant le long du bord des rayons, mais ne couvrant pas toute la nageoire. Les autres caractères sont les mêmes que chez les Pristipomes. PSEUDOPRISTIPOMA LEUCURUM, Cuvier et Valenciennes. (l'I. XXXII, Hg. 1.) Pristipoma leucubdm, Cuvier el Valenciennes, Histoire des Poissons, t. IX (i833), p. 488. ^ Bulletin de la Société philomathique de Paris (188C), p. 220. Poissons. s 1 lUPRIUERie HiTionlLt. 162 MADAGASCAR. PsELDOPRiSTiPOMA LEucuBUM , Sauvage, Dull. de la Soc. philom. de Paris (1880), p. 220. D., XIV, 16; il., m, 7; L. lat., 55. Hauteur du corps contenue un peu plus de deux fois et demie et lon- gueur de la tète trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Profil de la tête s'inclinant très brus([uement; museau obtus; mâchoires de la même longueur; bouche fendue presque horizontalement jusqu'un peu après le niveau du bord antérieur de Torbite. Lèvres e'paisses; dents courtes, fines et pointues. Œil séparé de l'extrémité du museau par un espace égal à son diamètre, qui est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; espace inleroculaire peu convexe, un peu plus petit que le diamètre de Toeil. Préopercule revêtu d'écaillés, dont le bord postérieur est droit, non échancré, garni de dentelures fortes et moins serrées vers le haut. Suprascapulaire pourvu de cinq ou six fortes dentelures. Dorsale commençant en avant de l'origine des pectorales; épines diminuant régu- lièrement de hauteur à [)artir de la troisième, qui est un peu plus longue que la moitié de la longueur de la tête. Dorsale molle haute et arrondie, atteignant la caudale. Caudale un peu arrondie, écailleuse seulement à la base. Anale arrondie; deuxième épine forte, plus longue que la troi- sième et aussi longue que la troisième épine dorsale. Ventrales arrivant à l'anus. Pectorales plus courtes que les ventrales, ayant moins du sixième de la longueur totale du corps. Ligne latérale légèrement arquée jus- qu'au niveau de la dorsale molle. Ecailles rudes. D'après Dussumier, la couleur est noire, avec le bord de chaque écaille blanc. La caudale est d'un l)lanc pur et transparent; la dorsale molle et l'anale sont bordées de cette même couleur. L'espèce est rare aux Sey- chelles, où elle est connue sous le nom de Carpe de mer. Il parait que celte espèce est connue à Madagascar où les Betsimisa- raka l'appellent, dit-on, Fianaoïnbij et les Sakalavâ Besisij. Genre DIAGRAMMA. Sous le nom de Pleclorhynque chœtodonolde\ Lacépède désigne une es- Hisloire naturelle des Poissons, t. III, p. t 35. POISSONS. 1G3 pèce que Cuvier et Valenclennes placent dans le genre Diagramme; le genre (le Lacépède, dont le type est désigne' sous le nom de Lutj(m,esl,en effet, mal établi, et nous préférons, à l'exemple des auteurs modernes, adopter le nom de Diagramme. Ce genre, disent Cuvier et Valenciennes, cr n'est pas sans rapports avec celui des Pristipomes; il s'en distingue cependant tout de suite, parce qu'au lieu de deux petits pores et d'une fossette, il a, non seulement comme les Pristipomes, sous la mâchoire inférieure les deux petits pores, mais en outre quatre plus gros, deux de chaque côté, sans fossette impaire; du reste, leur préopercule est den- telé et leur opercule sans épines, comme chez les Pristipomes ' r>. Les espèces, au nombre de quarante-deux, sont toutes voisines les unes des autres; aussi ne croyons-nous pas devoir adopter le genre Genijatrema que Trochell a proposé, à l'exemple de Gill". Sur ces quarante-deux espèces, qui sont presque toutes intertropicales, trente-sept sont de la mer Rouge, de la mer des Indes et du grand océan Pacifique; les D. per- tnswn et D. cinchim toutefois vivent plus au nord dans les mers du Japon ; le D. piclum a une assez large disiribulion géographique et est connu de la mer des Indes et des côtes du Japon; une espèce, le D. medilerm- neum, a été trouvée par Guichenot sur les côtes d'Algérie, tandis que les U. dlrmellum et D. lalifrons ont été signalés aux îles du cap Vert. Dans toutes les espèces, assez nombreuses, que nous avons pu étudier, les écailles de la ligne latérale se sont montrées d'une remarquable constance (D. albovittalum, D. balleatmn, D. Blochii, D. centnrio, D. cliœlo- donoldes, D. crassispinum, D. galerina, D. griseum, D. ImeaLum, D. medt- lerraneum, D. pœciloptcrum, D. pica, D. poUjtœnia, D. pundalum). Assez semblables à celles des Pristipomes, elles en diffèrent par la zone spi- nifère qui est toujours beaucoup plus développée. Elles ont une lorme irrégulièrement ovalaire, avec le bord antérieur plus ou moins irrégulier, mais, en général, presque entier et découpé seulement par quelques festons peu marqués; le bord postérieur est tantôt arrondi [D. cenluno, D. mediterraneum , etc.), tantôt prolongé en pointe (D. pœcilopterum, ' Histoire naturelle des Poissons, t. V, p. 290. — - Wiegman Arcliiv (1886). id'i MADAGASCAR. D. poljilwniu, 1). galir.'na , etc.). Le Uihe est grand, largeiiient ouvoii à ses deux extre'mite's, dont la postérieure se prolonge dans la zone s|)ini- fère par un tube beaucoup plus étroit et s'embranche obliquement sur un des côtés de l'ouverture; sur des écailles bien conservées, on voit qu'il ne va pas tout à l'ait jusqu'au bord dont il est séparé par deux ou trois rangées de spinules; il présente une fente latérale qui, au lieu d'être placée près de l'extrémité antérieure, comme chez les Cwsio, se trouve toujours j)rès de l'extrémité postérieure. Le nombre de spinules qui bordent les écailles varie de dix-huit (D. balleatum) à cinquante (Z). ccnturio^ et, pour un même individu (Z). lmratum^,([e seize à vingt-six; elles sont dis- posées sur sept rangées ou plus (^D.pohjtœnia)\\e D.centurio en a quinze. Les écailles des flancs varient un peu plus, suivant les espèces, que celles de la ligne latérale; elles sont, en général, de forme quadrangu- laire, avec le bord antérieur droit à peine découpé par des festons qui varient de cinq à neuf, le bord postérieur un peu arrondi et les bords latéraux à peine rétrécis. Le foyer est fort petit et très reculé; le bord antérieur de la zone spinifère est à peine convexe en avant et les spinules sont disposées sur un nombre de rangées variant de six (Z). albonttatmn) à vingt-huit [D. galerina) ; on compte sur le bord postérieur de trente-cinq (D. Imeatum) à soixante-dix (D. mcditerraneum et D. gaterina^ et même à quatre-vingts spinules (D. grtseum); il n'existe du reste aucune relation entre le nombre des rangées et celui des spinules qui garnissent le bord de l'écaillé; c'est ainsi, par exemple, qu'il y a chez le D.grisetim seize rangées de spinules et soixante-quinze spinules le long du bord, tandis que, chez le D. centurio, les rangées étant au nombre de quatorze, le nombre des spinules n'est que de quarante-cinq. Chez le D. baheatum, les écailles ressemblent plus à celles des Thera- pons qu'à celles des Diagrammes; celles des flancs sont allongées, ré- Irécies vers le milieu de leur longueur, avec des épines très aiguës, au nombre de quatorze seulement le long du bord et disposées sur six ran- gées; le foyer est assez grand; le bord antérieur est découpé par cinq à six festons assez marqués. Chez les Diagrammes, la formule des dorsales varie de dix (^D.pictum) POISSONS. Ki.j à quatorze (/). crassispmum) et de quinze (D. cnulum) à vingt-six (D. centurto); la formule de l'anale varie de six [D. peiiasmn) à huit (/). f|/6- bosiim, etc.). Le nombre des e'cailles de la ligne latérale va de quarante- cinq [D. affilie) à quatre-vingt-quinze (Z). piclum et /). nitidam). La hau- teur du corps est contenue dans la longueur depuis deux fois et demie (Z). ajftne et D. gibbosum) jusqu'à trois fois et demie (Z). orientale et D. pied), et même jusqu'à trois fois et trois quarts (Z). Hœmaiochir). Les Diagrammes sont, en ge'néral, des poissons à couleur sombre ou marque's de quelques taches brunes; on peut donner le tableau suivant des espèces qui fre'quentent la re'gion dont nous étudions la faune. S I. Dorsale épineuse, X. a. Corps de couleur uniforme : D. perlusum , C. V. h. Une tache blanche au-dessous de la partie ante'rieure de la dorsale : D. pictum (^baîleatum) , Thunb. c. Des taches noires arrondies sur le corps : 1. Ligne late'rale 85 : D. punctatum, Ehrenb. 2. Ligne latérale ^5 : Z). centurio, C. V. d. Des bandes longitudinales sur le corps. D. Blochii, C. V. S n. Dorsale épineuse, XII. a'. Corps de couleur uniforme : D. griseimi, C. V. h' . Des taches noires arrondies sur le corps ; D. gaterina, Forsk. c. Des bandes longitudinales sur le corps : 1. Au nombre de 3 : Z). Lessonii, C. V. 2. Au nombre de 5 : D. albovittatum, Rupp. S m. Dorsale épineuse, XIV. D. affine, Gthr. 166 MADAGASCAR. 1 . DIAGUAMMA CENTURIO, Cuvier et Valenciennes. (PI. XX, fig. 3 et a'.) DiAGRAJiMA CESTURio, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. V (i83o), p. 3o8. DiAGRAMMA CEMURio, Plaj faii' ct Guntlier, The Fishes of Zanzibar (^iS&C)), p. 97. D., X, 96; A., III, 7; L. ht., 75. Hauteur du corps contenue près de trois fois et demie et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale ; ligne rostro-dorsale formant une courbe régulière; profil bombe' entre l'œil et l'extrémité du museau, qui est gros et obtus et près de deux fois plus long que le dia- mètre de l'œil; maxillaire supérieur arrivant au niveau de la narine pos- térieure; lèvres grosses et épaisses; diamètre de l'œil contenu quatre fois dans la longueur de la tête; espace interorbitaire très bombé, aussi large que le diamètre de l'œil; bord montant du préopercule vertical; dente- lures du préopercule bien marquées, plus fortes vers l'angle, nulles au bord inférieur; dents très fines et courtes; quatre pores au menton. Dorsales se terminant en arrière de l'anale; espace entre l'origine des dorsales et l'extrémité du museau contenu trois fois et un tiers dans la longueur totale du corps; épines dorsales fortes et courtes, dont la qua- trième est plus courte que la longueur du museau; longueur de la dor- sale antérieure moins grande que celle de la dorsale molle. Caudale un peu échancrée. Deuxième épine anale plus courte, mais un peu plus forte que la troisième. Pectorales arrondies, de la même longueur que les ven- trales, qui n'arrivent pas à l'anus. Corps d'un gris brunâtre, glacé d'argent; dos, nuque, dorsales et caudale semés de petits points bruns, disposés sur le corps sur cinq ou six lignes longitudinales; anale, pectorales, ventrales transparentes. Longueur totale, o"' SaB; longueur de la tête, o™ 080; longueur du museau, 0°' o3o ; longueur de la quatrième épine dorsale, o™ o3o; hau- teur du corps, o™ 1 00; diamètre de l'œil, o"' 020. D'après MM. Playfair et Gûnther, cette espèce est d'une couleur ver- dâire, avec la tête, le dos, les flancs, la partie supérieure du pédicule caudal et la dorsale tachetés de brun jaunâtre. POISSONS. 167 2. DIAGRAMMA GRISEUM, Cuvier et Valenciennes. (PI. XXIV, fig. 6.) DuGRAMMA GRiSEUM, Cuviei' et Vaieiiciciines, Histoire des Poissons, t. V (i83o), p. 3o6. DiAGRAMMA GRISEUM, Playfair et Giiutber, Fish. Zanz. (i866),p. 26 et pi. IV, fig. 3 (var.). DiAGRAMMA GRISEUM, Day, The Fishes of India (1876), p. ai, p. clxxi et pi. XXI, fig. 2. Z). , XII, 21; i., III, 7 ; L. /fl(., 65. Hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts à trois fois et lon- gueur de la tête trois fois et deux tiers dans la longueur totale; ligne ros- tro-dorsale formant une courbe re'gulière, un peu bombe'e au-dessus de l'œil; profil concave entre l'œil et l'extre'niité du museau, qui est obtus et un peu plus long que le diamètre de l'œil; maxillaire supérieur arrivant au niveau de la narine poste'rieure; lèvres grosses et épaisses; diamètre de l'œil contenu trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête; den- telures du préopercule fines et égales, nulles au bord inférieur; bord mon- tant du préopercule oblique; surscapulaire entier; espace interorbitaire bombé, de la même largeur que le diamètre de l'œil; dents très fines et courtes; quatre pores au menton. Dorsales se terminant assez loin en arrière de l'anale; distance entre l'origine des dorsales et l'extrémité du museau contenue trois fois et un tiers dans la longueur totale du corps ; épines dorsales fortes et courtes, dont la quatrième n'a que la longueur du museau; longueur de la dorsale antérieure un peu plus grande que la longueur de la dorsale molle. Caudale tronquée. Deuxième épine anale très forte et un peu plus longue que la troisième; pectorales arrondies et de la même longueur que les ventrales, qui atteignent l'anus. Corps de couleur brunâtre; nageoires teintées de rose. Longueur totale, 0" 260; longueur de la tête, o'" 070; longueur du museau , o" 9 5 ; longueur de la quatrième épine dorsale , 0" 2 i ; hau- teur du corps, o™ 090 ; diamètre de l'œil, o"" 020. MM. Playfair et Gùnther indiquent deux variétés de cette espèce. Dans la variété tI, le corps est uniformément d'un gris brunâtre, comme dans le type qu'ont décrit Cuvier et Valenciennes. La variété B est grisâtre en dessus, blanche vers le ventre, avec quatre bandes blanchâtres re- 168 MADAGASCAR. roiirbëes, dont la première traverse la nuque et se termine à l'angle de l'opercule et du prcopercule, dont la seconde, partant de la deuxième épine dorsale, se dirige vers les ventrales, dont la troisième, qui est parallèle à la seconde, commence au niveau de la septième et de la hui- tième épine dorsale, et dont la quatrième va du premier rayon de la dor- sale molle à la terminaison de lanale; les nageoires sont noirâtres, de leinte uniforme. La première variété a été pêchée à Aden et à Zanzibar, la seconde à Zanzibar. Les exemplaires que possède le Musée de Paris sont de teinte uniforme et proviennent de la côte de Malabar (types de l'espèce rap- portés par Dussumier et Bélanger), de Bombay (F. Day), de Mascate (L. Rousseau) et de Batavia (Bleeker). 3. DIVGRAMMA AFFINE, Gûniher. DiAGRAMMA AFFINE, Gùntliei', Cat. of the Fishes of the Brit. Mus., t. I (1869), p. 819. D., XIV, 16; A., m, 7; L. ht., i5; L. transv., 9/16. Corps haut, trapu; hauteur contenue deux fois et demie et longueur de la tête trois fois et deux tiers dans la longueur totale; proOl de la tête très incliné. Museau un peu plus long que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois et deux cinquièmes dans la longueur de la tête ; bord montant du préopercule fortement dentelé. Epines dorsales fortes, dont la quatrième est aussi longue que la tête sans le museau; troisième épine anale, plus longue et plus forte que la troisième. Caudale convexe. Corps brunâtre, avec une série de taches un peu moins foncées qui forment des bandes obliques au-dessus de la ligne latérale et longitudinales au-dessous; bord de la dorsale épineuse noirâtre, de la dorsale molle et de l'anale blanchâtre; extrémité des ventrales rembrunie. Longueur du corps, o'" 1 55 ; longueur de la tête, 0°' o45 ; hauteur du corps, o" 060. Fort voisine du Dlagramma crassispinum (Rûpp.), cette espèce s'en sé- pare par le pédicule caudal qui est plus court et plus élevé. La descrip- tion est faite d'après l'exemplaire numéroté / au catalogue du Musée britannique, exemplaire provenant d'Amboine. POISSONS. 169 Le D. affine a ëte signalé sur la côte nord-ouest d'Australie, dans la partie est de l'archipel Indien et à Zanzibar. Genre CjESIO. Sous le nom de Me'nides, Cuvier a désigné des poissons démembrés des Sparus d'Artedi, qui ressemblent par la forme du corps aux Spa- roïdes, mais s'en séparent par la protractllité de la mâchoire supérieure ; ces poissons font le passage entre les Sciénoïdes et les Sparoïdes. Tantôt la dorsale est nue, comme chez les Mendoles et les Picarels, tantôt revêtue d'écaillés, comme on le remarque chez les Caesio et chez les Gerres. Ces derniers doivent former une petite famille qui a été placée près des Labres; quant aux trois autres genres, M. Gûnther les réunit aux Pristipomeset aux Dentex dans sa famille des Pristipomatidées. Il est cer- tain que la protractililé de la bouche ne peut servir de base à l'établisse- ment d'une famille naturelle, et les E(juula, les Gazza, bien qu ils aient la mâchoire fort protractile, ont été laissés avec les Scombéroïdes. Quoi qu'il en soit, on peut grouper provisoirement les deux genres Mœiia et Smaris sous le nom de Méuides; ils présentent, en elfet, une physionomie qui leur assigne une place à part dans la tribu des Pristipomatidées. Le genre Cœsio nous semble bien distinct des deux autres que Cuvier et Valenciennes placent auprès de lui; la dorsale est couverte d'écailles, la bouche est peu protractile; les écailles sont différentes de celles des Picarels et des Mendoles. Chez ces derniers, les écailles de la ligne latérale sont toujours, et dans toutes les espèces, plus hautes que longues, à bord antérieur presque droit, à peine découpé par deux ou au plus trois festons peu marqués; le tube est court et large, évasé en avant, s'ouvrant à sa partie posté- rieure, non point par une seule ouverture, mais par deux que sépare la lame; la face profonde porte deux trous qui percent l'écaillé de part en part et qui sont situés vers la partie antérieure du tube, et il y en a, à l'origine de la zone spinifère, deux autres qui traversent également l'écaillé. Les écailles des Cœsio sont bien différentes; celles de la ligne latérale Poissons. 2 2 tupnitltltic KATIONALC. 171) MADACASCMi. S(inl ;ii roiidics, iivcc le honl juili'iiciir (l('c()ii|)('' |i;!i' (l(!s ((usions iioiii- hrciix ; le liihc, (|iii <'sl Ion»; cl ()ccii|i(' la plus j;iaii(li' partie de I ('caille, se Iciiniiic à sa nailic |)osl('i'iciir(' par iiiic cnIii'IiiiIi' (tsalairc larjreineril oini'ili'; les hords lal('i'aii\ soiil pourvus, dans leur parlic ailler if, lire, diiiic fciilc loiijjiiiidiiialr; la zone spiiiilV'r(! csl {fraude e| l'einoiile (!n poinle jiisijirii re\lr('iiiilé posh'rii'iire du liilte; elle esl iiil(!rr()iiipiie le Ion;; (In l»()rd posli-rieiir, de iiiainèiu; (pie les spiiinl(;s rornieiil j;(.'i)onilemeiil ciiKj amas, coinine cliez les Diacopes; le lulx; (envoie h; pins ordiiiairemeiil, en ell'el , (piaire lainilicalions (pji s(! lenninciil an hord hl»re de rc'caille. IjC }'(!iir(! (Jd'sio a (U(; divisé par |{le(d<(M' en (pialre j;eiii-es : les Pmjdlo {Cpinjalo, lîlkr. ), les fliiiimocd'sio {(1. irijmtiojilc.rm . BIkr.), les Plcvo- (■irslo((!. iiiitllirddialiis, Sl(Mnd.j el, les O/'.s/o propr{,'in(Mit dils (/A <(rrnlau- rriiK. I,ac(;|)., (i. iiKiniInlns, C.V., elc). Toutes les esptjces de la n'jjiori de Mada{;ascar luiil parlie de ce dernier .sou.s-{]enre. I. C.KSIO (c KSlo) O.liRUI.AlinEUS, Laci'pèile. (I"l. \VI, li|;. a ol 'j".) (J/Ksio C/UEllJL\uilKlJS, i>;ici'|)i'(li' , llisliiiic iialiirrllr îles l'iiissaiis, I. \\\ (iiSo->_), p. Si). C/BSio (iyEBUi-uJiiEus, tliivicr (!l Viili'iiricniics, llisloin' dru l'oissiins , I. VI (i83i), p. h'.ih. C/iisio (;yi;niii,\iiiii;ii,s, (iiiiillicr, (^iil. af ihe Fiskes of llie liiil. Mus., [.. 1 (i(SrH)), p. 3(j9. (1/Ksio c.iiiiui.Aimiîiis, r.Irckcr, Allas iclultijal. ,l.\\\\ (1H77), p. •'!() cl pi. L\l\, li|j. ^1. C/ESIO C;EUULAUUEUS, Uiiy, /'/'(' J'isIlCS of llldiu (iS'jf)), p. UI.XWII. I)., X, if); A., III, i."i; /-. Int., ôy. (iorps ('yliiidri(|ne, alloii;>é, don! la lianlenr es! conleniie ipialre lois el lin liers dans la loiifriieiir lolale ; l()ii{;u(!nr de la l(;le comprise (juaiio lois ci (rois (piarls dans la m(*nie dimension; dessus de la liMc ('cailleux jusiMiaii niveau du ceiilre de I (eil. Kspacc inlerorhilaire un peu moins larj^e imic le diainèire de l'œil, (pu esl le liersde la loiij;ueiir (h; la l(Ue el (|ui esl iiii peu plus ;;rand (jue le innseau; maxillaire dépassant l(^j>('!re- mciil le ni\eau du hord antérieur de Tœil. Dents tirs Unes; dénis du vo- iner disposées en bande fort ("Iroile, en rorme de V lr(''s oinerl. lapines doi'sales très faibles, les IroisièiiK,' el (|ualri{Miie ayaiil la miMiie loiijjneur; caudale prorondémeiit ('■cliancrée ; anale commençant à é^jale dislance du POISSONS. 171 jxnliculi! les raxoiis mous; veiilralcs coiirli's. Corps (le couleur Meue, rosé sous le veuli'c. aviM' une haude d un |aiiui' d (U' (|ui suil la lijjue lalt'rale el une liaude uoire sur chaque lohe de la caudale; il y a uue laclie noire à la base des peclorales. Longueur lolale, o'" 170; longueur do la lète, o"'o3(); liauloiir du corps . ()'" o3tî. a. C4isio (c/Ksio) CYLiNDnioes, GiniilicM-. (I»l. Vl.lii;. ,.) C«sio CYMNonicus, (iiiiitlicr, Cal. of ihe Fishcs nf thf Util. Mus., I. I (iiSfx)), p. 3()3. />. . Mil, 17; .1., Ml. 1 .'! ; /,. la/.. 7(); /,. Iriitisr. , (l/if). Corps cylindrupio, dont la liaulour uia\iuunu est ccuilenue six lois ilans la lonjjueur lolale; longueur de la lèle coniprisi^ quaire fois el deux tiers dans la ukmuo dinieusion. Museau plus courl ipu' IVeil, doul le dia- mètre est trois lois et un tiers plus polil ipu^ la longueur de la tète; espace interorbilaiie uu)iiis largo (pio lo duiinèiro (\o lied: mâchoires de même longueur, la siipiTioure élanl pou [U'olrachlo; doiits Ires lines. Kcailles s'ëlendaul sur lo dessus ilr la tête jusque vers le niveau du milieu Ac Fos- |)a('o iuterorbilaire, mais non sur lo museau ijui os! complolomoiil nu: d y on a t\vu\ ranj>(''es sous IomI oI d ou existe aussi à la base t\c la dor- sale molle. Epines dorsales liés faibles, dont la Iroisième, (|ui esl la plus grande, a la moilii' At' la loujjuour Ac la lôl(>. Ciaudalo profondtMuonI échancrée et se pr()lou<',oaul (>u longs lilameuls. I*q)iues anales très faibles. Ventrales séparées do I anale par un iiilor\allo l'gal à leur longueur. Pectorales arrivaul à roxhomlli' dos venirales. Dos el lianes (11111 bleu ardoisé; \oiilro blanc bleuté; chaijue ('caille au-dessus de la ligne latérale avec une lar{;e bordure brune; une bande brune allaiil Ao rjiujjlo du scapulain». en suivant la ligue lalérale, jiis- (pi au delà do I origine de la dorsale molle, ot se prolougeani ]us(|u à 1 cxtrémiti! {\u lobe supérieur de la caudale; uue ligne briiuàliH» au bord iulérieur de la caudale. Dorsale noirâtre. Uue tache uoire à lu partie sup(''rieuro de la base des pectorales. 172 MAl)\G\SCAI!. Loiij",iieiir lolalc, o'" lao; longueur tle la tète, o'" c£>8; hauleui' du corps, o'" oao. Cette espèce, dunl le type figuré vient de Madagascar et (jiii porte sur la côte orientale, chez les Betsimisaraka. le nom de Laoclava (litt. : poisson long), est, en outre, repre'sentée au Musée britannique par des individus de petite taille qui ont été recueillis à Tahiti et proviennent du musée GodelTroy. Ge.nue SCOLOPSIUES. Les Scolopsides sont des poissons de la mer des Indes et de l'océan Pacifi(jue, facilement reconnaissables en ce que le deuxième sous-orbitaire est dentelé et terminé près du bord de Torbite par une pointe dirigée en arrière. Le corps est oblong; la bouche est fendue horizontalement; les mâchoires ont la même longueur. La formule des dorsales est X- 8 ou f), celle de Fanale IIl - 6 ou 7. 11 y a cinq rayons branchiostèges. Le pré- opercule a^ d'ordinaire, des dentelures qui sont parfois fortes; l'angle se projette assez souvent en arrière. Chez certaines espèces, comme chez le Scolopsides cilialus, le maxillaire est dentelé. La couleur du corps est, en général, rougeàtre ou olivâtre; il y a très souvent une bande de couleur claire qui suit la ligne du dos, au- dessous des dorsales, et une autre bande de couleur plus foncée qui va de lœil à l'origine de la caudale; la tète est presque toujours ornée de bandelettes de couleur souvent fort agréable; certaines espèces, comme le .Se. himociikitiis, ont sur le milieu du corps une large tache noire: chez d'autres [Se. mnrgarilijcf), chaque écaille porte une tache argentée; il est plus rare que le corps soit de couleur uniforme, ainsi qu'on l'ob- serve chez \e Se. japonicus. Le nombre des écailles de la ligne latérale est assez constant dans tout le groupe; il s'élève de trente [Se. incrmis) à quarante-sept (Se. tempo- ralis), mais il est presque toujours de quarante. Le nombre des rangées transversales varie de 3 1 3 (Sv.cauccUatiis) à 6/17 [Se. lemporahs); il est, en général, Vi 5 ou 'i/iG. La hauteur du corps est sensiblement égale à la longueur de la tète et fait le plus souvent le tiers de la longueur totale POISSONS. 173 (lu corps; elle varie de deux fois el, demie (.Se. mtratus) à ([uatre fois [Se. leucolœnioldes)^ Le museau est toujours plus court que le diamètre de l'œil, dont la longueur est comprise de deux fois et demie [Se. cancellalus) à trois fois et trois quarts dans la longueur de la tète [Se. longnlus). Pour les quelques espèces dont on connaît le squelette, le nombre des ver- tèbres abdominales est de dix, celui des vertèbres caudales de quatorze. La structure des e'cailles de la ligne latérale s'est montrée d'une re- marquable constance dans toutes les espèces, assez nombreuses, que nous avons pu examiner, ce qui prouve que le genre est bien bomogène [Se. auralus, Se. bilinealus, Se. bimaculatus , Se. canceUatus , Se. eantnus, Se. eilialus, Se. frenatus, Se. gltanam, Se. margardifcr, Se. moiiogramma, Se. personatiis, Se. temporalis, Se. Rwpfella). Elles sont toujours un peu plus hautes que longues; le bord antérieur est tantôt droit, tantôt légè- rement arrondi, découpé par des festons dont le nombre varie de six à dix et dont celui qui fait face au tube est le plus grand. Le tube est étroit et présente plusieurs ouvertures que sépare une mince languette, le long des bords latéraux, et dont l'ouverture postérieure est large et arrondie; la zone spunifère porte deux tubes un peu recourbés qui, partant du tube princi[)al, se terminent au bord même de lécaille, comme chez les Diacopes, de sorte qu'il y a Irois amas distincts de spinules et que le bord libre de lécaille est partagé en Irois lobules dont celui du milieu est, tantôt le plus large, comme on lobserve chez le Se. In- Uneatus, tantôt au contraire l'un des plus petits; l'un des lobes latéraux est, du reste, toujours moins développé que l'autre. La zone spinifère ne montre jamais que trois à cinq rangs de spinules distincts, car, avec les progrès de la croissance de l'écaillé, les premières rangées disparaissent et ne sont que vaguement discernables, mais, la structure de lécaille étant toutefois tout à fait différente à ce niveau, il est facile de voir qu elle occupe réellement près du tiers de sa longueur. Le nombre des spinules qui garnissent le bord paraît être constant pour une même espèce : deux individus, par exemple, de Se. eancrllatus nous ont donné, pour le nombre de ces spinules, 8 + /lo + -ik et 8 + .'i8 + 22 et deux^ exemplaires de Se. auralus, 2o-|-3o-|-22 et 16 H- 34 + 22, mais il 17'i MADAGASC vr,. varie, siiixaiil los espèces, de ciiHinaiilc-sci)! spiiiiilos [Se. bilinoahis) à (li\ (.SV. pcrsoualits): le nombre des spinules du lobule me'diau \aiic de viugi (Se. IhijijH'Ilii) à riiii|iiaiile (iSV./iv'nrtfws), oehii des s|)inules du plii> j>rand bdx' latéral sélève de dix {Se. biliiu'(ttu.s) à Irenle-sept [Se. freiia- lus) el celui des spinules du plus pelil lobe laloral de sept [Se. Inhncdhis) ou liull (.SV. r(iiircll(ilitx) à viugl-huil [Se. Ihippelln) el treille (.Se. jwrso- iialusy, lespèce (|ui a le moins de spinules, ciiupianle-sepl , le .SV. Iii- Hiiealiis. les a disposi'es ainsi : y + Zio+io, et dans celle i|ui en a le plus grand nombre, cent dix, \o. Se. monoiyramma, on trouve l^o + i^G + Vi. Lesécadies des lianes sont un peu plus hautes cpie longues, à bord antérieur droit , découpé par des lestons assez nombreux, dix à quatorze: le bord |)ostérieur est légèrement arrondi; la zone spinilere, comme celle des écailles de la ligne latt'rale, est grande et l'emonte très haut, les spi- nules a\aut cependani pour la plupart disparu. 11 ne parait y avoir auruue coi're'lation entre le iinud)i'e des spinules aux écailles de la ligue latérale el aux écailles des lianes: chez le iSV. bimaenhihis . (pu eu a le plus jielit noud)i'e aux écailles de la ligue latérale, il \ en a cent cinq ayx écailles des lianes, tandis (|ue le .SV. pcrsoiuiliis. ipii en a le plus grand nombre aux ('Cailles de la ligue lat(Tale. en a cent cin(|uanle aux écailles des lianes: mais, à (ôté de ces espèces, nous en avons d autres, comme les Se. mirdlus el Se. frciialus, qui. eu avant le même iiombie, soixante el soixante-deux aux écailles de la lij;ue latérale, en ont cependant cent trente-ciii(| et cent quinze aux écailles des lianes. Nous a\(>iis dil plus haut (pie les Scolopsides sont des poissons des mers chaudes: les espèces sont surtout abondantes dans rarchi|)el Indien, d où lUeelver en a décrit quatorze sur vingt-quatre ou viiigl-ciiuj espèces dont se compose le genre: certaines deiitre elles ont une distribution géogiapliKjiie assez (■lendiie, comme le Se. japoitniis. (pii habile la iner iloiigc et les côtes de Zanzibar, do 1 archipel Indien, de lliide. de la Cdiiiie: daiitres, comme le .SV. raiiiniis de la Nouvelle-Guinée et le Se. pliwps de lile de France, paraissent avoir une distribution restreinte. Les Seolopsides de la région de Madagascar peuvent se grouper ainsi qu'il siiii : POISSONS. 175 A. Corps non orr»^ de band(!S : a. Une bandi- allanl «riin opeirule à Taulio : Se. lorqualnx, C. V. b. Pas (le liandi' sur l;i lèlc : Se. japonicus , Hlkr. B. Une large tache noire au-dessous d(; la dorsale : .Se. himaeulatwi , Rùpp. {]. Une seule bande sur la lète et le corps : (I. Haude s'arrêtaiil à la partie anl('ricure du rorps : Se.frenalus, C. V. h. Bande allant à la caudale : .Se. nototœnia, l'Iayf. D. Une bande sur le corps, des bandes sur la tète : a. Préopercule fortement dentelé : Se. lœniops , BIkr. b. Préopercule finement dentelé : .Vf. mowirrramma , k. V. H. K. Quatic bandes sur le corps : .Se. ghanam, l'orsk. 1 . SCOLOPSIDES KRENATLS, Cuvier et Valenciennes. (PI. XXVlll, fij;. .3, y ol 3\) .ScoLOPSiDES FRENATUs, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. V ( i83o), p. ?>!i?>. D., \, f); A., ni. -; !.. lut., i.5; L. Iransv., /i/i6. Corps allongée, dont la hauteur est comprise trois fois et un tiers dans sa longueur, sans la caudale. Tête allonge'e, dont la largeur est contenue près de deux fois dans la longueur et qui est couverte d'écaillés jusqu'au niveau du bord ante'rieurde l'œil, mais dont le museau est nu. Espace entre les yeux un peu homhé et à peine |)lus grand que le dia- mètre de l'orbite. Museau ayant If diamètre de l'œil, (|iii est contenu trois fois et un tiers dans la longueur de la tête. Maxillaire arrivant au niveau du bord ante'rieur de l'œil. Pièce postérieure du préorbilaire large, presque aussi haute que la moitié du diamètre de l'œil, portant une forte épine postéro -supérieure et trois ou quatre petites épines semblables au bord descendant; pas d'épine dirigée en avant. Préopercule avec six rangées d'écaillés, nu le long du Ijord inférieur; bord montant taillé obliquement, portant de fortes dentelures, en partie redressées, plus fortes vers le milieu de la longueur du bord; angle du préopercule for- tement déjeté, armé de dentelures moins grandes que celles du bord postérieur; bord inférieur aussi long que le bord montant. Suprascapu- 176 MADAGASCAR. laire finement denticulé. Dorsale e'pineuse commençant à une distance de rextréniilt' du museau plus grande que sa longueur; épines faildes, doni lii (juatrième a près du tiers de la hauteur du corps au point cor- respondanl. Longueur de la dorsale molle comprise une fois et demie dans la longueur do la dorsale ante'rieure. Caudale très fourchue, dont chaque lobe est muni dun filament, le supérieur étant le plus long. Deuxième épine anale plus courte, mais un peu plus forte que la troisième. Ventrales atteignant presque l'anus et plus courtes que les pectorales. D'après Cuvier et Valenciennes, vce poisson a le dos d'un jaune doré et les lianes et le ventre blancs; il se distingue surtout par la couleur du dessus du museau, qui est en avant de l'œil d'un brun violacé, liséré en avant de bleu clair ou d'argenté, et par le ruban d'un beau vert, qui, partant de derrière l'œil, monte vers le troisième rayon de la dorsale. Le liséré argenté du museau se prolonge sous l'œil. MM. Quoy et Gaimard en ont apporté de l'ile de France d'entièrement semblables, si ce n'est qu'ils ont sur la joue une ligne argentée, qui va de l'œil à l'angle du préopercule, et sur la (jueue une tache noirâtre. L'écliarpe verte de l'épaule s'efface dans la licpieur??. Longueur totale, o'^aGS; longueur de la tête, o'" 063; longueur du museau, ()"'()^^i; longueur de la caudale, 0'" i()7; hauteur du corps, o"'o6i; diamètre de l'œil, o'"oâi. Les Sakalavâ donnent à ce poisson le nom iV:i)nbili/. 2. SCOLOPSIDES PllOEOPS, IklUiell. (Pl.VlJii;. ..) ScoLOPSiDES PHOEOPS, Beniictt, Proc. of the Zoological Society, t. I (i83i), p. i65. ScoLOPsiDKS PHOEOPS, fluiilliiT, Cal. (f the Fislics qf (hc Brit. Mus., t. I(i85()), [>. 358. D. ,\, f); yl., III, 7; L. Inl., Uh\ L. transv., 0/17. Hauteur (bi corps contenue quatre fois et un tiers et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Museau à |)eine plus long que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois et un tiers dans la longueur de la tête; préorbitaire ayant la moitié de la hauteur de POISSONS. 177 l'œil, armé d'une forte épine «platie et de trois on qnalre petites é|)ines, à bord inférieur assez fortement cchancré; maxillaire supérieur arrivant au niveau du bord antérieur de l'oi'bite; espace interorbitaire faible- ment convexe et ayant la niriuc; larjjeui- que le diamètre de l'œil; six séries d'écaillés enire l'oibite et l'anjfle du préopercule. Caudale forte- ment échancrée, dont chaque lobe se prolonjje en un lonj» lilanienl. Kpines dorsales faibles, dont la cinquième est plus longue (pu; le diamètre de l'œil; deuxième épine anale plus courte, mais plus forte que la troisième. Cor[)s d'un jaune olivâtre (dans l'alcool); nageoires de couleur uni- forme; une bande argentée s'étend depuis l'extrémité du museau jusqu'à l'angle du prc'orbitaii'e, en passant sous l'œil; une bande de même cou- leur va de l'angle du pr(!oil)itaire à l'angle du préo[)ercule; une bande de couleur jaunâtre s'étend de la partie su[)érieure et postérieure de l'œil à la terminaison de la dorsale, parallèle à la ligne latérale. Longueur totale, o"'2oo; longueur de la tète, o"'o58; hauteur du corps, 0°' 060. Cette espèce j)arait être spéciale aux mers de la Réunion et des Sey- chelles. Elle porte sur la cote orientale de Madagascar, chez les Betsi- misarakâ, le nom de Tsij malaholrà varalrà (litl. : qui ne craint pas le tonnerre). Genre SYNAGRIS. M. Cûnther a séparé sous le nom de Sijnagris un certain nombre d'es- pèces (|ue Cuvier a mis dans le genre Dmtcx, mais qui se distinguent des vrais D<'nlex par trois séries d'écaillés entre l'œil et l'angle du pré- opercule, tandis (pie ceux-ci, dont le Denté de la Méditerranée est le type, en ont [)lus de trois'. Cette dillercince entre le nombre des écailles a paru à ]{l('(;ker insullisanlc pour l'f'tablissement d'un genre distinct, d'autant plus (|ue les Synagris de M. Ciinther ne correspondent pas aux poissons que Klein appelait de ce nom et que toutes les espèces des deux genres se ressemblent tellement par la physionomie, par le nombre des écailles, par la forme et la formule des nageoires et par la coloration, ' Calalogiw of llic Fishcs oj llic Hr'dkk Muiomii, I. 1 (iNjijj, [i. '.',-^'.'). Poissons. 33 178 MADAGASCAR. (jii il csl (lillicile de les reconnaître an premier abord; mais quoiqiK; la présence de trois ou de plus de trois se'ries d écailles sur le préopercule semble avoir peu de valeur zoolojjique, la structure de ces écailles est cependant tellement dilFérente dans les deux genres qu'elle permet de placer tout de suite les espèces soit dans le genre Detitex, soit dans le genre Si/nagns. Cbez les Dentex proprement dits, elles sont toujours perfo- rées dans la zone spinifère d un nombr(> de trous plus ou moins grand, suivant les espèces, trous qui sont les ouvertures de canaux qui se mon- trent en saillie sur leur face interne; c'est la disposition que l'on remarque chez les Ménides vrais [Mœna, Sinarisj et cbez pres(jue tous les Spa- ro'iàes { Sargus , Paip'm , Calamus, Pagelhis, Canlhanis, Puncleptei'm, Clia- vax, Crcnidem , Box). Cbez les Synagris, et cette disposition s'est trouvée constante dans toutes les espèces étudiées (^S.hexodon, S. marginatits , S. hdcas, S. ruhcr. S. tolu, S.ftircosus), le tube envoie dans la zone spinifère deux prolon- gements qui s'ouvrent au bord même de l'écaillé, de sorte que les spi- nules forment trois amas, ainsi qu'on le voit, par exemple, chez les Sco- lopsides et chez les Lutjans. Le nombre des écailles de la ligne latérale varie peu suivant les espèces : il est de quarante chez le S. luleus, de quarante-ciucj ou cinquante chez la plupart des espèces et de soixante- cinq chez le .S'. Peronil; ces écailles sont arrondies et leur bord antérieur présente un grand lobe placé en face du tube, de chaque côté duquel sont deux ou trois festons peu découpés; le tube est largement ouvert à son extrémité postérieure, près de laquelle se trouvent les orifices, percés latéralement de petits canaux ou plutôt de petits tubes faisant saillie à la face interne de l'écaillé et roj)résentant certainement les canaux qui débouchent chez les Dentex vrais dans la zone spinifère. Le nombre des s|)inules, qui est variable suivant les espèces, vingt chez le S. Iu(ett>> et soixante-dix chez le S. Jhrcostis, est assez constant dans la même : chez le iS. fnrcosm, par exemple, il ne varie que de soixante à soixante- (juinze et, chez le S. rnber, de vingt-cinq à trente; il y a trente-cinq spi- nulcs chez le S. marginalus, vingt chez le S. luteiis, quarante chez le S. loin, trente-cinq chez le et 5'.) Dentex TOLU, Cuvier et Valeiicienues, Histoire des Poissons, t. VI (i83i), p. 2/18. Dentex TOLU, Bleeker, Verh. Bat. Ges., t. XXIII, Spar. , p. i3. Dentex mulloides, Bleeker, Verh. der Konigl. Akad. Wet., t. XIII, Rév. Dentex, p. 12. Synagris mulloides, GiiiUlier, Cal. of the Fishes of the Brit. Miis., t. I (iBôg), p. 87/1. Synagkis TOLU, Day, The Fishes of India (1875), pi. XXIII, fig. 6. Dentex tolu, Bleeker, Atlas ichthijologiqiie , t. VIII (1877), p. 88 el pi. XXXVII, fig. 1. Z). , \ , 9; y4., III, 7 ;/../«(., 53. Hauteur du corps sensiblement égale à la longueur de la tête, con- 23. 180 MADAGASCAR. tenue quatre fois et trois quarts dans la longueur totale, trois fois et trois (Hiarls dans la longueur sans la caudale. Diamètre de l'œil aussi long ijue le museau et compris près de trois fois dans la longueur de la tète. Hauteur du préorbitaire égale à la hauteur de l'œil; partie du préopercule sans écailles moins haute que la partie qui en est revêtue; quelques denticulations obtuses à l'angle du préopercule. Pas de canines à la mâ- choire inférieure; huit canines à la mâchoire supérieure. Epines dorsales Jlexibles, dont Tavant-dernière et l'antépénultième sont plus longues ([ue les autres; membrane laqjement échancrée entre les épines. Caudale très fourchue, dont les lobes ne se prolongent pas en filaments. Troisième épine anale faible, plus longue que la seconde, mais jdus courte que les rayons. Pectorales de la même longueur (pie les ventrales, qui atteignent 1 anus. Longueur totale , o™ 176; longueur de la tête, o"'oio; longueur du museau, o" 01 3 ; hauteur du corps, 0" o38; diamètre de l'œil, 0" 01 3. Le Dciilcx mulloidrs ne peut se séparer du D. loin. Bleeker dit bien que la première espèce se distingue de l'autre par la forme plus trapue du corps, par la présence de petites dents au bord du préopercule et par l'ab- sence de bandelettes sur le corps, mais ces caractères ne sont pas con- stants et le Musée de Paris possède des exemplaires intermédiaires entre les deux espèces admises par Bleeker; tel est, entre autres, le type même du Dcntex loi a. Ce poisson habite la mer des Indes et se trouve jusque sur les côtes de la Nouvelle-Guinée. 2. SYNAGRIS RUBER, Cuvier et Valonciennes. Dkmex RUBER, Cuvier et Vaienriennes, Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. a!i-j. De.mex RUBER, Lesson, loi/, de la Coquille, Poiss. (182C-1 8."5o), p. tSyct pi. X\XI, fig. 9. D., X , 9; yl., m , 7; L. lat. , 5o. Hauteur du corps sensiblement égale à la longueur de la tête, contenue quatre fois et un quart dans la longueur totale et trois fois et demie dans la longueur sans la caudale. Diamètre de l'œil aussi long que le museau et POISSONS. 181 compris trois fois et un tiers dans la longueur de la tète. Hauteur du pré- orbitaire moins grande que le diamètre vertical de l'œil; bord ante'rieur du préorbitaire prolongé et arrondi, bord poste'rieur tronque'; partie du pre'opercule sans e'cailles près de trois fois moins haute que la partie qui en est recouverte. Des canines aux deux mâchoires; il y en a six à la mâ- choire supérieure. Epines dorsales faibles, celles du milieu un peu plus longues que les autres; membrane peu échancrée entre elles. Caudale courte, à lobes non prolongés, assez excavée. Troisième épine anale plus longue que la seconde, mais plus courte que les ravons mous. Pectorales plus longues que les ventrales, qui atteignent l'anus. Couleur d'un rouge uniforme, sans taches ni bandelettes. Longueur totale, o™ i/i5; longueur de la tête, o™ o35; longueur du museau, o"'oi2; hauteur du corps, o™ 087; diamètre de l'œil, o'^oii. Le Stjnagris ruber a été péché à Mascate et à Zanzibar par L. Rous- seau; il était connu au Musée de Paris par re\em])laire type que Lesson et Garnot ont rapporté de Waigiou et par un exemplaire en peau prove- nant de la collection du Stathouder. Genre PENTAPUS. Les Pentapus sont des poissons de la mer des Indes, voisins des Dentés, dont ils se distinguent par la brièveté du museau, de sorte que leur faciès est jusqu'à un certain [)oint celui des Bogues. La formule de la dorsale varie de X-8 à X-i et celle de l'anale delll-y à III- 1 0. Le corps est, en général, orné de bandelettes longitudinales de couleur bleue, jaune ou rosée. Les espèces du genre, au nombre de douze, sont toutes très sem- blables entre elles et habitent la mer des Indes et les côtes de l'Australie. Le Pentapus aurolmeatus , qui se dislingue de ses congénères par le nombre beaucoup plus grand des écailles de la ligne latérale et par la présence d'une crête dentelée à l'intermaxillaire , est devenu pour Bleeker le type du genre Gnathodmlcx , qui, suivant cet auteur, tient le milieu entre les Pentapus et les Gymnocrantus ou Paradentex. Bleeker assimile, du reste, le genre Heterognalhodon au genre Pentapus , tel que ce dernier a été compris par Cuvier et Valenciennes, et il y fait rentrer à la fois des 182 MADAGASCAR. Pentapus (P. paradisrm, Gthr.), des Hélorognalhodons (//. micivdoit , Blkr.) ol dos Scolopsides [S. caninns, Ciiv. el Val.), Le nombre des e'caillos di; la ligne latérale varie de trenle-deux {P. vil- talus) a soixante-quinze (/\ aurolmealm). Dans les six espèces que nous avons pu élmWev (^Pcnlapm aurolinealus , P. curUis, P. iris, P. porosm , P. Pcronii, P. vitlalm), elles nous ont présenté deux types, bien que le genre soit homogène; dans les quatre dernières que nous venons de citer, elles sont toujours plus hautes que longues, surtout chez le P. porosm; le tube, assez court, envoie deux rameaux qui se terminent au bord même des écailles, de sorte que les spinules sont groupées en trois amas, comme nous le voyons dans quelques autres genres de la même famille. Le bord antérieur des écailles de certaines espèces, comme du P. vitta, présente dans sa partie moyenne une pointe assez prononcée, qui est formée par un lobe médian faisant face au tube; les lobes latéraux varient de cinq à neuf. Le tube est largement ouvert à ses deux extrémités et présente latéralement des perforations étroites; les spinules sont disposées sur deux ou trois rangées bien visibles, et, les premières formées ayant disparu par la croissance de l'écaillé, leur nombre s'est trouvé être de soixante-dix et de soixante-quinze chez les P. iris et P. Peronii, de quatre-vingt-quinze chez les P. porosus et P. vitta; Tun des amas latéraux est toujours plus dé- veloppé que l'autre, qui est presque réduit, et que l'amas médian; ainsi, par exemple, nous avons compté io + 35 + 35 spinules chez le P. iris, 18 + 90 + 34 chez le P. Pcronii et 2 5 + 3 + /i o chez le P. villa. Chez les P. aurolinealus et P. curlus, le tube ne se bifurque pas à son extrémité, de sorte que la zone spiuifère n'est pas interrom])ue le long du bord de i'écaille. Les écailles sont arrondies, les deux diamètres étant sensiblement égaux; le bord antérieur est régulièrement convexe: le tube est très court et la zone spiuifère remonte en pointe jusqu'à son ouverture postérieure; le P. curlus a au moins vingt-cinq rangées de spinules; le nombre de celles qui garnissent le bord varie de cinquante-cinq à soixante- cinq suivant les écailles examinées; il est de quarante-cinq sur une écaille du P. aurolinealus. Les écailles des flancs sont beaucoup plus arrondies chez les P. curlus POISSONS. 183 et p. aurollneatus que dans les autres espèces qui ont le bord ante'rieur sensiblement droit; ce bord est de'coupé par des festons dont le nombre varie de neuf à quatorze; les spinules du bord postérieur sont en grand nombre et on n'en compte pas moins de soixante-quinze (P. wis) à cent (P. vitia); ce nombre paraît être assez constant pour une même espèce; c'est ainsi que pour le P. curtus il ne varie que de quatre-vingt-cinq à quatre-vingt-quinze. Chez certaines espèces, comme le P. curtuti, la zone spinifère remonte en pointe jusqu'au foyer, qui est petit, et comprend au moins vingt range'es de spinules. 1. PENTAPUS CCRTIIS, Guichenot. (PI. .\XIl,fi|;. 2 et 2".) Pemapus ci'RTUs, Guichenof , Notes sur l'île de la Réunion de Maillard , Poiss. ( 1 803), p. 5. D. , X, 10; A. , 111, 10 ; L. ht. , ha. Hauteur du corps contenue trois fois et un tiers et longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale; corps en ovale régulier, la ligne du ventre étant aussi arquée que la ligne du dos; profil de la tête incliné depuis la nuque jusqu'à l'extrémité du museau, qui est gros, obtus et de la même longueur que l'œil, dont le diamètre est compris un peu moins de trois fois dans la longueur de la tête. Préorbitaire large et arrondi; quatre séries d'écaillés au préopercule, dont le bord est nu; bord du maxillaire non denticulé. Epines de la partie moyenne de la dorsale plus longues que les autres; longueur de la dorsale molle contenue une fois et demie dans la longueur de la dorsale épineuse; caudale fourchue; deuxième épine anale plus petite que la troisième; ventrales arrivant à l'anus, un peu plus courtes que les pectorales, dont la longueur est égale aux trois quarts de celle de la tête. Suivant Guichenot, rrle poisson tout entier est dune teinte verdâtre, plus rembrunie sur le dos et les flancs, avec des marbrures brunes, nuageuses, dont quelques-unes s'élargissent en bandes verticales. Il y a aussi le long du corps de nombreuses lignes longitudinales brunes ou 184 MADAGASCAli. noirâtres, très peu marque'es. Les nageoires sont brunes, sans taches ni bandes 77. Longueur totale, o'" i85; longueur de la tête, o"' o5o; longueur du museau , o'" 017; hauteur du corps, 0"' o55 ; diamètre de l'œil, o"' 017. D'après la remarque de Guichenot, celte espèce a le corps plus court, plus élevé' et plus trapu qu'aucune autre du genre, ce qui lui donne une physionomie toute spéciale; elle appartient bien néanmoins au genre Pentapus. 2. PE>TAPUS DUX, Valenciennes. (PI. XXI 1, lig. 3 el 3'.) Pentapus dux, Vnleni'icnnes, Description de (|uelques poissons envoyés de lîle Bouiboii par M. More!, Compt. rend, de l'Acad. des sciences, juin 1862. D. , \, 10; A. , m, io; L. lat. , 5/1; />. Iriinsv. , 6/17. Hauteur du corps contenue trois fois et demie (trois fois, sans la caudale) et longueur de la tête quatre fois et un quart dans la longueur totale. Profil de la tête un j)eu élevé au-dessus de l'oeil, puis incliné jus- qu'à l'extrémité du museau, qui est plus long que l'œil. Diamètre de l'œil compris près de trois et demie dans la longueur de la tête. Préorbilaire large; six séries d'écaillés au préopercule, dont le bord est nu; bord du maxillaire non denticulé. Epines de la partie moyenne de la dorsale sen- siblement de la même longueur que les autres; longueur de la dor- sale molle contenue une fois et un tiers dans la longueur de la dorsale épineuse; caudale peu échancrée ; deuxième épine anale beaucoup plus courte et plus faible que la troisième; ventrales n'arrivant pas a l'anus. Corps d'un gris argenté, marqué d'une dizaine de points noirs placés en série. Longueur totale, o"" ooo; longueur de la tête, o™ i lo; longueur du museau, o'" oBa ; hauteur du corps, o'" i3o ; diamètre de l'œil, o'" o33. Genre IIRTKROGNATIIODON. Sous le nom à'Hetrroj>natliodon, Bleeker a fait connaître des poissons de la mer des Indes qui diilerent des Scolopsides en ce que le préorbilaire POISSONS. 185 n'est pas arme dune é|»iiie. Le corps est de forme oblon;]iie; les deux màclioires ont la même longueur et sont arme'es de dents canines; le pre'- opercule est dentelé'; on ne voit ([u'une senle épine à l'opercule. Les épines dorsales sont faibles; la formule des nageoires est : D., X, cj; A., 111, 7. Les rayons branchiostèges sont au nombre de cinq ou exceptionnellement de six. La couleur est, en général, très brillante; le corps est souvent d'un beau bleu on d'un rose tendre orné de bandes longitudinales jaunâtres, verdàtres ou nacrées, ou de tacbes bleues. Le nombre des écailles de la ligne latérale varie de quarante à cin- quante; elles sont absolument semblables à celles des Scolopsides. IIETEROGNATllOUON IMiTliUSU, Sleiiulacliiier. Heterognathodon Petebsii, SteiiHlachner, .'t/i-(7(/. W issensch. :u ]]im (18G/1), p. 2o3. D. , X-, iy, A. , m, 7 ; L. Inl. , 5o. Hauteur du corps contenue quatre fois et demie et longueur de la tète trois fois et demie dans la longueur, caudale non comprise; museau obtus, à |)eine plus long que le diamètre de l'œil, qui est compris trois fois e! demie dans la longueur de la tête; préorbitaire aussi haut que le diamètre vertical de l'œil et dépourvii décailles, ainsi que le bord du préopercule sur lecjuel on n'en compte que trois rangées; dentelures du préopercule très faibles vers l'angle. Caudale profondément écbancrée, dont les lobes se prolongent en filaments; les quatre dernières épines dorsales sont un peu plus grandes que les autres; longueur de la dorsale molle conte- nue une fois et demie dans la longueur de la dorsale antérieure; troi- sième épine anale plus longue que les autres; pectorales pointues et de la même longueur que les ventrales, qui arrivent à l'anus. Longueur totale, o'" 27b; longueur de la tête, o'" o63; longueur du museau, 0™ 022 ; hauteur du corps, o'" oo3; diamètre de l'œil, o"' 018. Nous avons décrit cette espèce d'a[)rès deux exemplaires rapportés des Seychelles par M. de l'Isle; ils sont identiques à ceux que M. Steindachner a fait connaître. Poissons. 2 i iMrr.iMEr.:E nationall. 186 MADAGASCAR. Genre LOBOTES. LOBOTES SLRINAMENSIS , Illocli. LoBOTEs suRivuiExsis, CuvitT et Vaieiicieanes , Histoire des Poiss., (. V (i83o), p. aSçj. (l'I. \ir. fij;. 3.) Ce poisson, (lui est crim brun foncé avec les nageoires teintées de jaune, est très commun dans les rivières de la côte occidentale. Les Sa- kalava du Ménabé l'appellent Znmpni/. 11 atteint quebjuefois i mètre. FAMILLE DES SPAIUDÉES. wLes Sparoïdes, a écrit Cuvier', ont, comme les Sciénoïdes, le palais dénué de dents; leurs formes générales et plusieurs détails de leur orga- nisation sont les mêmes; ils sont aussi couverts d'écaillés ))lus ou moins grandes, mais ils n'en ont point aux nageoires. Leur museau n'est pas bombé, pas plus rpie les os caverneux de leur tète; il n'y a ni dentelures à leur préopercule, ni épines à leur opercule; leur pylore a des appen- dices cœcaux. Aucun d'eux n'a plus de six rayons aux branchies. On les divise d'après les formes de leurs dents en Dentés, en Canlbares et en Bogues, yi Pour Guvier et Valenciennes, les Sparoïdes sont des poissons chez lesquels les pièces operculaires sont dépourvues d'épines et n ont pas de dents, dont le palais est également dépourvu de dents, dont la bouche n'est pas protractile et dont le corps est revêtu de grandes écailles. Chez les uns, les dents sont coniques ou en forme de tubercules, la joue étant nue (Léthrins) ou écailleuse (Sargues, Charax, Daurades, Pagres, Pagelles, Dentés, Pentapodes); chez d'autres, elles sont en velours (Can- thares); chez d'autres enfin, elles sont tranchantes et il n'existe [)as de molaires arrondies (Bogues, Oblades, Scathares, Crénidens). Bleeker'-, dans la famille des Pcrcotdei, admet une sous-famille des Sparifonnes , avec les divisions Prislipomalini [Scolopsis, Loboles, Hapalo- Le Begnc animal, t. II, p. i8o. — - Atlas ichthijologiqne , t. VIII, p. i . POISSONS. 187 irem/s, Diagramma, Prislipoma , Datmoides^, Mœnmi [Pmjalo, Gijmno- cwsio, ùvsio , Plerocœsio), Dipterygonolmi (^Diplpnjgonofus^ , Lutjamm (^Lut- janus, Api'ion), ApJiareini [Aphaveus), Denlichii (^Deulex, Gynuiotranius, Si/uagris, Giialliodeiilcd-, Pi-iilapns), Sparini (^Sphœrodon , Lethnnus, Spams, Chrijsoplinjs, Pogrus, Pagellusy Les divisions des PnsUpomalin) , Apharemi, Mamini et Denhcun font partie de la tribu des Prisiipomatini, telle que nous l'avons admise pre'cé- demment; les Diptcrijgonotmi et les Liiljanini sont de vrais Percoïdes; les Spai'ini correspondent aux Sparoïdes de Cuvier, qui font, du reste, la transition à la famille des Perculœ parla tribu des Prislipomalmi , ce qui explique la divergence d'opinion des iclithyologistes dans le groupement de certains genres. Quoi qu'il en soit, nous admettrons, avec M. A. Gûn- ther, comme Sparoïdes, les poissons chez lesquels il existe des dents tranchantes ou des molaires aux mâchoires. L'étude des e'cailles de la ligne late'rale confirme l'opinion de Cuvier, qui place les Me'nides dans le voisinage des Spares. En elfet, chez les Me'nides proprement dits, et nous ne désignons sous ce nom que les deux genres Mène et Smaris chez lesquels la dorsale est nue, les écailles sont semblables à ce que l'on remarque chez presque tous les Sparoïdes; elles sont toujours perforées dans la zone spinifère d'un nombre de Irons, plus ou moins grand, dont la disposition varie suivant les genres et qui sont les ouvertures de canaux faisant saillie sur la face profonde de lécaille. Les Cœsw, qui ne peuvent rentrer dans le groupe des Ménides. doivent être également écartés des Sparoïdes dont ils n'ont point les écailles; leurs analogies sont, par contre, avec quelques Percoïdes, tels que les Diacopes et les Lutjans, et avec certains Pristipomatides, tels que les Hœmulons et les Scolopsides, ce qui justifierait pleinement la position (jue Bleeker assigne aux Cœsio entre les Pristipomalmi et les Liitjanini. Les Sparoïdes, tels qu'ils sont compris par M. A. Giïnther, peuvent se diviser en trois groupes d'après la structure des écailles de la ligne latérale. Les Girelles, bien que faisant partie du groupe Caniharina, ont les écailles construites sur un tout autre hpo (juo les autres genres de ce 24. 188 MADAGASCAR. pi'oiipo : ces écailles sont allongées et ont le bord antérieur presque ilruil cl il peine de'coupe' par de nombreux festons; leur tube est long et se termine par une petite ouverture dans la zone spinifère, qui est très peu étendue. Les écailles des Létbrins sont fort semblables à celles des Chœtodons, {|ui appartiennent cependant à une famille très distincte; elles sont plus ou moins régulièrement ovalaires et ont le bord antérieur onduleux, le feston médian ('lanl toujours plus grand que les autres; le tube est large, mais court, et il se termine par une seule ouverture, fort grande et pla- cée à l'origine de la zone spinifère, qui est étendue; cbez les Cbaeto- dons, le tube se continue à travers cette zone en s'amincissant. Les rangées de spinules sont nombreuses et il y en a (juelquefois jusqu'à vingt-cinq, chez le Lelhr'mm gmmilalns . par exemple. Les écailles des Piméleptères diffèrent de celles des Létbrins, bien que construites sur le même type, en ce que le bord antérieur, qui est droit, nest découpé que par un petit nombre de festons; le tube est plus étroit et se continue un peu dans la zone spinifère en s'ellilant: la zone spinifère elle-même est moins développée que chez les Létbrins. Tous les autres Sparoïdes (|ue nous avons pu étudier ont les écailles de la ligne latérale construites sur un type uniforme; tels sont les Can- thares, les Bogues, les Scathares, les Oblades , les Grénidens, les Dipté- rodons, les Sargues, les Charax, les Pagelles, les Calamus, les Daurades et les Sphaîrodons. Nous devons rappeler ici ce que nous avons déjà dit plus haut, que les Dentés ont les écailles seml)lables à celles des Spa- roïdes typiques, tandis que les Synagris,si voisins des précédents, ont les écailles tout à fait différentes. Chez les Sparoïdes proprement dits, les écailles de la ligne latérale ont toujours des |)erforations dans la zone s[)inifère; elles présentent toutefois quelques différences de genre à jjenre. Comme les Cianlhares, les Bogues oui le tube toujours très court et évasé, se continuant dans la zone spinifère |)ar deux canaux qui se ter- minent par des perforations dont le nombre, variable pour une même espèce, est quelquefois de neuf ou de dix, comme chez le Box rulgoria; POISSONS. 189 la zone spinifère elle-même est parfois [)eii tle'veloppée [Box culi>aris, B. goi'censts) , parfois bien marquée [B. salpa). Les prolongements du tube central arrivent jusqu'au bord postérieur de Técaille, de sorte que la zone spinifère comprend trois lobules nettement détachés, aussi bien chez le Box hogaraveo que chez certains Canthares [Canlharusfilamen- losm). Les écailles des Crénidens (C ForshaUi) sont semblables à celles des Bogues; le bord antérieur est arrondi et découpé par trois lobules; le tube est court et évasé; il existe quatre perforations dans la zone spini- fère; le bord postérieur est convexe. Les Oblades ont des écailles construites comme celles des Bogues; il en est de même chez les Charax et chez les Sargues. Pour ces derniers, de même, du reste, que pour les genres cités pré- cédemment, le tube est en partie ouvert sur les côtés, de sorte qu'il n'adhère à la lamelle que par ses extrémités. La zone spinifère est en gé- néral peu étendue et manque même chez certaines espèces, telles que le Sargiis Jlavolmealas de Cuba, chez laquelle le tube, beaucoup plus étroit et plus long, se termine près du bord |)Ostérieur par deux canaux per- forés à leur extrémité; chez le 5". ânes, il y a quatre canaux qui rappel- lent un peu ce que nous noterons chez les Sciénoïdes proprement dits. Chez tous les Sargues que nous avons étudiés, le nombre des perforations de la zone spinifère nous a paru constant dans la même espèce, lorsque Ton examine des écailles prises au même point; ainsi, par exemple, nous avons trouvé, chez le Sargus Sahiaiii, 2-1-3 perforations sur les écailles provenant de la partie antérieure du tronc, a -(- 3 pour celles prises sur le milieu du corps, i + i pour celles détachées de la partie postérieure, tan- dis que celles qui revêtent le pédicule caudal n'ont plus qu'une seule per- foration centrale; il y ^ de deux à trois perforations chez les Sargus nocl , S. annularis, S. arics, S. Bondelclii, S. laticeps, S. orbiculans , S. cervnms, S. unimandalus , S. viilgaris, S. yhomhoides ; dans celte dernière espèce, la continuité des canaux qui s'ouvrent dans la zone s|)inifère et du tube central est des plus nettes; il existe quatre perforations chez le S. velnla, six chez le S. argcnleus et une seule, centrale, chez le S. amhnss'.s. 190 MADAGASCAR. Chez les Daurades, on voit 1res noltement le prolonjjement du tube central dans la zone spinifère; ces canaux secondaires sont percés diiu nombre plus ou moins g'rand de Irous, deux (^Cltrjjsophns auslmlis , C. bcrda) à six [C. cmssiroslris . C. haffana, (l. Itasin) de chaque côté de l'écaillé. La zone spinifère est tantôt nnlle (C. aiirala, C. haffana, C. crassirontrits, C. laliceps), tantôt, au contraire, bien développée (C aasiralis, C. bcrda, (j. Injascuita). L'écaillé des Calamus, bien que semblable à colle des Daurades pour certains points, rappelle beaucoup celles des Sciénoïdes proprement dits. Du tube principal parlent des ramifications au nombre de cinq ou de six (C. phmaluhi , C. microps, C.megacrphalm), qui souvrent dans la zone spinifère et qui, au lieu d'être étalées, comme chez les Sciénoïdes, sont disposées Tune à côté de 1 autre; la zone spinifère est, en général, assez développée. Chez les Pagelles, le tube est très court, fort évasé à ses deux extré- mités et évidé sur ses faces latérales; la zone spinifère est tantôt bien dé- volo|)pée [PagcUas crijtkrmus, P. nwnmjnis, P. acarne, P. goreensis) , tan- tôt fort réduite (^P. hllioguatliufi, P. cmtrodonhis) ; il n'existe, en général, que deux ou quatre perforations; chez le P. lithognaihm , dont Swainson a fait le type du sous-genre LtthognalJms (L. capemis), le tube, beaucoup plus long que chez les autres espèces, s'ouvre dans une zone spinifère fort réduite et sa terminaison est entourée de nombreuses perforations. Les écailles des Pagres, semblables à celles des Pagelles, ont la zone spinifère tantôt très réduite [Pagrxis argyraps), tantôt assez développée (P. vulgaris) ou remontant jusqu'à la terminaison du tube (P. auriga, P. spmij'cr, P.unicolov, P. longiftiis, P. filautenlo.ms, P. Ehrcnbcrgiiy, les per- forations sont toujours en petit nombre, deux ou trois. Genre CANTHARDS. Dans le groupe des Canlharina, poissons herbivores qui ont les dents antérieures larges et tranchantes, cpii manquent de molaires et chez les- quels les rayons pectoraux inférieurs sont divisés, on [)eul, avec Gûnther, POISSONS. 191 établir un sous-groupe pour certains genres caractérise's par les joues et les opercules recouverts d'écciilles et par les nageoires ventrales nues; tels sont les Crénidens, les Oblades, les Scathares, les Bogues et les Cantliares. Ces derniers, qui habitent les mers du Cap et Toce'an Indien, ont les dents en cardes, celles de la rangée externe étant comprimées et lancéolées. Le Cantliarus UneaUis de la Méditerranée remonte toutefois jusqu'aux côtes d'Angleterre. Les espèces de ce genre sont, du reste, peu nombreuses; on n'en compte que huit ou neuf. Le nombre des écailles de la ligne latérale varie de soixante-cinq (C. Blochii) à quatre-vingts (C cmarginaimy, toujours plus hautes que longues (C. orblcularis : liauteur, o'"o i o ; longueur, o"'oo6), elles appar- tiennent au t\|)e simple à canal perforant, comme celles des Léthrins, des Sargues et de plusieurs autres genres. Le tube, court, très courtméme, est évasé, comme on le voit chez les Canllianis brama, C. hnoaius, C. orhicu- laris, C.emarginaius; il est plus allongé dans d'autres espèces (6'. Blochiiy, se continuant dans la zone spinifère par deux prolongements divergents et recourbés, il s'ouvre à la face externe par un orifice arrondi et bien visible sur l'écailIe fraîche. La zone spinifère est presque toujours peu marquée, les spinules s'usant très facilement. Le lobe du bord anté- rieur, qui est situé en face du tube, est toujours beaucoup plus grand que les autres; les lobes sont, du reste, peu nombreux. Le Canlhams Jîla- mentosus présente une disposition toute particulière qui rappelle ce que nous avons déjà noté chez plusieurs Percoïdes : le tube se bifurque et s'ouvre le long du bord postérieur, et la zone spinifère est partagée en trois lobules. Les écailles des lianes ont leur bord antérieur découpé en un plus grand nombre de lobules, de dix à douze; le foyer est petit et reculé; la zone spinifère est plus développée que sur les écailles de la ligne latérale. 192 MADAGASCAR. CANTIl.MllS CRANDOCII.IS, Ciniffd \';ili'iiiieiinM. (PI. XX, (!{;. 3 013".) Camiiarls GiiANDOCLLis, Cinici' el Valcncieiiiics, Histoire des Poissons, I.VI(i83o), |). 3'ii. D., \, lo; A. , ui, lo; £. If(t. , 5o. Hauteur du corps contenue trois fois et longueur de la tète (juatre fois dans la longueur totale; ligne rostro-dorsale concave au-dessus des yeux, puis convexe; museau de la même longueur que Tœil, dont le diamètre est contenu deux fois et trois quarts dans la longueur de la tête; pre'orbilaire non écliancré, aussi haut que le diamètre vertical de l'œil; quatre séries (récailles au préo|)ercule; dents antérieures étroites et crochues. Epines de la dorsale assez fortes; longueur de la dorsale molle contenue deux lois dans la longueur de la nageoire antérieure; caudale échancrée; deuxième épine anale beaucoup plus courte que la troisième, qui est elle-même plus courte que la quatrième épine dorsale; ventrales longues, arrivant à l'anale; pectorales falciformes, de même longueur que les ven- trales. Corps d'un gris vei'dâtre argenté, avec douze à quatorze lignes do- rées le long des flancs; dorsale grise, tachée d'olivâtre; caudale violacée. Longueur totale, o"' 2^10; longueur de la tête, o'" o65; longueur du museau, o'" oa^; hauteur du corps, o"' 080; diamètre de l'œil, o'" 029. Genre PVGRUS. P.\(a\ljS FILAMENTOSUS, Ciivier et Valenciennos. J'agrls FiLAME.XTOsus, Ciivici" et Valencieiiiics , Hisloirc des Poissons, I. Vl (icS.3o),p. i58. Pagrls Fii.AMENTOSiîs, Guiitlier, Cal. oj tlœ Fislics of thc liiil. Mut., t. I (i85r)), p. /i-i. Pagrus filamentosus, g. Liinel, Molangcs ii-lillivologi(jiiPS, p. 97, Mémoires de la Soeiélé de phi/siqtw et dltistoire naturelle de Genève, t. XXVII, 1881. D. , X, 10; A., 111, 8; L. lai., 55. Hauteur du corps coiilciiue deux fois cl deux tiers et longueur de la tête quatre fois dans la longutMu- totale; li;;ne rostro-dorsale homlx'c au ni- veau de l'œil; museau gros et obtus, une fois d un tiers plus long que POISSONS. 193 l'œil, flont le diamètre est contenu trois fois dans la longueur de la tête: espace interorbitaire un peu moins large que le diamètre de lœil; cinq se'ries d'écaillés entre le pre'orbitaire et langle du pre'opercule. Les deux premières e'pines dorsales très courtes, la troisième très longue et flexible; longueur de la dorsale molle contenue deux fois dans la longueur de la nageoire antérieure; deuxième épine anale de même longueur que la troi- sième, mais bien plus forte. D'après Cuvier et Valenciennes, trie poisson est rouge, à reflets dorés sur le dos et argentés sur le ventre, qui est plus pâle. On compte dix-sepl à dix-huit lignes longitudinales, plus brunes que le fond, sur chaque côté. La membrane de la porlion épineuse de la dorsale paraît avoir ét(' violette, avec un liséré jaune brillant le long de chaque rayon. Les autres nageoires paraissent rougeàtresn. Longueur totale, o'" 390; longueur de la tète, o'" o5o; longueur du museau, o"' 020 ; hauteur du corps, 0'" oyS; diamètre de lœil, o'" 020. Cette espèce est fort voisine du Pagriis spinifcr ei n'en diffère que par le bombement plus grand de la ligne roslro-dorsale au niveau de Fœll et par le profil un |)eu moins incliné depuis l'origine de la dorsale jiis- (ju à l'œil. Chez le Pagim jilamcnlom^ , la troisième épine dorsale est seule prolongée, tandis que, chez le /'. spinijey, les troisième, quatrième, cin- (piième, sixième é[)ines sont flexibles: cette diflérence ne paraît pas avoii' de valeur spécifique et semble tenir au sexe des individus examinés. A propos du Pagrm spinijrr, nous devons dire que c'est à tort (pie M. A. Giinlher a réuni le P. loiigijtlis au P. spinifer; les deux espèces, quoique voisines, peuvent cependant se distinguer. Chez le P. longifili.s, le profil dorso-rostral s'incline brusquement à partir de la dorsale anté- rieure, tandis que, pour l'autre espèce, ce profil décrit une courbe régulière. Genre CHRYSOPHRYS. 1. CHRYSOPIIUYS BIFASCIATA, Forskal. (PI. XX.fig. 5.) CiioETODON BIFASCIATUS, Foiskal , Desciiptioties Animalium, Aviiim, Piscium (i-j-jb), p. 6/i. Chrysophrys BIFASCIATA, Cuviçr el Vulencieimes, Hisl. des Poiss., t. VI (i83o), p. 1 18. Poissons. a 5 lUPnFMZilli; KA.-IO>ALt. lo'i M ui \<; \S(;a[!. (liinvsopdnvs iiirAsi;iATA , Giinllu'i-, Cnlal. nf llie lùslii-s Ilrit. Mus., I. I (iiS.jr)), p. i88. (liinYsnriiins iufiscuta, Day, The Fislics nf India (187.")). I)., \i, 1."^; I.,iii, 11); /,. Int., 5o: /.. Iraiisi'., O/ia. IliiiiliMir (lu corps ((iiiltMiiic deux lois <'l deux liei's ol longueur de la l(Me près de (jnalrc fois dans la lonyuenr lolalc Profil de la tète très incliné; diamètre de 1 omI l'aisanl le tiers de la longueur de la tèle; front bombé au-dessus de l'œil; incisives étroites, au nombre de six à clia((ue mâchoire; molaires petites à la partie antérieure des mâchoires, bien |)lus grandes postérieurement et disposées suivant trois rangées. Epines dorsales fortes et comprimées latéralement; seconde épine anale plus forte et plus longue que la troisième. Longueur totale, o"'i'io; longueur de la tète, o'"o35; hauteur du corps, 0'" oiîo. Deux exemplaires, qui ont été péchés dans les lagunes de la côte orien- tale de Madagascar par M. Lanlz, nous permettent de faire connaître exactement la coloration de cette espèce. Le corps, sur un fond argenté, porte douze lignes brunes longitudinales interrompues, formées par une série de taches qui occupent le centre des écailles; le dessus du museau est rembruni; une bande noire descend verticalement du sommet de la tète sur 1 opercule, et une autre va obliijuement de la nuque à la joue, en traversant Toeil. Le bord des dorsales est noir; la caudale, de couleur jaunâtre, a le bord noir; les pectorales sont jaunes; les ventrales sont noires, à Texception de leur base qui est jaunâtre; l'anale est parcourue, vers le milieu de sa hauteur, par une bande d un jaune claii'. le reste de la nageoire étant d un noir profond. •2. cnnYSOPHnvs inFFARA, Forslol. CnRYSOPiiRVS iiiFFARA, [""orskal, Desn-iiilionrn Aiiimnliniii . [l'iiim, l'iiriiim (i-yS), |i. i53. (l'I.XWMlj;. 1.) (je |)oissou est très commun dans les rivières de la côte ouest où M. A. Grandidier en a souvent péché dans le Morondava, le Tsitsobohana POISSONS. 195 et le Manambolo. Il desceiul irortlinaire au\ mois de juin et de juillef pour frayer; à cette époque, les bords de ces rivières sont couverts de myriades de petits crustacés (/l/y(7/V/.s- dotosulcalus^ dont les Cli. Iiajfara l'ont alors leur nourriture. Les Sakalavâ leur donnent le nom iVAnluotakà ou (ÏAnlsangij. Leur chair est délicate. Les plus gros ne dépassent pas o"'3o à o'"85. Ils son! d'un gris jaunâtre avec des reflets dorés ou argentés; leurs nageoires sont rougeâtres. 3. CIlRYSOi'IlRVS HASTA, Blocll. Chrysopubys iiastv, Blocb, Systema Iclilhi/ologiœ , édit. Selineider (i8o i), p. a'j.S. (PI. XXVMi|T. n.) Ce Chrysophrys est commun à lembouchure des rivières de la côte ouest, mais il ne remonte guère dans l'intérieur des lerres. Les plus gros individus ne dépassent pas o"'3o; ils sont d'un gris clair et deviennent avec l'âge d'une couleur ardoisée. Les Sakalava donnent à ce poisson le nom de Samijclia. h. CHRÏSOPlinYS SARBA, Forskal. Chrysophrys sarb\. Forsival, Descriplioncs Animalnim , Avium, Pisciudi [i-j'^h), p. 3i. (PI. \XV\ II,;. 3.) Ce poisson est commun dans les lagunes de la côte orientale. Les Bel- simisarakâ l'appellent Fiarnpotsy. C.EjiRE LETHRINUS. Sous le nom àe Lotit rinuti, Cuvier et Valenciennes désignent des Spa- ro'ides caractérisés par les joues dépourvues d'écaillés et les dents en partie coniques ou tuberculeuses; ils sont placés par M. A. Gûnlher dans son quatrième groupe des Pagrma, en partie formé des genres que Cuvier et Valenciennes admettaient dans leur première division; ils constituent, selon Bleeker, avec les genres Spitœrodon et Spams [Chrysoplu'ijs, Pa- 196 MADAGASCAR. I^nis. PdfrcUii.sj, lii |)lialange des Spanni dans la sous-faniillp des Spari- f'ornies. Les espèces du genre sont nombreuses, quarante environ, et dilHeiles à bien di'iiiiii'. ccrlains caractères (|ue l'on regardait comme spécifiques nayant qu une valeur fort relative ; c est ainsi, par evemple. (|ui' la forme des dents, coniques ou en forme de molaires, regardée par M. (iiinllici' comme pouvant servira élalilir deux divisions dans le genre, na pas de valeur pour Bleeker, les dents arrondies et en forme de molaires chez les indi\idus adultes pouvant être coniques et pointues chez les jeunes de la même espèce. Le museau s'allonge avec làge. le préopercule est relativement bien plus haut chez les adultes que chez les jeunes, la tache latérale noire disparait souvent chez les individus adultes. Bleeker a pensé trouver de bons caractères spécifiques dans le nombre des rangées longi- tudinales d écailles au-dessus de la ligne latérale, dans la forme du profil, dans la hauteur relalive du corps et de la tête, dans la force et la longueur relative des épines dorsales, dans la liau((nir de 1 anale; il recuiinait quinze espèces dans la merdes Indes orientales néerlandaises, dont cer- taines ont une large distribution et se retrouvent, comme le Lpllirinus mahsena, depuis le liaul de la mer Bouge jusqu'aux Sevchelles et aux iles \iti et Pomolou. On peut dire que le genre est de la partie intertropicale de la mer des Indes; (juelqiies espèces paraissent cependant être cantonnées sur les côtes d jAuslralie (L. chrysoslomus . L. ct/(ino.v(ni(]iiis. L. cinuabariniisj; une espèce vit dans les mers du Japon, le L. hœmaloplerns ; on retrouve enfin une espèce, le L. atJanticm, sur la côte ouest de rAfri(|ue. JNous avons vu que le groupe est fort homogène; la formule des dor- sales est pour loiiles les espèces X, c), celle de l'anale III, î^: le nombre des écailles de la ligne latérale varie de quarante-cin(| à ciiiiiiiiiiili'-ciiKi. Les écailles elles-mêmes sont semblables dans toutes les espèces que nous avons pu étudier (vingt-trois espèces) el ne peuvent louniir aiiciiu caractère spécifique L('cailli' du Lcllinmis cwriilcus i\e BdiiiliDii. ipit' nous prendrons pour type, se rapporte au tvpe le plus simple, celui à canal perforant, l ne large ouverture circulaire occupe le loyer, qui est . eu j;('- POISSONS. 197 lierai, situé vers le milieu de la longueur de 1 écaille; elle est protégée du côté externe par une lamelle scloreuse, allongée, à bords sensiblement parallèles, adhérente au reste de Técaille dans presque toute sa longueur: le canal n'est pas prolongé par un tube dans la partie spinigère, qui re- monte en triangle jusqu au niveau de l'ouverture profonde du canal. Le bord postérieur est droit et armé le long des bords de nombreuses spi- nules; la zone spinifère remontant jusqu'au niveau de l'ouverture du canal qui est située à peu près au centre de Técaille, il en résulte quelle est étendue et que les rangées de spinules sont nombreuses. Le bord an- térieur ou adhérent de lécaille est découpé par des lobes tous de même grandeur; chez quelques espèces, le L. allanUcus, par exemple, le lobe situé en face du canal est plus grand que les autres. Les écailles des flancs sont assez grandes (longueur o^ooy et hau- teur o'" oo65 pour un poisson de o"' aao de long), de forme carrée et d un tvpe franchement cténoïde. Le fover est, en général, petit, reporté en arrière, couvert de grosses vermiculations et situé presque contre 1 aire spinigère. Le bord postérieur est régulièrement arrondi et porte des spinules en grand nombre : on en compte vingt rangées chez le L. cœruleus, entre le milieu du bord postérieur et le fover; le bord anté- rieur est découpé par dix à quatorze lobes réguliers, tous de même largeur. Les écailles de la partie ventrale sont assez régulièrement ovalaires; le foyer est reculé; le bord antérieur, un j)eu arrondi, est découpé par uu petit nombre de lobules, cinq en général, dont le médian est un peu plus grand; le bord postérieur est arrondi et ne porte pas de spinules: laire spinigère remonte en triangle jusqu'au niveau du foyer. Les écailles qui bordent les nageoires verticales, la dorsale épineuse, par exemple, sont dépourvues de spinules. Le fover, large et dilïus, est situé près du bord en contact avec l'épine dorsale; les crêtes qui dé- coupent les écailles partent de la partie un peu antérieure de leur bord externe. Ces écailles ressemblent, en résumé, à une écaille des flancs dont on aurait supprimé la zone spinifère et que l'on aurait orientée de telle façon que le bord antérieur serait devenu externe. 198 MADAGASCAR. 1 . LETHRIMS MICRODON, Cuvior et Valenciennes. (l'I. \\V, Hj;. 1 cl r.) Lethhinus MICRODON, (ImitT cl Valciicicmics, Histoire des Poissons, (. VI (i83o), |). 2()5. Lethrinus LO^(;iliosTllls, Plavfuif et (niiilluT, Fislies nf Z/iiKihnr (\Si'>i')), p. /l 't cl [il. \ll, lijr. 2. D., X, 9;.l.,iri, 8; L. lui., i8. Hauteur du corps contenue un peu plus de quatre fois et longueur de la tète trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Museau très al- longé et pointu. Ligne rostrale rectiligne, inclinée et non bombée, OEil moins grand cpie l'espace interoculaire, son diamètre étant contenu deuv fois et demie dans la longueur du museau et près de cinq fois dans la lon- gueur de la tète. Maxillaire supérieur arrivant à peine au niveau de la narine antérieure. Canines faibles; dents postérieures petites et pointues. E|)ines dorsales faibles, la cinquième ayant à peine le tiers de la longueur de la tète. Longueur de l'épine anale comprise trois fois et deux tiers dans la longueur de la tète. Caudale échancrée. C est à tort que Bleeker met en synonymie les Lclln'inm vavlegalus, lu. donjralus, L. semicmctus et L. muvodon ; cette dernière espèce se dis- tingue nettement des trois autres, qui doivent être réunies sous le nom commun de Lcthiinus vaviegalns (Ehrb.), par la faiblesse des canines et rallongement plus grand encore du museau. lUeeker met également en synonymie les Lelhrnms oUvaccm (Cuv. et \al.) et longiroslris (Playf.), cette dernière espèce étant le L. microdon (Cuv. et Val.). Le L. ohvacnis, à égalité de taille, dilTère du L. microdon par le museau plus court et plus bombé; le profil de la tête est tout à fait diflerent dans les deux espèces. 2. LETHRINUS OLIVACEUS ', Cuvier et Valenciennes. (l'i. XXIlI.fig. 3, .Tel :!".) Lethrinus 01.IVACEUS, (hivier el Valenciennes, Histoire des Poissons, t. VI (i83o), p. agS. ' Celte espèce est ditrc'rente du Lethrinus mitiiatus, Bleelier {Athi iclithyologique , t. \lil, p. 122 et pi. XXXI, fig. 3). POISSONS. 199 Letiihinls wugiensis, Cuvicr et Valenciennes, Histoire des Poissons, I. VI (i83o), p. 2yy. D., X, 9; A., III, 8; L. Int., 5-2. Hauteur du corps égalant la longueur de la tête et contenue trois fois et demie dans la longueur totale. Museau allongé. Ligne roslrale inclinée, un peu bomliée au-dessus de l'œil, dont le diamètre est compris deux fois dans la longueur du museau et quatre fois et demie dans la longueur de la tète. Maxillaire supérieur arrivant presque au niveau de la narine an- térieure. Canines faibles; dents pointues. Epines dorsales faibles, la cin- quième ayant le tiers de la longueur de la tête; longueur de Tépine anale comprise trois fois et deux tiers clans la longueur de la tête. Caudale échancrée. Cette espèce, assimilée par Bleeker aux L. roslralas et L. miovdon, en diffère par le museau moins allongé et le clianfrein plus bombé. Elle a été signalée par Cuvier et Valenciennes à Waigiou et dans le détroit de la Sonde, et elle a été retrouvée aux Seychelles par M. A. de Tlsle. A Madagascar, paraît-il, elle porte, chez les Betsimisaraka, le nom de Fiantsara et, chez les Sakalava, ceux de Kifalaolsà, kifohalolm aiAmalo. 3. LETllBINUS ARGEPiTEUS, Cuvier et Valeiicieniirs. (PI. XXIK, fifj. 9, -r'oi 9°.) I^ETiiRiNus ARGEMEUS, Cuviei" et Valenciennes, Histoire des Poissons, I. M (i83o), \>. 3o3. D.,x, 9; .1., m, 8. Voisine du Lethrinus fascialiis , celle espèce s'en distingue par le profil du front. Chez le L.fascialiis, ce profil décrit une courbe régulièrement convexe, tandis que, chez le L. arfrentem, elle est d'abord très accusée, puis elle devient rentrante au niveau de lœil; il s'ensuit que, chez le L. faacialm, l'espace interoculaire est beaucoup plus saillant au-dessus de l'œil; de plus, cet espace est aplati chez le L. argmtcm et ne présente pas la crête en dos d'àne que l'on remarque dans l'autre espèce. La forme des dents éloigne le L. aqrenleiis du L. opère al aria, dont la forme du corps est la même. 200 MADAGASCAR. Dans lespèce que nous étudions, la hauteur ilu corps est comprise trois lois cl un (piart. la longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur lofalc. Le niusoau est pointu. Les dents sont subulées, petites, plus ar- rondies à la mâchoire supérieure. Le diamètre de lœil est compris deux l'ois dans la longueur du museau, trois fois et demie dans la longueur de la tète. Lespace interoculaire est aussi large que Torhite. Le maxillaire se ferinine un peu avant le niveau de la narine antérieure. La longueur de la quatrième épine dorsale est comprise deux fois et deux tiers dans la longueur de la tête; les épines sont plus courtes que les rayons mous. La couleur est argentée, à reflets nacrés; toutes les nageoires sont roses, à l'exception des pectorales qui sont jaunâtres. (-e Léllirin porte à Madagascar, chez les Betsimisaraka, le nom tYAm- liitià et, chez les Sakalava, ceux de \ oromandn-a et àAiitmij. h. LETIIRIMS FRENATUS. Ciivier el Valoncicnnes. (PI. XXI, Cj;. 1.) Leturi.ms FRENATis et L. ciNEBELs, Ciivier et Vitlenciennes, Histoire iiatmcUe des Poissons, t. \\ (i83o), p. 291 el 21)3. D., X, 9;/!., III, 8; L. lai., iS. Hauteur du corps égale à la longueur de la lète el contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Museau assez pointu. Maxillaire arrivant à peine au niveau de la narine antérieure. Espace interocu- laire hombé, plus ('troil que le diamètre de lorhite. Dents subulées, dont les postérieures sont plus arrondies à la mâchoire supérieure qu'à l'infé- rieure. Longueur de la quatrième épine dorsale comprise deux fois et deux tiers dans la longueur de la tète; épines dorsales plus courtes que les rayons mous. Suivant Cuvier et \alenciennes, «le dos parait verdàtre et le ventre blanchâtre. Le long des flancs, il y a dix-huit à vingt lignes longitudinales d'un vert olivâtre. Au-dessus de la ligne latérale, le dos est tacheté de points bleuâtres. La tête est olivâtre. Au-devant des yeux, sur les sous- orbitaires, on voit trois lignes obliques bleuâtres ou violettes; une autre POISSONS. 201 traverse le front, et une cinquième suit en dessous le contour de l'orbite. Le bord antérieur du limbe du pre'opercule est aussi coloré en violet. L'intérieur de la bouche est orangé. La dorsale est mêlée de violet et d'orangé; cette couleur domine sur le bord et sur la portion molle de la nageoire. L'anale est rougeàtre, la caudale violette 77. Le Lelhnnus anereus ne peut être séparé du Letltrinus fvenatus ; les pro- portions et la forme du corps sont identiques dans les deux espèces. D'après Cuvier et Valenciennes, le L. cincreus est rroussâlre sur le dos et grisâtre sur les flancs, sur le ventre et sur la plus grande partie des joues; les nageoires sont grises: la caudale a quelques traces de bandes verticales noirâtres; les pectorales ont une légère teinte jaunâtre n. Longueur totale, o™ lio; longueur de la tête, 0'" 0^0. 5. LETHRINUS VARIEGATLS, Cuvier et Valeiiciennes. (l'i. XIX, fi.;. 2, 2' et o\ cl pi. XXV, fig. h.) Letukinus varif.g\tus, Cuvier et Valenciennes, //«'«/. nat. des Poissons , I. VI (i83o), p. 287. Lethrimjs elonhatus, Cuvier el Valenciennes, Hist. nat. des Poissons , t. VI (i83o), p. aSf). Letubinus latifrons, Rûppell, .Acup Wirbelth. Fische (1887), p. i 18 et pi. XXVllI, lig. It. LethkiiN'us latifrons, Gûntiier, Caial. of ihe Fi-slies of thc Bril. Mm. t. I («859), p. hh%. D. , X, 9; ^., m, 8; L. lat. , 5o. Hauteur contenue quatre fois et trois quarts et longueur de la tète trois fois et demie dans la longueur totale. Chanfrein assez incliné. Museau une lois et demie aussi long que le diamètre de l'œil, qui est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; espace interorbitaire aplati, presque aussi large que le grand diamètre de lœil; dents toutes coniques; maxillaire supérieur arrivant au niveau de la narine posté- rieure. \'entrales n'arrivant pas à l'anale. Corps olivàlre avec des taches sur les flancs, irrégulières et noirâtres; quelques marbrures brunâtres sur les joues; quelques taches brunes à la dorsale molle et à la caudale. Dimensions prises sur l'exemplaire qu'Ehrenberg a recueilli à Mas- saouali : longueur du corps, o'" i65; hauteur du corps, o" o^o; longueur Poissons. 36 lïi:'î'iMei;;E ^ATI1. XXtV, fig. 1 et r.) Lf.tiirixus citOGEOPTEnus, Cuvier et Valenciennes, /iw/. na(. îles Poissons, I. \l ( i83i)), p. 3o'>. D., X, y; A., III, 8; L. lut., ItG. Hauteur dti corps contenue un peu plus de trois fois et demie et lon- gueur de la tète près de trois fois et trois quarts dans la longueur totale. POISSONS. ^05 Museau allongé et pointu; ligne rostrale inclinée, un pou bombée au- dessus de lœil. Œil plus grand que l'espace interorbitaire, son diamètre étant contenu une fois et demie dans la longueur du museau et Irois fois et un tiers dans celle de la tête. Maxillaire supérieur arrivant au niveau de la narine antérieure. Canines assez fortes; dents postérieures sur- baissées. Epines dorsales assez fortes, la cinquième étant comprise un peu plus de deux fois et demie dans la longueur de la tète. Epine anale comprise trois fois dans la longueur de la tête. Caudale échancrée. Corps orné de petites taches de couleur dorée formant des séries lon- gitudinales peu marquées. 11. LETIIRINUS STRIATUS, Playfair. (PI. XXIV, fig. SI.) Lethrixus STRIATUS, Steindachner, Verh. Zool. Ges. Wien (1866), p. 479- Lethrikus STRIATUS, Playfair, The Fishes of Zanzibar (18GG), p. ih'ù. D. , \, 9; 1., m, 9; L. lai., /iG. Hauteur contenue trois fois et demie et longueur de la tète comprise près de quatre fois dans la longueur totale du corps. Dos bombé entre l'origine de la doi'sale et la j)arlie postérieure de la tête; chanfrein forte- ment incliné. Museau deux fois plus long que Toeil, dont le diamètre est compris quatre fois et deux tiers dans la longueur de la tête; dents ar- rondies à la partie postérieure des mâchoires, pointues en avant; espace interorbitaire un peu plus large que le diamètre de l'œil. Pectorales dépas- sant un peu les ventrales, qui arrivent à l'anale. Des lignes longitudi- nales, dorées, le long des flancs; quelques petits points noirs sur les joues. Longueur totale, o'" 970; longueur de la tête, 0^067; hauteur du corps, o'" 08 3. Très voisine du L. croccoptcrm (Cuv. et Val.), cette espèce en ililVère ])ar l'œil qui est plus petit et par le corps qui est un peu plus élevé. 1:^. LETIIRINUS MAHSENA, Fiiiskal. (PI. XXV, n-. a et 9°.) Sci^ENA MAHSEiNA, Forskui , Descriptiotics Animalium, Aviiim, Piscium, elc. (1775), p. aa. 206 MADAGASCAR. I.KTiiiiiNus BUNGus, Klirciiberg , Hisl. Pniss. de Cuvier et Valenciennes, t. VI(i83o), p. 279. Lethrinks mahsena, Cuvier ot Valenricniips, Hist. iiat. des Poissrms, l. VI (i83o), p. 3i3. I^ethuim's AiiiiRKvi.vTus, (Olivier et \ alenciennes, Hist. nal. des Poissons, L VI (i83o), p. 3 1 2. LicriiniMs mah.sew, Riippell, Neue Wirbelih. Fiscite (1837), p. iif) et pi. XXIX, (ig. U. Letiirinus mahsena, Giinther, Calai, of tlie Fishes nf tlie Brit. Mus., t. I (i85()), p. i63. Letmiunus siAMSENA, Giiiitlier, Calai. Mus. Godeffroji, P'iscli. der Sùdsee (187'!), p. 65 et pi. XLVIII. D. , X, ();/!., m, 8; L. lai. , ho. M. Gïmllior léiiniL avec raison les L. mahsena, L. bun(nis et L. abbre- l'ialus. \oici la diagnose de cette dernière espèce, laite d après le type : Hauteur du corps contenue trois fois et longueur de la tête trois l'ois et demie dans la longueur totale. Museau deux fois aussi long que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois et deux tiers dans la longueur de la tète; maxillaire supe'rieur n'arrivant pas au niveau du bord ante'rieur de l'orbite. Canines assez fortes; dents latérales pointues; dents posté- rieures arrondies à chaque inâciioire. Epines dorsales assez faibles, dont la quatrième est aussi large que le museau; troisième épine anale aussi forte que la seconde, à peine plus longue que le diamètre de l'orbite: caudale échancrée. l3. LETHRINLS MASHENOIDES, Elirenljerg. (PI. \\V. lig, 3 el .r.) LETuniNLS MASHE\oiDES, Ehi'enbei'g, Histnire naiurelle des Poissons di^ Cuvier el Valenciennes. t. VI (i83o), p. 286. •Letiirinus jiashenoides, Giinther, Calai. Fislies of the Brilish Muscunt, 1. 1 (1859), |). i6i. D., \. 9; A., m. 8: /,. im., 48. Hauteur du corps conleniie trois fois et longueur de la tète trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Museau un j)eu [)lus long que le dia- mètre de l'œil, dont la longueur est contenue trois fois dans la longueur de la tète; chanfrein fortement incliné. Espace interoculaire à peine bombé, un peu plus étroit que le diamètre de l'œil. Dents canines fortes; molaires un peu plus fortes à la mâchoire supérieure qu'à la mâchoire inférieure. Maxillaire arrivant à jieine au niveau de la narine postérieure. POISSONS. 207 Longueur de la quatrième épine dorsale contenue deu\ fois et deux tiers dans la longueur de la tète; partie molle de Tanale aussi longue que haute. Cinq rangées décailles au-dessus de la ligne latérale. Le L. mashenoidi's , quoique fort voisin du L. msuhnihcus, s'en distingue par sa forme qui est moins trapue. l'ÀMILLK DES ClRRIllTIDÉES. Sous le nom de Cinhites, Commerson désigne des poissons qui, tout on se rapprochant des Mcsoprion , ont les six ou sept rayons inférieurs des pectorales plus gros et plus longs que les autres et, bien que mous et articulés, non divisés en branches, mais se terminant en une pointe uni(jue qui dépasse un peu la membrane commune. Cuvier et \alen- ciennes ajoutent à ce caractère que les Cirrhites ont six rayons aux bran- chies, le préopercule dentelé, l'opercule terminé par un angle mousse; il existe des dents au vomer, ce qui les sépare des Cheilodactyles; de plus, la dorsale est unique. Gray et, à son exemple, M. A. (iunther, réunissant les Cheilodactyles placés par Cuvier dans la famille des Sciénoïdes aux Cirrhites, a regardé ces deux genres comme le type d'une famille distincte. La longueui" de l'anale, généralement moins développée que la dorsale molle, a permis à M. Gûnther d'établir deux divisions dans la famille des Cirrhitidées, l'une pour le genre Latris, l'autre pour les genres que l'on peut grouper autour des Cirrhiles. Chez les Cirrhitidées, les écailles de la ligne latérale sont très sim- ples, fortement enchâssées dans un repli de la peau qu'il faut souvent inciser pour les en extraire, comme chez les Lalris, et recouvertes par les écailles marginales qu'il faut écarter pour les apercevoir. Elles sont allongées, rétrécies à leur extrémité libre, toujours moins large que 1 ex- trémité antérieure qui est arrondie. La zone spinifère fait défaut. Le tube qui occupe la plus grande partie de la longueur de l'écaillé est assez large dans sa portion antérieure, puis, se recourbant fortement et brusquement, il se termine au bord postérieur de lécaille par une partie •208 MADAGASCAR. bien plus étroito que l'extre'mité antérieure; on remarque une perfo- ration à la re'union de ces deux moitiés du tube. Celte dis|)osition sest trouvée constante chez les Cirrhites, les Cheilodactyles, les Mendosomes et les Latris que nous avons étudiés. Les écailles des flancs sont toujours plus hautes que longues et leur bord libre est dé|)ourvu de spinules. Chez les Cirrhites, le foyer est nrand, difl'us, et les festons qui découpent le bord antérieur sont peu nombreux et peu marqués. Les écailles des Cheilodactyles présentent une disposition que nous n'avons pas rencontrée dans les autres genres. Chez le CheilodaclyJus car- ponemm, par exemple, le foyer est allongé dans le sens de leur hauteur; tandis que toutes les stries sont circulaires et parallèles aux bords dans la partie antérieure de Fécaille, le foyer est occupé par quelques stries grosses et écartées, disposées non pas circulairement, mais placées dans le sens de la hauteur et parallèles entre elles, ])erpendiculaires par conséquent aux stries concentriques qui se voient |)rès des bords mar- ginaux; arrivées à la partie postérieure du foyer, ces stries se recourbent elles-mêmes brusquement pour former une série de stries verticales et |)arallèles aux stries du foyer dont elles diffèrent en ce qu'elles sont beau- coup plus serrées; le tiers à peine des stries marginales se recourbe, du reste, de cette manière; les autres disparaissent en donnant naissance à (juelques stries grosses et irrégulières, de telle sorte que la partie posté- rieure de récaille est dépourvue de stries. La disposition est à peu près la même chez le Ch. )iiono(laclijh(s, chez leipiel le foyer est bien distinct et de forme ovalaire, le bord antérieur étant droit et le postérieur arrondi; le long de ce bord antérieur, les stries sont droites, dirigées dans le sens de la hauteur de Técaille, et s infléchissent à angle très aigu pour se continuer avec les lignes concentriques qui sont dis|)osées le long du bord postérieur du foyer; il y a un espace dépourvu de stries et allongé entre les stries droites et les stries incurvées; la partie postérieure de l'écaillé, celle qui correspond à la zone spinifère, est dé- pourvue de stries. Une semblable disposition se remarque chez le Ch. brn- chi/dactijhta, chez lequel le foyer est occu[)é par (pielques stries grosses et POISSONS. 209 vermiciiléos. Lécaille des flancs du Ch. varicgalus est toute particulière; le bord ante'rieur est droit et de'coupe' peu profonde'ment par quelques lobules; sur toute la surface, il y a des stries grosses et concentriques, qui sont dispose'es en ellipse; le foyer n'existe pas, à moins que l'on ne veuille regarder comme tel un espace allongé sur lequel les stries font de'faut et qui est situé un peu en avant \ I. CIRRHITES MACULATUS, Lacépède. CiRRHiTES MACULATUS, Lacépède , Histoire naturelle des Poissons, I. V (1802), p. 3. CiRRHiTES MACULATUS, Cuvier et Valenciennes, Hist. nat. des Poissons, t. HI (1829), p. 69. CiRRHiTicHTHYS MAH3I0RATUS, Bleekcp, Natw. Tijdsckr. V. Ned. Ind., [. VII (i854), p. 76. CiRRHiTiGiiTiiYS MACULATUS, Giiiilher, Calai. Fislies ofthe British Mus., t. II (1860), p. 76. CiRRHiTES ALTERNATUS, GiH , Proc. Acad. of sciencBS of Philadelphia (1863), p. 106. CiRRiiiTEs MACULATUS, Gùnthcr, Joum. Mus. Godejfroy, Fische der Sûdsee (1874), p. 71 ot pi. LI, Gg.A. CiRRHiTES MARjioRATus, Blecker, Allas ichthyol., t. VIII (1877), p. lia et pi. LXVI, fig. 5. D.,\, 11; ^., III, 6; L. lat., ko à 1x1. Rayons pectoraux simples au nombre de sept, dont le plus long n'ar- rive pas à l'anale. Museau brusquement incliné, ayant une fois et demie le diamètre de l'œil. Tête courte, contenue trois fois et un tiers dans la longueur du corps. Denticulations assez fortes au préopercule. Deuxième épine anale beaucoup plus courte que les rayons mous, aussi longue que la troisième épine. Ventrales atteignant presque l'anus. Corps avec des marbrures nuageuses brunes et de grandes taches blan- châtres; des taches de même couleur, entremêlées de lignes roussâtres, sur les joues. D'après le type rapporté de lile de France par Desjardins : longueur totale, 0'" 9 35; longueur de la tête, o™ 07 5; hauteur du corps, o^oyo; diamètre de l'œil, o^oiy; longueur du museau, o"o2f). Le Cirrhiles maculatus et le C. punctatus diffèrent à peine; la forme et les proportions du corps sont les mêmes dans les deux espèces. Le ' Pour la faniille des Cirrhitidees, voir le Synopsis of the family of Cirrhitoids par Th. Gili, Proc. ofthe Acad. of natural sciences of Philadelphia (1862), p. 102. Poissons. 37 IvrniUEItlE SATIO^ilt. 210 MADAGASCAlî. C. jnaictdlus a toutefois les pectorales un pou plus lougues et arrivant à lauus, la gorge est ponctuée de iioii', et l'on ne remarque pas sur les lianes les grandes taches d'un blanc jaunâtre qui ornent l'autre espèce. Les fcnres Cin-liites et Cirrhitichlltys doivent être réunis, la présence ou labsence de dents palatines n'ayant aucun caractère générique dans ce groupe. Chez le C. mucukUm, jjar exemple, les dents n'existent sou- vent que d'un seul côté; dans tous les cas, chez cette espèce, la bande palatine est réduite à (juelques dents qui peuvent disparaître avec \èi^&. Ce Cirrhite, comme les suivants du reste, porte à Madagascar, chez les Betsimisaraka, le nom de Fianisilavamaij et, chez les Sakalava, ceux lie Loro/iliolsokà, Erolsà ou Solosoh. 9. CinniUTES AUC\TU8, Olivier et Valeacleimes. CiiiKiUTEs AîicAfus, Cuviei' el Valenciennes, Hist. nat. des Poissons, t. Ilf (1827), p. ■^i. CinniiiTE À QUEUK DORÉE, Licnaid , Septième rapport Soc, hist. nat. Maurice (i83G), p. 53. CiHRiiiTEs AKCATLS, GùiillicT, Ctttal. oj thc Fishcs of Britisli Muséum, t. II (18G0), p. 79. C1RRH1TE8 ARCATus, (îill, Proc. Acad. nf sciences of Pliiladeiphia (1869), p. 107. GiRRHiTus ARGATUS, Gûiithei'j Jourti. Mus. Gndejfroy (1876), p. 70 et pi. XLIX, fig. B, C. Paraciurhites argatus, Blecker, Atlas irJilhijol., I. VIII (1877), p. \hlx et pi. XXV, fijf. 3. Ù., x, 1 1; A., m, 6; L. ki., i8, Sept rayons pectoraux simples, dont le plus long se termine loin de lanale. Museau à peine plus long que le diamètre de l'œil. Tête courte, contenue trois fols et demie dans la longueur totale du corps. Denticula- tions très fines au préopercule. Deuxième épine anale de même longueur que la troisième, beaiicouj) plus courte que les rayons mous. Ventrales aUeignant l'anus. Une bande blanchâtre au-dessus de la ligne latérale, depuis h; milieu de la longueur du corps jus(jua la caudale; derrière l'œil, une ligne iloréo, bordée de brun, en forme de demi-anneau; trois bandes jau- nâtres à la partie inférieure du préopercule. Longueur totale, o'" 199; longueur de la tête, o'"o37; longueur du museau, o"'oio; hauteur du corps, o^o/jo; diamètre de l'a.'il, o"'oo75. D'après Bleeker qui a pu étudier ce poisson à l'état frais, le corps POISSONS. ^11 est toujours orné, au-dessus de la ligne latérale, d'une large Lande lon- gitudinale de couleur rosée; la région postoculaire porte un double anneau pourpre et bleu avec le centre doré. C'est avec doute que nous regardons comme une variété de la même espèce le Cirrhilc à queue dorée décrit par Liénard, qui, dit-il, erse i-ap- procbe beaucoup du Cirrhite arqué, mais n'a pas la bande jaune de la dorsale, ni la bande brune au-dessus de la ligne latérale». 3. CIRRHITES GRANDIMACULATUS, Liénard. CiBRHiTE X GRANDES TACHES, Liénard, Treizième rapport de la Société d'histoire naturelle de Maurice (i8/i3), p. 67. D.,x. i3;.'l., III, 6; P., 6, 8. Il est probable qu'il faut regarder comme une espèce distincte le Gir- ihile que Liénard décrit dans les termes suivants : pLa plus grande bauteur, qui se trouve sous la troisième épine dor- sale, est contenue trois fois et deux tiers dans la longueur totale; l'épais- seur vers le centre ne fait pas la moitié de la hauteur, et elle diminue en approchant du dos où elle se réduit à rien. Depuis la première épine de la dorsale jusqu'à la partie postérieure de l'œil, le front est très bombé et, en avant de l'œil, il est caverneux; l'œil se trouve au-dessus de la ligne du profil comme dans les Scorpmes; il y a même de [letites épines eu arrière de l'orbite; le reste du profil, tant supérieur qu'inférieur, res- semble assez à celui du Picarel clirysi-Ie. L'œil est grand; il n'y a j)as un demi-diamètre d'un côté à l'autre. "Le préopercule est arrondi et son bord vertical est fortement armé; le bord horizontal a quelques pointes dirigées en avant. f^Lopercule porte une épine |)late; le surscapulaire est également armé. La tête est longue, la distance du museau à la membrane oper- culaire faisant un peu plus que la hauteur du poisson; la hauteur de la tête, sous le milieu de l'œil, égale la moitié de sa longueur. La pectorale est grande et les rayons inférieurs sont filiformes; le cinquième, qui est le plus grand de tous, ne fait pas tout à fait le tiers de la longueur du 37. •2U MADAGASCAR. poisson. La ventrale est placée très en arrière, et la seconde e'pine anale est aussi longue que les trois épines mitoyennes de la dorsale dont la hauteur surpasse la moitié de celle du poisson; le premier rayon Lranchu est le plus long de la nageoire molle, les autres vont en dimi- nuant jusqu'au treizième et dernier. La caudale est légèrement fourchue. La ligne latérale est presque droite. ffLe fond de la robe est d'un rose jaunâtre, couvert de grandes taches presque rondes qui sont d'un rose foncé; celles qui se trouvent près du dos et sur la queue sont mélangées de gris. La dorsale est marbrée de gris et de rose, Tanale est d'un gris verdàtre, la pectorale est d'un rose tendre, la caudale est marbrée de rose et de blanc, les ventrales sont grises. Les joues portent trois taches qui, parlant de l'œil, descendent à la symphyse. Les lèvres sont verdàtres et les pièces operculaires portent des taches roses. «Ce Cirrhite a cinq pouces de long; il a été pris à la ligne par 200 brasses de profondeur.': k. CIRRHITES GUICIIENOTI, Sauvage. (PI. XXlll, fijj. 1, i' et I^) CiRRiiiTES G uicHENOTi, Sauvage, Bull, de la Soc. philomathique de Paris (t88o), p. 29 i. D. , X, i3; A., m, 7; L. Int., à-j. Six rayons pectoraux simples, le plus long arrivant jusqu'à l'anale. Ligne rostro-dorsale longue, peu inclinée, légèrement concave à partir de l'œil; museau effilé, près de deux fois plus long que l'œil. Tète allon- gée, la longueur contenue trois fois et demie dans celle du corps. Pré- opercule fortement dentelé. Dents des mâchoires assez fortes ; des dents vomériennes et pas de dents palatines. Deuxième épine anale presque aussi longue que les rayons mous, plus longue que la troisième épine; ventrales atteignant l'anus. Brunâtre, avec trois séries de grandes taches noires, l'une le long des dorsales, la médiane au niveau et l'inférieure au-dessous de la ligne la- térale ; une tache noire au sommet de l'opercule; trois lignes noires POISSONS. 213 rayonnant de Toeil; une bande noirâtre à la base des pectorales; deux taches de même couleur sur le jjédicule caudal ; dorsales maculées de noir. Longueur totale, o'" i4o; longueur de la tête, o'"o/io; longueur du museau, o™oi5; hauteur du corps, o'"o38; diamètre de l'œil, o"'ooc). Par l'allongement du museau, cette espèce, qui a été' recueillie à la Réunion par M. Malavois, est intermédiaire entre les Curlutichthy.s (C oxycephalm, C. oxijrhjnchus) et les Oxijcirrhites (0. lypus); elle se distingue facilement de toutes les autres espèces par sa coloration. FAMILLE DES MULLIDÉES. Cuvier et Valenciennes ont donné, en appendice, à la fin du troisième volume de leur Histoire naturelle des Poissons , l'étude des Mulles, genre rr tellement isolé qu'on peut le considérer comme formant à lui seul une famille particulière. . . placée à la suite des Percoïdes, non pas qu'elle leur appartienne entièrement, mais à cause de quelques légers rapports qui l'en rapprochent?:. Ce groupe a été maintenu au rang de famille dis- tincte par Gray, par Richardson, par Gûnther. Pour ce dernier ichthyo- loglste, la famille des Mullidécs se compose de « poissons à corps allongé, comprimé et couvert de grandes écailles, à profil de la tête plus ou moins parabolique, à appareil hyoïdien portant deux longs barbillons, à quatre rayons branchiostèges, à pseudo-branchies, à deux dorsales séparées l'une de l'autre, à ventrales ayant une épine et cinq rayons mous'". Cuvier et Valenciennes avaient divisé le groupe en deux, les Mulles proprement dites, à mâchoire supérieure sans dents, et les Upeneus, à mâchoire supérieure dentée. MM. Gûnther et RIeeker ont admis les cinq genres : Upeneoides, Upeneiclithi/s, Mullus, Mulloides ei Upeneus'^. Les caractères des Mulles sont constants, aussi bien au point de vue anatomique que dans l'aspect extérieur. Ce sont des poissons oblongs, à nageoires peu étendues, à dorsales séparées, à j)rolil de la tête plus 1 Catalogue of the Fishes nfihe Brit. Mus., dasséparmi les L'/;('nfO(W('«, doit prendre place t. I, p. 397. dans le genre Upmvichtiiijs , à côté de fi/. - UUpeneus Vlamingn, que Gûnlher a pomsus. ■2]'i MADAGASCAR. (111 moins convoxo, ayant deux barbillons suspendus à Thyoïde. La cou- jour lire toujours sur le roujjo, plus ou moins mélanjjé de jaunâtre. Les ornements du corps consistent, en général, en lignes longitudinales d'un jiiuiie cilron ou d'un rouge de feu; on rencontre parfois, sur les flancs et sur le pédicule de la caudale, des lâches d'un rouge doré ou d'un brun l'once; ces couleurs, qui sont très vives et très éclatantes, disparaissent a\ec la plus grande rapidité après la mort de l'animal. Les écailles sont grandes et revêtent le front, les joues, la nuque et (putes les pièces operculaires. Au-dessous de la base des ventrales, il y a une grande écaille pointue; des demi-écailles garnissent la base des dor- sales. Les rayons de la caudale portent de petites écailles irrégulières. Le nombre des écailles de la ligne latérale varie de vingt-huit à quarante; les écailles transversales sont au nombre de deux ou de trois pour la partie située au-dessus de la ligne latérale, de cinq, de six ou de sept pdur la |)artie qui est située en dessous. Il n'existe, du reste, aucun rap- port entre le nombre des écailles de la ligne latérale et celles que Ton compte dans une ligne transverse; c'est ainsi que, pour deux des espèces chez lesquelles il y a le plus grand nombre d'écaillés à la ligne latérale, (piaranle [Mulhis barhalus, M.sîirmulehis),\R formule de la ligne transver- sale est 9/6, et ce même nombre se retrouve chez Y Upenelchihys poroms qui n'a que vingt-huit écailles à la ligne latérale. Les écailles, considérées isolément, sont toujours du type cténoïde. Celles de la ligne latérale appartiennent à un type que nous retrouvons chez les Sciénoïdes vrais [Sciœna, Umbrina). Le tube, arrivé au niveau de la zone spinifèie, au lieu de se terminer par une ouverture unique, se raujifie, et ses diverses ramifications se répandent dans la zone spinifère : c'est chez ]es'Mu\\o'n\es [MuUoides Jlarolinraliis) c^ncWeii sont le moins nom- breuses, landis qu'il yen a beaucoup, au contraire, chez les Upénées ((/. Iiitcus, U. fralcvculm) et chez les Upénéoïdes [U. varirgahis. U. rilUiliis^ : chez VUppncus (■ijprinoidcii cependant, les ranniscules sont en petit nombre. La zone s|»inifère est très développée; à la loupe, elle paraît composée d'une séi'ic (le petits points carrés et disposés en quinconce chez le ]fiillns sunnulcliix. un peu allongés et rectangulaires chez les Mulloidc'ijhirobiica- POISSONS. 215 lus, Upencoidcs mriegaliis, etc., comprimés et prenant une forme pins ou moins hexagonale chez VUpcnem hUens : chacune de ces séries se termine, suivant l'expression de Cuvier et Valenciennes, par une petite dent qui fait le cil du bord; la zone spinifère est complète, c'est*t\-dire armée de spinules sur tout le bord libre, et elle remonte en une pointe qui peut s'étendre assez en avant, comme chez ÏUpeneus luteiis, ou être, au con- traire, assez restreinte, ainsi qu'on l'observe chez VUpencoides sitlphiireus. Chez les Upénéoïdes, les écailles ont une forme quadrangulaire, les deux diamètres étant sensiblement égaux (:: loo : 102); il en est de même chez les MuUoiden; chez les Mulles [M, surmuktus) , le diamètre trans- verse rem[)orte sur le longitudinal (;: 1 00 : 1 90); les écailles deviennent très allongées transversalement chez les Upénéichthys (chez YU, Vlamtngil, par exemple, les deux diamètres sont dans le rapport de 100 à 170). Les écailles des flancs ressemblent, par leurs dimensions, à celles de la ligne latérale; sensiblement carrées chez les Upénéoïdes, elles sont al- longées dans le sens de la hauteur chez les Upénéichlliys et chez les Mulles; on n'y voit pas de foyer proprement dit; la portion de l'écaillé que 1 on peut regarder comme telle est reculée jusqu'à la zone spinifère. Cette zone se distingue, du reste, de l'écaillé par sa couleur plus foncée, la partie qui est insérée dans la |)eau étant elle-même plus pâle que la portion libre et les rangées de spinules étant dilliciles à compter; chez les Upeneus et les Upeneoidcs, elle remonte en pointe vers la partie cen- trale de l'écaillé, tandis que, chez les Mulles et les MuUoidcs, elle est li- mitée à la partie antérieure par une ligne presque droite; pour ÏUpe- neoides vktatm, elle occupe plus du tiers de la longueur de lécaille, tandis que, chez YUpeneoides sulplmrcns, elle n'en fait guère qne le quart; chez les Mulles [Midltis sunnukhis^ ,\a zone est plus restreinte et n'a guère que le cinquième de la longueur de l'écnille. Le nombre des rangées de - spinules est assez grand; nous en comptons quinze chez YUpeneu.s macro- iiemas de la mer Rouge; le nombre des spinules (jui bordent la ligne marginale est de cent pour YUpenoldcs lullalus, le nombre des rangées longitudinales étant de douze. La zone spinifère forme parfois comme un lobe surajouté à l'écaillé, ainsi qu'on l'observe chez YUpeneoides su!- 216 MADAGASCAR. phuirm. Le bord uiilerieur de l'écaiUe est, en général, peu profondé- ment découpé. La grande écaille j)oinlue que Ton remarque à la partie postérieure de la première dorsale est connue la moitié d'une écaille normale; il semble qu'elle se soit fendue en deux |)Our permettre le dévelojjpement de la nageoire; cela est si vrai que le bord interne de l'écaillé est droit et ne porte aucune trace de la zone spinifère, tandis que le bord externe, (pii est plus ou moins sinueux, la montre bien; le bord antérieur ne présente, dans sa partie interne, que la moitié d'un lobule. Dans XLlpc- neoidcs viltalus, la zone spinifère occupe près de la moitié de la longueur de l'écaillé; elle remonte beaucoup moins haut à la partie centrale que le long du bord chez \Upeneoides lœnioptents; c'est l'inverse que Ion re- marque sur l'écaillé de YUpmeoidcs van'f'i>alus. Les écailles que l'on voit à la base de l'anale [Ufeneoides vlUalm) ont la même structure que celles des flancs; la zone spinifère est toutefois moins développée. Les petites écailles si déformées qui garnissent les rayons de la nageoire sont dépourvues de spinules. Les écailles des joues sont grandes et peu nombreuses. Chez le MuUm surmulelus, ces écailles sont cycloïdes, et leur bord antérieur est profon- dément découpé; il en est de même pour le MuUoides Jlavohnealm ; dans cette espèce, les écailles ont une forme sensiblement quadrilatère. Chez les Upénées [Upenem fraterculus) , au contraire, la zone spinifère est bien développée; chez VUpeneicIdhys Vlnmin^ii, elle est peu marquée et n'oc- cu|)e guère que le cinquième de la longueur de l'écaillé; chez certains Upénéoïdes, elle est très visible sur les écailles des joues (^ilpeiwoidcs tœniopterm et IL variegalus); elle manque chez les Upeneoidcs sulplnirnis et U. viUaluiii. Les espèces (b; l'océan Atlantique [Upenous rnaculalus, U. Pm}>cnsi>>j ne présentent rien de particulier à noter pour la structure des écailles. Genre UPEJNEOIDES. Le genre Upenroides est caractérisé par la présence de dents aux mâ- choires, aux palatins et au vomer. La physionomie de ces poissons rap- POISSONS. 217 pelle celle des Mulles; le museau est tronque', la mâchoire supe'rieiire recouviiiiit 1 inférieure; comparé à ce (jui existe chez les Upénées, il est relativement court; il en résulte rpie le maxillaire supérieur arrive toujours jusqu au niveau du bord antérieur de Torbite. Les Upénéoïdes sont cantonnés dans la mer Rouge, Tocéan Indien et les mers de Chine, depuis le 3o'" degré de latitude Nord jusqu'au 3o^Sud. Ces poissons portent à Madagascar, chez les Betsimisaraka, le nom de Manandrojo (li(t. : qui porte des chaînes) et, chez les Sakalava, celui de Fiantsomolsà (litt. : poissons à barbe). INous donnons ci-après le tableau des sept espèces qui doivent rentrer dans ce genre: Caudale barrée de noir. Une ligne brune le long des flancs. Pas de ligne brune le long des lianes. Dorsale moins haute que le rorps. . . . U. tragula. Dorsale presque aussi iiaule que le corps U. scsDÀicvs. -j rayons a la dorsale U. 8 Caudale non barrée de uoii l l'ectoiales plus longues '■''I ' '^1'^*' ^^^ ventrales U. vittatvs. dorsà'le. ) l'ectorales de même Ion- \ gueur que les ventrales. U. tmmoptervs. ( Hauteur du corps h fois dans la longueur i! . svlpiiurevs. I Hauteur du corps 5 fois dans la longueur U. MOLVccEysis. 1 . UPENEOÏDES SULPHUREUS , Cuvier et Valenciennes. (PI. XXVI[,riîr. 1.) Lpexels sulphurel's, Cuvier et Valenciennes, Hist. nal. des Poissons, t. lit (iSag), p. 45o. IpENEOiDES suLPHiRELS, Blceker, Nat. Tijdschr. d. Ned. Iiid. (i85a), Amboina, p. 45. LpENEOiDES SLLPiiuRELS, Gùnlbcr, Calai, of thc Fishes of the Brit.Mus., t. I (1809), p. SgS. Upexeoides SULPHUREUS, Day, The Fishes ofJndia (1875), pi. XXX, fig. 3. Upeneoides SULPHUREUS, Bleeker, Allas ichthyologique (1877), pi. CCCXCIII, fig. l>. D., vu. (j: .'1., 7; L. Int., 36. Hauteur du corps un peu plus grande que la longueur de la tète, contenue un peu plus de quatre fois dans la longueur totale. Barbil- lons n'atteignant pas tout à fait le niveau du bord postérieur de l'oper- cule; œil séparé de celui du côté opposé par un espace un peu convexe, Poissons. 28 ■wrniMEniE satio^alk. •IIH MADAGASCAR. dont la largeiii' est contenue trois l'ois et un tiers dans \n longueur de la tète. Pectorales plus lonjjues que les ventrales; dorsale éj)ineuse aussi longue (jue lespace qui se'pare l'extre'niilé du ninseau du bord du pré- opercule; espace compris entre les dorsales moins grand que la longueur de la dorsale e'pineuse. Corps de couleur rosée jusquun peu en dessous de la ligne latérale; partie inférieure jaunâtre, avec cinq bandes longitudinales de couleur orangée; dorsale épineuse coupée de trois ou quatre bandes jaunes, et noire à son extrémité; lobe supérieur de la caudale noirâtre. Longueur totale, o'"265; longueur de la tète, o"oG8; longueur du museau, o"'o33; hauteur du corps, o'"o63; largeur de l'espace inter- oculaire, o"'oi8; diamètre de Tœil, o'"oi5. Dans le jeune âge, le maxillaire arrive presque au niveau du bord an- térieur de lœil, dont le diamètre est compris de trois fois et demie à trois fois et deux tiers dans la longueur du museau. Cette espèce se trouve depuis la mer Rouge et l'océan Indien jusque dans les mers de Chine. Elle est connue au jMusée de Paris par des indi- vidus provenant d'Antjer dans le détroit de la Sonde (type de l'espèce rapporté par Reynaud), de Batavia, de Bourou et d'Amboine (Rleeker); elle est indiquée de la Réunion par MM Playfair et Gûnther. 2. UPENEOIDES TRAGLLA, Riclinnlson. Upeneus TRAGCLA, Ricliardson, Ichtliyol. China (18/16), p. 220. Upeneoides varieqatus, Bleelier, JSut. Tyds. Ncd. huL, (. II (1802), Aiiiholna. p. i8. Upeneoides tragula, Gûnllier, Catal. of thc Fislies of ilic Bril. Muséum, l. I (1809), p. 398. MuLLUs TRAGULA, Piayfair et Gûnther, The Fishcs of Zanzibar (186G), p. 4o. Upeneoides tragula, Day, The Fishes of India (1875), pi. XXX, fig. U. Upeneus tragula, Bieel^er, yleoidrs vittatus, Giinther, Calai, (f tlie Fishes of thr Brit. Miiseum, 1. 1 (i83i), p. -597. MiLLCS VITTATUS, Playfair el Gûnlher, The Fishes of Zanzibar (i8()&), p. 60. Upeneoides vittatus, Gùnther, Journ. Mus. Godeffivy, Fische der Sûdsee (1876), p. 55. Upexeoides vittatus, Day, The Fishes of India (1876), pi. XXX, fig. 2. Lpeneis vittatus, Bleeker, Allas ichthijologique (1877), pi. CCCXCII, fig. .3. D. , vin-i, 8; /!., 7; L. ht., 38; L. tmnsv., 3/G. Hauteur du corps contenue cinq fois et demie et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Espace interorbitaire lé- gèrement convexe, un peu moins large que la longueur du museau. Œil situé un peu en avant de la moitié de la longueur de la tête, oblong, moins long que le museau, qui est brusquement tronqué; mâchoire su- q8. ■2-2(\ ■ MADAGASCAH. |)(''rieiiro i-ecouvraiil rinrerieure. Barlnlloiis ai-i'ivaiilà peine à l'aiif^le du proopercule. Pectorales beaucoup plus longues que les ventrales. Dorsale ('pineuse un peu plus basse que le corps; espace compris entre les deux nageoires e'gal à la longueur de la première dorsale; dorsale molle et anale basses. Dos brunâtre; flancs et ventre dorés; deux lignes argentées longitudi- nales le Ion;; du dos; extrémité de la première dorsale noire, cette na- geoire portant une ou deux bandes noirâtres ])eu marquées; lobe supé- rieur (le la caudale orné de quatre bandes noires; trois bandes de la même couleur au lobe inférieur de la nageoire; une bande brunâli'e à la dorsale molle. Longueur totale, o"' 190; longueur de la tète, o'"o^i6; longueur du museau, 0^017; hauteur du corps, o'"o^o; largeur de l'espace inter- orbitaire , o"' 1 G ; diamètre de lœil , o'" o 1 ^1 . Les JJpmcoiden viUalus, U. Iragula et U. Iwmoplerus sont trois espèces fort voisines lune de Tautre, qui ont la caudale barrée de noir. L7/. tœ- uioplenis se sépare toutefois de VU. viltalns par le museau plus allongé et moins brusquement tronqué ; ÏU. ti'agula est facile à distinguer par la large bande noire qui orne les flancs. LU. suhvittatus du Japon, qu'ont décrit Temminck et Schlegel, serait, d'après ces auteurs, très voisin de VU. vittalus, dont il se séparerait par le corps qui est moins élevé et moins allongé, par le museau qui est |)lus court, parle front qui est moins convexe, par l'espace interorbitaire (jui est presque plat, par les écailles qui sont plus petites, par le corps qui est d'un jaune d'or passant au brun sur le dos et à l'argenté sur les côtés de la tète. LU. vitlaUis a une large distribution géographique. On possède au Musée de Paris des exemplaires provenant de la mer iiouge, de l'île de France, de Pondichéry, de Badjan, des Célèbes, d'Amboine, de Boro- bora, de la Nouvelle-Guinée et de Taïti. Genre IPEiVEUS. Ce genre est beaucoup plus abondammeni représenté ([ue les autres POISSONS. 2:21 dans les mers dont nous étudions la faune, ainsi que le montre le tableau synoptique des espèces que Ton y trouve le plus comnnine'menl : Une l)ande longitudinale sur le corps U. nAcnoNEMus. Une large tache noire sur les lianes li. plevrosticmi. Des Ijandes ) [ beaucoup plus haute ([ue Iruis- ( n I ' ■ 1 ia moitié de la Ion- versaîes '^°'''" ' '^^P'"'^"^'^ j fjueur de la tète. . . . U. bifascjatvs. surle corps. ] ' à peine aussi haute. . . U. thifasciatiis. Museau régulièrement bombé U. fbatebcvlvs. plus de 3 fois dans la longueur du Pas de bandes ) Museau museau v. cvclostomu^. Diamètre I moins I Doisale épineuse plus sur \ excave f ^j^ ) de 3 fois haute que la longueur le corps. I au-devant des yeux. contenu : dans la du museau U. o/'/ii.vo/DiJ.. longueur 1 Dorsale épineuse aussi lu I haute que la longueur du inuseau U. ciinysERi kikis. museau. 1. UPENEUS BIFASCIVTUS, Lacépède. MuLLUS DiFASCiATus, Lacépède, Hisloire naturelle des Poissons, t. III (iSoq), p. io6. MuLLUs MULTIFASCIATUS, Quoy et Gaimard, ^"i/age de Frri/ciiiet (i83o), pi. LIX, fig. i. D., MU, {)\ A. , I, G; L. lai. , 3o. Hauteur du corps contenue quatre fois et lonjj^ueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Profil de la tête en courbe re'gulière; museau ayant la moitié de la longueur de la tête; diamètre de Toeil com- pris deux fois dans la longueur du museau; espace interoculaire convexe, sa largeur étant contenue une fois et deux tiers dans la longueur du mu- seau; barbillons n'arrivant pas au bord postérieur de la tète. Dorsale an- térieure beaucoup [)lus haute que la moitié de la longueur de la tête. De couleur rouge, avec deux bandes noires correspondant aux dorsales. Longueur totale, o^Bgo, longueur de la tête, o"'o45; longueur (bi museau, o"' 098; largeur de l'espace interorbitaire, o'"oi5; hauteur ilu corps, o^'o/ib; diamètre deTœil, o"'o45. Dans le Catalogue des Poissom du Musée britannique, M. Giïnther réunit sous un même nom les Upeneus hifasciatus et V. trifasciaius ; cpioique forl ■2-1-1 M \l)A(iAS(: AI'.. voisines, les A^vw espèces doivent cepeiidanl être iiiainlenues. l^e Miillo à trois bandes a, en elïet, la tète plus courte, les harbillons plus longs, le museau plus ailonj^e, loeil placé plus en arrière, la dorsale e'pineuse plus hasse. Nous donnons ici comparativement la diagnose de \'U. trifas- cialm d'après le t\ j)e rapporté des Carolines par Lesson et Garnot : Hauteur du corps comprise quatre fois et un tiers et longueur de la tête trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Profil de la tète assez al- longé; museau faisant plus de la moitié de la longueur de la tête; dia- mètre de l'œil compris deux fois et demie dans la longueur du museau; espace interoculaire convexe, sa largeur étant contenue deux fois et un tiers dans la longueur du museau; barbillons dépassant le bord postérieur t plus petit et par le museau qui est plus long, et il semble devoir POISSONS. 1^-23 être rapporté à une autre espèce; n'ayant point vu les types de iM. Gûn- tlier, nous ne pouvons, tFallleurs, juger en connaissance de cause. Bleeker, dans ses Becherchcs sur les Poissons de Madagascar, a maintenu la distinction du MuHe à deux bandes et du Malle à trois bandes; les individus qu'il figure sont typiques et en tout point semblables à ceux qui ont été étudiés par Guvier et Valenciennes. Bleeker remarque qu'il crest peu probable que le iMuUe à trois bandes soit de la même espèce que VUpennis trifasciatus (G. V.), espèce que (Juoy et Gaimard avaient déjà décrite et figurée, en i83o, sous le nom de Mulhis multifascialus, et qui a les bandes du corps d'une forme différente et disposées dune autre manière, et les barbillons beaucoup plus courts que ne le montre la figure du Mulle à trois bandes. Ge dernier pourrait bien n'être qu'une variété du Mulle à deux bandes, mais il semble pré- férable de continuer à regarder cette espèce comme distincte, jusqu'à ce que de nouvelles observations aient trancbé la question. 'fOr, dit Bleeker, si elle doit être conservée, ne fût-ce (pie provisoire- ment, il s'ensuit que le nom spécifique de Mullus mullifascialus (Q. G.) doit être appliqué à VUpeneiis Irijascialm (G. V.)?5 Nous ne pouvons accepter cette manière de voir, malgré l'autorité in- contestée de Bleeker. En effet, lorsque Ion étudie le type du Mulle mulli- fascié rapporté des îles Sandwich par (^uoy et Gaiinard, on voit de suite que cette espèce n'est qu'une variété multifasciée du Mulle à deux bandes de Lacépède; les auteurs de Y Histoire des Poissons ont eu tort de rap|)ro- cber l'espèce de Quoy et Gaimard du Mulle à trois bandes de Lacépède, et de là, sans doute, est venue la confusion commise par la plupart des auteurs. Le type du Mullus bijasciatns de Guvier et Valenciennes est iden- tique à l'espèce de Lacépède; les exemplaires recueillis à Ternale par Bleeker et déterminés par lui correspondent eux-mêmes exactement aux types de Lacépède et de Guvier et Valenciennes. Il faut dès lors rétablir la synonymie ainsi qu'il suit : 1. Upexëvs BIFASCI.ITUS, Lacé|ù'de. — AIilll's bifasciatus, Lacépùde, CuvitT ot Val.;ii- cienncs, Bleeker. — Mullis trifasciatus, Quoy et G;iimiiid (nec Bleeker, lu;-, cil.). — Afec Upknecs bifasciatus, Gi'mther (Joum. Mus. Godejfroy). 22/i MADAGASCAR. a. l-PESELS TnitAsciATis, Lac('[)ècle. — Mlllus trifascutls, Laci'pècJe, Cuvior cl \iiluii- cienncs, l)av ( The Fishes of India, p. oliii) et Gùntlier {Journ. Mus. Godcjfmy, pi. XLIV, fi''. 15 et C). — Upenel's multikasciatls, Rleeker, nec Quoy et Gaimard. — Upemïls liiFASCiATLS, GunlIiPi' {.loimi. Mus. Gntlejfrotj, p. 5f), pi. XLIV, fig. A), ncc LarcpiVlc, nec Cuvier et Valcncieniies, ncc Bleeker. r^ous ferons romarquer, en outi'o, qu'il est probable que VUpcneus alrocinoiihituf! àQcr\t\)i\r Knev {Silzsh. ]\im .ik., l. X.XXl, p. hk'd) n'est (pi'imn variété du Mulle à trois bandes. 2. UPENEUS MACRONEMUS, Lacépède. .Mlllls MACRONEMUS, Lar('|)ède, Hist. Poiss., (. 111 (1809), p. hoh cl 6o5elpl.XIJI, fig. 2. UpENEUS I-ATERISTRIGA, Rùppcll, N. W. Fischc (1898), p. 101. Upenels lmeuistrkja, Cuvier et Valencicnnes, Hist.nat. des Poissons, t. III (182;)), p. /i63. Lpeneus macrokmls, Giinther, Catal. Fishes of llie Biilisli Muscum, f. I (iSâg), p. lio'o. MuLLUS jiacroneml's, Playfair et Gùnllicr, Tlic Fishes 0/ Zanzibar (186C), p. 60. Upexels MACBONEMi's, Dav, The Fishes of India (1875), pi. XXXI, fig. 1. Parupeneus MACRoxEMis, Bleckei'. Allas ichthyologique (1877), pi. CCCXCI, fig. 3. D. , VIII. 9; yl., I, 6: L. lut., 99; i. traiisv., 2^/6. Hauteur du corjis égale à la longueur de la tête et contenue quatre fois dans la longueur totale. Profil de la tête un peu concave avant la ter- minaison du museau; es|)ace interorbitaire convexe et aussi large que l'intervalle (|ui sépare la narine du bord antérieur de Toeil, dont le dia- mètre est contenu doux fois et demie dans la longueur du museau; bar- billons atteigiiaiil j)rcsque la base des ventrales. Dorsale épineuse ayant les deux tiers (U' la bauteur du corps; les derniers rayons de l'anale et de la dorsale molle allongés. De couleur rose; une bande longitudinale brune de|)uis l'œil jusqu au uiveau de la moitié de la seconde dorsale; une tacbe noire de cbaque côté du pédicule caudal; bord antérieur de la première dorsale, moitié infé- rieure de la dorsale molle et bords de la caudale brunâtres; anale el partie supérieure de la dorsale molle jaunes, avec des ligues violettes. Longueur totale, 0™ 296; longueur de la tête, o^oyS; longueur du museau, o'"o63; diamètre de l'œil, o"'o!?3; largeur de Tespace inter- orbitaire, o"'oi8; hauteur du corps. o'"o63. POISSONS. 2'25 Le Musée de Paris possède cette espèce de la mer Rouge, de l'île de la Re'union, de Maurice et de Zanzibar. Un exemplaire, rapporté des îles Sandwich par Quoy et Gaimard, est étiqueté Upcncus latcristriga de la main de Valenciennes. Il ne porte pas de ligne brune sur les flancs, ni la bande noire qui, dans le type, se re- marque à la base de la dorsale molle; de plus, les barbillons sont moins longs et lanale ne se prolonge pas en fdament. Cet exemplaire paraît se rapprocher beaucoup du MuUus pleurolœnia de Playfair; il est d'ailleurs en trop mauvais état de conservation pour qu'il soit possible de le déter- miner d'une manière certaine. VUpencus barberemis qui se retrouve à Zanzibar, suivant M. Playfair, quoique très voisin de VU. macronemus, s'en dislingue par le corps moins élevé, le museau plus pointu, l'anale et la dorsale molle de couleur uni- forme et non prolongées en pointe. 3. UPENEUS FRATERCULUS, Guvier et Valenciennes. (PI. XXVII, fig. 3.) Upeneus FRATERCuLus,Cnvier et Valenciennes, /fwt. nat. des Poissons, t. \\l (i83i),p, 526. MuLLUS PLEUROT^MA, Playfair et Gùnther, Fishes of Zanzibar {tS66), p. ko et pi. V, fig. 3. Upeneus pleurot.ema, Day, The Fishes of Iiulia (1875), p. 100 à i36. D., VIII, 9; A., I, 6; L. lai., 28; L. Iransv., il"j. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue quatre fois dans la longueur totale du corps. Profd de la tête convexe et bombé; diamètre de l'œil contenu deux fois dans la longueur du museau; largeur de l'espace interorbitaire compris une fois et deux tiers dans la longueur (lu museau, plus large que 1 intervalle qui s'étend entre le bord antérieur de l'œil et la narine antérieure. Barbillons dépassant le bord postérieur du préopercule. Lèvres épaisses. Bord postérieur du maxdlaire peu élevé. Dorsale épineuse plus longue que le museau; dorsale molle et anale non allongées. Rose, varié de jaune orangé vers les extrémités des nageoires. Longueur totale, o'^ayô; longueur de la tête, o^oyB; longueur du Poissons. 39 UI.MC NAIIDN.II.E, 226 MADAG\SC\R. museau, o"' o3o; largeur de l'espace interorbilaire, o" 099 : hauteur du corps, o'" oC)6; diamètre de Tceil, o™ 018. Le type de resj)èce a été' rapporté des Seyclielles par Dussumier; les pêcheurs de la rade de Mahé connaissent ce poisson sous le nom de noiioct-Capucin. Le Mullus dispilurm (Playfair) de Zanzibar ne diffère de lUpcncus fraterculus que par la dorsale antérieure qui est plus basse et par l'espace interorbitaire qui est plus étroit. Le Mullus pleurotcenia (Playfair) nous semble appartenir à la même espèce que le Rouget-Capucin. Les proportions du corps sont absolument les mêmes pour les deux espèces; sur le type décrit par Cuvier et Va- lenciennes, on voit au pédicule caudal une tache dorée et vers le milieu des flancs les traces d'une ligne de même couleur. h, UPENEUS CÏCLOSTOMUS, l.acôpède. (PI. XXVI, fig. U et h'.) MuLtus CYCLOSTOMus, Lacépècle, Histoire naturelle des Poissons, f. III (1802), p. hok. Upekeus cyclostomus, Cuvier et Valenciennes, Hisl. nai. des Poissom, t. III (i8a()), p. 672. Upeneus luteus, Cuvier el Valenciennes, Hist. naliir. des Poissons, t. Vil (i83i), p. 52i. Upeneus oxycepiialus, Bleekei', Natiiv. Tijdschr. v. Ned. hul., t. I (i85o), p. 45. Upeneus oxycephalus, Gûntlier, Catal. Fishes of ihc British Muséum, l. I (1859), p. ^09. Mullus oxycephalus, Playl'air et Gûntlier, The Fishes of Zanzibar (i86C), p. 'u. Mullus luteus, Playl'air (it Gûntlier, Tlie Fishes of Zanzibar (18G6), p. Ito. Upeneus chryserytiirus ', Gûntlier, Jovrn. Mus. Godeffroxj, Fische der Sûdsec (1876), p. 60 et pi. XLV, fig. A. Upeneus luteus, Day, The Fishes of India (1875), pi. XXXI, lig. 2. Parupeneus CHRYSEDRoa, Blceker, Atlas ichlhyologiqtie (1877), P^' CCCXClI, iij;. 9. D. , VIII, 9; A., 7; L. lat: , .3o; L. transv. , 2^/7. Hauteur du corps contenue quatre fois et demie et longueur de la tête trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Museau trois fois et Eu.s cïPRiNOiDES, Cuvier et \alencienncs, //(4-(. iiat. des Poissons, t. Ml (i83i), p. û-3l). D., viii, g; A., 7; L. lat., 28. Cuvier et Valenciennes ont de'signe' sous ce nom un poisson pêche sur les côtes de Maurice, qui se rapporte sans doute à lune des espèces pre'- cédemment décrites, dont il est probablement le jeune âge; quoi quil en soit, en voici la diagnose : Hauteur du corps contenue quatre fois et demie et longueur de la tête trois fois et trois quarts dans la longueur totale. Museau une fois et demie plus long que Tœil et contenu deux fois dans la longueur de la tète; ligne rostrale peu bombée; espace interorbitaire également peu bombé, sa largeur étant comprise un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête; œil assez grand, placé presque au milieu de la lon- gueur de la tète. Dorsale épineuse plus haute que la longueur du museau. Barbillons n'arrivant pas à lextrémité de la tète. Dos dun brun verdàtro, avec les flancs argentés; dorsale noirâtre à son extrémité. Longueur totale, 0"' oyb; longueur de la tête, o"'o2o; longueur du museau, o'"oof); largeur de lespace interorbitaire, o^oit); hauteur du corps, g'" 01 y: diamètre de l'œil, o" 006. Genre MULLOIDES. Les Mulloidea et les Upcncm composent un groupe caractérisé par l'absence com[)lèto de dents au [)alais; mais tandis que les dents forment [)lusieurs séries aux mâchoires chez les Mulloïdes, elles ne sont disposées qu'en une seule chez les Upénées. Ces deux genres sont les seuls de la laniillc des Miillidées qui ren- ferment des espèces américaines atlantiques pres([uc toutes cantonnées POISSONS. 231 dans les parties tropicales, dans la mer des Antilles; YUpeneus pragensis de la côte ouest d'Afrique fait seul exception. Les espèces de la mer des Indes ont la même distribution que celles du genre Upmeoides. La physionomie des Muiloïdes et des Upéne'es est bien diffe'rente de celle des Mulles et des Upe'ndoïdes; le museau est toujours allongé et le bord poste'rieur du maxillaire reste loin de l'œil. MULLOIDES FLAVOLINEATUS, Lacëpède. MuLLUS FLAvOLiNEiTLS, Lacépî'de, Hlslnire naturelle des Poissons, t. III (1802), p. 60G. Upeneus FLAVOLINEATUS, Cuvior et Vaiencieniics, //«'.sf. )(«(. des Poiss.,\.\\\ (1829), p. /i56. MuLLOiDES FLAVOLINEATUS, Bieekei", Nat. Tijds. Nederl. hul., Gram., t. II (18.J2), p. 'i97. MuLLOiDES KLAVOLiNKATus, Gùiillier, Calol. Fish. of tlie British Muséum, 1. 1 (1859), p. ho'à. MuLLoiDEs FLAVOLINEATUS, Gùiilhei', .louin. Mus. Godejfroij , Fisch. der Sûdsee (1 H'^/i), p. 56. Upeneoides FLAVOLINEATUS, Day, Fishes of hidia (187.J), p. 100 à i35 et pi. XXX, fig. G. MuLLOiDES FLAVOLINEATUS, Bleckcr, Atlas ichtliyologique (1877), pi. CGCXCIV, fig. 3. MuLLOiDES AURiFLAMMA, Kluniiiger (an. Forsk?), Fisch. de Botlt. Meer. (1886), p. 7/4. D., vii-i, 8; J., 8; /-. lat., 87; L. trnnsv., a/G. Hauteur comprise cinq fois et demie dans la longueur de la tète et quatre fois et un quart dans la longueur totale du corps. Espace interoculaire aussi large que l'œil, qui est séparé de l'extrémité du museau par un peu plus de deux fois son diamètre. Barbillons atteignant le niveau du bord postérieur du préopercule. Dorsale épineuse presque aussi haute que le corps; espace compris entre les dorsales un peu plus grand que la lon- gueur de la dorsale antérieure. Corps d'un jaune citron; une bande orangée allant de l'œil à la cau- dale; nageoires jaunâtres. Longueur totale, o'"325; longueur de la tête, o"'o75; longueur du museau, o™o4o; diamètre de l'œil, o^'oiA; largeur de l'espace inter- orbitaire, o'"o9o; hauteur du corps, o'^oSy. Ce poisson est répandu depuis la mer Rouge jusqu'en Polynésie et sur les côtes de Chine. Le Musée de Paris possède des individus recueil- lis dans la mer Rouge, aux îles de Maurice et de la Réunion, à Ternate, aux îles Sandwich, à l'île Guam, à Rourou, à Rorobora, aux Fidji. 232 MADAGASCAR. FAMILLE DES GERRIDÉES. Cuvier et Valenciennes ont placé clans la famille des Me'nides un genre GciTos qu'ils ('(al)lissenl pour des poissons tenant, dune part aux Pica- rels et aux Mendoles, dautre part aux Equula, et ayant comme ceux-ci la bouche très protractile. Plus tard, Bleeker, se'parant les Gerres des autres Ménides, a formé du penre Gerres une famille particulière qu il a placée entre celle des Cœsiolclci, démembrée des Ménides de Cuvier, et celle des Toxolcotdci, faisant partie des Squamipennes du même auteur. M. A. Gùnther, adop- tant en partie le groupement proposé par Cuvier, place les Gerres à côté des Smaris et des Marna, dans sa famille des Pristipomatidées, for- mée du démembrement des Percoïdes, des Sciénoïdes, des Sparoïdes et des Ménides de Cuvier et de Millier; plus tard, il les a regardés comme devant constituer une famille à part rentrant dans le groupe des Pharyn- gognathes de Millier, près des Labridées et des Chromidées; cette famille des Gerridées est caractérisée ainsi : tr Corps comprimé, élevé ou oblong, couvert d'écaillés lisses ou faible- ment dentées. Ligne latérale continue. Dorsale molle et dorsale épineuse également développées, pouvant se loger dans un sillon écailleux. Anale avec trois épines, à portion molle aussi développée que la seconde dorsale. Ventrales tboraciques, avec une épine et cinq rayons mous. Dents petites; pas de dents au palais. Os pharyngiens inférieurs fortement unis par une solide suture. Six rayons branchiosièges; des pseudobranchies. Une vessie natatoire. Pas de sac caecal; appendices pyloriques rudimentaires. Ovi- ))ares. Vertèbres, i o/i 1-iKd Cuvier et Valenciennes avaient constaté chez les poissons dont nous parlons la présence de dents aux os pharyngiens. Mûller ayant, en i 84/i, étal)li un ordre des Acanthoptérygiens pharyngognathes, Kner y trans- porta les Gerres, entre la famille des Chromidées et celle des Labroïdes cycloïdes. ^ Catalogue nftiic Fishcsofthe British Muscwn, l. IV, p. 252. POISSONS. ' 233 [. Baird et Girard, démembrant le genre Gerres, tel que lavait compris Ciivier, admettent un genre Eucmostomiis dont le Gerres argon- teiis serait le type. M. Th. Gill' a adopté trois genres qu'il caractérise ainsi : I. Préopercule denteJé. Épines de la dorsale et de l'anale fortes Ettcinoslotnus. a. Dorsale tiès échancre'e Diaptenis. h. Dorsale non e'cliancrJe Synistius. II. Pre'opercule entier. Épines faibles : Pour M. Gill, le genre Eucmosfonms est synonyme du genre Gerres; les Diaptorns ont pour types les Gerres apreihj, G. zébra, G. gula; le genre Sij)u'sli'as ne comprend qu'une seule espèce, le G. longirostris (Giintlier), Bleeker a adopté le nom de Diapteriis et Cantor celui de Calorhœmmi, le nom de Gerres pro[)osé par Cuvier ayant été antérieurement employé par Latreille; ce nom de Gerres étant cependant consacré par l'usage et s'appliquant, du reste, à deux groupes très éloignés, il n'en peut résulter aucune confusion. Pour Bleeker, les Diapterus (Gerres) sont caractérisés ainsi : rc Dents maxillaires aiguës, disposées sur plusieurs rangs; dents pha- ryngiennes obtuses ou en forme de molaires. De trente-cinq à cinquante écailles dans la ligne latérale. Dorsales composées de neuf ou dix épines et de dix ou onze rayons, les deux nageoires ayant même développement. Ventrales insérées en arrière de la base des pectorales, anale formée de trois épines et de sept ou huit ravons mous. Os pharyngiens inférieurs soudés ou intimement unis.w Chez les Gerres, l'appareil pharyngien se compose, en haut, de deux plaques de chaque côté, en bas, de deux os qui peuvent, dans certaines espèces, rester distincts ou se souder de manière à constituer une jilaque unique; cette soudure ne dépend pas de l'âge de l'animal; car nous avons sous les yeux une plaque pharyngienne inférieure de Gerres Plu- mleri de très petite taille, et la plaque est soudée comme celle de l'adulte. Si l'on veut séparer, avec M. Gill, les Gerres en deux groupes, l'un 1 Remarks on tlie relations of tlie gênerai and otlier groups of Cuban fishes, Proceedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia (18G2). Poissons. 3o lUI-niMEniE NATIONALE. 33^1 MADAGASCAI!. caraclérisé par la dorsale échancrée et le preoperculo donlelé, l'autre par la dorsale non divisée et le |)re'opcrciile entier, on ne trouve pas de caractère distinclifdans la dentition. Tandis que, chez le Gcn'rs Plumien, tvpe du premier groupe, les deux pliaryn;';iens sont intimement soudés, cette même disposition se retrouve chez le Gcrres hapas qui a|)partienl à la seconde division; les Gorrea Plumieri et rhombcm, si voisins de forme, ont une dentition différente. On trouve d'ailleurs tous les passages entre les plaques complètement réunies et celles qui ne sont rattachées l'une à l'autre cpie par un ligament très peu résistant'. Dans la grande majorité des cas, la [)laque pharyngienne inférieure est allongée, présentant une pointe prolongée en avant; le hord posté- rieur est plus ou moins coupé carrément; les bords latéraux forment en arrière deux pointes qui dépassent plus ou moins le bord postérieur; presque nulles chez le Gcrros Plumieri, ces pointes sont longues, au con- traire, chez le Gerrcs brasiliemis et surtout chez les Gerres argyveus, G. oijcna, G. pimctatus. Les bords latéraux, en rap|)ort avec les branchies, sont excavés latéralement. La face profonde présente une carène unique, qui est prononcée chez les espèces qui ont les os complètement soudés, comme chez les G. Plumieri et G. ahbrcvialiis ; chez le G. latpas, la crête est divisée en deux, dans une partie de sa longueur, par un léger sillon, qui est très prononcé dans les espèces chez lesquelles les deux os sont distincts, de telle sorte (|uil existe deux os accolés l'un à I autre, et que les deux crêtes foui une forte saillie; chez ces espèces, toute la lace in- férieure paraît lorleuicnl concave. La face supérieure des os est couverte de dents dont la forme et I ar- rangement sont différents suivant les espèces. Parmi les espèces de Gerres dont nous avons examiné la dentition, trois présentent une soudure com- plète des pharyngiens : ce sont les Gerres Plumieri, G. (ihhrevialus, G. kapas, chez lesquelles la phujue est garnie de dents en pavés. Chez le Gerrex nhhroviatns de Cocliincliine et de rarcliipcl Indien, les dents sont ' Voir E. Sauvage : Sur les plaques pharyngiennes des Girrldw {Association française pour l'avancement des sciences, 1877, p. 5^9 ). POISSONS. 235 plus grandes que chez les autres espèces. La plaque inférieure, très grande, ne porte que dos dents en pave's; ainsi que nous le remarque- rons pour les autres espèces, les dents sont plus grandes à la partie pos- te'rieure et à la partie moyenne de la plaque; dans cette partie moyenne, on compte deux range'es de dents, qui sont au nombre de cinq à chaque range'e et qui vont en diminuant re'gulièrement de grandeur; ces deux rangées sont bordées d'une autre de dents beaucoup plus petites, qui sont au nombre de neuf de chaque côté et forment une série flexueuse; le long du bord externe, enfin, il y a des dents très fines, aplaties comme toutes les autres. La plaque postérieure de l'appareil supérieur est armée de deux rangées de dents en pavés, au nombre de onze sur chaque plaque; on remarque deux grandes dents le long du bord in- terne; le long du bord externe, il y a des dents très fines et pointues qui forment un velours ras et serré. La plaque antérieure est garnie de dents semblables, devenant plus fortes dans la partie antérieure, où elles sont fortement acuminées. Chez le Gerres Plumicn, les dents sont en pavés, irrégulièrement qua- drilatères, beaucoup plus grandes dans la partie postérieure de la |tlaque; elles deviennent plus petites vers les bords et vers l'angle an- térieur. Les latérales sont légèrement coniques; on remarque à la partie externe du bord postérieur un petit amas de dents très fines, serrées et aiguës, qui existent dans la plupart des espèces. Celles qui arment la plaque antérieure de l'appareil supérieur sont semblables aux précé- dentes; la partie interne de la plaque postérieure porte de grosses dents en pavés, disposées sur deux rangs; le reste de la surface est garni de petites dents en velours fin et serré. De même que chez le Gerres Plumieri, les deux pointes postérieures se prolongent très peu chez le G. kapas. La forme de la plaque est la même chez les deux espèces; chez le G. kapas, la face masticaste est garnie de grandes dents arrondies, surtout au milieu de la plaque; il y a sous les bords latéraux des dents petites, coniques, acuminées. Dans les autres espèces que nous allons étudier, les deux plaques, comme nous avons dit, ne sont retenues que par un ligament plus ou 3û. 236 MADAGASCAR. moins làcho: pour un certain nombre, leur forme est, dans son ensemble, semblable à celle du (i. Plnmicri Les plaques du G. argijrcus sont arme'es, le lonjj du bord interne et dans leur moitié postérieure, d'une rangée de dents arrondies, bien plus grandes que les autres, rangée qui est composée de deux séries de dents plus petites; le reste de la surface est couvert de dents petites, acumi- nées, terminées en crochet à leur extrémité. Chez le G. hrasUlcnsis, la plaque est armée de dents coniques, à peine pointues, (|ui sont toutes de même grandeur, à part celles couvrant les parties postérieure et. externe qui sont très fines et subulées. La plaque du G. Pœti ressemble à celle du G. aroyreus. H y a, près du bord interne et du bord postérieur, trois dents plus grandes que les autres; ces dents sont arrondies en pavés plus petites que celles du G. argijrnis. Le reste de la plaque porte des dents nombreuses, fines et poin- tues, recourbées en crochet dans sa partie antérieure. La plaque posté- rieure et supérieure est garnie dans sa moitié interne de trois rangées de petites dents arrondies, correspondant à celles de la plaque inférieure; d'autres dents nombreuses, en velours ras, se voient sur le reste de la phupie; la plaque antérieure porte des dents un peu plus fortes, crochues à leur extrémité, la pointe du crochet étant tournée en arrière. Chez les Gerrcs Ricliii, G. oijcna, G. rhomhcm, G. punclalKs, la dispo- sition des dents est semblable à ce que nous avons noté chez le Gerres hrosilipusiN. Chez le G. fllchi), la placpie porte des dents petites, élevées, arrondies à leur sommet; le long (bi bord externe et sur la partie qui se prolonge, il y en a de fines et aiguës. Les j)la(jues supérieures sont garnies de dénis suiiulées, plus grosses et plus obtuses dans la partie in- leni(> de la phupie postérieure. La disposition des dénis esl la même chez le G. oyena: les dents moyennes do la j)laqu(' inférieure sont toutefois plus subulées. La plaque du G. ihomhcns est armée de dents fines et pe- tites, pointues, recourbées en croclicl dans la partie médiane; celles des plaques supérieures sont en velours fin et serré. Chez le G. punclaim, la plaque inférieure porte des dents semblables à celles du G. brtmliows; les médianes sont toutefois un peu |)lus grosses et plus obtuses: celles POISSONS. 237 de la plaque supérieure et aute'rieure, qui est plus petite que chez les autres espèces étudiées et dont la tonne est aussi différente, sont assez fortes et peu nombreuses. Bleeker avait déjà reconnu (|ue, chez les (jerres do 1 archipel Indien, la plaque pharyngienne inférieure est différente suivant les espèces. Il divise en effet ceux-ci en espèces chez lesquelles les pharyngiens infé- rieurs sont unis par une suture mobile (^Gerres Jiimncnlosus, G. macra- cantlms, G. punclaliis, G. philippoius, G. acnuiccs, G. oijcna, G. macrosoma, G. argyreus, G. PaHCj, ou intimement soudés ensemble (Gerres abbro- viatnn, G. Lapas, G. limbalus). Chez le Gerres kapas, les dents pharyn- giennes médianes sont plus ou moins aplaties, mais peu larges et irré- gulièrement disposées. Chez le Gerres ahhrevmlus , les dents médianes, en séries régulières, sont très larges et a|)laties. Le squelette des Gerres (G. ahhrevialus) est robuste. Le crâne est re- marquable par une forte crête occipitale triangulaire |)rolongée jusqu'aux rayons interapophysaires qui soutiennent la dorsale épineuse; celle crèle, dans l'espèce que nous étudions, commence en avant du milieu de la longueur de l'orbite et atteint le niveau du bord postérieur de la lèle; elle est fortement relevée de bas en haut; à sa partie antérieure, elle se sépare en deux bords et forme un large sillon dans lequel est reçu le long processus qui continue les intermaxillaires; vers son tiers posté- rieur, elle donne naissance, de chaque côté, à une crête transversale (jui va s'unir à une autre crèle aiguë et saillante continuant l'angle supé- rieur de l'opercule et se dirigeant vers le bord antérieur de l'orbite; ces crêtes limitent trois fosses profondes remplies par des muscles. Le sillon destiné à loger le manche de l'intermaxillaire ne communique pas avec l'orbite, ainsi que JM. Giinther l'a noté chez le Gerres rhomhens. Les maxillaires ont une forme très irrégulière; leur portion externe qui est appliquée contre l'intermaxillaire dont elle couvre la moitié de la lon- gueur environ est très mince; l'autre portion présente deux forts crochets qui séparent une rainure profonde. L'intermaxillaire a son bord buccal mince, excavé, et il donne un long ])rolongement qui se loge dans un sillon creusé sur les frontaux et sous la crête de l'occipital; ce sillon 238 MAI)V(i \S(; \li. s'étend jus(juiiii iilvonii - ^'4. (iEniiKS vvAiGiENSis, Quov ot Gaiiiiard, Voyage de l'Uranie, Poissons (iSai), p. 290. (Ikiuies arcykkiîs, Cuvier el Valenciennos, Uisl. nnt. des Poissons, {. VI (i83o), p. ^78. (iEKUEs aucyreus, Guiither, Cat. oftfw Fishes 0/ tlw British Muscinn, t. IV (1863), p. aG3. (lERiiKS AnGYREi;s, Bleckcr, Atlas ichtliynlogique , I. VIII (1877), p. 127. /)., IX, 10; A., m, 7; /,. Ifil. , '10. (lorps obloug, allongé. Hauteur comprise deux fois et trois quarts POISSONS. 243 dans la longueur, sans la caudale. Ligne rostro-dorsale peu inclinée. Longueur de la fête contenue trois fois et demie dans la longueur du corps, caudale non comprise. Museau à peine plus long que l'œil, le maxillaire supe'rieur arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil. Manche de l'intermaxillaire arrivant au niveau du tiers antérieur de l'orbite; sillon arrondi postérieurement, ne portant pas d'écaillés. Ecailles du dessus de la tête s'arrêtant au niveau postérieur du sillon de linter- maxillaire. Narines placées plus près de l'œil que de l'extrémité du mu- seau. Préorbitaire et maxillaires nus. Préopercule à bord postérieur ver- tical et à angle arrondi, non dentelé. Opercule très allongé dans le sens vertical, à écailles caduques. Dorsales commençant à une distance de l'extrémité du museau égale à la hauteur du corps. Dorsale épineuse à peine échancrée; deuxième et troisième épines presque de même hau- teur; dorsale molle un peu plus longue que la dorsale antérieure. Deu- xième épine anale faible, plus courte que la troisième, beaucoup plus courte que la plus longue épine dorsale. Pectorales arrivant presque à l'anale. Sommet des dorsales noirâtre. Longueur totale, o^'iGa; longueur de la tête, o"'o6o; longueur du museau, o"'oi6; hauteur du corps, o^o^H; diamètre de l'œil, o™oi3. Cette espèce est connue au Musée de Paris par des exemplaires ve- nant de la mer Rouge (Botta), des Seychelles (Dussumier), de Malabar (Dussumier), de Vanikoro, de Waigiou, d'Oualan (Quoy et Gaimard, Lesson et Garnot); Bleeker la signale de Port-Jackson (Australie). U. GERRES OYEiNA, Forskal. (PI. xxxvr, fig. -j.) Labrus ovena, Forskal, Descriptiones Animnlium, Aviiim, Piscium, etc. (1776), p. 35. Gerres oyena (pro parte), Cu\ieret Vaienciennes, Hisl.nat. Poiss., t. VI (i83o), p. 672. Gerres oyena, Gunther, Catal. of the Fishes of the British Muséum, t. IV (1862), \k afii. Gerres oyena, Playl'air cl Gunther, The Fishes of Zanzibar (1866), p. 111. Gerres oyena, Day, The Fishes of Iiidia (187.^), pi. XXV, fig. l\. DiAPTERUs OYENA, Bleeker, Atlas ichthyol., t. VIII (1877), p. 129 et pi. CCCLXI, fig. 5. D., IX, 10; A., m, 7; L. Int., 35 à 38. Cuvier et Vaienciennes ont décrit sous le nom de Gerres oyena des 3i. 2/i/i MADAGASCAR. poissons rapportés de la mer Rouge par Ehrenberg et Geoffroy Sainl- Hllaire, ainsi que d'autres envoye's de l'île de France j)ar Desjardins. Lors(ju'on e'tudie ces derniers exemplaires, on remarque qu'ils ré- pondent exactement au Gerres acinaces de Bleeker, tel que l'a compris M. Giinther et tel qu'il l'a figuré dans sa monographie des poissons de Zanzibar. Le type de l'espèce, le Lahrus oijena de Forskal, est de la mer Rouge; nous considérerons dès lors, comme devant porter le nom de Gorrcn oyma, les exemplaires provenant de cette mer. Il faut reconnaître, du reste, que les Gerres oyona, G. axinaces, G. li- neolalus sont extrêmement voisins, et il est bien probable qu'on réunira ces trois espèces lorsqu'on pourra comparer des séries suffisamment nombreuses. Le Gerres lineolatus a toutefois le profil rostro-dorsal plus incliné que les deux autres espèces; chez le G. oijena, ce profil est plus bombé; c'est chez le G. lineolalus qu'il est le plus incliné. Le Gerres oyena est un poisson oblong, dont la [)lus grande hauteur se trouve comprise deux fois et demie dans la longueur du corps, caudale non comprise. Ligne rostro-dorsale médiocrement inclinée, un peu bom- bée. Museau à peine plus long que l'œil; espace interoculaire aussi large que le diamètre de l'œil. Longueur de la tête contenue trois fois et un tiers dans la longueur du corps, caudale non comprise. Maxillaire dé- passant un peu le niveau du bord antérieur de l'œil. Ecailles arrivant jusqu'aux narines, qui sont placées très près de l'œil. Préopercule à bord postérieur droit, à angle arrondi, non dentelé. Dorsale commençant à une distance du bout du museau plus grande que la hauteur du corps, mais un peu moins grande que la longueur des deux dorsales réunies. Dorsale épineuse non échancrée, la deuxième épine un peu plus forte que les autres et ayant la moitié de la longueur de la tète. Dorsale molle plus grande que la dorsale épineuse. Pectorales arrivant au niveau de l'anus. Epines anales de même force, la troisième un peu plus longue que la seconde, ayant la longueur du museau. Longueur totale, o'" 266; longueur de la tête. 0'" 063; longueur du museau, 0™ 09 1 ; hauteur du corps, 0"' 072 ; diamètre de l'œil, 0'" 018. Cette espèce est représentée au Musée de Paris par des exemplaires POISSONS. 245 venant de la mer Rouge et de Zanzibar. D'après Bleeker, c'est l'une rrdes espèces du genre les plus re'pandues et les plus communes dans l'Inde archipélagique, s'étendant au nord jusqu'au Japon et à louest jusqu'aux côtes de l'Inde, de Zanzibar, d'Aden et dans la mer Rouge 77. Ce poisson, qui est très commun dans les lagunes de la côte orien- tale, porte chez les Betsimisarakâ le nom de Fiana. 5. GERBES ACISACES, Bleeker. Gerbes acinaces, Bleeker, Nat. Tijdschr. Nederl. Lui., t. \I (i854), p. i^h. Gerres acinaces, Gûniher, Cataî. ofthe Fish. ofthe Brilish Muséum, t. IV (1869), p. 262. Gerres acinaces, Playfair et Gùnllier, Fish. Zanzibar (1866), p. 1 1 o et pi. XVI. fig. 1. DiAPTERUS acinaces, Bleeker, Atlas ichthyol., t. VIII (1877), p. 12O et pi. CCCLXI, fig. 2. D. , IX, 10; /!., ITT, 7; L. /(((., ^i5. Hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts dans la longueur, sans la caudale. Ligne rostro-dorsale peu incline'e, à peine bombe'e. Museau un peu plus long que l'œil. Longueur de la tête contenue trois fois et demie dans la longueur du corps, caudale non comprise. Maxillaire arrivant au niveau du bord ante'rieur de l'oeil, dont le diamètre est com- pris trois fois et demie dans la longueur de la tête; œil plus petit que la largeur de l'espace interoculairc. Manche de l'intermaxillaire arrivant au niveau du tiers ante'rieur de l'œil; sillon ovalaire postérieurement. Ecailles arrivant au niveau du bord ante'rieur de l'orbite. Préoporcule à bord postérieur droit et à angle arrondi, non dentelé. Dorsales commençant à une distance de l'extrémité du museau un peu plus grande que la hauteur du corps, mais plus petite que la longueur des deux dorsales réunies. Dorsale épineuse non écbancrée, la seconde épine étant plus longue que la moitié de la hauteur du corps et que la moitié de la lon- gueur de la tête. Dorsale molle plus longue que la dorsale é[)ineuse. Pectorales arrivant jusqu'à l'anus. Deuxième épine anale un peu plus longue que la troisième. Longueur totale, o^aGo; longueur de la tête, o^oGy; longueur du museau, 0"' 030 ; hauteur du corps, o"' 067 ; diamètre de l'œil , o™ 1 7. 2'iG MADAGASCAR. Ce poisson se trouve dans les mers de Maurice et de Madagascar; on on a même capture des individus dans les rivières de la côte orientale de cette dernière île, à une assez grande distance dans l'intérieur des terres. (). CERRES PIJ\CTATUS, Cuvier et Valenciennes. (ÎERRES puNCTATUS, Cuvici' et Valcncieniips , Hist. mit. des Poissons, t. VI (i83o), p. i8o. (iEHHES FiLAMEMOsiJS, Cuvicr et Vaieiicieniies , Hist. nat. des Poiss., (. V[ (i83o), p. hS-2. (iEfiiiEs puNCTATus, Gùnllici", Cttial. of ihc Fishes oj the Brit. Muséum, 1. 1\ (1862), p. aCo. Gerbes filamentosiis, Gunllier, Catal. Fishes of the Briiish Muséum, t. IV (1869), p. 2G1. (iERRES FiLAMENTOSUs, Day, The Fishes of Malabar (i865), p. iGq. Gerres filamemosls, Day, The Fishes of India (1875), pi. XXV, fig. 3. DiAPTERus FiLAMEJiTosus, Blecker, Atlasichth., I. VIII (1877), p. i25 et pi. CGCLXIi, fig. 3. D., IX, 10; A., III, 7; L. Int., hb. Il nous semble impossible de séparer le Gerres punctatus du Gerres Jllamentosus , ce dernier n en dilTéranl que par le corps qui est un peu plus élevé et par l'allongement de la seconde épine dorsale, caractères dépendant du sexe des individus. Nous donnons ci-dessous la description des exemplaires types des deux espèces admises par Cuvier et \alen- ciennes. Gerres punctatus. — Corps élevé, la plus grande hauteur se trouvant au niveau de la première dorsale; hauteur contenue deux fois et demie dans la longueur, sans la caudale. Ligne rostro-dorsale très inclinée, un peu convexe. Longueur de la tête contenue trois fois et un tiers dans la longueur du corps, caudale non comprise. Museau aussi long que Iceil, dont le diamètre est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tète; maxillaire dépassant le niveau du bord antérieur de l'œil. Manche de l'intermaxillaire arrivant presque au niveau du centre de l'œil; sillon ovalaire postérieurement; écailles s'étendant jusqu'au niveau des narines, qui sont placées très près de l'œil. Préop(M"Culo à boi'd postérieur vertical et à anpie arrondi, non dentelé. Dorsales commençant à une distance de l'extrémité du museau égale à la longueur d(>s deux nageoires ré- unies. Deuxième épine dorsale plus grande et plus forte que les autres, POISSONS. 247 un peu plus longue que la moitié' de la hauteur du corps. Dorsale molle plus grande que la dorsale ante'rieure. Deuxième épine de Tanale un peu plus forte que la troisième, mais de la même longueur que celle-ci. Pectorales longues, arrivant à l'anale. Longueur totale, o"'95o; longueur de la tête, o^oGa; longueur du museau, o^oig; hauteur du corps, o^ogB; diamètre de l'œil, o'"o9o. Gerres filamentosls. — Diamètre de lœil contenu trois lois et un quart dans la longueur de la tête. Deuxième e'pine dorsale plus "forte que les autres, allongée, aussi longue que la hauteur du corps. Tous les autres caractères sont ceux de l'espèce pre'ce'demment de'crite. Longueur totale, o"' aoo; longueur de la tête, o" ooo; longueur du museau, o"'oi6; hauteur du corps, o" 073 ; diamètre de l'œil, o"'oi6. Celte espèce est connue de la région dont nous décrivons la faune ichthyologique, de Madras, de Vanikoro et de la Nouvelle-Guinée. FAMILLE DES SQLAMIPENNES. Pour Cuvier, les Squamipennes sont des poissons rrcliez lesquels la partie molle et souvent la partie épineuse des nageoires dorsales et anale sont recouvertes d'écaillés qui les encroûtent. C'est le caractère le plus apparent de ces poissons, dont le corps est, en général, très comprimé:?. Dans cette famille, 1 illustre naturaliste fait entrer les Chœtodons, les Chelmons, les Héniochus, les Ephippes, les Holacanlhes, les Poma- canthes, les Platax, les Psettes, les Piméleptères, les Diptérodons, les Castagnoles, les Pemphérides et les Archers'. Cuvier et Valenciennes ajoutent aux caractères donnés que les dents sont, en général, en forme de scies ou de brosses. Les dents peuvent être, en effet, en velours, comme chez les Archers et les Pemphérides, ou tranchantes, comme chez les Piméleptères; on a du reste par les Psettes et les Platax un passage entre ces genres et les vrais Squamipennes, tels que les Chœtodons et les Holacanthes. ' Le hègne aitinml. t. II, p. 188. ii8 MADAGASCAR. Sans parler ici des Dipte'rodons, que Ton s accorde à regarder comme des Sparoïdes, et des Castagnoles, qui sont des Scombéroïdes, c'est dans une famille démembrée de celte dernière, la famille des Carangidées, que les Pseltes et les Platax sont placés par M. A, Gûnther; ils présentent en effet de nombreuses ressemblances avec les Zanclus et les Psènes '. Pour Bloeker, ia famille des Chétodontoïdes comprend les Squa- mipennes de Cuvier et Valenciennes, à Texception des genres Psellus, Pcmphcris et Toxotes; les espèces prennent place dans les sous-familles des Piméleptiformes, Protéracanthiformes, Scorpidiformes, Lépodonti- formes, Cbœlodiptériformes, Scatopliagiformes, Tauriclilliyéformes. Ho- lacanlhiformes, Plataciformes et Zanchiformes^. Sans entrer ici dans des discussions qui ne sauraient être données que dans un traité général dicbtbyologie et non dans la revision d'une faune locale, nous dirons que nous acceptons la famille des Squamipennes, telle que l'admet Bleeker, en y faisant toutefois rentrer les genres Psrl- (n.s, Pemphcris et Toxoles, tels qu'ils ont été établis par Cuvier et Valen- ciennes. Ainsi comprise, cette famille est cantonnée dans les mers interlropi- cales, principalement dans le grand océan Pacifique et les mers qui en dépendent géograpbiquement; la seule es[)èce qui remonte un peu au nord, YEpliippusfabcr, ne dépasse pas les côtes du Texas. Bien que les Holacanthes soient certainement très voisins des Chœto- dons, les écailles de la ligne latérale des Squamipennes appartiennent à deux ty|)es bien distincts dont les genres susnommés peuvent être re- gardés comme les représentants. Chez les Holacanthes, les écailles ne sont pas vraiment clénoides. La zone spinifère porte une série de lamelles en saillie, commençant à la terminaison du tube et dépassant le bord postérieur qu'elles hérissent; ces lamelles, loin d'être toutes parallèles, sont fréquemment recourbées dans leur partie antérieure et, de plus, elles sont beaucoup plus longues que les autres, disposition qui se retrouve sur les écailles des flancs. Le ' ùUuliigue oj ihc Fislivs of ihe Brilish. Miisciiin, t. II. — - Revision dos cspôccs insiiliii- fliennestle la famille des Chétodonloïdes. Nal. IVrA d. hiii. Ah. (1H77). POISSONS. 2'49 tube est assez court, égal dans toute son étendue, et il s'ouvre par un orifice circulaire à la limite de la zone spinigère; le bord antérieur, plus ou moins arrondi, est peu découpé par quelques lignes rayonnantes. La disposition est sensiblement la même chez les Pomacanthes; toute- fois, chez ceux-ci, la zone spinigère est remplacée par quelques lamelles en saillie, au nombre de dix en moyenne, qui ne se divisent pas et ne se recourbent pas à leur extrémité antérieure, et qui partent, pour les plus centrales, du niveau du foyer de l'écaillé ou de la terminaison du tube dont la disposition est la même que chez les Holacanthes; le bord antérieur est toujours moins long que le bord postérieur; les sillons qui le découpent sont en petit nombre et peu accusés. Chez les Piméleptères, ainsi que nous le dirons plus bas, les écailles de la ligne latérale font passage entre celles des Holacanthes et celles des autres Squamipennes, qui sont franchement cténoïdes ou cycloïdes, suivant les genres. Chez les Chœtodons, les Toxotes, les Héniochus, les Chelmons, les Scorpis, les Atypus, les Psettes, les Ephippes, les Taurichthes, les Pla- tax, les écailles sont cténoïdes; la zone spinifère est, du reste, réduite chez les Pemphéris, qui se rapprochent des Ephippes et des Drépanes, dont les écailles sont dépourvues de spinules. Dans le genre Chœtodon, le bord postérieur est toujours beaucoup moins large que le bord antérieur, fécaille se rétrécissant dans la partie postérieure. La zone spinifère, parfois peu développée [Ch. lunula), est, au contraire, très étendue chez certaines espèces [Ch. baronessa), et, dans ce cas, le bord postérieur est beaucoup moins rétréci; chez le Chœtodon baronessa, par exemple, le tube de la ligne latérale, un peu étranglé à son extrémité, s'ouvre au milieu de la zone spinifère, à la face pro- fonde de l'écaillé. Nous trouvons un autre type d'écaillé chez le Ch. Iminla; dans cette espèce, le tube s'ouvre avant la zone spinifère, dans laquelle il se continue, jusque près du bord, par une extrémité rétrécie; dans les deux espèces susnommées, la partie antérieure du tube se prolonge par une partie effdée jusque près du bord antérieur; chez d'autres [Ch. slri- gatus^, le tube conserve le même diamètre dans toute son étendue. Poissons. 3-3 IMPr.lMEniE N4I10 250 M \1)\GAS(;AR. Los t'c;iill(\s (les llt'iiioclius (//. innrrolepidolm) appartiennent au t\p(' le |)lus simple; le Uibe, de même diamètre dans toute sa longueur, s'ouvre à la partie antérieure de la zone spinifère. Il en est de même chez les Chelmons (C/f. longiroslris). Les Psettes [P. Commcrsonii) diffèrent des Chœlodons par la grande finesse des spinulos des e'cailles: le tube s'étend dans presque toute leur longueur. Les écailles des Atypus [A. slri• 36. Choetodon vittatls, Blocli, Sijstema Ichtlnjologiw, cdit. Schneider (i8oi), p. -'.i-. Choetodon vittatls, Cuvier el Valeniiennes, Hist. nat. des Poissons, I. Ml (iS;]i). p. 3'i. Choetodon austriacus, Rùppell, iV. W. Fische (i(S.37), p. 3o cl pi. 1\. ii;;. y. Choetodon \ittati'S, Giinlher, Cat. oftlie Fishes ofthe British Muscum . t. il (i8(Ju), p. ■>'.). Choetodon vittatus, Gûiitlier, Journal Mus. Goilrjfroy, Fische der Siidsee ( i S-'i ), p. /i i . Ceioetodox vittatus. Day, The Fishes of India (1875). ji. cLwvm cl pi. \\\lil. Ii;;. T). POISSONS. 255 Rabdophorus trifasgiatls, Bleeker, Revision clos espèces insulindiennes de la famille des Chétodontoïdes, Nat. Verli. d. kôn. Ak. (1877), p. 63. Tetragonoptrus TRiFASCiATUs, Bleeker, ^«/a« 2c/((/i(/o/og-)^Me (1878), pi. CCCLXXVIl, fi|j. 1. D. , XIII, 2 I ; j4. , III, 19 ; L. /«/. , 87. Corps ovalaire, dont la hauteur est contenue deux fois dans la lon- gueur totale; longueur de la tête comprise près de quatre fois dans la même dimension. Le museau a la même longueur que le diamètre de Toeil; le bord infe'rieur du préopercule est ûnement dentelé. Les épines de la dorsale sont médiocrement fortes, la septième et la huitième étant les plus longues. L'anale et la dorsale molle sont un peu prolongées pos- térieurement. La troisième épine anale, de la même longueur que les épines dorsales, est plus longue que la seconde épine anale. Les ventrales arrivent à l'anus. rrLe tour de la bouche, la bande oculaire et une ligne qui lui est pa- rallèle et qui descend dès les premières épines de la dorsale sur l'oper- cule sont noirs. La bande oculaire est lisérée de jaune citron; une bande noire, également lisérée de citron, commence en pointe sur la partie molle de la dorsale, suit sa base et descend même sur une partie de la base de la queue. Une bande semblable règne sur la base de l'anale, mais se termine à son bord postérieur. Sur le milieu de la caudale est une bande verticale noire. Sur la partie de la dorsale, en dehors de la bande, sont deux lignes étroites brunes, sur un fond de couleur orangé pâle, comme celui de tout le corps, sur lequel des lignes brunâtres sui- vent les rangées des écailles, qui, dans cette espèce, sont toutes dirigées longitudinalement. •» Longueur totale, o'" i95; longueur de la tête, o'"o3o; longueur de la septième épine dorsale, o'" 02 1 ; longueur de la troisième épine anale, o'"o2o; hauteur du corps, o"'o(j,"); diamètre de l'œil, o"'oi 1. Bleeker' réunit au Chœtodo7i viUatus le Chœtodoti melanoplerus de Gui- chenot, ne regardant cette dernière espèce que comme une variété à anale ' Revision des espèces insulindiennes de la famille des Chétodontoïdes, Nal. V. d.hon. AL, t. XVII (1877), ]). 66. 256 MADAGASCAR. et à dorsale noire de la première; les deux espèces nous semblent tout(^ fois différer non seulement par la coloration, mais encore par la forme cl les |)r()portions du corps. !.«' Clid'lodnn villnhts habite depuis la mer Rouge jusquen Polvne'sie. 2. CIIOETODON (tETRAGONOPTRUs) MELANOPTERUS , (jiiicheiiol. (PI. XXIX, fig. 3.) CHOETODO^ MELANOPTERUS, Guiclienot , Notes sur ta Réunion de Maillard, Aiiu. C (i8G5). Choetodon melanopterus, Playfair et Gûntlier, The Fislies of Zanzibar (i866), p. 3i. Tetragonoptrus TBiFASciATus (pro parte) , Bleeker, Rcvision des espèces insulindienaes de la famille des Chélodontoïdes, Nat. Verh. d. kon. Ak. (1877), p. G3. D. , Mil, 22; A., m, 22; L. lai. , 32. Cette espèce appartient à la division des Chœtodon qui ont, outre la bande oculaire, quelques parties noires en arrière du corps, mais sans ocelles, ni fdet à la nageoire. Le corps estovalaire, de telle sorte que la longueur e'gale la hauteur, la tête et la queue non comprises. Le profd supérieur de la tête descend obliquement de l'origine de la dorsale; il est à peine concave au-dessus de l'œil. Le museau est court; il a la longueur de l'orbite. Le bord infé- rieur du préopercule est finement denticulé. La dorsale commence au- dessus de la base de la ])ectorale; les épines croissent régulièrement de la première à la dernière. L'anale et la dorsale molle sont arrondies et élevées, un peu prolongées en pointe en arrière. La troisième épine anale est la plus longue; elle est plus grande que les épines dorsales. Les pec- torales sont ovalaires; les ventrales n'arrivent pas à l'anus. Le fond de la couleur est jaune, avec de fines stries brunes dirigées longitudinalemenl. Le tour de la bouche est noir; la bande oculaire, presque aussi large que l'œil, commence à la première épine dorsale et va rejoindre celle du côté opposé sous la gorge; une bande brune étroite réunit les deux bandes au niveau du milieu de lœil; une bande d un jaune clair sépare celle-ci de celle qui entoure la bouche; une autre bande étroite et de couleur jaunâtre s'étend entre la bande oculaire et POISSONS. ^57 une bande noire qui lui est parallèle. Toutes les nageoires verticales sont d'un noir profond, à l'exception du bord de la dorsale molle et de Tanale qui est orné d'un mince liséré jaune; la terminaison de la caudale est de la même couleur; les ventrales et les pectorales sont jaunes. Longueur totale, o" i/i5; longueur de la tète, o'" o3B; hauteur du corps, o'" o83; diamètre de l'œil, o'"oio. Cette espèce, qui appartient au sous-genre Rahdophorus de Bleeker, paraît être spéciale à l'île do la Réunion et à Mascate. \V\en que Bleeker réunisse sous un même nom de Tctragonopims [Rah- dophorus) trifasciatus (Mungo Park) les Chœlodon vlttalus (Bl., Schn., Cuv. et Val., Gthr. , Blkr., Day), Ch. l(iu-nigrum[Cm. et Val.), Ch. anstriacm (Bùppell), Ch. ovalis (ThioU.), Ch.pcpek (Montrouzier) et Ch. mehnoplerus (Guich.), nous pensons que cette dernière espèce est bien distincte par son système de coloration. Le Ch. tau-nlgrum n'est, d'après l'examen que nous avons fait du type lui-même, que le jeune âge du Ch. Irijasciatufi. 3. CHOETODON (tETRAGONOPTRUs) NIGROPUNCTATLS , Sauvage. (PI. XXIX, fi;;. 9.) (Ihof.todon MGROPLNCTATis, Sauvagc, Bulletin de 1(1 Société philom. dv Pans (1880), |). 222. D.,\m. 9.2; .1., m, 17; L.lnt., Sy. Museau pointu, aussi long que le diamètre de lœil; ligne rostrale reii- flét' au-dessus de l'œil; préopercule à peine dentelé, seulement le long du bord inférieur. Anale et dorsale en pointe postérieurement. Corps de couleur brune, avec des points noirs petits et rapprochés, formant cinq séries au-dessus de la ligne latérale et dix-huit séries en dessous de cette ligne, se prolongeant jusque sur les nageoires verticales sur lesquelles ils sont beaucoup plus petits; pas de bande oculaire; partie antérieure de la tête de couleur moins foncée que le reste du corps; pec- torales et ventrales de couleur foncée; caudale d'un brun noirâtre, avec une large bande jaune grisâtre à l'extrémité. Longueur, 0" 190; hauteur, 0'" 0-0. Très voisine du Tctragonopims [Chœlodon laps) collaris de Bloch qui a été Poissons. ." 3 ML %ATIO\.)l.r. 258 MADAGASCAR. figuré par Bleekor', cette espèce en diffère par les nageoires verticales qui sont plus prolongées postérieurement, par l'absence de bande oculaire et par sa coloration plus foncée; elle a été trouvée à Mascate par Louis Rousseau. M. Giinther a figuré sous le même nom de Cliœtodon collavis un exemplaire dont le corps, de couleur jaunâtre, est orné de six bandes noires, la partie antérieure du tronc portant des lignes de même couleur, dont la caudale, l'anale et les dorsales, de couleur ardoisée, portent une bande noire, et dont la bande oculaire est étroite". h. CHOETODON (tETRAGONOPTRUs) KLEIINU, lilocli. Choetodon Kleinii, Blocli, Auslandtsclw Fische (l'jSb-i'j^^i), pi. CCXVIII,rig. 2. CiioETODON viRESCENS, Cuvier et Valenciennes, //w(. nat. des Poissons, t. VII (i83i), p. a3. Choetodon orangé, Liénard, Septième rapport Soc. dliist. nat. de Maurice (i836), p. 56. Choetodon Kleinii, Guiither, Catal. oj the Fishes of the Brit. Mus., t. II (1860), p. 29. Choetodon Kleinii, IMayfair el Giinther, The Fishes 0/ Zanzibar (1866), p. 33. TETRAG0^0PTRUS Kleimi, Blecker, Revis. Clie'todoiiloïdes, Nat. Verh. k. Ak. (1877), p. 88. Ïetragonoptrus Kle£nii, Bleeker, Atlas ichthijologique (1877), pi. CCCLXXIII, fig. 3. D. , MI à XIII, aa à aS; A. , m, 18 à 20; L. lui. , 33. Nous ne décrirons pas ici cette espèce qui a été étudiée avec grands dé- tails par Bleeker, et nous ne la mentionnons que parce que le Ghœtodon orangé indiqué par Liénard se rapporte au Ghœtodon de Klein, dont la coloration est assez variable. D après Liénard, chez le Ghœtodon orangé, rf celte couleur domine sur tout l'animai qui porte, sur le dos, deux zones grisâtres très pâles; la dor- sale et l'anale sont bordées d'un liséré noir, la caudale est jaune et blanche w. L'espèce habite les îles Maurice et de la Réunion, les côtes de Zanzi- bar, de Mozambique, de l'Inde continentale et de Ghine, ainsi que l'Inde archipélagique. ' Atlas ichlhyoloirique , pi. CCCLXXIII, (\i/. Tnbokd, et, chez les Betsimisaraka, celui de Fihohô. 3. IIOLACANTIILS M\CIU)I'IS. lliiLDCF.NTHLM MAciioi'is, (iiiiillici', ColaUigur ()/ ifif AcauthofHfriigian Fislies m tite collection of tlie British Miisciiiii, 1. 1 (i 85;)). |). 3 i . /). , XI, i5;.4., IV, Ç): /.. lui., ôa: /.. Iniiisi:., /1/7. Corps allongé, dont la hauteur, sensiblement égale à la longueur de la tète, est contenue trois lois et trois quarts dans la longueur du corps, sans la caudale. Museau un peu plus court que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois et deux cincjuièmes dans la longueur de la tète: sous- orbitaires dentelés, portant en avant une forte épine dirigée en bas; six séries d'écaillés sur la joue; une série de grandes écailles dentelées au bord de l'opercule; éj)ine du préopercule longue; opercule fortement slrii', avec deux pointes, dont la supérieure est la plus longue et la plus forte; sous-opercule et inlero[)ercule striés et denticulés; maxillaire su- périeur n'arrivant pas au niveau i\\\ centre delœil; espace interor])itaire étroit, ne portant que deux lignes longitudinales: palmures du M'itcx simples, en petit nombre; pas de grosses dents à la partie anli'riciire de la mandibule. Troisième épine dorsale presque aussi haute cpic la dis- tance (|ui sépare l extrémité du museau du bord postérieur de l'œil; troi- POISSONS. 265 sième ëpine anale forte, presque aussi longue que les rayons mous; ven- trales allonge'es. De couleur rouge, avec des bandes longitudinales un peu plus foncées. Longueur sans la caudale, o"' 280; longueur de la tête, o'"o63; hauteur du corps, o^oGo; longueur des ventrales, o"'o47. Cette espèce, qui est nettement caracte'risée par la longueur des ven- trales, est de Maurice; la description est faite d'après le type. /|. IIOLACANTHUS IGNATIUS, Playfair. (Pi. XXX.) HoLACANTHus IGNATIUS, Playfair, TtieFishes of Seychelles, Proc. Zool. Soc (18G7), p. 859 et pt. XLI. D., xiii, a3; A., III, 10; L. lai., 7.5. Corps élevé', dont la hauteur est contenue deux fois dans la longueur totale; longueur de la tête comprise quatre fois et deux tiers dans la même dimension. Epine préoperculaire lisse, aussi longue que le dia- mètre de l'œil, qui est contenu un peu plus de quatre fois dans la lon- gueur de la tête. Dorsale et anale en pointe, se prolongeant en arrière de la caudale; ventrales dépassant un peu l'origine de l'anale. Ecailles petites. Corps brunâtre, parsemé de petites taches plus foncées, de couleur rougeâtre; des taches d'un bleu pâle, petites et arrondies, sur l'anale; lignes vermiculées à la base de la dorsale molle, arrondies sur le reste de cette nageoire; des bandes bleuâtres, étroites, sur le pédicule de la caudale; de petites taches de la même couleur sur l'anale et la cau- dale; un mince liséré noir à la dorsale; une bande sur les rayons des ven- trales. Longueur totale, o^iGo; longueur de la tête, ©""o/to; hauteur du corps, 0"' o83. Cette espèce, qui vient des Seychelles, est très distincte par sa colo- ration. A Madagascar, chez les Betsimisarakâ, elle porte le nom de Vo- monj'ira, et, chez les Sakalavâ, ceux de Fiamhorokà, L(ifidakà,Fuinakohu. Poissons. 34 luniMLniE ^«Ario^tLt:. 266 MADAGASCAR. 5. HOLACANTHUS DIACAÎNTHUS , Hoddaert. (PI. XXXlll, fig. 3.) CiiOETODON DiACAXTiius, Bodflacrl, Ejjist. ad (îaub. de Chœt. diac. (1772). Choetodon DiAGANTHus, Blocli , Sijslema Iclilliyolo/jùp , liiVil. Schneider (1801), p. 220. lloi.AGANTiius Dux, Lacépèdc, Histoire nalurclle des Poissons, t. IV (1802), p. -iZ'j. HoLACANTHi:s Dcx, Cuvicr ct Vaienciennes, Hist. nat. des Poissons, l. \U\ (i8.3i), [). iS4. lIoLACANTiiis DiAc.ANTiuis, (iiinllier, Cnt. Fishes of the Brilish Muséum, t. II (1860), p. A8. HoLACANTHus DiAGAMHUS, Playl'air et Guntlier, The Fishes of Zanzibar (iSOO), p. 38. HoLACANTiius DiACAMiius, Gûiither, Journ. Mus. Godejfroij, Fische der Siidsee (187/1), p. 5o et pi. XL, fig. A. HoLACANTiiiJs DiACANTims, Day, The Fishes of India (1875), p. clxxxi. HoLACANTiius DIAGANTHUS, Blcekei', Atlus ichlkyologique {iS"]-]), pi. CCCLXVIII, (ig. 5. HoLAGANTiius DIAGANTHUS, Blcokci-, Ilev. Cliélod., Nal. Verh. d. I.ôn. Ahad. (1877), p. i38. HoLACANTiius DIAGANTHUS, kluzingei', Fisch. d. Roth. Meer (i88i), p. 786. /)., XIV, 19; .1., m, Kj; L. lai., 5o. Corps élevé, dont la plus grande hauteur est contenue deux lois et trois quarts dans la longueur totale; longueur de la tête comprise cinq Ibis dans la même dimension. Profil antérieur de la tête fortement incliné, très concave en avant de l'œil. Museau plus long que le diamètre de Toeil. Préorbitaire avec quelques dentelures obtuses; bord inférieur du préopercule épineux; épine du préopercule sillonnée, atteignant presque la l)ase de la i)ectorale et n'ayant que le tiers de la longueur de la tète. Dorsale et anale arrondies; dorsale antérieure s'insérant à peine en ar- rière du bord de l'opercule avec des épines fortes et longues. Caudale arrondie. Ventrales arrivant au niveau de l'anus; pectorales de la même longueur que les ventrales. Corps jaunâtre, avec huit bandes verticales bleues, largement bordées de brun; une bande brune allant de la nuque au bord inférieur de l'œil (ju'elle contourne; des lignes brunes parallèles à la dorsale molle el à lanale. Caudale jaune. Longueur totale, o"' joo; longueur de la tête, o'"u'i3; longueur du museau, o"' o 1 y ; hauteur du corps, o" 070; diamètre de l'œil, o " o 1 j. D'après la iijfure donnée par M. Cûnther, ce poisson est d'un gris ver- POISSONS. 267 dâtre, orné de huit bandes jaunes entourées de brun; l'extrémité du museau est jaune; la partie antérieure de la tête est brunâtre avec quelques grosses taches bleues; une ligne bleue borde le préopercule et se continue sur l'épine; une autre ligne également bleue va de la dorsale au bord inférieur de l'opercule; la partie postérieure de la tète est jaune, ainsi que les ventrales et la caudale; l'anale est rouge, avec des bandes circulaires bleues; la dorsale antérieure est rouge et porte un étroit liséré bleu; la dorsale postérieure, de couleur brunâtre, porte quelques taches bleues. Cette espèce habite la mer des Indes et l'archipel Indien. A Mada- gascar, on la désigne, chez les Betsimisaraka , sous le nom d'Anloma et, chez lesSakalavâ, sous ceux de Fiambondro, Laftdakâ. 6. IIOLA.CANTHUS CAUniBlCOLOR, Liénard. (PI. WIX, lig. G, pl pi. WXIII, fig. 2.) HoLACANTHtis CALDiBicoLOR, Liéuard, Mémoires de la Société dliist. nat. de Maurice (iHUa). HoLACANTHUs CAiDAViTTATLS , Gûnthei, Cut. Fislws of thc British Muséum, t. II(i86o), p. Uh. D., XVI, i(j; A., III, i8; L.lat., liB. Corps allongé, ovalaire, dont la hauteur est comprise deux fois et un quart dans la longueur, sans la caudale; longueur de la tête contenue quatre fois dans la même dimension. Profils supérieur et inférieur de la tète semblables; museau court, ayant la longueur du diamètre de l'œil. Préorbitaire finement denticulé à son bord inférieur; quelques dente- lures au bord inférieur du préopercule; épine préoperculaire non canne- lée, plate, arrivant à la base de la pectorale. Dorsale commençant au niveau de l'attache des ventrales, à épines faibles; dorsale molle et anale en pointe; caudale à lobes très prolongés; ventrales dépassant le niveau de l'anus. Corps d'un rouge verdâtre, de teinte uniforme; une bande noire le long de chaque lobe de la caudale, la bande supérieure s'étendant, en s'atténuant, le long de la base de la dorsale molle. Longueur totale, o'"i53, et longueur sans la caudale, o'" io3; lon- .3'i. 268 MADAGASCAR. gueur de la lète, o'"o99; longueur de la dernière e'piue dorsale, o"oi5; longueur de la troisième e'pine anale, o" o 1 6 ; hauteur du corps, o" o3o. Cette espèce, qui se distingue nettement par les bandes noires de la caudale, n'a e'té signale'e, jusqu'à pre'sent, d'une manière certaine qu'à l'île Maurice. On dit qu'à Madagascar elle porte, chez les Betsimisarakà, le nom de Tovovakà et, chez les Sakalavà, ceux de Mmasofinà, Angihiahxj, Voahô. -j. H0L.\C\NTHIJS REGINE, Lit?nanl. (PI. XXXIV, fig. 3.) HoLACANTHE DE LA Reine, Liénard , Dixième rapport Soc. (thist. nat. de Maurice (iSSg), p. Sy. D., xiii, ûS; A., III, -î-i-, !.. hit., 75. Corps élevé', dont la hauteur est contenue deux fois dans la longueur, sans la caudale; longueur de la tête comprise quatre fois et trois quarts dans la même dimension. Profil supérieur de la tête fortement incliné, convexe jusqu'au niveau de l'œil, puis concave. Museau beaucoup plus long que le diamètre de l'œil. Préorbitaire non dentelé; bord inférieur du préopercule épineux; épine préoperculaire sillonnée, aplatie, dépas- sant un peu le bord postérieur de l'opercule, moins longue que la moitié de la tête. Dorsale à épines très courtes, commençant bien en arrière du niveau du bord de l'opercule et prolongée en pointe. Anale se prolongeant en une pointe qui dépasse la caudale. Caudale arrondie. Ventrales arrivant seulement au niveau de l'anus, qui est loin de l'anale; pectorales falciformes, plus courtes que les ventrales. Longueur totale, o™69o; longueur de la tête, o^oqo; longueur du museau, o™o3o; longueur de la dernière épine dorsale, o'"oi3; lon- gueur de la troisième épine anale, o^oao; hauteur du corps, o'" 900; diamètre de l'œil, o"'o9 8. D'après Liénard, rr cette espèce peut entrer en parallèle, pour la beauté des couleurs, avec l'Holacanthe empereur. Sa tête est d'un gris bleuâtre et sa gorge, jusqu'aux ventrales, d'un gris argenté. Sa prunelle est noire, l'iris d'un jaune doré; la membrane qui l'enveloppe, le limbe du pré- POISSONS. 269 opercule, Te'pine de cette pièce et la membrane branchioslège sont du plus beau bleu de roi. L'aisselle de la pectorale est e'galement bleue, avec quelques petits points de la même couleur. Tout le reste du corps est du jaune le plus brillant, orne' de taches noires métalliques. Les grandes écailles seules portent ces taches noires, les moyennes en portent de brunes. Ces couleurs ont les reflets les plus brillants 57. 8. HOLACANTHUS ALTERNANS , Cuvier et Valenciennes. HoLACAMHus ALTERNANS, Ciivier ct Valencicnnes , Hist. nat. Poiss., t. VII (t83i), p. igS. HoLACANTHUS ALTERNANS, Piayfair et Gûnther, The Fishes of Zanzibar [i8(if>), p. 38. D., XIII, 28; A., m, 20; L. tal., 55. Hauteur comprise un peu plus de deux fois et longueur de la tête quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Profil supérieur de la tête fortement incliné. Museau plus long que le diamètre de l'œil. Pré- orbitaire non dentelé; une ou deux faibles épines au bord inférieur du préopercule; épine préoperculaire lisse, dépassant un peu le bord pos- térieur de l'opercule. Dorsale commençant à peine en avant du bord j)ostérieur de l'opercule et prolongée en pointe, à épines assez fortes. Anale ne se prolongeant pas en pointe; caudale arrondie; ventrales allon- gées, arrivant à la seconde épine anale; pectorales atteignant le niveau de l'anus. Corps brunâtre, parsemé de nombreuses petites taches noires, arron- dies; pédicule caudal, anale et dorsale molle avec des taches plus claires que le fond; une ligne blanchâtre le long du chanfrein; trois lignes verticales de chaque côté de la tête, une derrière la commissure des lèvres, la seconde traversant le bord antérieur de l'orbite et la troisième derrière le bord postérieur de l'œil; une bande allant de la nu([ue à l'opercule; deux autres obliques allant, l'une aux ventrales, 1 autre pas- sant au-devant de l'attache de la pectorale; :: sur chaque coté du corps sept ou huit lignes blanches, verticales, courbées en arc de cercle, à concavité tournée en arrière, alternativement plus larges et plus étroites; quelquefois les plus étroites disparaissent, en sorte que le nombre total 270 MADAGASCAR. est moindre; sur la queue, il y a trois lignes à peu près droites. La caudale en a quelquefois une ou deux, et une rangée de petits traits longitudinaux; d'autres fois, elle n'a que des points 57 (Cuvier et Va- lenciennes). Longueur totale, o'"i8B, et longueur sans la caudale, o"'ioo; lon- gueur de la tête, 0"' 0^9 ; longueur de la dernière épine dorsale, o'"o3i; longueur de la troisième épine anale, o'" 026; hauteur du corps, o'" o()3. Cet Holacantlie est si voisin de VH. semicirculatus de Cuvier et Valen- ciennes qu'il se pourrait que les deux espèces dussent être réunies, ainsi que le supposent MM. Playfair et Gùnther; il serait nécessaire, pour trancher la (piestion, d'examiner des exemplaires en bon état. D'après MM. Playfair et Gûnther, chez les individus âgés, les bandes obliques disparaissent et les taches foncées qui ornent la tête et le corps persistent. Genre PIMELI' PTERIS. Les Piméleptères, que Cuvier et Valenciennes ont placés parmi les Squamipennes, ont été considérés par M. Gùnther comme des Sparoïdes; ils diflerent de tous les autres poissons que l'on comprend sous ce der- nier nom par la présence de dents au palais. Les dents qui garnissent les mâchoires sont composées de deux parties : Tune horizontale, l'autre verticale. Comme chez les Squamipennes, les nageoires verticales por- tent de petites écailles. L'étude des écailles de la ligne latérale fait plutôt classer le genre Piméleptère, ainsi (pie le faisaient Cuvier et Valenciennes, parmi les Squamipennes que [)armi les Sparoïdes. Ces écailles sont fort sem- blables à celles des llolacanthes; leur zone spinifère porte une série de lamelles en saillie, (pii dépassent le bord de l'écaillé qu'elles hérissent; leur bord antérieur est découpé en général par trois lobules, dont le médian est de beaucou|) le plus jjrand; leur tube est long et rétréci à son extrémité postérieure. Les écailles des flancs sont réirécies dans leur partie postérieure [P. Boscn); le bord antérieur, qui est rectiligne, est découpé par cinq à POISSONS. ilï sept festons; des lamelles, semblables à celles des e'cailles de la ligne latérale, occupent la zone spinifère, qui est, en partie, occupe'e par de grosses granulations [G. lahmol). Les Piméleptères sont des poissons des parties chaudes du globe (mer liouge, mer des Indes, archipel Indien, Nouvelle-Guinée, mers de Chine et du Japon, Brésil); une espèce de la mer des Antilles (P. Boscii) se rencontre accidentellement à Madère. l'IMELEPTERLS ALTIPINNOIDES , Guicheuot. (l'I. LIX\ fig. i.) PiMELEPTERUs ALTiPiNNOiDES , Guicliciiot, Noies sur 1(1 lUumoii de Maillard, Ann. G (i865) , p. 7. D., X, 1-2; ,1., [II, 10; L. lat., 58. Hauteur du corps comprise trois fois et longueur de la tète quatre fois et trois quarts dans la longueur totale; largeur de l'espace interoculaire et diamètre de l'œil contenus chacun deux fois et deux tiers dans la lon- gueur de la tète. Dorsale molle et anale élevées, plus hautes que la dorsale épineuse; sixième épine dorsale aussi haute que la distance qui sépare l'extrémité du museau du bord antérieur de l'orbite. Corps jaunâtre, plus foncé vers le dos, avec des lignes longitudinales brunes. Longueur totale, o^a^G; longueur de la tète, o'"oGo; hauteur du corps, o"' 100; largeur de l'espace interorbitaire, o"'o3/i; diamètre de l'œil, ()"' 1 G. Cette es[)èce n'a encore été trouvée qu'à la Réunion; elle se distingue du Pimc'leplère à liaules nageoires, dont elle est voisine, rrpar sa forme un peu plus allongée, par le profil de la tête qui est moins convexe, par son front moins bombé entre les yeux, qui sont plus grands; il a, en outre, les écailles plus grandes à proportion et la caudale plus étroite 57. Genre PLATAX. Les Platax sont des poissons au corps élevé et comprimé, à la na- geoire épineuse comme cachée dans la dorsale molle, aux dents de la 272 MADAGASCAR. rangée extérieure tninclianLes, dont la spécification est loin d'être facile; ainsi que Bleeker l'a en effet établi, la forme et les proportions du corps, des nageoires et de la tète, ainsi (pie la coloration, varient beaucoup avec làge, de sorte que le nombre des espèces établies par les auteurs doit être singulièrement réduit. Abstraction faite du Plalax occllatus, qui , |)our lui , est un Parachœtodon , et du Plalax (ï) scalaris, qui est un Ptcrophyllum, Bleeker réduit les douze espèces admises ])ar Cuvier et Valenciennes à trois seulement : les Plalax leira, PL respciiilio et PL balaviensis; plus tard, il en a établi deux nou- velles : les Plalax pinnalus et PL melanosoma. D'après lui, les meilleurs caractères se trouvent dans la forme du profil fronto-ventral, la formule des écailles du tronc, la présence ou l'absence de dents voméro-pala- tines, le nombre des épines dorsales et des rayons de la dorsale et de lanale. Mettant à part les Platax melanosoma et PL pinnalus dont nous ne connaissons (pi'un seul exemplaire, nous admettons cinq espèces dans le genre Platax, ainsi que nous le disons ci-dessous, d'après l'étude des types décrits par Cuvier et Valenciennes et l'examen des nombreux indi- vidus que possède le Musée. 1. PLATAX VESPERTILIO, Bloch. Choetodo.\ vespektilio, Biocl), Atlas ichthyologiquc (1785), pi. CXCIX, fig. 2. Platax vespertilio, Cuvier, Le Bègne animal, t. II (1899), p. 198. Platax Ehrenberoii, Pl. Blochii et Pl. guttulatus, Cuvier et Valenciennes, Histoire na- turelle des Poissons, t. VU (i83i), p. 921 , 229 et 227. Platax vespertilio', Gûnther, Catul. Fishes of thc British Muséum, t. I (iSSg), p. /189. Platax vespertilio, Day, The Fishes of India (1875), pl. LI, A, fig. 5. Platax orbicularis ', Giinther, Joum. Mus. Godvffroy, Fische Sûdsee (1876), p. lio. Platax vespertilio, Bleeker, Bev. Chélodont., Nat. Verh. d. hou. Akad. (1877), p. 160. Platax vespertilio, Bleeker, i(/rt« ichtii. (1877-1878), t. VIII, pl. CCCLXXX,fig. 2 et 3. D., v, dh a 35; A., ni, aS à 36; L. lut., Co à 05. Depuis les recherches de Bleeker, on connaît la variabilité des Platax suivant l'Age et, sans doute aussi, suivant le sexe. La forme et la lon- ' Non comjiiis le Platax Gaimardi, qui figure dans la synonymie. POISSONS. 273 gueur des nageoires, qui avaient paru à Cuvier et Valenciennes pou- voir donner de bons caractères spécifiques, sont sujettes à des variations suivant la taille des individus étudiés, et Ion peut dire que les nageoires sont d'autant plus longues que les individus sont plus jeunes. La colora- tion varie également, non seulement suivant l'âge, mais encore avec les individus; les couleurs sont d'ailleurs trop rarement conservées pour que les caractères tirés de la coloration puissent être de quelque utilité dans la description des espèces. Les variations n'ont lieu cependant que dans de certaines limites, de sorte qu'avec une série suffisante d'individus d'âges diflérents, il devient assez facile de suivre les modifications que subissent les espèces; c'est ainsi, par exemple, que les Platax du groupe du PI. Icira ont toujours, à âge égal, les nageoires bien plus longues que celles du groupe du PI. vespeiiilio. Sous le nom de Bandoulière à larges nageoires, Bloch décrit une espèce dont le corps est aussi large que long, qui est grise sur le dos et blan- châtre sous le ventre, qui a les nageoires grises, à l'exception de celles du dos et de l'anale dont la partie qui est couverte d'écaillés est jaunâtre; son dessin montre, en outre, une petite bande noire au pédicule de la cau- dale. Cette espèce, comme le pensaient Cuvier et Valenciennes, doit être assimilée à leur Platax Blochii. Ces Platax, dès qu'ils atteignent la taille de o'" i3, revêtent la livrée des adultes (o'"3i). La hauteur du corps, prise depuis l'origine de la dorsale jusqu'à la première épine anale, est un peu moindre que la distance qui sépare l'extrémité du museau de l'origine de la caudale. Le museau est obtus, non proéminent, un peu plus long que le diamètre de l'œil. La ligne dorso-rostrale présente un léger bombement entre l'origine de la dorsale et le niveau de l'œil, ce bombement étant d'autant plus marqué que lanimal est plus âgé. Chez les jeunes ayant une taille de o"' i3, l'espace interoculaire est égal au diamètre de l'œil; chez les indi- vidus très âgés (ayant o'" 3 i), il est bombé et deux fois aussi large que le diamètre de fœil. La longueur de la pectorale est comprise cinq fois dans la longueur totale du corps chez les individus d'âge moyen, six fois chez les individus adultes, chez lesquels la hauteur maximum de la dorsale Poissons. oô ■.lE ^AT10SALE. 27i MADAGASCAR. est contenue deux fois dans la hauteur du corps au point correspondant, une lois et (rois quarts chez les autres. Chez les adultes, les ventrales ne s'e'tendent que jusqu'à l'origine de l'anale; chez les autres, elles se pro- longent jusqu'au niveau du troisième ou du quatrième rayon de l'anale. Les uns et les autres ont la bande oculaire noirâtre, piquete'e de noir; aucun des exemplaires que nous avons examinés ne nous a montré la hande noire que Bloch figure au pédicule de la caudale. Le type du Plalax Blochii de Guvier et Valenciennes a été rapporté de l'ile de France par Quoy et Gaimard; ses dimensions sont les sui- vantes : longueur totale, o™ 187; longueur de la tête, o'^oBy; longueur de la caudale, o°'o38; longueur du museau, ©""ci fi; longueur de la pec- (orale, o"'o3o; longueur des ventrales, o"'o6o; dislance de la dorsale à l'extrémité du museau, 0^090; hauteur maximum du corps, o'"i23; hauteur maximum de la dorsale, o'"o65; diamètre de l'œil, o™oi3. Un individu adulte, qui a été rapporté de Malabar [>ar Dussumier, nous a donné les dimensions suivantes : longueur totale, o'"3i7; lon- gueur de la l('te, o"'o7o; longueur de la caudale, o'"o93; longueur du museau, o™o27; longueur'de la pectorale, o'"o55; longueur des ven- trales, 0™ 1 08; distance de la dorsale à l'extrémité du museau, 0"' 170; hauteur maximum du corps, o" -233; diamètre de l'œil, o"' 02 3. Chez les jeunes mesurant o"oc)5, la hauteur du corps, prise de 1 ori- gine de la dorsale à l'anale, est plus grande que la longueur du cor|)s, sans la caudale; ce sont des animaux de cette taille qui ont servi à la des- cription de l'espèce, telle qu'elle a été donnée par M. A. Giinlher. Bleeker a compris l'espèce de la même manière que le savant anglais; le iMusée de Paris possède, en effet, des Platax étiquetés Plalax Blochii par Bleeker et répondant en tout point à la diagnose de M. Gûnther; ils proviennent d'Amboine. Chez ces Plalax, la hauteur du corps, prise depuis l'origine de la dorsale jus(ju"à la première épine anale, est plus grande que la longueur prise de l'extrémité du museau à l'origine de la caudale. Le museau est obtus, à peine plus long que le diamètre de lœil. La ligne rostro- dorsale présente un léger bombement entre la dorsale et le niveau de POISSONS. 275 l'œil. L'espace interoculaire est égal au diamètre de l'orbite. La lon- gueur de la pectorale est contenue près de quatre fois et demie dans la longueur totale du corps. La dorsale est aussi haute que le corps au point correspondant, les premiers rayons étant allongés comme on lob- serve chez le Plalax teira. L'anale elle-même est très prolongée, et ses premiers rayons dépassent le corps. Les ventrales se prolongent en pointe jusque vers le milieu de l'anale. Les dimensions que nous avons prises sur un exemplaire envoyé de Nias par Bleeker sont : longueur totale, o'^ioy; longueur de la tète, 0"" 028; longueur du museau, o°'oi 1; longueur de la caudale, 0" 029; distance de la dorsale au bout du museau, o" 068; hauteur de la dorsale à l'anale, o^ogB; hauteur maximum delà dorsale, o^oS/i; diamètre de l'œil, o™oio; longueur de la pectorale, o'"o2 6; longueur des ven- trales, 0'" o53. Ce sont des individus encore un peu plus jeunes que Cuvier et Va- lenciennes ont décrits sous le nom de Platax Ehrenbergu. Nous avons sous les yeux le type même de l'espèce, l'exemplaire rapporté de Massaouah par Ehrenberg, et, à part quelques faibles diflerences dues à lâge, il ne peut être séparé du PI. vcspertilio. Nous avons déjà indiqué que plus les individus étaient jeunes, plus le corps était relativement élevé, plus les ventrales, l'anale et la dorsale étaient prolongées, plus l'espace inter- oculaire était large et moins la saillie de la ligne rostro-dorsale était apparente: or, chez le PL Ehrenbergn, la saillie de la ligne rostro-dorsale étant à peu près nulle, cette ligne semble plus abrupte et le museau un peu plus prolongé; la dorsale est aussi haute que le corps au point correspondant; les ventrales s'étendent jusqu'au tiers postérieur de l'anale. Suivant Cuvier et Valenciennes, ces individus rrsont d'un argenté teinté de noirâtre, et l'on n'y voit que la bande oculaire et la bande pectorale; il y a une bande étroite sur la base de la caudale. La dor- sale, l'anale et les ventrales sont plus argentées que dans les espèces dé- crites plus bas {PL Rai/nauldi, PL Gamanli); les ventrales et les pecto- rales sont même dans le frai dun jaune verdàtre, comme la caudale 75. 35. ■2liy MADAGASCAR. Les dimensions sont : longueur totale, o"'o()5; longueur de la tète, o^oat); longueur du museau, o'"oii; longueur de la pectorale, o^oa'i; longueur des ventrales, o"'o5o; longueur de la caudale, o'"oâ5; distance de la dorsale au bout du museau, o"'o6o; hauteur de la dorsale à Tanale, o'"o8o; hauteur maximum de la dorsale, o'" o85; diamètre de l'œil , o'" o i i . Cuvier et Valenciennes indiquent enfin, à propos du PL Ehrenbet'irii , «un individu envoyé de l'île de France par M. Mathieu, dont les couleurs sont les mêmes, mais qui a le corps plus haut à proportion de sa lon- gueur et pour nombres D., G/35; A., 3/2G. C'est peut-être encore une espèce particulière 75. Chez cet exemplaire, la hauteur du corps égale la longueur totale; tous les caractères sont d'ailleurs ceux de l'exemplaire typique de Mas- saouah, et la plus grande hauteur de l'individu s'explique par sa faible taille (o^oyb). L'exemplaire indiqué dans XHistoiro des Poissotm comme provenant de l'ancienne collection (rrLe Cabinet du Roi possède d'ancienne date un petit individu fori décoloré, qui paraît dilTérer de cette espèce par ses formes, et où nous comptons D., 5/38; A., S/ay;) nous conduit à l'es- pèce indiquée sous le nom de Plalax gntlulalus el décrite par Cuvier et Va- lenciennes dans les termes suivants : «Nous avons reçu de l'île de France, par M. Mathieu, un petit Platax dont les formes et les nombres sont à j)eu près comme dans notre première espèce le Platax Gaimardi (D., 5/3 G; A., 3/26), mais (jui paraît d'un gris rougeâtre, semé de petites lâches inégales, irrégulières et placées sans ordre, dun blanc de perle, bordées chacune d'un petit liséré plus brun que le fond. La bande oculaire est brune et les extrémités des nageoires d'un brun noirâtre; à la base de la caudale, il y a aussi une bande brune. Notre individu n"a que deux pouces de long sur trois et demi de haut, de la pointe de sa dorsale à celle de son anale. Hup[)('ll en représente un très semblable, mais brun, avec la bande oculaire noire, beaucoup de gouttes blanches el la caudale aussi blanche." L'individu typique, entièrement semblable par la forme et les j)roportions du corps aux jeunes PI. Ehirnbprgli qn\, avons-nous POISSONS. 277 dit, ne sont que de jeunes PI. vespeiiUio, doit dès lors être rapporté à cette dernière espèce. Quant à la coloration chez un exemplaire aussi jeune que celui que Cuvier et Valenciennes ont pu e'tudier, elle ne peut re'ellement servir à caractériser une espèce. Telle est l'opinion de MM. Gûnther et Bleeker, qui réunissent en une même espèce, sous le nom de Platax vesprrtilio, les Plalax Blochii, P. Ehrenhcrgii et P. gullidalus; quant au PI. Gannardl que M. Gûnther met en synonymie avec le PL respcrlilio, nous verrons qu'il ne peut s y rap- porter. La longueur de l'individu figuré dans VHistoire des Poissons est de o"'o/i5. 2. PL\TA\ AIITIIRITICUS, Bell. Choetodon MiTiiRiTicLS, Bell, Pliilosophical Transactions (179.3), p. 8 et pi. VI. Platax artiiuiticus, Cuvier et Valenciennes, //wf. nat. des Poissons, l. Vit (i83i), p. 229. Platax artmriticus', Guuthor, Cotai. Fislws of tlw British Muséum, t. Il (1860), p. A91. D., vil, ag h 01; A., m, aa à 3.3. Dans les Transactions philosophupics de l'année lygS, William Bell a fait connaître sous le nom de Chœlodon arthritioiis un poisson prove- nant de Sumatra, où il est désigné sous le nom de Ikan-bonna. Cette es- pèce appartient bien au genre Platax, comme l'ont reconnu Cuvier et Va- lenciennes. Leur type du Plafax arlhrhicus est un exemplaire long de o'"34o, et par conséquent adulte. A cet âge, la forme du corps est très sem- blable à celle des Platax vespcrtih'o de même grandeur. L'espèce se re- connaît d'ailleurs au bombement plus prononcé que présente la courbe du front et à l'absence de la bande brune oculaire; en outre, les na- geoires dorsale et anale sont bien plus arrondies, les premiers rayons étant plus courts que les rayons médians et non pas plus longs; comme le remarquent Cuvier et Valenciennes, les aiguillons sont entièrement cachés dans le bord antérieur de la nageoire, sans même laisser voir leur pointe au dehors. Dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux, le museau est obtus ' Non compris le PhiUi.r hulavicnsis , qui figure dnus l;i synonymie. 278 MADAGASCAR. ft plus long- que le diamètre de l'œil. L'espace inleroculaire, fortement convexe, est deux fois plus large que l'œil. Les ventrales sont courtes et ne s'étendent que jusqu'à la seconde e'pine anale. Nous avons de'jà dit que la plus grande hauteur de l'anale et de la dorsale se trouvait au mi- lieu de la longueur de ces nageoires. La hauteur du corps est égale à sa longueur, caudale non comprise. Longueur totale, o"'3/j5; longueur de la tête, o'" 087; longueur du museau, o'" o3y; longueur de la pectorale, o'"o65; longueur des ven- trales, 0"' 1 n^; longueur de la caudale, 0™ io3; distance de la dorsale au boni du museau, o"'90o; hauteur de la dorsale à lanale, o"'2^7: diamètre de l'œil, o"'o23. Le Platax ariliriticus est, suivant M. A. Gûnther, l'âge très adulte d'une autre espèce, le PI. batavionsis. Cette réunion des deux es[)èces est pro- bable, tous les exemplaires rapportés au PI. balaviensis dans les collec- tions n'étant pas adultes. Nous ferons toutefois remarquer que la forme des nageoires verticales est très difierente dans les deux espèces; à me- sure que l'animal devient plus adulte, ses nageoires sont de moins en moins allongées, tout en conservant toutefois leur forme générale. Chez le Plalax Blochil, par exemple, les premiers ravons sont toujours les plus longs, même chez les animaux les plus âgés, et l'on île voit ja- mais ces rayons se raccourcir de façon que la nageoire prenne une forme arrondie. Pour le moment, il nous semble utile de maintenir provisoire- ment la distinction entre les Plalax baiaviensis et PL arlhriticm, ainsi qu entre cette dernière espèce et le PI. leira. 3. PLATAX BATAVIENSIS, Cuvior et Valencieiines. Pl\tax bataviensis cl Pl. plnctulatus, Cuvier et Valenciennes, Histoire naUirrlIe des Au.s- soiis, t. VU (1 83 1), p. 298 et Q2 5, pl. CI.XXXVI (jeune). Platax bataviensis, Bleeker, Verh. Datar. Geitootsch. (i8i;)), pl. \XIII. Platax bataviexsis, Bleeker, Rev. (JlR'todimt., i\«(. \er. tl. kon. Akad. (1877), p. i(J5. Platax bataviknsis, Bleeker, A(/fw ic/i;/i(/o/og'!(/Me(i877-i878),pl.CCCLXXXI, fig. leta. D., VII. sg h 3i; A., m. -n à a3. Voisin du Plalax rapporté au Pl. Icini de 13loch par Cuvier et Valen- POISSONS. 279 ciennes, le Platax hataviensis s'en distingue, à taille égale, par les ventrales qui sont toujours moins prolonge'es; le museau est e'galement plus allongé; quoi qu'en disent Cuvier et Valenciennes, le renflement à la crête du crâne est, chez les animaux d'âge moyen, tout aussi marqué que chez le PL LeschcnauUi. Le type décrit dans ÏHisloire des Poissotis a été rapporté de Batavia par Reynaud; sa longueur totale est de o™ 17 5. La hauteur est presque égale à la longueur du corps, caudale non comprise. La ligne rostrale, d'abord un peu concave, se renfle et s'arrondit, pour s'excaver de nouveau un peu au-dessus de l'œil. Le museau, relativement allongé, est plus long que le diamètre de l'œil. L'espace interoculaire est plus large que l'orbite. Les premiers rayons de la dorsale sont aussi hauts que le corps au point correspondant et ils se prolongent, ainsi que ceux de l'anale, jusqu'au niveau de l'extrémité de la caudale. Les ventrales atteignent le tiers anté- rieur de la longueur de l'anale. Longueur totale, 0"' lyB; longueur de la tête, o"' o/i3; longueur du museau, o™ 090; longueur de la pectorale, o'"o38; longueur des ven- trales, o"'o67; longueur de la caudale, o'"o56; hauteur de la dorsale, o"" 1 1 5 ; dislance de la dorsale au bout du museau, o™ 1 00; hauteur de la dorsale à l'anale, 0'" 1 fî8 ; diamètre de l'œil, 0" 1 7. Bleeker a adressé au Musée de Paris des exemplaires plus jeunes pro- venant de Batavia. Chez ceux-ci, le corps est un peu plus haut que long (la caudale non comprise). L'anale et la dorsale ont leurs premiers rayons très allongés; les ventrales sont longues et arrivent presque au niveau de la terminaison de la caudale. Le Platax punclulalus nous semble devoir être rapporté au PL hata- viensis dont il ne difl'ère réellement que par la coloration; ce Platax se- rait au Platax de Batavia ce que le PL guttulatus est au PL vespeiiilio. Les Platax rapportés de Timor par Pérou, au nombre de deux, sont de très petite taille, o'"o35. La hauteur du corps est un peu moindre que sa longueur, sans la caudale. La dorsale et l'anale ont leurs pre- miers rayons très allongés; les ventrales sont longues et arrivent au ni- veau de l'extrémité de la caudale. Les dimensions prises sur cette espèce 280 MADAGASCAR. sonL : loiiPiiciir totale, o'"o35: longueur de la lêtc, o"'oo(); longueur (lu iiiusoau, o'"oo3; longueur de la pectorale, o"'oio; longueur des \onlrales, o"'oâ5; longueur de la dorsale, o'"o37; longueur de la cau- dale, 0°' 1 o; distance de la dorsale au bout du museau, o"'oi 'i ; hauteur (de la dorsale à la caudale), o'"o9o; diamètre de Tceil, o™ oo^. 6. l'LATAX teuia', Forskal. Choetodon TE]i{k,Fors]ia\, Desciiptiones Animalium, Aviumialc. (1775), p. (jo et pi. XXII. CtioETODON TEiiiA, Blocli, Atlcis ichlhijoloifiqiK; (i78.'j), pi. CXCIX, fifj. 1. Platax Gaimaiidi, Cuvicr cl Valencieiines, Ilist. nat. des Poissons, t. VII (uS3i), p. 216. Platax teira, Gûniher, Catalogue of the Fishes of the Brit. Muséum, 1. II (18G0), p. /19Q. Platax teira (pi'o parle), Bleeker. Rev. Ciiétod., Nal. Ver. d. km. Akad. (1877), p. 167. Platax teira, Bleeker, Atlas ichtliyologique (1877-1878), pi. CCCLXXXII, fijj. 1. D. , V, 3i à 3.'i; /l.j III, a'i îi ad. Sous le nom de Chwlodon Icira, Forskal et, après lui, Bloch ont li- gure' une espèce qui rrse reconnaît à ses trois bandes noires et aux na- geoires du dos et de l'anus qui sont extrêmement longues. Le corps, très mince, est aussi large que long et en pente sur le devant^??. Ce dernier caractère, qui est parfaitement repre'senté sur la figure de Bloch, peut servir, ainsi que la grande hauteur du corps, à faire reconnaître l'espèce, qui se distingue, d'ailleurs, des exemplaires du même âge du Plalax vesperlilio par le grand allongement des nageoires. Cuvicr el Valenciennes ont me'connu l'espèce de Bloch et catalogue' sous le nom de Plalax leiva une espèce, très voisine il est vrai, mais dis- tincte cependant par la moindre hauteur du corjis (chez des animaux de même taille, bien entendu) et surtout par le profil différent de la ligne rostro-dorsale qui n'est pas aussi abruplemont inclinée que dans le type de Bloch. D'autre pari, rexemplaire rapporic de la Nouvelle-Guinée par Quo\ et Caimard, el catalogué par Cuvicr et Valenciennes sous le nom de Plalax 1 Les jioi.ssonsdécrils .sous re nom par Cuvier elValencieniicscl par GiintlRT (./o»/7i. .1/iw. GodcJJinij, p. 1/11) a|i]iaiiieiiiu'iil à nue autre espèce. — - Discours. I. \l. p. ',7. POISSONS. 281 Gaimarài, répond en tout point au véritable PL teira de Bioch et de Forskal. Cet exemplaire, cr conservé depuis longtemps au Cabinet du Roi, a sur un fond gris argenté quatre bandes verticales plus obscures; la pre- mière, qui est la bande oculaire, descend du vertex à la poitrine en em- brassant l'œil; la seconde vient de la nuque et passe derrière les pecto- rales; la troisième va du milieu de la dorsale à l'anale; la quatrième couvre une partie plus ou moins large de la queue. La dorsale, l'anale et les ventrales sont en grande partie teintes de noirâtre n. Quant à l'exemplaire provenant de la Nouvelle-Guinée, rrles bandes sont distri- buées absolument de même, mais d'un brun noirâtre, et leurs intervalles sont d'un argenté un peu bleuâlre; la caudale est d'un jaune pâle; la pointe de la dorsale s'allonge davantage à proportion ti. D'après la figure de Cloch, il existe une bande oculaire; une seconde bande part de la pointe de la dorsale et, longeant la base de la pectorale, vient se perdre, en s'amincissant, à la base de la ventrale; une autre, large et noirâtre, occupe toute la partie postérieure du corps, à part la caudale qui est de couleur claire. Or Cuvier et Valenciennes font remarquer que Blocb a enluminé son espèce "d'une façon tranchée, en noir foncé et en blanc, ce qui n'est point conforme à la vérité 15. Les individus qu'ils regardent comme devant se rapporter à l'espèce de Blocb ont r:lc fond argenté, avec une bande oculaire: une bande pectorale qui remonte le long du bord antérieur de la dorsale et une large bande postérieure qui s'étend sur la queue et sur la moitié postérieure de la dorsale et de l'anale; toutes ces bandes sont brunes et bien prononcées 55. M. Gûnther nous ap[)rend de son côté que dans le Plalax teira cries ventrales sont noires; que, dans l'âge moyen, on remarque trois bandes verticales noires, l'une au travers de l'œil, la seconde se prolongeant jusqu'au ventre, en passant derrière l'ouverture branchiale, et la troisième s'étendant de la dorsale à l'anale; ces bandes disparaissent avec l'âge 71. L'exemplaire typique du PI. Gaimardl ne diffère en réalité, dans su coloration, du PL teira, tel que la bien compris M. Gûnther, que par un intervalle de couleur plus claire séparant la bande qui s'étend de la dorsale à l'anale en recouvrant plus ou moins le pédicule caudal. Ce ca- Poissons. 36 lupniucniE ^ATIO^AI.r. 282 MADAGASCAR. ractère est trop peu important pour être re'ellement spe'cifique, et comme d'ailleurs le PL Gaimardi répond en tout point à la fijjure de Bloch, il nous semble convenable de rapporter à l'espèce de cet auteur le Platax décrit par Cuvier et Valenciennes. Cette espèce est fondée sur l'examen d'un individu jeune encore. La bauteiir du corps est aussi grande que la longueur totale du corps, cau- dale comprise. La ligne rostro-dorsale est fortement et abruptement in- clinée. Le museau, très obtus, est plus court que le diamètre de l'œil: l'espace interoculaire a la même largeur que l'œil. La dorsale et l'anale, très prolongées, s'étendent loin derrière le corps; les ventrales dépassent la caudale. Les dimensions sont : longueur totale, o"'o87; hauteur du corps, o"'o8o; longueur de la tète, o^oaB; longueur du museau, o^'ooy; longueur de la pectorale, o^oao; longueur des ventrales, o^ogo: lon- gueur de la caudale, o^oBo; hauteur maximum de la dorsale, o" i3o; distance de la dorsale au bout du museau, o'"oâ3; diamètre de lœil, o"'oo9. a. PLATAX LESCHENAULTl, (luvier l't Valenciennes. Platax Leschenaulti, CuvieietValeuciuunes, Hist. nat. des Poissons, t. VII (i83i), p. aaS. Platax Raynaldi, Cuvier et Valenciennes, Hist. nat. des Poissons , I. Vil (i83i), p. âig. Platax teira ', Cuvier et Valenciennes, Hist. nat. des Poissons, t. VII (i83i), p. 226. Platax teira (pro parle), Giinther, Journ. Mus. Godeffroij, Fisclie Sûdsee (187G), p. 1 ii. D., V, 3o à 3-2 : .1. . in. a 9 h a'i. En décrivant dans les pages précédentes le Platax teira, nous axons fait remarquer que l'espèce inscrite sous ce nom par Cuvier et Valen- ciennes ne nous semblait point pouvoir être rapportée à l'espèce de Bloch; d'un autre côté, ainsi que nous lindiquons, le /'/. Lesclienaulti n est que l'âge adulte du PL teira, tel qu'il a été compris par les illustres au- teurs de ï Histoire des Poissons; le PL Icira de Cuvier et Valenciennes doit, dès lors, prendre le nom de PL Lesclienaulti (Cuv. et Val.). ' Le poisson décrit sous ce nom ])ar Cuvier cl Valenciennes est différent de celui qui est ainsi désigné par Forskal, Bloch cl (iûnther {pro parte). POISSONS. 283 Le type de cette dernière espèce est un individu long de o^aao, qui a été rapporté de la Nouvelle-Guinée par Quoy et Gaimard. La hauteur du corps est un peu plus grande que la longueur, caudale non comprise. Le museau est obtus, non proéminent, plus long que le diamètre de l'œil. Le bord antérieur de la crèle du crâne est renflé et arrondi dans toute sa longueur. Bien loin de descendre presque verticale- ment, comme chez le Platax teira type, la ligne du profil dorso-rostral est sinueuse; d'abord excavée, elle se bombe pour venir se terminer par une courbe brusque au bout du museau. Les nageoires verticales se pro- longent en pointes qui dépassent un peu l'extrémité de la caudale; les pre- miers rayons de ces nageoires sont dès lors les plus longs. Les ventrales arrivent au milieu de la longueur de lanale. Suivant Cuvier et Valen- ciennes, cria couleur est un argenté bleuâtre, teint de brun sui' les na- geoires verticales et sur les ventrales. La bande oculaire est brune. Il y a un bord noirâtre à la caudales. Longueur totale, o°'2'2o; hauteur du corps, o™ 177; longueur de la tête, o'"o57; longueur du museau, o"'09i; longueur de la pecto- rale, o'"o/i3; longueur des ventrales, 0" 1 1 3 ; longueur de la caudale, o" 060; hauteur maximum de la dorsale, o"" 170; distance de la dor- sale au bout du museau, o'"i2^; diamètre de l'œil. o'"oi6. Le Platax Raynakli est tout à fait semblable au PL Leschenaulli, à l'exception de quelques légères dilTérences dues à l'âge. Le type de 1 es- pèce, d'une longueur de o™i35, provient de la côte occidentale de Ceylan. La hauteur du corps est un peu plus grande (pie la longueur, caudale non comprise. La ligne dorso-rostrale a le même profil que dans l'autre espèce. La longueur du museau, par suite de la dilTérence d'âge, est presque égale au diamètre de l'œil. Les nageoires verticales se pro- longent en pointe assez loin derrière la caudale; lanale est un peu plus courte que la dorsale, caractère qui peut être accidentel et qui n'a rien de spécifique. Les ventrales, comme dans toutes les autres espèces, du reste, sont plus longues que chez l'adulte et arrivent au bord postérieur de l'anale. D'après Cuvier et Valenciennes, ce poisson rr paraît d'un argenlé vio- 30. 284 MADAGASCAR. lâtre; la baiule oculaire et la bande pectorale s'y voient, quoique un peu effacées; la large bande postérieure y est presque insensible; lu dorsale, l'anale et les ventrales sont teintes de noirâtre; la caudale semble avoir été grise?'. Les dimensions prises sur le type sont : longueur totale, o"" i 35 ; hau- teur du corps, o^io/t; longueur de la tète, o"'o3G; longueur du mu- seau, o"'oi3; longueur de la pectorale, o'"o2 6; longueur des ven- trales, o"'ot)3; longueur de la caudale, o^oSy; hauteur maximum de la dorsale, o" 122; distance de la dorsale au bout du museau, o"'o78; diamètre de l'œil, o'"oi2. L'exemplaire type du Platax Icira de Guvier et Valenciennes est celui que Dussumiera rapporté de la côte de Malabar; or, sur cet exemplaire, la ligne dorso-rostrale est semblable à celle des PL LeschenaaUi elPI. Roj)- naldi. La seule différence entre le PL teira des auteurs de VHistoirr des Poissons et le PL Rmjnaldi est la longueur des ventrales et la hauteur du corps un peu plus grandes dans la première espèce; ces deux caractères sont si peu accentués qu'ils ne peuvent être regardés comme spécifiques. Les dimensions prises sur le type sont : longueur totale, o'" 1 38 ; hau- teur du corps, 0™ 108; longueur de la tète, o"'o3r); longueur du mu- seau, o"'oi 1 ; longueur de la pectorale, 0™ 029; longueur des ventrales, o"" 100: longueur de la caudale, o'"o38; hauteur maximum de la dor- sale, o"'ib5; distance de la dorsale au bout du museau, o"'o78; dia- mètre de l'œil, o™o 1 1 . Genre PEMPHERIS. Tandis que Guvier et Valenciennes placent les Pemphéris parmi les Squamipennes, M. Giintlier les rattache à la famille des Gorangidées; comme Bleeker, nous pensons qu'ils forment une famille ou mieux une tribu reliant les Squamipennes aux Carangidées. Les Pemphéris halutent les parties chaudes de l'océan Indien, l'Inde archipélagique, les mers de Ghine et du Japon; une espèce a été trouvée à Acapulco, au Mexique. Ge sont des poissons tous fort semblables les uns aux autres; les espèces, qui sont peu nombreuses d'ailleurs, se dis- POISSONS. 285 tinguenl par la dentition, la longueur relative de la mâchoire supe'rieure et la coloration des nageoires. Les e'cailles de la ligne late'rale sont de petite taille ' et à peu près ar- rondies; elles sont cependant un peu allongées chez le P. otaitensis; le tube est plus court chez les P. molucca et P. mangula que chez les autres espèces. 1. PEMPIIERIS MANGULA-, Cuvier et Valenciennes. Pempheris mangula, Cuvier et Valenciennes, Hist. nal. des Poiss., t. VII (i83i), p. 3o4. Pempheris nesogallica, Cuvier et Valenciennes, /y/s(. «rti. (/f« Pows., t. VII (i83i), p. 938. Pempheris MALABARiCA, Cuvier et Valenciennes, //('«(.«w, t. X(i 83 5), p. 102. Tkitmis SIGANUS, Gùiilhcr, Cal. nf the Fishes of tlie British Muséum. I. III (iiSfii), |). 322. La hauteur du corps est contenue trois fois et un tiers et la longueur de la tête près de cinq fois dans la longueur totale. Les rides du front et de lopercule sont peu visibles. Le diamètre de l'œil, qui est plus petit que la longueur du museau, est contenu trois fois et demie dans la lon- gueur (le la tète; le bord ante'rieur de lorbite n'est pas dentelé. La bouche est petite et le maxillaire ne s'étend pas jusqu'au niveau de l'œil; il y a vingt-huit dents à chaque mâchoire. Le bord descendant du pré- opercule est faiblement échancré, l'angle étant saillant et arrondi. Les épines de la dorsale et de l'anale sont assez faibles; la cinquième épine dorsale est aussi longue que l'espace qui sépare l'extrémité du museau du centre de l'œil. La caudale est échancrée. Longueur totale, o" i85; longueur de la tête, 0'" 060; diamètre de l'œil, o'" 01 3. 2 . TEUTHIS ABH0RTAM , Cuvier et Valenciennes. (PI. XXXV, %. 7.) Amphagantiius ABiiORTAM, Ciivicf cl \ alenciemies , //('«(oîVc des Poissons, t. X(i83o), p. ii5. La hauteur du corps est contenue trois fois et la longueur de la tête cinq fois dans la longueur totale. La ligne du front, qui est un peu bombée jusqu'au niveau du bord antérieur de l'œil, s'incline assez for- tement à partir de ce point. Les rides du front et de l'opercule sont presque effacées. Le diamètre de l'œil, qui est égal à la longueur du museau, est contenu deux fois et deux tiers dans la longueur de la tête; le bord antérieur de l'orbite est assez fortement dentelé. La bouche est assez fendue et le maxillaire s'étend presque jusqu'au niveau du l)ord antérieur de l'orbite; il y a vingt-six dents à chaque mâchoire. Le bord descendant du préopercule est échancré, l'angle étant saillant et aiiondi. Les épines de la dorsale et de l'anale sont faibles; la quatrièiue épine dorsale est aussi longue que l'espace qui sépare l'extrémité du museau du tiers antérieur de l'œil; les épines anales ont la même longueur que les épines dorsales. La caudale est coupée en forme de croissant. POISSONS. 289 Le corps est olivâtre, rembruni le long du dos, avec quelques taches nuageuses un peu plus claires; les nageoires sont transparentes. Longueur totale, o^aoo; hauteur du corps, o"' o65; longueur de la tête, o^o^o; longueur de la quatrième épine dorsale, o" 018; diamètre de l'œil, o™ 02/1. Ce poisson porte, chez les Sakalava, le nom de Movomasakâ. 3. TEUTHIS SUTOR, Cuvier et Valenciennes. Amphacaisthus SUTOR, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. X (i835), p. i48. Hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts, longueur de la tête cinq fois et demie et distance entre l'origine de la dorsale et l'extré- mité' du museau quatre fois et demie dans la longueur totale. Pectorale aussi longue que la distance qui sépare l'extrémité du museau du bord postérieur de l'œil ; cinquième épine dorsale aussi longue que l'espace qui sépare l'extrémité du museau du centre de l'œil; caudale échancrée, ven- trales restant loin de l'anale. Espace interoculaire aussi large que le dia- mètre de l'œil, qui est un peu moindre que la longueur du museau; bord antérieur de l'œil peu saillant, présentant quelques pointes à peine marquées à sa partie supérieure. Brunâtre, avec de très petits points blancs qui, sur le poisson frais, sont d un bleu terne, d'après Dussumier; nageoires verdâtres. Longueur totale, o"" 2^0; hauteur du corps, o'"o8o: longueur de la tète, o™ o4o. FAMILLE DES SCORPyEîNIDÉES. Genre SEBASTICHTHYS. 1. SEBASTICHTHYS CAPE>SIS, Gmelill. ScoRP«SA CAPE.vsis, Gmelin, Sijstema ^aturœ, t. III (1788), p. 121g. Sebastes capensis, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissom, f. IV (1829), p. .3ùi. Sebastes capensis, Gûnther, Cat. ofthe Fishes qf tlie Brilish Muséum, t. Il (1860), p. 96. Z). , XII. i3 à li: /!., III, 5; L. lai. , 58. Hauteur comprise trois fois et un quart et longueur de la tête deux fois Poissons. 37 i>>i>p.iueni£ »ATio>. -290 MADAGASCAR. et (1l'ii\ tiers dans la longueur totale du corps. Œil grand, séparé de celui du côté opposé par un espace bien moindre (jue son diamètre, qui est plan, dépourvu d'écaillés et porte deux lignes saillantes; épines assez fortes au rebord orbitaire. Extrémité du maxillaire arrivant au niveau du tiers postérieur de Iceil. Dents palatines sur une bande longue et assez étroite. Cinq épines au préopercule. Epines dorsales diminuant réguliè- rement de hauteur, la hauteur de la quatrième contenue trois fois dans la longueur de la tête. Deuxième épine anale très forte, de la même lon- gueur que la quatrième épine dorsale. Rouge, avec des taches blanchâtres an-dessus de la ligne latérale. •2. SEB\ST1CHTHÏS MACL'LVTUS, Cuvier et Valeneienne;^. Sebastes maculatls ', Cuvier «t Vuk-ncieniies, Histoire des Poissons, t. IV (1829), p. 3/i3. D., XII, i'à;A., m, 5; L. lai., 00; L. Iransv., 10/17. Longueur de la tête contenue deux fois et deux tiers et hauteur du corps trois fois et un quart dans la longueur totale. OEil grand, compris un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête, séparé de celui du côté opposé par un espace un peu moins large que son diamètre, qui est nu, concave et porte deux lignes saillantes; cinq épines au pré- opercule. Dents du milieu de la mâchoire supérieure courtes. Troisième épine dorsale ayant comme longueur la moitié de la hauteur du corps. Ecailles grandes, presque carrées, à bord libre et garni de trois rangées de longues épines, qui sont disposées suivant une courbe peu prononcée. Ilouge brunâtre; tache brune dans l'intervalle des épines dorsales. Genre SCORP/ENA. A Madagascar, les Scorpènes portent, chez les Belsimisaraka, le nom de Tonlalmhj et, chez lesSakalavâ du Ménabé, celui de Tohompasij (lill. : gobie qui se cache dans le sable). Les habitants de la baie de Saint- Augustin a|)pelleni ces poissons Saroba ou Bcvava (litt. : grande-gueule). ' l^c poisson (|Li(' Uicliardson a décrit sous ce nom dans les Transactions of tlw Zoolo- gtcal Society , I. III, |). (j3. appartient à une autre espèce. POISSONS. 291 1. SCORP^NA PICTA, Cuvier et Valenciennes. ScoRPiENA PiCTA, Cuvier et Vaienciennes, Histoire des Poissons, t. IV (1829), p. 821. ScorPjENA PICTA, Giinllier, Cat. of ihe Fishes of thc British Muséum, t. Il (1860), p. 11 4. Parascorp«na PICTA, Bleekoi', Rev. Scorpénoïdes (1876), p. 25 et pi. II, fig. Ix. D. , xi-i, 1 o; j4. , III, 5; i. /aC. , 82. Hauteur égale à la longueur de la tête et comprise trois fois dans la longueur totale. OEil séparé de l'extrémilé du museau par un intervalle presque égal à son diamètre; espace interoculaire un peu plus large que la moitié de Torbite; crête orbitaire fortement dentelée; épines du pre- mier sous-orbitaire fortes et recourbées en avant; fortes épines au vertex; toute la tête dépourvue d'écaillés. Joue fortement épineuse. Cinq fortes épines au préopercule. Maxillaire dépassant le niveau du bord postérieur de Fœil. Pas de tentacules. Bande palatine très courte, continue avec le A vomérien dont la pointe est large et arrondie. Quatrième épine dorsale à peine plus longue que le museau. Deuxième épine anale de la même longueur et de la même force que la troisième et un peu plus longue que la cinquième épine dorsale; anale, lorsqu'elle est étendue, attei- gnant la caudale. Corps et nageoires marbrés de brun; ([uelques bandes peu visibles à l'anale; une tache peu distincte au sommet de l'aisselle. Cette espèce, dont le type vient de Java, a été retrouvée aux Seychelles ]jar M. Rousseau, et c'est d'après l'exemplaire rapporté par ce vovageur que notre description est faite. La Scorpène décrite sous le même nom par M. Gûnther ne paraît pas être l'espèce de Cuvier et Valenciennes; M. Gûnther dit, en effet, que la longueur du museau est contenue trois fois et demie dans la longueur de la tête, que la longueur de la tête est comprise deux fois et deux tiers dans la longueur totale; ces différences tiennent peut-être à la taille des animaux étudiés; la Scorpène que nous avons sous les yeux a o'" 190 de longueur. 37. 292 MADAGASCAR. 2. SCORP«N\ MAUK1TI\>'\, Cuvier et Valenciennes. (I>1. XXXV, fig. l>.) Sconp*;^A MAURiTiAiNA, CuvitM' et Vaiencieanes, Histoire des Poissons, t. IV (1829), p. 822. D. , xi-i, 9; A., m, 5; L. Int., 35; L. Iransv. , 8/19. Hauteur comprise trois fois et deux tiers et longueur de la tête trois fois dans la longueur totale. OEil séparé de l'extrémité du museau par un intervalle presque égal à son diamètre; espace interoculaire moitié moins large que Torbite, portant deux crêtes qui se terminent en fortes épines. Une légère dépression plus large que longue à la nuque, bordée de fortes épines. Trois fortes épines au sous-orbitaire, dont la postérieure est dirigée en bas. Joue épineuse. Maxillaire atteignant le niveau du bord postérieur de Tœil. Bande palatine très courte. Pas de lambeaux cutanés sur la tête. Quatre épines au préopercule, dont la supérieure est bifide et aussi longue que la moitié du diamètre de Tœil; deux épines à linteropercule. Quatrième et cinquième épines dorsales moins longues (pie la distance qui sépare le bout du museau du bord postérieur de Fceil. Deuxième épine anale plus longue que la (juatrième épine dorsale. Anale atteipuanl la caudale. o .3. SC0RP/EN\ ERYTHREA. (PI. XXXV, lig. 3 el 3".) ScoRP«NA ERYTiiR.EA , (iuvicr ct Valencicnnes , Histoire des Poissons, I. IV (1S29) , |). 3 1 0. D., Xl-i, 10; .1., m, 5; L. Inl., '10; L. truiisv., 19/9 3. Longueur de la tète contenue trois fois et hauteur du corps trois fois et demie dans la longueur totale du cor[)S. OEil séparé du bout du museau par un espace presque égal à son diamètre; esj)ace interoculaire concave, profond, moins large que le diamètre de lœil, sans lignes saillantes. Verlex avant une fossette assez creuse, entourée de fortes épines. Lam- beaux orbitaires frangés. Anale natleignanl pas la caudale, la deuxième épine étaul un pou ])lus courte que le quatrième rayon dorsal. Pecto- POISSONâ. 293 raies et ventrales atteignant l'anus, qui est avancé. Ecailles longues, à bords late'raux un peu excave's, à bord posle'rieur armé d'épines qui dé- passent à peine le bord. Rougeâtre, marbré de brun et de bandes noires le long du dos; ais- selle et face interne des pectorales avec des taches rondes, noirâtres, semées en quinconce sur le fond, qui est pointillé de blanc. (i. SCORP/ENA ALKITA, Riippeli. ScoBP«NA AURiTA, Rûppell, A'. W. Fische (1898), p. loG et pi. XXVIt, fig. 2. ScoRP«NA ERYTHR.EA (pro parle), Pctors, Wiegmann Arcliiv (i855), p. aii. ScoRP-ENA ERYTHR.EA ( pi'o paitc), Gûiitlier, Flslies Bvkish Muséum, t. Il (i86o), p. 11 G. D., xi-i, y; A., m, 9; L. /al., 35. Longueur de la tète [)resque égale à la hauteur du corps et comprise trois fois dans la longueur totale. OEil plus petit que la distance qui le sépare du bout du museau; espace interoculaire très concave, moins large que le diamètre de l'orbite, portant deux lignes peu saillantes qui ne se terminent pas en épines. Au vertex, un espace de forme quadran- gulaire peu profond, surmonté de faibles épines. Tête entièrement écail- leuse. Lambeaux orbitaires petits et frangés. Maxillaire arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil. Anale atteignant la caudale, avec une se- conde épine plus longue que celle de la dorsale. Ventrales et pectorales arrivant à l'anus. Brun rouge, marbré de noirâtre; aisselle portant une tache blanche et quelques marbrures noirâtres. Quoique fort voisine de la Scorpœna erylhrœa, la Se. aurila s'en dis- tingue par la coloration de la face interne des pectorales et par la lon- gueur de la seconde épine anale. Les écailles sont, du reste, très différentes dans les deux espèces; tandis, que chez la Se. erylhrœa, le bord postérieur de l'écaillé est garni de lignes terminées en petites épines, rappelant ce que l'on voit chez la Se. scrofa, chez la Se. aurila, au contraire, l'écaillé est cycloïde et est du même type que les écailles des Scorpœna pic la. Se. scropina, Se. qnadricornis , Se. strougia. 294 MADAGASCAR. 5. SCORP/E^A iiL'BRO-PLNCTATA, Guvier et Valencieiiiies. (PI. \.\.\\', fig. 5 et 5".) ScoRP«.\A RUBRO-piJ!VCTATA,Cuvierel Valeiii-iemics, Hisl. des Poissmis, t. IV (1829), p. Sai. Ncc Sconp.BNA GUAME^sl.s, Giinther, Jourii. Mus. Godcffioy , Fische der Sùdsee (1876), p. 76 et pi. LVI, fig. B. û. , \l-l, (); A., III, 5; L. lut. , ho. Longueur du corps éjjale à la longueur de la léle et contenue trois l'ois et un (juarL dans la longueur totale. OEil aussi grand que la longueur du museau; espace interoculaire très concave, beaucoup moins large que le diamètre de l'œil; au vertex, une fossette de forme quadrangulaire, peu profonde, entourée de fortes e'pines. Pas d'écaillés sur l'opercule. Maxillaire arrivant au niveau du bord postérieur de l'œil. Dents palatines disposées suivant une bande étroite. Tentacules orbitaires fort longs. Une forte et longue épine, dirigée en arrière, au sous-orbitaire antérieur. Pectorales arrivant à l'anale, dont la seconde épine est un peu plus longue que la troisième et a la même longueur que la quatrième épine dorsale: ven- trales arrivant au niveau de l'anus. Cette espèce est voisine de la Scorpœna aurita de Riippell, mais elle s'en distingue par la plus grande longueur des pectorales ; la Se chilo- prlsla a les teqtacules orbitaires plus courts et l'opercule écailleux. M. Gùnlher rapporte cette espèce à la Scorpœna ipiammsis (Q. G.) et met en synonvmie les Se. cltiloprista (Rûj)p.), Se. rubro-punclata (Klun- zinger) et Se. polijkpis (Bleeker). Avec les Sebasies minuliis (Cuv. et Val.) et Sebdulen aplodacli/lm (Bleeker), la Scorpœna poJylepsis rentre dans le genre Sebastopuis, que caractérise labsence de dents au palais, tandis que la Scorpœna rubro-punctala est une vraie Scorpène. Nous avons indiqué la différence qui distingue cette dernière espèce de la Se. chiloprisla [\\i\[)- pell); elle se sépare de la Se. guammsis (Quoy et Gainiard) par la lon- gueur des tentacules. POISSONS. 295 6. SCORP.E>'A MOSSAMBICA, Peters. (PI. XXXIII, fig. I el 1".) ScoEPSNA MOSSAMBICA, Peters, Wiegmann Archiv (i855), p. aii. D., xi-1,9; A., III, 5; L. Int., 3o. Hauteur du corps contenue trois fois et un tiers et longueur de la tête deux fois et trois quarts dans la longueur totale. Œil grand, sépare' de l'extrémité du museau par un espace égal à son diamètre, contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; espace interorbitaire assez large, ne portant pas de crête; trois fortes épines au rebord orbitaire; lambeau sourcilier épais et frangé, arrivant au commencement de la dorsale; deux fortes épines au bout du museau, au sous-orbitaire antérieur et à Foper- cule; joue fortement épineuse; une cavité assez profonde à la nuque, bordée d'épines. Maxillaire arrivant presque au niveau du bord postérieur de l'œil; bande palatine courte el étroite; dents du vomer formant un A très ouvert. Deuxième épine anale plus longue que la troisième et un peu plus forte et plus longue que les épines dorsales; quinze rayons aux pectorales, dont les quatre supérieurs sont divisés; ventrales arrivant à l'anus, qui est situé à égale distance du bout du museau et de l'extrémité de la caudale; anale étendue, arrivant à la caudale. Rougeàtre, largement marbré de noir; trois bandes irrégulières noi- râtres à l'anale et trois autres étroites et peu marquées aux pectorales; aisselle de couleur grisâtre avec une tache jaunâtre peu marquée. Les dimensions que nous avons pu prendre sur l'exemplaire type qui nous a été communiqué par Peters sont les suivantes : longueur totale, o'" ogS; hauteur du corps, o"' o3o; longueur de la tête, 0"' o35; lon- gueur du museau, o"'oio; longueur de la quatrième éj)ine dorsale. o"'oi4; longueur de la seconde épine anale, 0'" o 1 y ; diamètre de l'œil, o"oio. La Scorpœna mossamhica est très voisine de la Se. maurUutna (Cuv. et Val.), dont elle diffère par le nombre des écailles de la ligne latérale (trente au lieu de trente-huit), par la cavité du vertex qui est beaucoup 2ij(i MADAGASCAR. plus profonde, par labsence de crête dans l'espace interorbltaire et par la direction des épines du sous-orbilaire anle'rieur. D'après M. Plavfair, la Se. zanziharensis no différerait de la Se. mossamhica que par trente-luiil écailles à la lijj^ne latérale au lieu de trente; la diagnose porte que la longueur de la tête est comprise quatre fois et un tiers dans la longueur totale du corps, tandis que, d'après les dimensions prises sur la planche, elle n'y serait contenue que trois fois et demie; en tout cas, la Se. mos- mmbiea a la tête plus grosse que la Se. zanzibarensis. Entre autres carac- tères, l'espèce que nous avons publiée sous le nom de Se. mo^rasloma se sépare de la 6V. mossamhica par le nombre des écailles de la ligne laté- rale (quarante), par deux fortes crêtes au fond de l'espace interorbltaire et par les lambeaux sourciliers qui sont beaucoup plus courts. La bien plus grande longueur de la tête distingue la Se. mossainhiea de l'espèce des Indes orientales que nous avons fait connaître sous le nom de Se. armata\ 7. SCORP.ENA MECiASTOMA, Sauvage. (Pi. XXXV, «g. 6 et 6".) ScoRP«N\ MKGASTOMA, Sauvage, Description de poissons nouveaux ou peu connus du Musée de I^Tiis, \ouv. Atch. Muséum, t. I (1878), p. 197 et pi. I, fig. 7. D., xi-i. 8: .1., III. .5; L. Un., txo. Hauteur du corps contenue trois fois et demie et longueur de la tête trois fois dans la longueur totale du corps. Œil séparé de l'extrémité du museau par un espace égal à son diamètre; espace interoculaire étroit, portant deux lignes qui se terminent en épines. Fortes épines au bout du museau; trois épines à l'orbite; deux lambeaux sourciliers; une faible cavité bordée d'épines à la nuque. Maxillaire arrivant presque au niveau du bord pos- térieur de l'œil. Bande palatine courte. Quatre épines au préopercule, dont la seconde est très longue et pointue; deux autres fortes à l'opercule; une longue à l'épaule. Pectorales et ventrales arrivant à lanus: deuxième ' Notice sur (|ucl(jues poissons d'espèces nou\elles ou peu connues provenant des mers de l'Inde cl de la (;iiine(AoHV. Arch. du Muséum, t. IX, Bulletin, pi. \l, lig. 1). POISSONS. 297 épine anale plus longue que la troisième; dorsale épineuse diminuant régulièrement de hauteur. Corps de couleur noirâtre avec des taches plus ou moins foncées; ais- selle grisâtre, avec de petites taches noires; dorsale épineuse noire, les autres nageoires brunes avec des taches blanches. Longueur du corps, o^ogo. Le type de l'espèce provient de File de la Réunion; il a été envoyé au Musée de Paris par Malavois. GE^RE SCORPiENOPSIS. 1. SCORP/ENOPSIS GIBBOSA, Biocli. ScorpjExa GIBBOSA, Blocli , Si/sU Iclilliyol. , édit. Sclineidcr (1801), p. 192 et pi. XLIV. ScoRP«\A NEsoGALLiCA (pTO parte), Cuvier et Valenciennes, Poiss., t. IV (1899), p. 3i6. ScoRPÈXE À BOUCHE ORANGE, Liénai'd, Treizième rap. Soc. hisL nat. de Maurice [iSh'^), p. Gï^. ScoRP«NA GIBBOSA, Blcekcr, Nat. Tydschr. iXederl. Ind., I. I (i85o), p. 3i. ScoBPSNA GIBBOSA, Guiilher, Cat. oj thc Fishcs of ihe Briiish Muséum, t. Il (1860), p. 1 ly. ScobpjENOPsis GIBBOSA, Sauvage, ISouv. Arch. du Muséum, t. IX(i873), p. .'So et pi. VII, fig. 3. Nec ScoRP.fiXA GIBBOSA, Gunllier. .hum. Mus. Godeffroij, Fiscli. d. Siidsee (1876), p. 79. ScoRP/ENOPSis GIBBOSA \ Bleeker, Méni. Scorpénoïdes, Nat. Verh. d. kon. Aknd. (1876), p. 38 et pi. II, fig. 1. D., xi-i, (j; A., m, 5; L. Int., Sa à 36. Longueur de la tête contenue de deux fois et deux tiers à trois fois et hauteur du corps trois fois et un (juart dans la longueur totale. Partie supérieure de la joue et de Topercule écailleuse. OEil petit: espace interorbitaire très concave, plus large que son diamètre, portant deux lignes assez saillantes; museau plus long que le diamètre de l'or- bite. Vertex avec une cavité quadrangulaire assez profonde, bordée laté- ralement par une crête qui se relève en une double épine; lambeaux sourciliers longs, étroits, à peine frangés. Ligne de la joue épineuse; joue fortement excavée entre cette ligne et l'œil. Maxillaire dépassant le niveau du centre de l'œil; dents du vomer suivant une bande très étroite, en A fort ouvert. Cinq épines courtes et obtuses au préopercule; une ^ Non compris le Scorpœnopsis nesogaUica, qui est inscrit à la syiioiiyiiiie. Poissons. 38 lUfRIMEIllE NATIONALE. 298 MADAGASCAR. opine forte à l'épaule. Nombreux lambeaux à la tète, à la ligne latérale cl iiiix lianes. Troisième épine dorsale aussi longue que le tiers de la liiiiih'iir du corps; ventrales arrivant à Tanus. pectorales atteignant l'anale; seconde épine anale très forte, de la même grandeur que la troisième, plus longue que les épines de la dorsale et presque autant ([uo le maxillaiie. Corps de couleur rosée, avec des marbrures brunes qui forment une bande continue le long du dos; dorsale épineuse ornée d'une bande brune entre les cinquième et sixième rayons: pectorales jaunâtres portant deux Landes d'un brun pourpre; ventrales pourprées, semées de points de couleur blanc rosé. L'espèce que M. Gûntber nomme Scorpœna glbhosa dans le Journal du Musée Godcjfroij n'est pas l'espèce do Bloch-Schneider; elle répond on tout point à la .Se. diabohis de Cuvier et Valenciennes, et M. Guntbor a maintenu avec raison la séparation des deux espèces dans le Catologup du Musée britannique. La Scorpène à bouche orange est, à n'eu j)oint douter, la Se. gibbosa d'après la description fort détaillée qu'en donne Liénard. rrUne bande verdàtif entoure les rayons de la pectorale vers leur extrémité. Le dessous de cette nageoire est jaune et orange, et trois des rayons branchus por- tent de grandes taches noires à leur extrémité et de petites à leur base. Ce poisson est marbré de vert, de jaune sale et de taches sanguino- lentes: mais toutes ces couleurs sont peu saillantes; la membrane qui entoure la bouche est d'un jaune orangé bien prononcé. - ■i. SCORP.ENOPSIS jSESOGALLlCA, Cuvier et Valeiicieanes. ScORp.ENA NESOGALLiCA, Lesson , Voy. de la Coquille, Poissons (i896-i83o), p. 9i3. ScoRP.ENA NESOGALLICA, Ciiviei' l't Valencicnnes , Hist. des Poissons, I. IV (1829), p. 3i5. ScoBP.ENA NESOGALLICA, Cuviei', Le Régne animal. Poissons (i836), pi. XXIII, fig. 3. ScoRP.BNOPSis NESOGALLICA, Heckcl, Ann. Wien. Mus. (1860), t. II, p. i5f). ? ScoKP.ENA NESOGALLICA, Guntliep, Cot. Fîshes oj'tlie British Muséum, [. II (1860), p. 1 19. D., xi-i. 10: A. , III . 5. Longueur delà tète comprise deux fois et demie à deux fois trois quarts POISSONS. m) et hauteur du corps de trois fois un tiers à trois fois et demie dans la longueur du corps. OEil petit; espace interorbilaire concave, qui est aussi large que le diamètre de Torbite et sans lignes saillantes. Vertex pourvu dun espace quadrangulaire borde' de faibles épines. Ligne de la joue fortement denlele'e. Bouche largement fendue. Dents du vomer disposées suivant une bande courte, en A très ouvert. Anale arrivant à la caudale, la seconde épine étant plus longue que la quatrième épine dor- sale, qui est très courte, n'ayant qu'une fois et demie le diamètre de l'orbite. Ventrales arrivant à l'anus; pectorales atteignant l'anale. Hougeâtre; une large tache noire à la base des pectorales. Les deux individus que Dussumier a rapportés de Maurice et que Cuvier et Valenciennes nomment Scorpœna nrsogalUca doivent prendre le notii de Se. gibbosa (Bl. Sch.), qui dilTère de la .SV. ncsogoUica , dont elle est du reste très voisine, par les ventrales plus courtes, les pectorales un |)eu plus longues et plus arrondies, le corps plus renflé et le dos plus gibbeux. M. (jiinther indique que l'espace interoculaire n'a que la moitié du diamètre de I orbite; sur tous les individus que nous avons pu examiner, nous avons cependant toujours trouvé cet espace égal au diamètre de l'œil. La Se. nesognlliea habite non seulement les cotes de Maurice, mais aussi les mers de Taïti. 3. SC0nPJE^0PSIS CIRRHOSA, Tlmiiberg. Perça cirriiosa, Thunberg, Nya. Handl. Slocld (1798), p. 199 el pi. VII, fijf. 2. ScoRP/ENA ciRRHOSA, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, [. IV (18-38), p. 3iS. ScoRP*^A CIRRHOSA ( pro parle), Giinthei', Calai. Fishes Bril. Mus., t. Il (1860), p. 120. ScoRP«NA CIRRHOSA (pi'o parle), Gùnlhev, Joimi. Mus. Godejfroy [\S'jh), p. 78, pi. LiV. ScoRP/ENOPSis CIRRHOSA, Blcekcr, Rev. Scorpe'noïdes , Nat. \erh. kon. Ak. (i87(J). p. '■^•2. D. , xi-i, 10; A., m, 5. Longueur de la tête contenue trois fois et hauteur du corps trois fois et trois quarts dans la longueur totale. OEil petit; espace inferoculaire concave, presque aussi large que le diamètre de l'orbite et portant deux crêtes saillantes non terminées par des épines. Bord de l'orbite fortement épineux; cavité du vertex peu profonde, surmontée de fortes épines; 38. 300 MADAGASCAR. lenfaciiles orbilaires très courts; tentacules buccaux longs et nombreux; lipne (le la joue très e'pineuse. Troisième e'pine de la dorsale plus faible et plus courte que la seconde épine anale, sa longueur étant comprise trois fois dans la longueur de la tête. Pectorales et ventrales arrivant à l'anus. Rosé en dessus et blanchâtre en dessous, avec de grandes marbrures brunâtres sur les flancs; à l'aisselle, deux ou trois taches arrondies, jau- nâtres, sur un fond brunâtre; dorsales, caudale et anale d'un rouge de brique très vif, ornées de lignes (îexueuses plus foncées, entremêlées de lignes jaunâtres et noirâtres; ventrales d'un gris rougeâtre, avec des taches pourprées et plusieurs traits noirâtres. M. (jûnther réunit à cette espèce la Scorpœna bavhala de Rûppell. qui cependant ne répond pas exactement au type de la Se. cirrhosa, chez lequel la troisième épine dorsale est toujours plus courte que la seconde épine anale; quoi qu'il en soit, l'espèce décrite par Riippell devrait changer de nom, la dénomination de la Se. harhata ayant été antérieurement em- ployée par Lacépède ' pour désigner une espèce qui n'est autre que la Se. scrofa de Linné. La Se. eirrhosa se distingue facilement de la Se. oxijeephala par la forme du corps; c'est la première de ces espèces qui a été figurée par M. (lunllier dans le Journal du Musée Godrjfroij. Genre PTEROIS. PTEROIS MURICATA, Guvier et Valenciennes. Pterois MURicATA, Cm it'i' ol \ alenciennos, Histoire des Poissons, t. IV (iSay), p. 3C3. ScoRP«NA MILES, BennetI, Tlie Fislies of Ceylan (t83o), pi. IX. Ptérois a nageoires lie de \m,L,\énard, Dixième rapp. Soc. hist. nal. Maurice [18^2), P- &^- Pterois miles, (iiinliior, Catal. of the Fishes nf thc Britisli yiiiscwu, t. II (1860). p. laô. Nous n'aurions pas parlé ici de cette espèce bien connue, si nous n'avions pas à appeler 1 attention sur le Plérois à nafreoirex lie de vin que Liénard indique en ces termes: ir Cette espèce diffère du Plerois antenuata ' Hisloire des Poissons, t. III, p. 276. POISSONS. 301 de Cuvier par le nombre de ses rayons. En effet, le Ptérois aunelé porte dix-huit rayons a la pectorale et celui-ci n'en a que quatorze. Les antennes et les barbillons sont disposés difl'éreniment. D., 12, I/i i ; A., S/y; P.. I 6 ; C. , 1 6 ; V. , 1/0 n. Ce poisson est certainement le Pte'rois muriqué. Genre TETRA.ROGE. TETRAROGE ALBO-GUTTATA , Liénard. T«MANOTE A GOUTTELETTES BLANCHES, Liénard, Treizième rapport de la Société ([histoire naturelle de Maurice (i84.3), p. G7. D., XII, 10; A. , III, 6. C'est au genre Tétraroge que doit être rapporte le Tœnianote que Lié- nard décrit ainsi qu'il suit : t'La hauteur est contenue un peu plus de deu>c fois et demie dans la longueur totale et 1 épaisseur a le tiers de la hauteur. Sa dorsale com- mence au-dessus de l'œil; la longueur du premier rayon est d'un tiers moindre que les deux suivants; les quatre ou cinq premiers rayons sont les plus robustes, les autres sont presque flexibles, et l'avant-dernier n'est pas plus long que le premier. La dorsale molle qui est contenue dans la même membrane et fait partie de la dorsale épineuse a ses rayons aussi longs que les rayons épineux ... La membrane de cette nageoire se continue et lie la caudale à la dorsale... La pectorale est longue; elle fait presque le tiers de la longueur du poisson. La bouche est verti- cale; les deux mâchoires sont armées de dents en velours; je n'en ai trouvé ni au palatin, ni au vomer. . . Le profil supérieur porte deux cavités, l'une au-dessus de l'os nasal et la seconde au-dessus de l'orbite. II V a trois épines au-dessus des yeux et deux au-dessus du nez. Les sous- orbitaires antérieur et postérieur ont, sous la peau, un petit os qui forme au-dessous de l'œil un angle ouvert. On sent une petite épine au |)ré- opercule, deux à la partie supérieure de l'opercule et deux au surscapu- laire. H y a deux membranes cutanées au-dessus de l'œil et deux au- dessus des narines. La ligne latérale est très élevée: elle est interrompue de distance en distance et en relief, suivant une ligne oblique et se ter- 302 MADAGASCAR. iiiinaiil iiii Itoiil tic l;i (|ueue. Jo nai pu voir ilécaillos sur le corps de ce poisson; ht loiipo ne m'a moiilri' sur toules les parties du corps quiine miillitiide de petites membranes cutane'es. •: [.a couleur de ce petit poisson est d un vert olive parsemé de goutte- lettes lilauclics (le dillérentes grandeurs. Toutes les nageoires sont uni- lorniémeut violettes: le milieu de la dorsale porte des grosses taches blanches, et il y a sur le corps une taclu' brune obliqne et une tache horizontale (|ui. partant du snrscapulaire. vient se perdre dans la tache obli(pn\ ^^ Genre SYNANCEIA. SVNWCEl.V VERliUCOSV, Bloch. SïNAMJKIA VEIllilCOSA, Blocll, Sl/Sl. icillltifll. , wlit. SclllU'idcr ( l 8o 1 ) , p. 1()D el J)l. XLV. SïNAxcEU BRACiiio, Cuvici' cl Vaionciennes , Hist. nat. des Pniss., t. IV (1899), p. !tU-j. Synancék à tuois dandes, Liénard, Dixième rupp. Sur. hist. nat. ilr Maurice (iSSy), p. 34. Synanceia VERiucosA, Gunllicr, Catal. Fislics <>/ ihc Ilritish Mus., t. Il (1860), p. i4C. SïNANCEiA VERRicosA, Giiiithcr, Journ. Mus. Godfjjviiij. Fisrlio der Sùdsco (1874), p. 86. Synanceia VERRICOSA, Duy, The Fishes of Indiu (1875), pi. XXXIX, fig. h. ^^ous ne mentionnons ici cette espèce bien connue (pie poui- indiquer nne variété ([ue Liénard a Ironvée à Maurice et qui rrse distingue par trois bandes blanches verticales, la première située entre le cin([uième et le septième ravon de la dorsale, la deuxième an couronnement de la j)artie molle d(> la même nageoire et la troisième sur la base de la cau- dale. Cette dernière nageoire porte, en outre, une deuxième bande brune entremêlée de blanc, et une troisième d'un jaune tendre. Tout le corps est marbré de blanc, de roux et d'oranger. Cette espèce a nne large distribution géographique; elle a été trouvée, en effet, dans la mer Rouge, dans la mer des Indes, dans larchipel Indien et dans la Polynésie. Elle porte à Madagascar, sur la côte occidentale, le nom de Torolorohô ; les Sakalava en ont grandpeur. el non sans raison, puis(pi on a \u des pêcheurs mourir du l('lanos a[)rès avoir ('té pi((ués à la piaule (lu pied. POISSOISS. :503 Gen:,i; C\P,ACA\TIILS. Gray ' a fait connaître, sous le nom de Micropm, un petit poisson ve- nant (le Hao et de Owaihi, qui, par sa forme comprimée, son corps ro- couveil de tubercules, sa tète fortement armée, ses ventrales rudimen- taires et que remplacent des épines courtes, présente un aspect tout particulier. Wolf ayant, en 1810, |)roposé le même nom pour un genre d'oiseaux, il convient, ainsi (|ue l'a fait Bleeker, de remplacer ce nom de Micropus par celui de Cararanllms qui a été adopté en \H^^ par Krover pour le Micropus mnculatns de Gray". Plus lard, (Juiclienot a proposé le nom de Cros.soderma'\ Bleeker celui à'AmpluprtonicluhijH et Kner celui de Centropus''. Guiclienot avait élevé les poissons de son genre Crossoderma au rang de famille, sous le nom de Crossodermatidées, et les plaçait dans le voisinage des Percoïdes, tandis que Bleeker les mettait près des Scor- pénoïdes''; c'est avec les Triglidées, près des Synancées et des Minous, que M. A. Giintlier place les Micropus'^'. Les Caracanthm sont de petits poissons qui habitent l'océan Paci- fique et l'arcliipel Indien; on en connaît cinq ou six. espèces, dont 1 une se trouve à Madagascar. CARACANTHUS MADAOASCARIENSIS , Guiclienot. (PI. XXXV, fi,;. 8.) Crossoderma madacascariensis, Guiclieaot, Nouvelles Archives du Muséum, t. V(i8C.)), p. io5 .■! pi. Xlt, fi;;. ,. D. , \, 10; ,1. , II. 1 ?t. Hauteur du corps contenue deux fois et un quart et longueiii' i\r la tète ' Zoological MisceUanii's, \i. -2 0. ^ Mt-rnoirc sur les espèces iiisuliiulicimes - Naturhish. Tidsskr., 1, p. 2G7, iSi'i. de la famille des Scorpéaoïdes (Natur. Verh. 3 Notice sur quelques poissons inédits d. kon. Akad., 187'! j. de Madaf;ascar, etc. (Noitv. Arch. Mus., t. V). '' Gilahguc nf ihp l'ishcs liril. Mus., I. il, ' Lbers. uinbeschr. I'"isclie (Sitz. Akad. p. 1/17, et Jniirn. Mus. (iode/froij, Fischc der H^fss., t. XXXIV, p. 53i). Sùdseo. 304 MADAGASCAR. (Irii\ lois cl trois quarts dans la longueur totale. Cinq fortes épines au pré- opercule et une à l'inleropercule. Dorsales contiguës, les dernières ('pines (le iii dorsale antérieure étant très courtes; pectorales arrivant à lanale. Couleur d'un brun foncé en dessus, plus pâle sur les flancs, avec de nomhnMises taches jaunes, de grandeur inégaie et de forme ovalaire; nageoires brunes, un peu jaunâtres; des taches jaunes sur la dorsale molle; une bordure noire à la dorsale épineuse et aux pectorales. Longueur totale, o'" 060; hauteur du corps, o"' 018; longueur de la tète, 0'" 01 9. Le type de l'espèce a été trouvé à Tullear, sur la côte occidentale de Madagascar, par M. A. Grandidier. Ce poisson y porte le nom de Tsiko- rohodolia ou de Huila. FAMILLE DES PLATYCÉPHALIDÉES. Genre PLATYCEPH.VHJS. Les Platycéphales portent, sur la côte est de Madagascar, le nom de Laodam ou Fiundava (litt. : poisson long) et, sur la côte ouest, ceux de Lamnluilrâ, Tohojamnà, Tohombato, Tohompmjj {\\[[. : gobiequi s'enterre, gobie qui se cache sous les roches ou dans le sable). 1. PLATÏCEPHALUS INSIDIATOR, Foiskal. CoTTUS INSIDUTOR, Foi'skaI , Descriptioiics Auimalium , Aviioii , Pisciuiii , ulc. (1786), p. aâ. CoTTiis iNSiDi\TOR, Blocli, 5i/sï(>m(( ichthijologiœ, édit. Stlineider (1801), p. 69. Platycephalus nsiDiATOR, Cuvier et Valcnciennes, Hist. des Poiss., t. IV (1829), p. aa.T. Platvc.ephalus iNsiDiATon ', Ciùntlier, Cat. Fishes ofthc Dritlsh Muséum, t. II (1 S60). p. 177. Nous pensons que c'est à tort que M. Cûnther a réuni le Plali/ccplmlm msldiatov ;iu /'/. cndrachlensis , qui s'en distingue, entre autres caractères, pai' la présence d'épines au museau et au sous-orbitaire. Le PL insidialor se trouve depuis la mer Rouge jusqu'au nord-ouest de l'Australie, et, au nord, il remonte jusqu'au Japon. ' Non compris le Phiiijcephalus endrachtensis , (\m csl ciU- à tori dans la synonymie. POISSONS. 305 2. PLATYCEPIIALUS SCABER, Linné. (PI. XXXVl, fig. 1 et 1".) CoTTUS SCABER, Linné, Systema Naturœ, t. I (1766), p. 45 1. CoTTUs SCABER, Bloch , Siisteiim Fchthi/nlogiœ , édition Schneider (1801), p. .58. Platycephalus SCABER, Cuviei' et Vaienciennes, Hist. des Poissons, t. IV (i82()), p. aig. Platycephalus suppositus, Troscheli, Wiegmann Archiv (18/10), p. 269. Platycephalus suppositus, Gûnther, Cat. Fishes ofthe British il/««e!. Longueur de la tète comprise trois fois et un tiers dans la longueur du corps et double do la largeur. Intervalle entre les yeux très concave, fort étroit, ayant à |)eiiie la moitié du diamètre vertical de l'orbite. Extrémité du maxillaire arrivant au bord antérieur de l'œil. Toute la tète très épi- neuse. Epine supérieure du préopercule dépassant un peu le bord de l'opercule, presque aussi longue que le diamètre vertical de l'œil. Lon- ' Le PlaUii-epJudus scaber de Linné, de Blocli et de (aivier et Valenciennes est un pois- son dill'éienl. POISSONS. 307 gueur de la troisième e'pine dorsale conlenue près d'une fois et demie dans la longueur de la tête. Ventrales se terminant loin de l'anale; pec- torales presque aussi longues que les ventrales. Epines de la ligne latérale faibles, n'étant guère visibles que dans la partie antérieure du corps. Corps d'un gris brun, avec quelques points noirs aux nageoires. 11 est impossible de séparer du Plati/cephahis rodericensis le PI. limo- riensis : dans le type de cette dernière espèce, la tète est comprise trois fois et un tiers dans la longueur totale du corps, sa largeur faisant la moitié de sa longueur; les lignes du vertex sont fortement épineuses et la joue et l'orbite sont dentelés. La couleur du corps est brun roussâtre, blanchâtre en dessous. Le PI. rodericensis est connu de l'ile de la Réunion et de Timor. 4. PLATïCEPHALUS PUNCTATtiS, Cu\ier et Valenciennes. (PI. XXXVI, fig. 5 et 5".) Platycephalcs pusctatus, Cuyier eiV alsaciennes. Histoire des Poissons, \. II (1899), p. 3Ù3. D. , IX, 1 1 ; /!., 1 1 ; L. lat. , 85 à 9.5. Longueur de la tête contenue trois fois et un quart dans la longueur 'du corps et double de la largeur. OEil séparé de lextrémité du museau par un espace égal à une fois et demie son diamètre; espace interoculaire concave, égal à la moitié du diamètre vertical de l'œil et contenu trois fois dans la longueur du maxillaire; de petites épines au bout du museau: rebord orbitaire armé de huit ou neuf épines bien moins rapprochées que chez le PI. serrulalus. Deux fortes épines à la joue. Epine supérieure du préopercule aussi longue que les deux tiers du petit diamètre de l'or- bite. Troisième épine dorsale plus longue que le maxillaire. Ventrales dé- passant largement l'origine de l'anale. D'une couleur jaune clair en dessus, avec de nombreux petits points d'un rouge foncé. Deuxième dorsale, ainsi que les nageoires paires, ta- chetée de brun; première dorsale avec une large bande noire dans sa moitié antérieure; anale jaunâtre. 3o. 308 MADAGASCAR. 5. PLATYCEl'IIALUS BORBOME\SIS, Cuvior pt Viilenciennes. (PI. XXXVI, lij;. h .,-1 h\) Platyceimiai-us borbomensis, Cuviei' et Vaicncicnnes, Uisl. des Poiss., t. IV (1899), p. 962. Platycéphale de MAuniCE, Liénard, Dixième rapp. Soc. hist. nat. (leMaurice{ 1839), p. 33. Platycephalus BORBO.MENSis, Sauvagc, Nouvelles Archives du Micséum, t. IX (1878), p. 58. D., IX, i3; A. , 12; L. lui., Co. Longueur de la tète contenue trois fois et un quart clans la longueur (Ju corps et un peu plus du double de sa largeur. OEil sépare' de l'extré- mité du museau par un espace égal à une fois et un quart son diamètre. Maxillaire atteignant le niveau du bord antérieur de l'œil. Troisième épine dorsale aussi longue que le maxillaire. Ventrales arrivant à l'anus. Corps d'un gris brunâtre. Tous les autres caractères sont ceux du PlaUjccphalus rodericensis (Cuv. et Val.), dont cette espèce, qui parait être spéciale à l'ile de la Réunion, se sépare par les écailles bien plus grandes, l'épine préoperculaire plus petite, les épines du sous-orbitaire moins nombreuses, l'espace entre les yeux plus large et les ventrales plus longues. Il faut sans doute rapporter à cette espèce le Platycéphale de Mau- rice, qui, d'après Liénard, est marbré de gris et de taches brunes, avec une tache noire à la base de la caudale et la tète d'un lilas tendre. 6. PLATYCEPHALUS GRANDIDIEUI, Sauvage. (PI. XXXVI, fig. .■ici 3'.) Pi.ATVCEPHALus Grandidieri, Sauvage, Nouvelles Archives du Muséum, l. IX (1878), p. od. D. , VIII, la; A., 11; L. Int., 100. Tête étroite, plus effilée dans le jeune âge, dont la longueur est con- tenue trois fois et un quart dans la longueur totale du corps et est un |»eii moins du double de sa largeur. Pas d'épines à l'extrémité du mu- seau: il y en a une assez forte au bord antérieur de l'orbite et une autre à lexlnMuité du bord postérieur; crête sourcilière lisse; une faible crête au vcriox. (|ue termine une épine; deux très petites épines au |)réoper- POISSONS. 309 cule, dont la supérieure est un peu plus longue que l'autre, et deux autres faibles à l'opercule, dont la crête est lisse. Grandes e'cailles aux operculaires. OEil petit, sépare' de l'extrémité du museau par un peu plus de deux fois son diamètre; espace interoculaire très concave, ayant la moitié du diamètre de l'orbite. Premier rayon dorsal assez long- et délié; le troisième aussi grand que le second et ayant la même lon- gueur que la mâchoire qui arrive au niveau du bord antérieur de l'œil. Ventrales atteignant le niveau du troisième rayon de l'anale. Pectorales ayant la même longueur que l'espace entre l'extrémité du museau du bord postérieur et l'orbite. Ligne latérale lisse. Corps d'un gris noirâtre, nuancé de blanc à la partie inférieure: ventre jaunâtre; tête et corps piquetés de beaucoup de petits points noirs; dorsale épineuse noire avec quelques parties grisâtres; dorsale molle et anale ornées de bandes étroites de couleur noire; ventrales avec beaucoup de taches assez larges, qui forment en certains points des bandes. Ce poisson se trouve dans les mers de Zanzibar et de Madagascar. FAMILLE DES POLYNÉMIDÉES. Genre POLYNEMUS. Le genre Polynème, que Cuvier et Valenciennes ont placé à la lin des Percoïdes, a été élevé au rang de famille par Richardson et par M. Gûnther. Ainsi que le disent Cuvier et Valenciennes, rrles Polynèmes sont, en effet, au nombre de ces genres qui, tenant à plusieurs familles, ne se laissent lier étroitement à aucune. Leur museau proéminent et écailleux sendjle devoir les faire placer à la suite des Sciènes. Les écailles qui couvrent trois de leurs nageoires verticales les relieraient à certains égards aux Squamipennes; mais leurs dents palatines et vomériennes les ramèneraient aux Percidées; enfin ils se rapprochent jusquà un certain point des Trigles par les rayons libres de leurs pectorales et par la séparation de leurs nageoires ' n. ' Histoire des Poissons, t. III, p. 369. 310 MADAGASCAR. Pour M. Gi'iiitlier', los Polynémidées sont des poissons à corps oIjlon{>- et compriiiK", armés de dents aux mâchoires et au palais, avec deux nag(>oires dorsales séparées; la dorsale molle, la caudale et l'anale sont couvertes de pcliles écailles; sous les pectorales se voient des ravons fili- l'ormes, qui sont libres et articulés; les ventrales tlioraciques sont com- posées daue éj)ine et de cinq rayons; tous les os de la tête sont pourvus d'un système muqueux bien développé. Cette famille comprend trois penres : les Galooides (^(J. polijdactijlus) de la partie ouest de l'Afrique tropicale, qui sont dépourvus de dents vomériennes; les Penlanemus (P. (jiùnquarim'j, dont l'anale est beaucoup |dus longue (pie la dorsale molle et qui habitent les mers des Antilles et la cùle occidentale de lAIVique, et \es Polynomus, chez lesquels l'anale et la seconde dorsale ont un égal développement. Les Polynèmes, dont beaucoup d'espèces peuvent vivre dans les eaux saumàlres, sont des poissons des mers tropicales et intertroj)icales (ar- chipel Indien, mer des Antilles, mer de Chine, cote ouest de l'Afrique). On distingue dans ce genre deux groupes assez tranchés, dont les uns ont les appendices pectoraux longs (P. mnUijilis, P. pamdiseus , P. ma- cronomm), et doiil les autres les ont courts, arrivant à peine à l'origine de 1 anale (P. Pluinien, P. a-antltonemtis , P. mullmidialmy, le P. mela- iiocliii\ chez lequel ils ne dépassent pas la terminaison de la caudale, fait transition entre les deux groupes. Tous les Polynèmes dont les appen- dices pectoraux sont longs ont le corps allongé et tous ceux qui les ont courts ont le corps beaucoup plus trapu et plus ramassé. Le nombre des lilaments est en général de six ou sept; une espèce en [)ossède quatorze (P. viiilliflis), et une autre n'en a que trois (P. tri- dacti/lm). Les appendices pyloriques varient de quatre [P. Iicplacaiillnis) à dix-sept (/\ quadriJiUs). La vessie natatoire peut être fort grande (P. qiiadriJiUn, P. kurn), très petite [P. sextarms) ou manquer complè- tement (P. sr.v/ilis. 1^. xanlliononiisy Les écailles sont toujours d un type franchement cténoïde et de petite dimension. Celles de la ligne latérale sont des plus simples et se rap- ' Catalogue oftltr Ac(iiitlioi)tcnjgia)i Fishes in the collection of llie Ih-itisli Muséum, I. I. |i. Sif). POISSONS. 311 portent au type à canal perforant; leur nombre varie de quarante (P. me- lanochir) à cent (P. niullifilis); il ne paraît pas y avoir de relation bien constante entre la plus ou moins grande longueur du corps et le nombre de ces écailles; si, d'une part, dans le groupe des Polynèmes à longs filaments, nous voyons l'espèce la plus trapue, P. melanochir, n'avoir que quarante e'cailles, tandis que les espèces les plus allonge'es en ont de soixante-cinq (P. macronemm) à cent [P. muUiJUis), d'autre part, dans le groupe des Polynèmes à rayons pectoraux courts, nous trouvons des espèces allongées, comme \e P.sexlarius, qui n'en ont(jue (juaranfe-cinq, tandis que des espèces à corps bien plus trapu (P. oligodon) en ont jusqu'à soixante-dix. Le nombre des écailles de la ligne transversale varie de 5/1 G (P. pkhpius), 5/1 2 (P. hppUuhclylm), à 7/1 2 (P. olirrodon) et 8/1 3 (P. Uncatus). Le bord antérieur des écailles de la ligne latérale est toujours peu échancré; il présente, d'ordinaire, un lobe médian plus grand que les autres et formant une pointe; les lignes rayonnantes sont peu marquées et peu nombreuses. En général, les stries de l'écaillé sont grosses et écar- tées chez les espèces à filaments aWongés [P. polijdacli/ lus, P.-paradiseus), |)lus fines et plus nombreuses chez les espèces à filanienls courts (P. Iieptadaciylus, P. sextarius); le P. scxJUis, qui fait partie de ce dernier groupe, a toutefois les stries de l'écaillé grosses et écartées. La zone spini- fère est généralement bien développée; si, chez le P. sexfdis, il n'y a que quatre ou cinq rangées de spinules, elles sont beaucoup plus nombreuses chez les autres espèces que nous avons pu étudier; chez lo P. heptndnc- iylus, par exemple, la zone spinifère occupe près du tiers de la longueur de l'écaillé. Nous devons noter que les deux espèces à longs filaments que nous avons étudiées (P. paradiseus, P. poh/daclylm) diffèrent par la disposition de la zone spinifère des espèces à filaments courts [P.sexjilis, P. Itepladaclylus, P. sexlarms, P. xmilhonemus, P. americanns); tandis que, chez ces dernières espèces, les spinules ne sont bien développées que sur le bord de l'écaillé; chez les deux autres espèces, elles sont développées sur toute la longueur de la surface spinigère qu'elles hérissent. Sur les écailles des flancs, le foyer se trouve reculé jusqu'à la limite 312 MADAGASCAR. (le Taxe spiiiigère, qui est bien développe', surtout chez le P. paradlseiis, dont la zone occupe près de la moitié' de leur longueur. Les écailles des flancs ont le bord antérieur assez échancré en deux parties (P. xanllio- nemus, P. sexlarius, P. americanus , P. heptadaclyhis), de chaque côté des- quelles sont symétriquement placés les lobules qui varient en nombre de cinq à huit. L'échancrure est encore plus marquée aux écailles ventrales, sur les- quelles la zone spinifère est tout aussi développée que sur celles des flancs; il en est de même pour les écailles déformées qui garnissent la base des nageoires verticales. Gexre POLYi^EMUS. 1 . POLVNEMUS SEXFlLis. Cuvier et Valenciennes. PoLYNEML'S SEXFiLis, Cuvicr et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. Vil (i83i), p. 5i5. D., viii-i. i3; /!., III, 19: /,. /a/. , 5o. Six filaments aux pectorales, dont le plus long arrive à la fin de la caudale. Préopercule assez fortement dentelé, surtout vers le bord infé- rieur. Caudale profondément échancrée, dont la longueur est contenue trois fois et trois quarts dans la longueur totale du corps. Dorsale molle échancrée, les premiers rayons étant aussi hauts que le tronc au point correspondant. Anale également échancrée. Longueur de la tête conte- nue trois fois et demie dans la longueur du corps, caudale non comprise. Chez les individus jeunes, les filaments sont un peu plus longs que chez les adultes. Longueur totale, o" 38o; hauteur du corps, o^oyS; longueur de la tête, o" o8o; longueur de la caudale, o^oQy. Quoique très voisin du Pohjnemus sexlarius , le P. sexjilis s en distingue par la forme do la dorsale molle et par sa nageoire échancrée en forme de faux, tandis que, chez l'autre espèce, les rayons, peu élevés, décrois- sent régulièrement de hauteur. C'est au P. sexJiUs qu'il faut rapporter l'exemplaire recueilli à Pondi- chéry par Leschenault et qui est indiqué dans \ Histoire naturelle des Pois- POISSONS. 313 sona comme P.plcbejus; des deux exemplaires de P. plehejus rapporte's de l'île de France par Quoy et Gaimard, Tun appartient bien à celte espèce, mais l'autre est un P. sexflUs. 9. . POUNEMIJS ASTROLABl , Sauvage. (PI. XXXVII. fig. 1.) PoLYNEMUs AsTROLABi, Sauvago, Dc'Scri[)tion de (juelques poissons de ia collection du Muséum, Bull. Soc. pldlomaûiqw , iv série, t. V (i88i). D., viii-i, i4; A., m, 12; L. lai., ho. Neuf appendices pectoraux, de'passant un peu la base des ventrales. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue quatre fois et demie dans la longueur totale du corps; longueur de la caudale contenue quatre fois dans la même dimension; distance entre l'attache des ventrales et l'anale un peu moins grande que la longueur de la tête. Un mince liséré' noir à la dorsale. Longueur totale, o" 360. Cette espèce, que distingue nettement la présence de neuf filaments aux pectorales, était confondue dans les collections du Muséum avec le P. sexfilis; l'exemplaire décrit a été recueilli à l'île Maurice par Quoy et Gaimard. Ce poisson, qui est commun dans les lagunes de la côte orientale, y |)orte le nom caractéristique de Tsarasomolrâ (litt. : bello-barbe). Genre GALEOIDES. GALEOIDES POLl'DACTYLUS , Schneider. PoLYNEMUs POLYDACTYLUS et P. DECADACTYLUs , Schneider, Systema Ichlhijol. (1801), p. 19. PoLYNEMUs DECADACTYLUS et P. ENiXEADivcTYLUs, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle deg Poissons, t. III (1829), [). 892. Galeoides POLYDACTYLUS , GùnUier, Cat. of the Fishes oj tlw Brit. Mus. , t. II ( 1 8C0 ) , p. 3 3 2 . D., viii-i, i3;.4.^ II, 11 à ij; L. lut., 4.5 à 48. Neuf appendices pectoraux, dont le plus long n'atteint pas l'extrémité de la pectorale. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et con- tenue quatre fois et un tiers dans la longueur totale; diamètre de l'œil Poissons. 40 316 MADAGASCAR. faisant le cinquième de la longueur de la tête; dislance entre rattache des ventrales et l'origine de lanale moindre que la longueur de la lôte. Longueur totale, o™ aBo; longueur de la tète, o" 060; hauteur du corps, o'" o58. Sous le nom de PoUjncmus sexfilt's, nom qui est écrit de la main de Valenciennes. le Muse'e de Paris possède un exemplaire de Galeoldes polydactijlus recueilli à l'île de France par Quoy et Gaimard: or cette espèce n'étaitconnue jusqu à présent que de la côte occidentale d Afrique. S'il n"y a pas eu transposition d'étiquette, il est intéressant de signaler cette espèce dans les mers dont nous éludions la faune ichthyologique. FAMILLE DES TRACHIMDÉES. La famille des Trachinidœ, telle que l'admet M. Gunther, comprend des poissons dont la dorsale épineuse est toujours beaucoup moins déve- loppée que la dorsale molle, dont l'anale est aussi développée que cette dernière et dont les ventrales sont composées d'une épine et de cinq rayons mous (le genre Epicopus en a six); l'infraorbitaire ne s'articule pas avec le préopercule. Celte famille comprend les Percoïdes que Cuvier et Valenciennes avaient séparés sous le nom de Pcvcoïdcs à venbalen ju^onlaires, quelques Sciénoïdes des mêmes auteurs, tels que les Elegmm et les Lalilus, et certains Gobioïdes, tels que les Opisthognathes. M. Giin- ther divise la famille en quatre groupes, les Uranoscopina, les Traclu- nina, les Pingwpedina et les Pseudochrouudcfi. Millier et Troschell avaient déjà séparé les animaux qui composent ce dernier groupe sous le nom de Pseudochromidoïdes, comprenant les genres Plo.v'ops (Cuvier), Pmidocliromis (^l\u[)\).) et Ciclilops [MûW., Trosch.). Les genres Gramina (Poey), Pseudogramma (Bleek.), Trachniop^ (Gùnth.), Pamplesiops (Bleeker) et Pseudoplosiopa (Bleeker) doivent se grouper autour des premiers et constituer une famille qu'à lexem|tle de Bleeker'. on peut placer dans le voisinage des Nandidées cl ipii ne ' Sur la lamille îles Pseudochromidoïdes et revision de ses espèces insulindiennes, Na- luiir. I n-s/i. lier knninU. Ahad. . l. XV. POISSONS. 315 nous semble pas pouvoir prendre place clans une famille naturelle auprès des Uranoscopina et des Trachinides. C'est à ces deux groupes, c'est-à- dire aux genres composant les Percoïdes à ventrales jugulaires de Cuvier, que doit se restreindre la famille des Trachinida' {JJranoscopidœ de Ri- chardson). Les caractères tire's des écailles varient dans les deux groupes des f/rw- «oscoyjmtt et des Trachinida, suivant les genres étudiés. Les écailles des Uranoscopes [Uranoscopm scaber) sont très petites, à peine apparentes, ovalaires, à foyer en général très reculé, sans épines à leur bord libre; le bord antérieur est à peine découpé par quelques rayons peu marqués. Celles de la ligne latérale sont profondément noyées dans la peau qui est endurcie à leur niveau; elles consistent en une sorte de demi-cornet, comme si l'écaillé s'était repliée sur elle-même. Chez les Anemas [A. inermis), les écailles sont également fort petites; celles des flancs ont la même forme que chez les Uranoscopes; elles en diffèrent en ce que le bord antérieur est assez fortement festonné. Il faut inciser la peau des Vives pour en extraire les écailles, qui sont petites, ovalaires; le bord antérieur, plus ou moins prolongé en pointe, porte un assez grand nombre de festons; le bord postérieur est dépourvu d'épines; le tube s'ouvre, comme d'habitude, à la face pro- fonde et près de son extrémité postérieure. Les écailles des flancs sont également privées de zone spinifère [Trachinus draco, T. radialm). Bien diflérentes sont les écailles des Percis [Perds hexophllialmas, P. jnmctulala); dans ce genre, celles de la ligne latérale rappellent celles de certains Serrans (^Serranus maculai o-fnsc talus); elles sont oblongues, atténuées vers la partie postérieure, avec les bords latéraux rentrants. Le tube occupe une grande partie de l'écaillé. Le bord antérieur est fes- tonné par huit à quatorze lobes; l'aire spinigère est assez étendue. Les écailles des flancs sont allongées, avec les bords marginaux en ligne droite; le bord antérieur est découpé par neuf à quinze festons. La zone spinigère est bien développée; sur quelques écailles du Percis heœophlhaJmns , on compte, le long du bord, jusqu'à quarante-huit épines qui sont disposées en un grand nombre de rangées. lio. .316 MADAGASCAR. Sur les écailles ventrales, la zone spinigère est très re'duite; elle manque même sur les écailles j)lacées entre la partie postérieure de la tête et lorigine de la dorsale. Chez les Aphritis (/l. Urvillei), les écailles de la ligne latérale sont beaucoup plus rétrécies dans leur partie postérieure que dans la partie antérieure. Le tube occupe toute leur longueur et se termine en pointe dans la zone spinifère. Le bord antérieur présente une pointe médiane prononcée. Les stries sont grosses, espacées, très peu nombreuses. Les é|)ines en très petit nombre (huit à dix) garnissent le bord postérieur et sont disposées sur trois à quatre rangées. Les mêmes caractères s ob- servent sur les écailles des flancs et du ventre; celles du dessus de la tête sont dépourvues de zone spinigère. Quoique très voisins par la forme du corps des Percis, les Sillago en diffèrent par la slrticlure de leurs écailles. Celles de la ligne latérale (chez le Sillafro maculata) sont presque carrées, le diamètre transversal l'emportant même un peu sur le diamètre longitudinal; le tube, au lieu d'être placé dans le sens du diamètre de Técaille, est toujours oblique et sa partie antérieure n'est pas soudée, de sorte que cette partie se meut comme une sorte de battant; le bord antérieur est découpé par six à sept festons peu marqués; la zone spinigère est formée d'une série d'épines im- briquées disposées en lignes droites et parallèles, qui, vues à un faible grossissement, forment à la surface de l'écaillé comme des séries de petites côtes. A la partie postérieure de la ligne latérale, les écailles prennent une forme ovalaire; la zone spinigère se réduit à la rangée marginale et le tube, qui est placé dans l'axe de l'écaillé, n'occupe plus qu'une faible partie de sa longueur; celles qui sont loul à lait en avant sont carrées et le bord antérieur présente une sorte de pointe médiane. Les écailles des flancs sont semblables à celles de la ligne latérale j)our la disposition des spinules. Les écailles des joues et des opercules sont dépourvues d'épines; quelques-unes ont, derniers vestiges de la zone spinigère, de petites côtes cpii vont en rayonnant du foyer au bord arrondi de 1 écaille. POISSONS. 317 Genre PERCIS. 1. PERCIS ROSE\, Liénard. Percis rosé, Liénard, Dixième rapp. de la Société d'hist. nat. de Maurice (1829), p. 33. Percis millepunctata (?), Gûnther, Catal. Fishes of the Brit. Mus., t. Il (1860), p. ùki. Percis millepunctata (?), Day, The Fishes of India (1875), pi. CCXXVIII. D., VI, 21; A., 18. Liénard indique sous le nom de Percis rosé une espèce dont le fond de la couleur est d'un rose tendre parsemé de grandes et de petites taches d'un rose plus foncé. Entre chaque rayon de la dorsale molle, il y a une tache dun violet pâle. Il est très probable que cette espèce est celle que M. Giïnther décrit en ces termes sous le nom de Percis mille- punciata : «La hauteur du corps est contenue trois fois et deux tiers et la longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale; la largeur de l'es- pace interoculaire est le quart de la longueur de la tête. La seconde et la troisième épines dorsales sont les plus longues, mais elles sont plus courtes que le maxillaire; les ventrales arrivent à l'anus. Le corps est orné de nombreuses taches pâles, ne formant pas de bandes; le museau et les lèvres sont noirâtres «. Si l'assimilation entre le Percis rosé et le Percis aux mille points est réelle, l'espèce se trouverait à la fois à l'île Maurice et à Ceylan. 2. PERCIS PLEUROSTIGMA, Lit^naid. Percis à taches aux flancs, Liénard , Dmème rapp. Soc. hist. nat. Maurice {i 83 Ç)), p. 32. Percis xantiiozona, Blceker, Verh. Bat. Bcnootsch., t. XXII (18/19), p. ^9- Percis xanthozona, Playfair el Gûnlher, Fishes of Zanzibar (18GG), p. 69 et pi. VIII, fig. 3. D., V, 21 ; .4., 18; L. lat., 65. Le Percis désigné par Liénard sous le nom de Percis à taches aux flancs appartient à la même espèce que le Percis xanthozona de Bleeker. Liénard indique que recette espèce porte une grande tache noire à la base de la dorsale épineuse dont la partie supérieure est orangée et deux 318 MADAGASCAR. rangées do taches noires entre les rayons de la dorsale molle. Au-dessus de la ligne latérale se trouvent trois rangées de points bruns; au-dessous de ces points, il y a une raie rose qui commence à la pectorale et se pro- longe jusqu'à la queue. De cette raie partent neuf anneaux qui ceignent la partie inférieure du corps; il y a trois taches noires entre le premier et le troisième, ce qui a fait donner à cette espèce le nom de Percis à taches aux Jîaiicsn. Signalé à Batavia par Bleeker, ce Percis a été trouvé à Maurice par Liénard et à Zanzibar par M. Piayfair. FAMILLE DES SCOMBRIDÉES. Le groupe des Scombéroïdes, tel que le comprenaient Cuvier et Va- lenciennes, a été subdivisé par MM. Agassiz et Gùnther. C'est avec raison quon admet une famille distincte (famille des ïrichiuridées) pour le Lépidope, le Trichiure, leThyrsite, le Gempyle et quelques genres voi- sins, et une autre (famille des Xiphididées) pour les genres Xiphias et Histiophore; mais nous ne pouvons, malgré l'autorité incontestable qui s'attache aux travaux de M. Gûnther, admettre ses deux familles des Carangidées et des Scombridées, qui ont été établies, la dernière pour les Scombéroïdes de Cuvier chez lesquels la formule de la colonne verté- brale est 1^, l'autre pour les poissons qui ont seulement dix vertèbres abdominales et quatorze caudales. De l'aveu même de M. Gùnther, cette règle a des exceptions; les genres Chorinème et Tcmnodon, quoique main- tenus dans la famille des Carangidées, ont un nombre de vertèbres supé- rieur à ce que l'on voit chez ceux-ci. De la famille des Carangidées, nous détachons, en outre, les genres Psetlus, Plaiax et Zandm, qu'à l'exemple (le Bleek'er nous avons rattachés aux Squamipennes, bien qu'on ne puisse méconnaître les affinités qui relient ces genres à certains Carangidés, les Psènes et les Equules, par exemple. Chez les Scombéroïdes, aussi bien chez les Scombéroïdes proprement (lits que chez les Carangidés, les écailles sont, en général, très petites et la plus grande partie de la peau jjaraît être lisse; elles manquent du POISSONS. 319 reste quelquefois; tantôt elles sont également petites sur toute la surface du corps, tantôt celles du thorax, plus grandes que les autres, forment un corselet. Les écailles sont toujours cycloïdes et d'un type très simple : c'est ce qu'on voit chez les Scombres [Scomher scombrus), les Trachinotes (Tra- cliinoliis BaiUonci), les Stromatées [Stromatms cinerem), les Elacates (^Elacalcs allantica); elles sont très petites, ovalaires, ornées de stries peu nombreuses et concentriques, à foyer plus ou moins large; la ligne la- térale est réduite aux tubes engagés dans la peau. D'autres fois, comme chez les Liches [Lichin glaiica) , l'écaillé est faiblement dentelée au bord antérieur; chez les Sérioles (^Seriola cosmopolila), elle est de forme ir- régulière et ornée de stries dont les unes sont concentriques au foyer, tandis que les autres, disposées irrégulièrement, se terminent d'un bord à l'autre. Chez les Chorinèmes {Choyinemus Sancli Pelri, Ch. salienH, etc.). lépiderme, suivant l'expression de Cuvier et Valenciennes, «est brillant et satiné de petites écailles pointues et très étroites, qui font paraître la peau comme si elle était, non pas écailleuse, mais seulement marquée d'une multitude de petites stries serrées les unes contre les autres i?; chez d'autres espèces qui appartiennent au même genre (CA. commersonianus) , le corps est couvert d'écaillés rondes ou ovales. La ligne latérale, réduite aux tubes muqueux, est marquée par une série de petites perforations. Lorsqu'il existe un corselet, comme chez les Thons (^Thynnus thnnnina), les écailles qui le composent sont arrondies à l'un de leurs bords, tandis que le bord opposé est plus ou moins découpé. D'autres fois, comme chez les Auxis (yl. Rochei), les écailles du corselet sont recouvertes de saillies irrégulièrement disposées qui disparaissent presque complètement sous l'influence d'un acide faible. Chez les Carangues, les écailles des flancs sont très petites, ovalaires, ornées de stries, tantôt concentriques et plus ou moins nombreuses (C. carangiis, C. fallax), tantôt très fines et non concentriques, disposées comme chez les Sérioles [Caranx Plmnieri). Celles de la ligne latérale portent un tube qui en occupe presque toute la longueur et qui se ter- mine par une pointe dépassant notablement le bord postérieur (C. ca- 320 MADAGASCAR. rangus) ou se bilurque, lécaille ne présentant pas de pointe à son bord postérieur (C. Plumieri). Dans les e'caiiles (|ui forment la carène, le tube se termine par deux ramifications qui s'ouvrent en dessous de la partie saillante de l'écaillé. Genre CYBIUM. CYBIUM COMMERSONII, Lacépède. SnoMBER CoMMERSO.Mi, Lacépèdc, Histoire des Poissons, I. Il (1800), p. Ooo. Cybilm Commersomi et C. imerruptum , Guvicr cl Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. Vllt (i8.3i), p. i65 et 179. Cybium Commersomi, Giinlher, Catal. Fishes of ttte British Muséum, t. II (18G0), p. 370. D., xvi-ii, i5 à 17-ix; <4., II, i5 à 17-ix à X. Le Cybium interriiptiim est le jeune âge du C. Commersomi, dont il ne diffère que par la tête qui est un peu plus longue et par les dents qui sont un peu moins plates. Le type du C. inlemiphim, qui a été rapporté de la côte de Malabar par Bélanger, a o"' 2^5 de long. Genre ECHENEIS. f Les Echénéis portent sur la côte orientale de Madagascar, chez les Betsimisarakâ, le nom de Kasaira, et, sur la côte occidentale, chez les Sakalava, ceux d'AIoaJo ou de Kimboromhoronisarà. 1. ECHENEIS ALBESCENS, Temniinck et Scblegel. EcHEKEis ALBEscENS, Teiiiminck et Sclilcgel , Ffluno /rtpo«. (18^7), p. 279 et pi.CXX,fig. 3. EcHENEis LOPHiODES, GuicliBnot, Comptes rendus de l'Acad. des se, i. XLVII (i858). p. 878. EcHENEis ALBESCENS, Gùntliei', Cotol. of the Fishes of ihe Brit. Mus., (. Il (1860). p. 377. D., XIII, iC: ^., 18. Disque large, avec treize lamelles, contenu trois fois et un tiers dans la longueur du corps. Largeur du corps, entre les pectorales, comprise un peu plus (le cinq fois dans la même dimension. Mâchoire inférieure dé- passant peu la supérieure, avec des dents plus fortes en avant; dents du POISSONS. 321 vomer forles; mâchoires obtuses; angle île la bouche situé au niveau de la troisième lamelle du disque. Longueur des ventrales e'gale à la dis- tance qui se'pare la base de la pectorale du bord postérieur de Tœil; caudale légèrement arrondie. Couleur uniforme brunâtre. Longueur du corps, o'" aBS; largeur du corps, o"' o^o; longueur de la lète, o'" 07 5; longueur du disque, o'" 070. Cette espèce, qui a été signalée d'abord en Chine et au Japon, a été ensuite retrouvée à file de la Réunion. 2, ECHEiNEIS BRACHYPTERA, Lowe. EcHEPiEis BRAciiYPTEiiA, LowG, ProccctUngs of the Zoologkal Society [iS'ic)) , p. 89. ticHENEis SEXDECIM-LAMELLATA, Eytloux et Souicyet, Voijugc de la Favorite, Zoologie (1839), p. 77 el pi. XXXI. KcHEXEis PALI.IDA, Teimninck et Schlegel, Fauna Japonica, Pisces (18/17), P- ^7' ''^ pi. CXX, fig. 9 et 3. Echeneis chirostigma, Guichenol, Comptes rend. deVAcad. des se, t. XLVII (i858), p. 378. F.CHENEis biîaciivptera, Giinther, Cat. Fishes of tlie British Muséum, t. Il (18G0), p. 378. Cette espèce, qui est bien distincte des autres, a été trouvée à Madèi"e, sur les côtes du Brésil et des Etats-Unis, dans les mers de Chine et du Japon, à Sumatra et à lile de la Réunion. 3. ECHENEIS NAUCRATES, Linilt!, EcHENEis NAUCRATES, Liane', Systema Naturœ, I. I (17G6), p. liliij. EcHENEis NAUCRATES, Guntliei', Catal. Fishes 0/ the British Muséum, I. II(i8Go), p. 38i. EcHENKis NAUCRATES, Giinther, Jour». Mus. Godeffroy, Fisclie (1er Siiclsee (1876), p. i56. EcHENEis NAUCRATES, Day, The Fishes of Imlia (187G), pi. LVII, fig. 1. EcHENEis NAUCRATES, K. Mopeau, Hist. nat. Poissons de France, t. II (1881), p. 639. VEcheneis nammles a été subdivisé par Auguste Duméril et Guichenot en un assez grand nombre d'espèces, qui, toutes, ne sont que des variétés individuelles, comme celles mises en synonymie par M. (iiïnther. La sy- nonymie donnée par ce savant ichthyologiste doit être complétée ainsi qu'il suit: Echenets foJyancuva de Touranne, E. chiromacer de l'île Bour- Poissons. /i 1 UII-F.IMr.nii: KATIO>.tLE. 322 MADAGASCAR. bon, E. purpurescens de la Guadeloupe, Ë. nrndonlalis de Gorée et du Sénégal, E. pacifica de Waigiou et de Triii([ueinalé, E. Behingeri du Malabar et de Pondiche'ry, E. Ricordi de Cayenne, E. jamaciensis de la Jarftaïque, E. scaphecrales de la mer des Indes, E. Dussumierl des îles Seychelles, E.Jlavescens (A.Duméril'), E. coronata de Bourou, E. nia- crorhir des îles de la Polyne'sie, E. maculosa de Cayenne, E. Gaimardi de Tongatabou, E. mahibanca du Malabai", E. alreolala du Brésil, E. virgata et E. obsolcla du Malabar, E. balteata de la mer Rouge (Guiebenot"). li. ECHENEIS ISODONTA, Glliclienot. (PI. XXXV,fig. 1 et i\) EcHENEis isoDONTA et E. iioMODONTA , Guichcnol, Noie d'Aug. Dumeiil sur la classification des poissons qui forment ie groupe des Eche'néides, Comptes vendus dp l'Académie des sciences, t. XLVII (i858), p. 87/1 et 877. D., -do; A., 33. Aug. Duméril, dans le mémoire ([u il a publié en 1878, regarde les EcJwneis rémora et Echeneis naucrales comme les types de deux sous-genres ou formes distinctes et a établi dans cbacune de ces sections deux sub- divisions; pour cet auteur, le groupement peut se faire de la manière sui- vante : i' e'cliancroo ou droite; rayons des j)leurops ( Mous Mehicochires. (Hemores) ) Osseux Osiénchircs. ,.,,,, . l Disseuiblabies. . . Hthciodontes. arrondie; dents (i\aucrales) _ , , , , ,, , / Semblables Uomodontes. C'est à ce dernier groupe qu'appartiennent les exemplaires provenant des îles Seycbelles et des luers de Cliine, qui nous paraissent appartenir à une espèce bien distincte de VEchenem iiaucrates, ainsi que ie montre la description suivante, faite d'après le type de \E. isodonla : Disque allongé, elliptique, plus large en arrière qu'en avant, deux fois et deux tiers aussi long que largo, contenu quatre fois et trois cin(juièmes ' A. Duméiil : Essai de classification des poissons qui forment le groupe des Eche'- néides, Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. XLVII (i858), p. 876. — - Idem. POISSONS. 323 dans la longueur totale du corps, ayant vingt-deux lamelles. Bouche fendue jusqu'au niveau de la troisième lamelle du disque; mâchoire infe'rieure dépassant de beaucoup la supérieure, à symphyse saillante et pointue; toutes les dents petites, égales; pas de grandes dents au bord de la man- dibule. Longueur des ventrales égale à la distance qui sépare l'angle de la bouche de la base de la pectorale. Corps d un brun uniforme. Longueur totale, o'"6y5; longueur du disque, o^'i/io; largeur du disque, o"'o56; longueur de la tête, o™ 128. 5. ECHENEIS RKMORA, Linné. EcHE>Eis BEMORA, Liniié, Sijstemn Natunp, t. 1 (fy66), p. 6A6. EcHENEis BEMORA, Guntliei', Catal. of ihe Vishcs fif ihe Brit. Mus., t. II (18G0), p. 878. EcHEXEis REMOBA, Gûnther, Jouni. Mus. Gode froy ,Fische der Sûdsee (1876), p. i56. EcHENEis REMORA, E. Moreau, Hiat. nai. Poissons de France, t. II (1881), p. 535. De Tétude d'une très nombreuse série nous avons pu conclure que les espèces, séparées de VEcheneis rémora par Aug. Duméril et par Gui- chenot, n'en sont que des variétés individuelles. Ces espèces nominales sont : Echeneis remeligo de Buenos-Ayres , E. borboniensis de lile Bourbon, E. congesta de la Méditerranée et de Bourbon, E. balrachoides de Porto- Praye , E. Potomac de Potomac , E. moralor et E.Jlavescensi^Xug. Duméril ' ) , E. Novœ-Holhmdiœ de lAuslralie, E. Lesueri de Philadelphie, E. exodonla de la Méditerranée (Guichenot'-). 6. ECHESEIS RANINA, Guichenot. (PI. XXXV, fig. 3 et 2".) EcHEXEis BA.MNA, Guiclieuot, Note d'Aug. Duméril sur ia elassificalion des poissons qui forûient le groupe des Echénéides, Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. XLVII (i858), p. 376. D., 21 ; A., 20. Cette espèce, dont le type vient des îles Seychelles, est très voisine de ' Aug. Duméril : Es.sai de rlas.sification des [poissons qui forment le groupe des Eché- néides, Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. XLVII (i858j, p. 87^4. — - Idem. Zn MADAGASCAR. YErhends rémora, dont elle se distingue cependant par plusieurs carac- tères, comme le montre la diagnose suivante : Disque formé de dix-sept lamelles, elliptique, un peu plus large en arrière qu'en avant, deux fois aussi large que long, compris trois fois et demie dans la longueur totale du cor[)s. Bouche fendue jusqu'au niveau de la quatrième lamelle; mâchoire infe'rieure ne dépassant que peu la supérieure, à symphyse arrondie; mandibule armée de dents en cardes, la l)ande externe étant composée de dents plus fortes; une petite plaque dentaire ovalaire sur la langue; dents à la mâchoire supérieure, au vomer, aux palatins. Caudale subtronquée. Longueur des ventrales égale à la distance qui sépare le bord antérieur de l'œil de la base de la pectorale. Corps d'un brun uniforme. Longueur totale, o^/too; longueur du disque, o™ io5; largeur du disque, o"'o5o; longueur de la tête, o™ 088. Genre SERIOLICHTHYS. SERIOLICHTins INDICL'S, Valencieiiiies. (PI. XLIX, Kg. 3.) tREX iNDicus, Description de quelques espèces nouvelles de poissons envoyées de Bourbon par M. Morel, Comptes rendus de rAcadémie des sciences, t. LIN (Juin 1862), p. i3o5. Z)., vi-i, 2/1, 25; ^4., a-i, 17, 1; L. lut., cil-., i3o. Hauteur du corps contenue cinq fois et deux tiers et longueur de la tête cinq fois et demie dans la longueur totale. Bouche petite, mâchoires égales; maxillaire supérieur n'arrivant pas au niveau du bord antérieur de l'œil, dont le diamètre est compris un peu plus de cinq fois dans la longueur de la tète. Dents des mâchoires, du vomer et des palatins on velours lin. Sous-orbitaire étroit. Joue recouverte d'écallIes. Préopercule à peine dentelé. Fausses plnules composées chacune de deux rayons. Kcaillos petites, cycloides; ligne latérale à peine courbée en avant. Dos verdâtre, ventre argenté. Longueur totale, o"' 870; hauteur du corps, 0'" 160; longueur de la tête, o'" 1 y 0. POISSONS. 325 Valenciennes a décrit, en 1862, un poisson de Bourbon sous le nom dli'cx indlcus; ce genre Irex est certainement celui qu'en i854 Bleeker' avait déjà établi sous le nom de Serlolicldhys. Le S. indlcus difTère du S. biplnnulalm de Quoy et Gaimard, type du genre, par le corps qui est plus allongé et par la longueur du museau. Le Musée de Paris possède deux exemplaires du S. indlcus, qui sont les types de l'espèce, et un indi- vidu qui a été recueilli |)ar Dussumier. Genre CARANX. Les Sakalava, sur la côte occidentale de lile de Madagascar, appellent les Carangues Lanoranu. 1. C\RANX CARANGUS, Bloch. ScoMEER CARANGUS, Blocli, Allas ichtliijoîogiquc , t. VII (1785), pi. CCCXL. Caranx CARANGUS, C. CHRïsos, C. Sem, C. XANTiioPYGUs, G. Lessonh et G. Ekala, Guvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. IX (i833), p. <)i, 98, lof), 109, 1 1 3 et 1 17. Garanx Lessonh, Bleeker, Faun. Midd. Oost Java (i855). Très voisin du Caranx hippos, le C. carangm ne s'en distingue que par l'absence d'écaillés au thorax; c'est à ce titre que les C. Sem et C. Lcs- somi doivent être réunis au C. carangus, et non au C. hippos, comme le pense M. Gûntlier. Le C. carangus a élé trouvé, suivant Bleeker, à File de la Réunion, à Mayotte, à Maurice; Desjardins a rapporté de Maurice des Carangues dont Guvier et Valenciennes ont fait leur C. Lcssonll et que nous regardons comme le jeune âge du C. carangus. 2. OARANX iiiPPOS, Linné. (PI. XII\ Plg. 3.) ScoMBER HIPPOS, Llniié, Systcma Natura', t. I (i^GG), p. h(jh. ScoMBER Kleimi, Blocli, AtloK it'hllnjdlogique (^iiSb), pi. GGGXLVII, li;;. 9.. ScoMBER HIPPOS, Blocli , Sijsieiiia Iclitlujologiœ , édit. Schneider (1801), p. 28. Gakanx SEXFASCIATUS, Quoy et Gaimai'd , Voy. derUranie (iS^lx), p. 358 et pi. LXV, fig. Zi. Garanx fallax, G. sexfasciatus et C. Peromi, Guvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. IX (i833), p. gS, 110 et 119. 1 Natmrh. Tijd. Nederl. hul. ( 1 85 /i), t. VI, p. 195. ;526 MADAGASCAR. Caran\ dipros', (idiidicr. Journal Mus. Godeffroy, Fisclie der Sùtlsee (1870), p. i3i cl [)1. lAXMV. /). , viii-i, 21; A., ii-i, 17; L. lat., 33. M. Giinlher- a réuni, sous le même nom de Caranx hippoa, les C.fallax, C. Scm, C. Forsleri, C. scxfasciatns , C. Pcronii, C. Lcssonii el (1. Belan^rcn de Cuvier el Valenciennes. Nous devons tout d"al)ord écarter de celte synonymie les C. Scm et C. Lcssonii, qui, par leur thorax dépourvu (Fécailles, rentrent dans le jjroupe du Caranx carangns ; (|uant aux C. Forsleri el C. Bclangcri, ils diffèrent du C. J'allax de Ciuvier et Valenciennes par le corps qui est plus allongé et par la courbe roslro-dorsale qui est moins inclinée. Le Caranx Peronii de (luvier et Valenciennes devant être identifié avec le Scombcr Klcinii de liloch, (pie Ton s'accorde du reste à regarder comme le jeune âge du Scomher liippos, il nous semble quil faut considérer comme synonyme de l'espèce linnéenne, non pas le Caranx Forsleri, dont le type est de la mer des Indes, mais le Caranx fallax ou Fausse Carangue des Antilles el (lu Brésil. Le ty[)e de cette dernière es|)èce, long de o'" 190, a été rapporté de I île de la Trinité par Lherminier. Le corps a une grande hauteur, celle-ci étant comprise deux lois et demie dans la longueur, caudale non comprise, et un peu moins de trois fois dans la longueur, comptée (lu bout du museau à la bifurcation de la caudale. Le profil supérieur de la tête forme une courbe régulière; la longueur de la tête est con- tenue trois fois dans la longueur, sans la caudale, et quatre fois dans la longueur totale ; le diamètre de l'œil , qui est plus grand que la longueur (lu museau, est compris trois fois et demie dans la longueur de la tête; la mâchoire inférieure est à peine plus longue que la mâchoire supérieure, et le maxillaire arrive presque au niveau du bord postérieur de l'œil. La longueur de la pectorale est un peu moindre que la plus grande hau- icui' (lu corps. L'exemplaire que le Musée de Paris a reçu de Quoy et (Jaimard. et ' Non compris 1(^ Caranx Scm el le C. Fnr.sirri. qui soiil mis à tort (Jaiis la synonymie. — - Calaloij-uc nflhe Fislics of ihr British Muséum, t. II (i8Co), p. A'u(. POISSONS. 327 qui est le type du Caranx sexj'asclalus , est en tout poiuL semblable à l'exemplaire que nous venons de de'crire, sauf que les pectorales sont plus courtes et que le corps, au lieu d'être d'une teinte uniforme, est traversé par six bandes peu marquées; ces deux caractères doivent être attribués au jeune âge de l'exemplaire que nous avons sous les yeux et dont la longueur n'est que de o'" 090. La formule des nageoires est : D,V111-1, 18; A, II-I, ib; il y a trente-cin({ plaques à la ligne latérale. Le Caranx Peronii, malgré son très jeune âge, est de couleur uniforme; les pectorales n'ont guère que les deux tiers de la hauteur du corps. La formule des nageoires est VIIl-I, 2 1 pour la dorsale, ll-l, 1 8 pour lanale. Le type est long de o'"oyo. D après ce que nous venons de dire, le Caranx hippos {C. fallax , C. sex- fasciatus, C. Peronii) se retrouve à la fois dans la mer des Aniilles et dans la merdes Indes; Bleeker dit qu'on l'a trouvé à Madagascar (où il est commun dans les lagunes de la côte orientale et où il porte les noms de Korango ou Treolreokà), à Mayotte et à Bourbon. 3. CARANX CRUMEXOPHTIIALMUS, Bloch. Caranx CRuniENOPHTHALMUsct C.Plumieri, Blocli, Atlas khlhijolugiqur (i jSô ) , pi. GCCXLIII et CCCXLIV. (Iaranx MAURiTiANUs, Qiioj' et Gaiinard, Voyage de Freycinel (182^), p. 869. Caranx miiritianus et C. Plumieri, Cuvier et Valeiicieiines, Histoire naturelle des Pois- sons, t. IX (i835), p. 60 et G5. Caranx crumenophtiialmus, Giinllier, Cat. ofthe Fish. nf tlie Brit. Mus., t. II(i8Go), p. A 2 9. Caranx crumenophthalmus, Giiiilliei', Joum. Mus. Godeffroij, Fisclie Siidsee (i 876). p. 1 3 1. D.. viii-r, 26; A., II, ■-!•:! à -16; L. lai., 3(j. M. Gûnther a réuni sous le même nom les Caranx crunmiophthalmus et C. Phimieri de Bloch et le C. mauritiantm de Quoy et Gaimard; nous avons examiné les exemplaires qui ont été étudiés par Cuvier et Valenciennes et, comme M. Gûnther, nous regardons les trois espèces mentionnées comme se rapportant au C. crumenophthalmus de Bloch. L'exemplaire qui a servi de type à Quoy et Gaimard est un individu de petite taille, o" i oo; la hauteur du corps est comprise quatre fois et 328 MADAGASCAR. (IcMiiie et la longueur de la lele près de quatre fois dans la longueur lo- lale. Lœil esl grand et son diamètre est contenu trois l'ois dans la lon- gueur do la tète. La mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure el le niaxillaiie dépasse un peu le niveau du bord de Tceil; le museau esl poinlu, plus court que le diamètre de Tcoil. Les dents des mâchoires sont fines et disposées en bande étroite; le vomer, les palatins et la langue j)ortent des dents très fines. La tache operculaire est à peine marquée. Le thorax esl écailleux, la ligne latérale est à peine incurvée, el les plaques commencent vers le huitième rayon de la seconde dorsale. Le type du C. Plumiert , qui vient de Saint-Barthélémy, est long de o" 2 1 et ne diffère du C. mauritianm que par l'œil qui est un peu plus petit, le museau qui est un peu plus longel vingt-six rayons à l'anale au lieu de vingt-trois; les légères dilférences qui existent dans les propor- tions du corps tiennent à l'âge des individus. La description que M. (Jïiu- ther donne du C. crumcnophlhalmm sapplique en tout point au C. Plumieri (Cuv. et Val.). l^\. CARANX CHRYSOPlinvs, C.uvicr ot Valenciennes. (PI. xx\i,ng. L) Carwx ciiiivsoFMiRYs, Cuvici' cl Valeiicic'iiiii's , HUloirc luiliircllv des Poissons, l. IX (i^3u), |). 77 cl i.l.CCXLVll. (iMlAN'flOIDKS CIIRYSOI'IIROIDES, Blcfliei", ;\rt/. Tij(l. V. i\('(/e)7. /)((/., jl/rtÂ/w/ ( 1 8.5 I ) , p. 366. Caraw cuRïSOPiiRoiDES, Guiillici', Ccit. of the Fislws oftlw Brh. Mus., t. II (i8Go), p. hï)-i. D. , viii-i, i8; A., ii-i, iG; L. lai. , ali. Corps ovale, comprimé; hauteur contenue deux fois et trois quarts dans la longueur totale. Profil du front régulièrement courbé; longueur de la tête comprise trois fois et trois quarts dans la longueur du corps; œil ])etil, contenu quatre fois et demie dans la longueur de la tête , séparé du bout du museau par près de deux fois son diamètre; espace interoculaire tranchant, plus grand que le diamètre de l'œil. Dents des mâchoires très fines el très courtes; disposées en bandes; des dents au vomer, aux pala- tins el à la langue. Dorsale molle commençant à une dislance du bout du museau égale à la dislance qui s'étend de son origine à la bifurcation de la caudale. Les cinq premiers rayons de la nageoire plus hauts que POISSONS. 329 les autres, de sorte que la nageoire est écliancre'e en faux. Pectorales f'alciformes d'une longueur égale à la hauteur du corps mesure'e à l'ori- gine de la première dorsale; ventrales aussi longues que le museau. Anale ayant la même forme que la dorsale. Corselet nu; ligne late'rale parallèle au profil supe'rieur du corps, devenant droite au niveau du tiers poste'rieur de la dorsale molle. Une tache operculaire peu marque'e. L'exemplaire type d'après lequel est faite la description que nous venons de donner est long de o'" 3 i 5; les autres dimensions sont : hau- teur du corps, o" 1 1 5 ; longueurde la lêto, o'"o8i) ; longueurdu museau, o'^oBy; diamètre de l'œil, o"'oi8. Cette Carangue porte, chez les Sakalava, le nom de Lanoraiapuliij (litt. : Carangue courte). 5. CARA>\ FORSTERI. Cuvier et Valeiiciennes. (PI. \X\I, lîg. 3.) (^ARA>x l'^ORSTERiel C. liELANGERi, Cu\ier et Valencieniics, Histoire luiturellc des Poissons, t. IK (i835), p. 107 l'I iiGi. D., Mi-i, -2 0; A., u-i, i(J; L. lut., 3i. Nous avons examiné un exemplaire de lile de France étiqueté Ca- ranx Forsim par Valenciennes; cet exemplaire, long de o™ 3 1 5 , a la hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts dans la longueur, caudale non comprise, et trois fois et un tiers dans la longueur comptée du bout du museau jtisq'uà la bifurcation de l'anale. La longueur de la tête est contenue trois fois et un quart dans la longueur du corps, cau- dale non comprise, et (juatre fois avec cette nageoire; le diamètre de l'œil, qui est égal à la longueur du museau, est contenu près de quatre fois dans la longueur de la tête; la mâchoire inférieure dépasse à peine la supérieure, et le maxillaire arrive presque au niveau du bord posté- rieur de l'œil. La longueur de la pectorale est égale à la hauteur du corps. Le type du Caranx Belangeri a o™i5o de long; la hauteur du corps ' Le Caranx hippos (Gunther, Journ. Mus. GodeJJ'roy, p. i3i et pi. LXXXV) est un poisson diffe'rent. . Poissons. 'la lUl'niMtniE TtATia^ALU. 330 MADAGASCAR. est comprise trois fois dans la longueur compte'e depuis le haut du mu- seau jusqu'à la bifurcation de lanale; la longueur de la tète est con- tenue trois fois dans la longueur du corps, sans la caudale. L'œil est plus grand que le museau et son diamètre est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; le maxillaire arrive jusque sous le dernier tiers de la longueur de l'œil. La pectorale est un peu moins longue que la hauteur du corps. On compte VIII-L 19 rayons aux dorsales, et II-I, 10 à l'anale; les boucliers de la ligne latérale sont au nonjbre de vingt- neuf. Cette Carangue porte, chez les Sakalava, le nom de Lanommalclwho. 6. CAIîANX FERDAU, Forskal. ScoMBER FERDAU, Forskal , Dcscripliorics Ailimaliiim. Ainiim, Piscium, etc. [i-j-ji), p. 55. Cahanx bajad, Rûppell, Allas Fische (1828), pi. XXV, fig. 5. Caranx gymnostethus el C. flavoguttatus', Cuvier el Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. IX (i835), p. yS et •y.5. Carakgoides hemigyunostethus, Bleeker, .l/aAree/ (i85i), p. 61. Carangoides flavogdttatu.s, Bleeker, Nat. Tijdschr. Ned. liuL, t. !I (1801), p. 178. Caranx bajad, Gùnther, Catnl. of the Fishes oftlie Brit. Mus., t. II (1860), p. 438. Caranx VENATOR, Playl'aii', Proceediiigs of ihc Zonlotfirnl Socictij (1867), p. 809, fig. 9. Garanx FERDAU, Gûntlicr, Joiirn. Mii.s. (jodeJJ'roy, Fische der Sùdsee (187G), p. i-l'i el pi. LXXXVII et LXXXVIII. Caranx FERDAU, Kiuzingei', Fische d. Boik. Mecr (188/1), p. 40 2. M. Gùnther a bien compris la synonymie de cette espèce et rapporte' avec raison au Caravx bajad de Rûppell , qui est la même espèce que h' Scomher fcrdau de Forskal, le C. /lavogullatm et le C. i>ijmnostcthui> de Va- lenciennes, tandis qu'il assimile au C. JJavoguttalus de Rûppell le C. miroguttatm de Valenciennes; les deux espèces ne se séparent, du reste, que par le nombre différent des rayons à la dorsale molle, qui est de vingt-trois à vingt-cinq chez le C. Jlavogultalus et de vingt-sept à trente- deux chez le C. fcrdau. ' Ce n'est pas la même espèce que celle rlf'crito sous ce nom par Fiiippell. POISSONS. 331 7. CARANX C^ULLEOPINNATUS, Cuvier et Valeiicieiines. l'-ARANx c,«RULEOPi.\NATus, Cuvier etTalenciennes, Hisl. iks Poissons, t. IX (i83!i), p. 1 ly. G\RANx c«RULEOPiN!NATus, Huppell , N. W. Fî'scAe ( 1 83 7 ) , p. /17 el pi. XIII, fig. a. D., viui, ai; A., ii-i, 30 ; L. lat. , lio. Corps haut et comprimé, dont la plus grande hauteur est comprise trois fois et demie et la longueur de la tête quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Museau obtus, près de deux fois aussi long que l'œil, dont le diamètre est compris cinq fois dans la longueur de la tète. Ma- xillaire arrivant au niveau du centre de l'orbite. Dents mandibulaires fortes, égales, disposées sur une seule rangée; dents de la mâchoire su- périeure en velours ras, celles de la série externe étant aussi fortes que celles de la mandibule. Dents à la langue et au palais. Préorbitaire aussi haut que l'orbite. Les premiers rayons de la dorsale et de l'anale allongés, la nageoire étant coupée en forme de faux. Pectorales falci- formes, aussi longues que la plus grande hauteur du corps; ventrales courtes, un peu moins longues que le museau. Ligne latérale suivant la courbure du corps, devenant droite vers le premier tiers de la dorsale; plaques fortes. Longueur totale, o"'/n5; hauteur du corps, o"i 18; longueur de la tête, o^ogy; longueur du museau, o^oSy; diamètre de l'œil, o"'oâo. Genre GHORIINEMUS. CHORINEMUS SANCTI-I'ETIU . Cuvier et Valenciennes. ChORINEMUS iSANCTI-PETRl, Ch. TOLOO , Ch. MOADETTA , Ch. MAURITIANUS et Cil. ACULEATLS, Cuvier et Valenciennes, Hist. des Poissons, t. VIII (i83i), p. 377, 379, 38-2 el 38'i. Chorinemus Sancti-Petri, Gûntiier, Calai. Fishcs of llie British Mus., t. II (1860), p. /173. Chorinemus TOLOO, Kner, Reise (1er ISovara, Fische (1865-18G7), p. 162. ChohinemusSancti-Petri, Gûnther, Joum. Mus. Godejfroy, Fische d. Sûdsee(i867), p. i38. Chorinemus MOADETTA, Day, The FIshes of India (1876), pi. LP, fig. 1. Scomberoide Sangti-Petri, Bieeker, Faune de Madagascar, Poissons (1875), p. 98. D., vii-i, 20 à 21 ; A. , ii-i, 18 à 19. Comme MM. Gûnther et Bieeker, nous réunissons sous un même nom 4î. 332 MADAGASCAR. les Chorinemus Sancli-Peln \ CIi. moailrlla, Ch. maurilianus, Cit. acukalits et TA. loloo, que Valenciennes a décrits comme espèces distinctes. Les Cil. moadiHta et Ch. maurilianus ne diflèrent du Ch. Saiicti-Petri que par l'absence de lâches sur les flancs; or on sait que labsence ou la pré- sence de ces taches, qui sont souvent à |teine distinctes, ne peut fournir de caractères spécifiques; c'est ainsi que M. Day a figuré sous le nom de Ch. moadeUa un exemplaire chez lequel les flancs portent des taches noires arrondies et qui cependant est en loul point semblable au Ch. Snncli-Pcln. Le ty|)(' du Clioiinemus loloo, (pie nous avons examiné, est long de o"'i'75; la hauteur du corps est contenue quatre fois et deux tiers et la longueur de la tête cinq fois et deux tiers dans la longueur totale, lue museau est un peu plus long que Tceil. Le maxillaire supérieur, de forme triangulaire à sa partie postérieure, arrive au niveau du bord pos- térieur de lœil; le long des flancs, il y a quelques taches effacées; le sommet de la dorsale est noir. Le Ch. mauritianus ne se distingue en rien d'un Ch. moadetia de même taille, et il doit être regardé comme le jeune âge du Ch. Sancti-Potri. Quant an (j'Ii. aculeatus, M. Gûnther le l'apporte à tort, selon nous, au Ch. lijzani^Ch. commersonianmy Chez ce dernier, le maxillaire supérieur dépasse beaucoup le niveau du bord postérieur de l'œil, tandis que, chez le Ch. acidcalm que nous regardons comme le jeune âge du Ch. Sancti- Petn et qui ne peut être séparé du Ch. mauritianus , le maxillaire n arrive qu'au niveau du bord postérieur de l'orbite. Genre TRACHYINOTUS. TRACHYXOTLIS OVATUS, Linné. Gasterosteus OVATUS, Linné, Systema Naturœ, l. I (i7(j()), p. /ir)o. TrACIIYXOTUS IIHDSIBOIDES, Tit. FCSCLS. Tr. KIOOKVLUIÎ, Tll. Rl.Or.llII , Tli. AFFIMS, Tll. KALCKiKR et Tr. DREPAfiis, Cuvier et Valenciennes, Histoire nntureUo dm /'oi\so»,s, I. VIII (iS^.^), p. tioj, /iio, /i23, 62.5, iaS et ^29. TnAoïiYNOTiis OVATUS, GihUber, Catal. Fishcs nf ihc IJriiish Musciiiii , I. Il (1860), p. '181. Trachynotus OVATUS, Day, The Fishes of Intlia [iS-^b), pi. LI B, (ig. 2. POISSONS. 333 Trachynotus ovatus, Blcekei-, Faune de Madagascar, Poissons (1875), p. 98. Trachïnotus ovatus, Gûnilier, Jauni. Mus. Godpffroy, Fische (1er Siidsee (1876), p. iSg. D., vi-i, 18 îi 21 ; A., ii-i, 16 à 19. M. Gûnther a rëiini sous un même nom, à juste titre, les espèces de Cuvier et Valenciennes dont nous venons de donner la synonymie; elles ont en effet la même forme du corps, les mêmes proportions relatives des diverses parties, et elles ne diffèrent entre elles que par la longueur plus ou moins grande des nageoires verticales; or on y constate toutes les transitions, depuis celles qui, comme le Trachynotus ajjlnis, ont les pre- miers rayons à peine plus longs que les autres jusqu'à celles qui, comme le Tr.fnlciger, les ont arrivant au niveau du milieu de la longueur de la nageoire caudale. Les Tr. ujjims et Tr. mookalee nous paraissent, du reste, être des femelles et les Tr. falciper, Tr. drepanis, Tr. rhomboïdes des mâles. Les rayons sont plus allongés chez les individus âgés que chez les individus jeunes, et le Tr. ajjlnis serait le jeune Tr. mookalee. Si l'on admet cette manière de voir, le Tr. ovalus se trouve dans les parties chaudes de l'océan Atlantique, dans l'océan Indien et le long des côtes de l'Australie. Nous devons faire observer que le Tr. lerala est le jeune âge du Tr. goreensis et non pas du Tr. ovatus, comme le suppose M. Gûnther. Genre EQUULA. EQUULA PARViCEPS, Ciivier et Valeiicieunes. (PI. xxxung. ■■.) Equula PARVICEPS, Cuviei' et Yaiencieiines , tlisloirc des Poissons, t. X (i835), p. 87. D., X, ib\ A. , m, lU. Le corps est oblong et semblable à celui de certains Gerres; sa plus grande hauteur est comprise trois fois et la longueur de la tête près de cinq fois dans la longueur totale ; le profil supérieur de la tête est légère- ment concave au-dessus de l'œil. Le museau est obtusément conique et aussi long que le diamètre de l'œil, qui est contenu trois fois dans la Ion- 33'i MADAGASCAR. gueur (le la tête. Il n'y a pas d'e'pines en avant de l'œil; l'espace inler- ociilaire est un peu [)lus e'troit que l'orbite; lo l)ord du préo[)eicul(' ne porte aucune dentelure. La dorsale commence un |)eu en arrière de Ta- plomb des ventrales; sa seconde épine, qui est petite, n'a que la moitié de la hauteur du corps au point corresj)ondant. La caudale est fourchue. L'anale commence sous le sixième rayon de la dorsale. La pectorale est courte. La ligne latérale est à peine courbée. Longueur totale, o"'ii5; hauteur du corps, o"'t)'io; longueur de la léte, o"'o25; longueur de l'épine dorsale, o'"oi8; longueur de l'œil, ()"'oo8. La coloralion est uniforme. Les Sakaiavâ donnent à ce poisson les noms de Tainpakà et de Llly. Genre PSKTTUS. PSETTIS KALCIKORMIS, Lacépède. MoNODACTYLus FALciFORMis , Lacépède , ///s(. (/fts /'oî'.ssoijs , t. III(i8oû),p. i3i, i32i'l i33. PsETTUs CoMMERSOMi, Guvier et Vaiencienncs, Histoire des Poissons, t. VII (i83 i), p. aSo. PsETTCS FALciFORMis, Gùiilher, Catal. of ihe Fislies of tlw Brit. Mus., l. II (18G0), p. i88. PsETTus ORBicuLABis, GuiclieDot, Cataloguc des poissons de Madagascar, Mém. de la Soc. des sciences naturelles de Cherbourg (i866). D. , VIII, a8; .1. , fit, 39. Ainsi que nous nous en sommes assurés, le P.icUiis orbtcnlaria n'est que le jeune Ps. falciformis. Les exemplaires types de Guichenot, longs de o"'oc)o seulement, ne diffèrent du Ps. J'aie ijormis que [>ar l'œil qui est plus grand, les pointes de la dorsale et de l'anale qui sont un peu plus aiguës et le profil de la tête qui est un peu plus convexe; ces diff('- rences légères ne sont certainement dues qu à l'âge. Genre PSENES. PSENES JAVAMCLS , Cuvier et Valenciennes. (PI. XWI.fij;. 1.) PsENEs jAVAMCus, (]uvier et Valenciennes, Histoire des Poissotis, t. IX ( i833), p. atJi. PsF,NES jAVANicus, Gùnlhcr, Catal. ofthe Fishes of the Britisli Muséum. I. II (i8(Jo ). p. 'i().'i. POISSONS. 335 PsEHES FuscDS, Giiiclieiiof, Catalogue des poissons de Madagascar, Mém. de la Soc. (les sciences naturelles de Cherbourg, t. XII (1866). D. . ix-i, a'i à a5; A., m, -jô h 26; L. ht , 55. Hauteur du corps contenue près de deux fois et deux tiers et lon- gueur de la tête quatre fois dans la longueur totale. Museau tronqué, beaucoup plus court que le diamètre de l'œil, qui est contenu un peu plus de trois fois dans la longueur de la têle. Maxillaire arrivant au ni- veau du tiers antérieur de l'œil . Angle du préopercule faiblement ar- rondi, verdâtre, avec de nombreux traits longitudinaux de couleur bru- nâtre: nageoires d'un brun foncé uniforme. Longueur totale, o^oGa; longueur de la têle, o™ 016; hauteur du corps, 0"' oâô. Nous n'avons trouvé aucune différence spécifique entre le type décrit par Cuvier et Valenciennes et le Psenrsfascus. Il paraît que les Sakalava donnent à ce poisson le nom àAngikif. FAMILLE DES MALACAÎNTHIDÉES. Sous le nom de Malacanthes et dans le voisinage des Cheilions et des Tautoges, Cuvier et Valenciennes ont classé des poissons qui ont l'appa- rence des Labres, mais qui en diffèrent par leurs dents pharyngiennes supérieures qui sont en cardes et par l'épine de l'opercule; leur longue dorsale n'est précédée que de quehpies épines minces et flexibles. Ces caractères ont paru suffisants à M. Gûnther pour séparer les Malacanthes des Labres et pour les élever au rang de famille, les plaçant entre les Trachinidées et les Batrachidées. Les écailles ne sont pas, du reste, semblables à celles des Labres. Celles de la ligne latérale, qui sont très adhérentes, ont une forme toute particulière; elles sont ovalaires, avec le bord antérieur irrégulier et armé chez le Malacanthiis lalovillalus d'une pointe médiane assez sail- lante; le canal occupe presque toute leur longueur et la zone spinifère est réduite à deux ou trois petites spinules irrégulières. Les écailles des flancs, très petites comme celles de la ligne latérale, sont allongées; le ^; 336 MADAGASCAR. bord anlcrieiir est profondément découpe' chez le M. lalovittatus et seule- ment festonne' chez le .1/. Plumiori; la zone spinifère comprend cinq à sept rangées de grosses spinules; des spinules en petit nombre arment le bord libre. Le genre Malacanlhe ne comprend jusqu'à présent que trois espèces : le Maliicanthe de Plumier habite la partie tropicale atlantique de l'Amé- riipie; le Malacanthe à large bande el le IMalacanthe à museau obtus ont ('lé trouvés à File Maurice el à la Nouvelle-Guinée. Genre MA LVCAMHLS. MALACAMIIIS BUEVIROSTRIS , Guichenol. Maluiamhk a CAiDALE TRICOLORE, Liéiuml . Tr('i:lriii(' rupp. Snr. hixl. Matirice[i8li5),'p. 80. Mai.acanthus brevibostris, Guiclienol, Sur une nouveile espèce de Malacanthus, Journal et Mdgnsin de zoologie, t. Xi (i848), p. 1/1. Malacamiils lloKDTii. Bleckcr, Acles de la Soc. des sciences mdo-tiéderl. , L V (18G0), p. 18. Malacamiilîs Hdkdtii, (liiullier, Catal. of ihe Fislies of ihe Brit. Mus.. I. III (1861), p. 36t. MvncANTias HoEDTii, Gunthcr, Journ. Mus. Godeffioi/ , Fischo (1er Siidsee (1876 ). p. lOo elpi. XCVIIl. %. B. D. , V, 5o à 53 ; il. , 5o. Celte espèce, (|ui a été signalée à la Nouvelle-Guinée et dans l'archipel des Louisiades, a été aussi trouvée à 1 île de la Réunion par More!, à Maurice par Liénard et à Madagascar par Janvier. U après Liénard, les individus frais ont la coloration sui\ante : «Le corps est divisé longitiidiiialemenl en deux couleurs principales; la |)arlie supérieure est d'un lilas clair et 1 inférieure d'un jaune safran, sans aucune tache; la joue est marbrée de jaune et de lilas. Une large bande jaune occupe la partie supérieure, depuis l'œil jusqu à la fin de la pecto- rale; cette nageoire, ainsi que la ventrale, a une légère teinte lilas. La cau- dale est ornée de trois couleurs, de jaune, de lilas et de noir; celte der- nière couleur se fait remarquer par deux bandes longiliulinales, dont la supérieure est la continuation do la couleur du dos, qui se rembrunit el couvre l'espace de deux rayons; l'inférieuee part de la queue et monte en oblicpiant pour se terminer, comme la supérieure, à l'extrémité de la POISSONS. 337 caudale; ces deux bandes laissent entre elles un espace occupé par trois rayons, et dont la couleur est d'un lilas clair; au-dessus et au-dessous de ces deux bandes, la couleur est jaune clair, w FAMILLE DES ACRONURIDÉES. Genre ACANTHLRLS. 1. ACANTHURUS DUSSUMIERI, Cuvier et Valenciennes. AcANTHURus DussuMiERi, Cuvicr Pi Valenciennes, Hist. des Poissons, t. X (i83.5), p. aoi. Rhombotides DussLMiERi, Bleeker, Faune Madag., Poiss. (i8-y5), p. kli et pi. XII, fig. 3. AcANTHUBus DussuMiERi, Gùnllier, Joiini. Mus. Godcffnni . Fisclie der Siicisee (1875), p. 1 1 9 et pi. L.X.XII. D. , i\. aS; A., m, 2/1. La hauteur du corps est comprise deux fois et la longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur, caudale non comprise. Le profd de la tête descend obliquement et est légèrement convexe; la distance de la narine au bord de la mâchoire supérieure est comprise une fois et demie et le diamètre de l'œil trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête. 11 y a huit dents de chaque côté, tant à la mâchoire supérieure qu à l'inférieure; ces dents sont ovalaires et fortement dentelées. Les épines dorsales sont plutôt faibles et augmentent régulièrement de grandeur jusqu'à la dernière dont la hauteur est contenue trois fois et demie dans la hauteur du corps; la dorsale molle est arrondie postérieurement; l'anale est légèrement en pointe; la caudale est un peu taillée en crois- sant. 'fDans la liqueur, le poisson parait d un brun foncé avec un grand nombre de lignes longitudinales fines, peu régulières, bleuâtres, des traits irréguliers de la même couleur sur les joues et quelques taches semblables à la poitrine; la base de la dorsale est rayée de rubans bleuâtres et roussâtres; il y a de gros points sur la caudale. Les individus frais, selon Dussumier, ont sur le corps des lignes orangées et grises ou violettes; les rubans de la dorsale sont, l'un d'un bel orangé, l'autre d'un gris bleu; la tête est variée de jaune rougeâtre et de gris violet; une Poissons. h 3 lUPniUlniE NATIONALC. 338 MADAGASCAR. bande aurore va d'un œil à Tautre. Les nageoires sont verdâtres, et il y a des lignes orangées sur la dorsale qui sont plus marquées sur Tanale-n Longueur totale, o™ 170; hauteur du corps, 0" 078: longueur de la tête, o"'o4i; longueur du museau, 0" 028; longueur de la dernière épine dorsale, o™ 022; diamètre de l'œil, o'" 011. 2. ACAMHURUS fiVIUI, Foiskal. Choetodon gahm, Forskal, Descriptiones Animaliuin , Avium, Piscium, etc. (1785), p. 6i. AcANTBURUs GAHM, CuvicF et \ aleiicieniies , ///«(oîVe des Poksons , t. X (i835), p. 919. AcA^'THURUs GAHM, Guatlicr, Catal. rif the Fislics of the Bril. Mus., t. lit (1860), p. 338. AcANTiiuRUs GAHMOiDES, Guichenot, Notes sur la Réunion de Maiilard, Poiss. (1862), p. 8. AcANTHUBUS GAHM, Guntlier, Jouiii. Mus. Godeffroij, Fische der Siidsee (1875). p. 1 13 et pi. LXXIV. D. , IX, 27; /l. , III, ijS-âC. Hauteur comprise deux fois et longueur de la tête un peu moins de quatre fois dans la longueur, caudale non comprise. Distance entre la narine et le bord de la mâchoire supérieure égale à celle qui sépare la mâchoire du bord du préopercule. Profil de la tête convexe. Dents oblongues, ovalairos, crénelées seulement à leur bord terminal. Lon- gueur de la dernière épine dorsale comprise deux fois dans la longueur de la tête. Longueur totale, o'" 190; hauteur du corps, o'"o7o; longueur de la tête, o™o'i(). Cette espèce vient de la mer Rouge, de l'ile Maurice et des Célèbes. 3. ACANTHURUS MGRO-FUSCUS, Forskal. Choetodon mgho-fuscus, Forskal, Descriptiones Animalium, Avium, Piscium (1785), p. 6/1. AcAPiTHURus MATA, A. RASi et A. siGRO-Fuscus, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. X (i835), p. 202, 2o3 et 9ii. AcANTUCRus iviGRO-FuscLS, Gùiitlier, Catal. Fishes of ihc Drit. Mus., t. lit (18G0), p. 33i. Rhoubotides nigro-fuscus, Bleeker, Faune de Madagascar, Poissons (1875), p. 97. D., lï, ai à 27; .4. , m, aS à 95. LAcanthure que Valenciennes a décrit sous le nom à'Acanthurus nigro- POISSONS. 339 fuscus est bien l'espèce de Forskai, comme le suppose M. Giinther. La hauteur est contenue deux fois et la longueur de la tète trois fois et demie dans la longueur du corps, caudale non comprise. Le |)rot]l du front, qui est très incliné, descend d'abord obliquement, devient un peu convexe vis-à-vis de l'œil, puis très peu concave en dessous. Les dents, au lieu d'être régulièrement ovalaires, comme chez VA. matoicles, sont élargies à leur extrémité. La dislance de la narine au bord de la mâ- choire supérieure est contenue un peu plus de deux fois et le diamètre de l'œil trois fois dans la longueur de la tête. La hauteur de la neuvième épine dorsale est comprise une fois et demie dans la longueur de la tête. La caudale est échancrée en croissant. La formule des dorsales est : D. , IX, 96; A., m, 2/1. Longueur du corps, o"'o8o; hauteur, o"'o3i; longueur de la tête, o™ 1 9 ; hauteur de la dernière épine dorsale, o"" 1 1 ; distance de la na- rine au bord de la mâchoire, o™ 008. L'exemplaire rapporté de Pondichéry par Leschenault, et d'après le- quel Valenciennes a établi VA, rasi, n'est qu'un individu un peu plus âgé que le type de VA. nigro-fmcus , dont il ne dillere que par les pointes de la caudale qui sont moins allongées. La hauteur du corps est contenue deux fois dans la longueur, sans la caudale, et non une fois el demie ainsi qu'il est dit dans VHistoire des Poixaons; la longueur de la tête est comprise près de quatre fois dans cette même dimension. Longueur totale du corps, o"' ogB: longueur de la tête, o"' 02 1 ; hau- teur du corps, o"'o/i2; hauteur de la dernière épine dorsale, o'"oi3; dislance de la narine au bord de la mâchoire, o'" <»o(). Les petits Acanthures que Quoy et (iaimard ont pris aux îles iVla- riannes sont certainement de très jeunes individus de VA. nigro-Jmcm , mais il est difficile de décider s'ils se rapportent bien à VA. mata de Russel et si cette espèce doit être regardée comme un synonyme du Chœtodon nigro-Juscus de Forskai. Chez les exemplaires que Valenciennes a eus en mains, le profil est un peu convexe et descend assez brusque- ment, comme sur le dessin que Russel a donné de VA. mata. Or ÎM. Day' ' riœ luslies oJlmUa. pi. XLVllI, fig. i. /i3. 0,0 MADAGASCAR. figure sous le nom d'i. mata une espèce qui nest certainement pas 1" 1. nigro-fuscus , dont elle diffère par le profil beaucoup plus allonge'. li. ACAMHURUS MATOIDES, Guvier et ValeQciennes. ACANTHURUS MATOIDES, A. ANNULARIS, A. BloCHII , A. XANTHOPTERUS , A. LaMARRII, CuvieP Ct Valenciennes, Histoire ualurelle des Poissons, t. X (i835), p. 2oi, 209, 2i5 et 286. AcAMTULRi s MATOIDES ', Gùnllier, Calai, ffthe Fishes of the Brit. Mus., t. III (1860), p. 33o. AcASTHURUs MATOIDES, Piayfair et Gùnther, Tlic Fishes of Zanzibar (^iS^G), p. 56. Rhombotides Lamarrii et Rh. matoides, Bleeker, Faune Madag., Poiss. (1875), p. 96 et 97. AcAiNTiuRus Blociiii, Gûnlhcr, Journ. Mus. (lode/froii, Fisclie der Sùdsee (1875), p. 109 etpl. LXlX,ng. B. D. , IX, 27 à 28; /!., III, 23 à 28. M. Gïmther a rapporté avec raison à VAcanthiirus matoides les A. an- nularis, A. Blochii, A. xantlwpterm et .4. Lamarrii; \A. rasi, que cet au- teur réunit avec doute à \A. matoides, est le jeune âge d'une espèce fort voisine, 1'^. nigro-fiiscm. Le type de VAcanihurus m,atoides est un exemplaire long de o'" i5o, que Lesson et Garnot ont rapporté dOualan. La hauteur du corps est contenue deux fois et la longueur de la tête quatre fois dans la longueur, caudale non comprise. La distance entre la narine et le bord de la mâ- choire supérieure est plus grande que la moitié de la longueur de la tète; le diamètre de l'œil est compris trois fois et demie dans la lon- gueur de la tète. Le profil du front est uniformément convexe et forte- ment incliné. La hauteur de la dernière épine dorsale est contenue deux fois dans la longueur de la tête. L'anale, la dorsale, les ventrales se pro- longent un peu en pointe. La formule des nageoires est : D., IX, 27; A., 111,96. Le corps est d'un brun noirâtre. UAcanthiirits œanthopteritfi, loin d être sen)blable à VA. tiigro-fusciis , comme le faisait penser le rapprochement que Valenciennes a établi entre ces deux espèces , est un individu un peu plus adulte de 1'^. matoides, ' INon compris YAcanthurus rasi, qui est mis dans la synonymie. POISSONS. 341 dont il ne diffère que par les nageoires verticales qui sont un peu moins pointues. Les proportions du corps sont exactement celles que nous ve- nons de noter chez VA. matoidcs. La formule des nageoires est : D., IX, 26; A., 111, 26. Les dents sont ovalaires, assez e'troites et fortement lo- bées au sommet et sur la moitié environ de la longueur de leurs bords latéraux. La longueur du type, qui provient des Seychelles, est de o^aiS, sa hauteur de o'"o85, la longueur de la léte de o'"o^i3, la distance de la narine au bord de la mâchoire supérieure de o"' 027. UAcantharus ammlaris ne se distingue de VA. Blochii que par les pointes de la caudale qui sont un peu plus prolongées; or nous devons remarquer que la forme de celte nageoire varie chez les exemplaires (jue nous avons examinés; cet allongement, du reste, est à peine plus grand chez VA. Blochii que chez les autres espèces nominales que nous rappor- tons à 1.4. matoides. VA. Blochii diffère de VA. maloides en ce que la hauteur de la dernière épine dorsale, au lieu d'être comprise deux fois dans la longueur delà tête, n'y est contenue qu'une fois et deux tiers; la forme générale, les di- verses proportions sont tellement semblables chez ces poissons que la légère différence que nous venons de signaler ne nous semble pas motiver la distinction spécifique qui a été établie entre elles. La formule des na- geoires est : D., IX, 96; A., III, 2 5. Le type rapporté de Madagascar par Quoy et Gaimard est long de 0'" 221") et haut de 0™ 099 ; la longueur de la tête est de 0'" 0^8 et la distance de la narine au bord de la mâchoire supérieure de 0'" o36. La formule des nageoires chez VA. Lamarrii, qui est ladulte de VA. ma- loides, est: D., IX, 26; A., III, 2^. La longueur de l'exemplaire rapporté de l'île de France par Lamarre-Picot est de 0™ 296 , la hauteur du corps de o'"i22, la longueur de la tète de o'"o6o, la distance de la narine au bord de la mâchoire de o"'o62. La forme et les proportions du corps et de la tête, la longueur comparative de la dernière épine dor- sale, etc., sont exactement ce que nous avons noté chez VA. matoides. 3Û2 MADAGASCAR. 5. ACANTIIURUS FLWESCENS , Bennetl. AcANTHURDS FLAVESCENS, Bennett, Zooîogical Journal , t. I (1828), p. io. AcANTUuRus RiiOMBEUs, K'MUz , Miiscum Sciickenbevg. , 1. 1 (i83/i), p. i()Cel pi. XIII, fijr. 6. AcAMUuRusscoPAS ct A. ALTiVELis, Cuvier ct V alenciouiies , Histoire naturelle des Poissotis, t.X (i835),p. 2i5 et 269 et pi. CGXC. AcANTHURUs RHOMBEUs, Gûiitlier. Cat. oftlie Fishes 0/ the Brit. Mus., t. III (1860), p. 3^2. AcAMHURUS RHOMBEUS, Pliufaii' cl (iunll)pr, Tlw Fishes of Zaïnihar (^i8(j(i), p. 67. Harporus RHOMBEUS, Bleekef, Faune de Madagascar, Poissons (iiSyô), p. 97. AcANTHURus FLAVESCENS, Giintlier, Journ. Mus. Godeffroij, Fische der Siidsee (1875), p. 1 iG et pi. LXXVI. i). , V, ai; i4., III, 20. La hauteur est égale à la dislaiice qui sépare le bord postérieur de la tête de 1 origine de Tépine caudale; la longueur de la tête est comprise un peu plus de cpiatre fois dans la longueur totale du corps. Le j)rofildu front, qui est fortement courbé en S italique, est convexe au-dessus de l'œil, puis fortement concave, et enfin se relève au bout du museau. La distance qui sépare la narine du bord de la mâchoire supérieure est égale à celle qui sépare le bout du museau du bord postérieur de la tête; le museau est très allongé. Les dents, qui sont au nombre de douze à la mâ- choire supérieure, ont leur bord libre coupé presque carrément, et ce bord est seul dentelé. La hauteur de la dernière épine dorsale égale l'intervalle qui sépare le bout du museau du bord libre de l'opercule. Les nageoires verticales sont arrondies, les rayons du milieu étant les plus longs. La caudale est coupée carrément. Les écailles sont très petites, rugueuses. Il y a, do chaque côté, et en avant de l'épine caudale, une bande de soies assez serrées, raides, pointues, recourbées à leur sommet. La longueur du type ra|)porté de la Nouvelle-Guinée par Quoy et Gai- mard est de o'" 167. la hauteur du corps étant o'" 078 et la longueur de la tête o-^oSS. Le coi'ps est d'un brun foncé; la tête et la partie antérieure du corps portent, suivant M. (îïtnther, quelques petites taches blanchâtres. L'Acanthure à hautes voiles n'est, comme le pensait Valenciennes lui- même, qu'ujio femelle jeune de VArontliunis rlwmhnis. POISSONS. 3/i3 La hauteur du corps est égale à la distance qui se'pare le bord posté- rieur de la tête du milieu de la caudale; la longueur de la tête est com- prise trois fois et demie dans la longueur totale du corps. Le profil de la ligne du front est le même que chez VA. Jlavescens. Ce sont les pre- miers rayons de la dorsale et de lanale qui sont les plus longs, tan- dis que, chez VA. rhombeus type, ce sont les rayons médians qui sont les plus grands. La caudale est coupée carrément. Il y a le long des flancs une bande blanche bien marquée. Les écailles sont petites et rugueuses. Les dimensions que nous avons pu prendre sur l'exemplaire rapporté par Péron sont : longueur totale, o'"o62; hauteur du corps, o™o38; longueur de la tête, o'"oi9; hauteur de la cinquième épine dorsale, o^oi 5; diamètre de l'œil, o"' 007; distance de la narine au bord de la mâchoire supérieure, 0'" 012. 6. ACANTHURUS OLIVACECS, Blocll. AcANTHURUS OLivACEUs , Bloch , iSy«<«m« Ichlhijologiw , édit. Schneider (1801), p. 21 3. AcANTHURUs HUMERALis, Cuvier et Vaiencienues, Histoire des Poissons, t. X (1 83 5), p. 23 1 . AcANTHURE À CROISSANT, Liénard, Septième rapp. Soc. hist. nat. de Maurice (i836), p. 55. D., IX, ai à 25; A., m, 28 à ai. Cette espèce, qui habite la Polynésie, les Célèbes et Amboine, a été trouvée à Maurice par Liénard , qui la décrit ainsi sous le nom cVAcanlhure à croissant : çtCet Acanthure est remarquable par le croissant blanc qui occupe le limbe postérieur de la caudale et par le liséré bleu qui règne sur celui de la dorsale et de l'anale; sa couleur est d'un brun roussâtre. On re- marque sur le surscapulaire deux taches noires oblongues. v 7. ACANTHURUS GEMMATUS, Cuvier et Vaieiiciennes. AcANTHURus GEMMATUS, Cuvici' et Vaiencieniies , Histoire des Poissons, t. X (i835), p. 255. Acanthure pointillé de bleu, Liëiiard, Septième rapp. Soc. hist. nat. Maurice (i836), p. 55. D., IV, 27 à 28; A., m, 28 à 24. Hauteur du corps contenue deux fois et un cinquième dans la longueur Uli MADAGASCAR. totale. Yeux situés à peine au-dessus du milieu de la hauteur de la tête. Profil presque vertical, légèrement courbé. A cha([ue mâchoire, quatre dents ovales, à dentelures très marquées. Caudale tronquée; épines dor- sales et anales assez fortes. Ecailles à peine visibles. Corps et nageoires d'un brun foncé, semés de points ronds et disposés en quinconce sur la tête et sur la poitrine, un peu allongés et disj)osés en lignes longitudinales peu régulières sur le corps. D'après Liénai'd, VAcanthure pomtillp de bleu est rr ainsi nommé à cause de sa robe d'un bleu noirâtre, parsemée d'innombrables taches oblongues d'un bleu clair, non seulement sur le coips, mais aussi sur la dorsale, la caudale, l'anale et même sur une portion des pectorales w. 8. ACAXTIIIRIS VELIFER, Blocll. AcANTHURUs VELIFER, Blocli , Auslondische Fische (1785-1796), pi. CDXXVII, fig. i. AcANTHURus VELIFER (pFo paFte), Cuvier et Valenciennes, Hisi.Poiss., t. X(i835), p. 25i. AcANTHLRus Blociiii, Beniiett, Procccilings of tlie Zoological Society (i8.35), p. 207. AcANTiiuRE ÉLÉGAM, Liénai'cl, Treizième rapp. Soc. Iiisl. mil. de Maurice (i8i3), p. (Jg. AcANTHURUs VELIFER, Guntlier, Catal. oj'ihe Fishesofthe Brii. Muséum, t. III (18G 1), p. 3ii. AcAiNTHURUs VELIFER, Playfair et Gûnthcr, The Fishes of Zanzibar (1866), p. 67. D., IV, a8: .1., m, a/î. Bien ((ue Liénard trouve quelques différences entre ÏAcanthure voilier et YAcantliure élégant, nous pensons quil y a lieu de réunir ces deux es- pèces, dont la coloration est, en effet, tout à fait la même, comme il ressort de la description suivante : rrSur un fond jaune pâle, on compte de treize à quatorze bandes et bandelettes verticales de couleur brune, dont les deux premières, la bande oculaire et Ihumérale, sont les plus larges et les plus rembrunies; elles sont sans bordures, tandis que toutes les autres ont de chaque côté une bandelette d'un licau jaune doré. La (jueue est partagée également en deux couleurs, le brun et le jaune; la première tient au corps, la seconde à la caudale; cette nageoire est d'un gris transparent et bordée dun li- séré blanc. La dorsale, Tanale et la ventrale sont brunes; la pectorale est jaune clair. La première de ces nageoires est traversée par onze raies POISSONS. 345 jaunes, les unes verlicales et les autres transversales. Lanale n"a pas de bandelettes, mais huit taches jaunes qui se trouvent sur la membrane entre chaque rayon. La gorge, le museau et le front sont jaunes, sans aucune gouttelette comme à VAraiUliuro voilier, La lancette est noire. i^ Gknbe NASELS. NASEUS UMCOLOR , Liénard. Naseis UMCOLOR, Liénard , Di.rième rapport de la Soc. Iiisl. nal. de Maurice (i 83f)), p. 38. [).. VI. .lo; A., 3o. Nous ne pouvons rapporter à aucune des espèces décrites le Nason désigne' par Liénard sous le nom de Naseus unicohr. ff Cette espèce, dit-il, que Ton serait tenté de rapporter au genre Âxi- nure, si elle n'avait deux lances à la queue, est d\m bleu noirâtre sur le dos, moins foncé sous le ventre et presque noir aux nageoires. La cau- dale est si légèrement échancrée qu'elle semble carrée, r Genre PRIOIS'URUS. PRIOMURUS FILAMENTOSUS, Liénard. Prionure X CAUD.VLE FiLA.MEMEUSE , \Àéns.r A , Septième rapport de la Société d'histoire naturelle de Maurice [iS'if)) , |>. 55. D., VI, ■2']\ A., II, 29. Cette espèce ne nous est connue que par la description suivante que donne Liénard : tr Les quatre armures de la queue sont de couleur orangée. Cette couleur orne aussi la gorge et il y a sur chaque joue un liséré jaunâtre. Les deux filaments qui ont servi de nom spécifique à ce poisson ne sont autre chose que les rayons latéraux de la caudale qui sont ex- trêmement prolongés 75. Ce Prionure, par la formule de ses nageoires dorsale et anale, se rap- proche des Naseus, tandis que l'armature de la queue est celle des Prio- nures. Poissons. ^l' cwcr.iurniK Mno-r 3iG MADAGASCAR. FAMILLE DES BATRACHIDÉES. Genre BATRACHUS. BATRACHUS URANOSCOPUS , GiiicliPiiot. (PI. XXXVII, fig. -2.) Batiuoiius uranoscopus, Guichenot, Catalogue des pois.sons de Madagascar, Mnii. de lu Sue. (les sàences naturelles de Cherbourg, I. XII (iSOd). D., II, 17; .1., i(i; I'., :;. (loi|)s sans écailles. Longueur de la tète contenue près de quatre l'ois dans la longueur totale du corps; diamètre de Tœil égal à la larpoiii' de l'espace interorbitaire; pas de tentacules sur la tète, à l'exception diin |)etit lambeau cutané placé au-devant de cliaque narine; une épine forte et aiguë à l'angle de l'opercule. Dents petites, obtuses, en tubercules mousses. Museau de la même longueur que le diamètre de l'oeil, obtus, très déprimé; maxillaire se prolongeant un peu au delà du niveau du bord postérieur de l'orbite. Pas de pores dans Faisselle. Epines dorsales saillantes; ventrales courtes; douze rayons aux pectorales. Corps jaunâtre, orné de nombreuses taches roussatres, arrondies, de grandeur variable; dessous du corps grisâtre; dessus de la tète brun avec des taches grisâtres irrégulières; joues avec des taches de la même couleur tendant à former des bandes; nageoires verticales et ventrales brunes, à l'exception de l'anale qui est grisâtre à la base et brune à lex- trémité; des taches brunes sur la base des pectorales; aisselle d'un gris jaunâtre avec des taches irrégulières brunes. Longueur totale, o^ogS. Cette espèce, ([uil est facile de reconnaître à sa coloration et à la lormule de sa dorsale antérieure, paraît être spéciale à Madagascar; le Musée l'a reçue de M. Goudot. FAMILLE DES SCI ENIDÉES. L'examen de cet appareil de sens spécial qui est connu sous le nom POISSONS. 3'i7 (le ^g«t' latérale et qui a été néglige jusque dans ces dernières aiine'es paraît pouvoir donner aux zoologistes de précieux caractères, non seule- ment pour la distinction des espèces, mais encore pour la délimitation de groupes d'un ordre plus élevé, des genres et des familles. Le groupe des Sciénoïdes de Cuvier et Valenciennes est intéressant à ce point de vue. De même qu il existe des poissons semblables aux Perches proprement dites, dont ils ne diffèrent que par les dorsales qui sont ré- unies en une seule nageoire, au lieu d'être séparées, on peut aussi, avec (luvior et Valenciennes, établir deux grandes divisions dans la famille des Sciénoïdes. Autour du Maigre d Euroj)e, du Corb et de lOmbrine dont la dorsale est divisée, viennent se ranger les Lonchures, les Joh- nius, les Otolithes, les Pogonias, les Ancylodons, les Léioslomes, les Chevaliers, tandis que les Scolopsides, les Latiles, les Macquaries, chez lesquels la dorsale n'est pas interrompue, se groupent autour des Go- rettes, des Pristipomes et des Diagrammes. Nous ne parlons pas ici des Ampriprions, des Dasylles, desPrennas, des Pomacentres, des Glypido- dons, des Héliastes, que l'on doit placer auprès des Labroïdes et des Chromides. La première des deux divisions établies par les illustres auteurs de YHistoire des Poissons doit seule constituer, suivant M. Gïmther, la h- m\\\e (les Sciœ^iidœ , tandis que les genres qui composent le second groupe, à [)art les Macquaries et les Latiles, forment pour lui la famille des Prts- tipomalidœ, dans laquelle ce savant zoologiste fait aussi rentrer, comme nous l'avons déjà vu, les genres compris par Cuvier et Valenciennes sous le nomdeMénides et quelques genres démembrés des Percoïdes, tels que les Datnias et les Therapons. Or, si l'on étudie, dune part, les genres réunis autour du Maigre d'Europe, de l'autre, les genres plus ou moins intimement liés aux Go- rettes, on remarque que les deux groupes ont chacun une physionomie toute spéciale qui les fait immédiatement reconnaître. Les Maigres ont deux dorsales; leur caudale a une forme plus ou moins rhomboïdale et les écailles de la ligne latérale se prolongent sur cette nageoire; chez les Gorettes, au contraire, les deux dorsales sont réunies, la caudale est four- ;i',8 MADAGASCAR. cliiio el lii lèlo a loiijoiirs une forme plus ou moins |)ai'iil)oli(|nc, au lion ili'li'c allonjjée. J/('\amen des écailles de la lijjne lalérale fournit des caraclèros dis- linclifs tout aussi tranchés. En règle générale, tandis que, chez les Pris- tipo.matidées, le tuhe de ces écailles se termine dans la zone spinifèrc pai' une seule ou tout au |)lus par deux extrémités, chez les Sciénoïdes, il se subdivise à la partie postérieure où il se ramille en de nombreuses branches. Comme coïncidence avec celte dernière disposition, on doit noter que, chez les Sciénoïdes vrais, les canaux dits mnqiicti.v sont n(uu- breux sur tous les points de la tète et que les pores de la gorge et du menton sont mieux marqués que chez les Sciénoïdes à dorsales ri'uuirs. Le type du genre Sclœiia est la Se. aquila. L'écaillé de cette espèce a le bord antérieur presque droit; le tidje se divise à la partie postérieure en (jualre ou cinc] ramilications (pii se perdeni sur la zone spinifère et qui. au nombre de sept ou huit chez la Se. Valcncicniicsl, se contournent irré- gulièrement; chez la Se amoycnsin, le tube, d'abord droit, se subdivise en de nombreuses ramifications qui n'arriveut pas toutes à la zone spini- fère et qui communiquent entre elles. Cette disposition est, d une manière générale, celle qui existe chez les Ololithes, les Ombrines et les Cur- vines; toutefois, chez les espèces dont on a fait le sous-genre Hairdelie. le tube est à peine ramifié. Les écailles des genres Larnniis, Eqncs, Pogonias, Micropofron , Latilus. ressemblent plutôt à celles des Pristij)omatidées. Chez les Chevaliers et les Pogonias, le tube, qui se divise généralement en trois branches, rap- pelle encore ce (jue Ton voit chez certains Sciénoïdes vrais. L écaille des Micropogons (M. Unealusj est du même type ([ue celle de certains Pris- lipomes i^Pnshpoma argenteum, Pr. arfrijrrwn'j, tandis (pie celle des La- rimes (Larimus aiirttus) ressemble à celle dautres espèces du genre Pristi- ponic (/V. maculalmn , Pr. iitvlanopteriiiii). Léeaille des Latiles [Ldlilas argcntalusj a la plus grande ressemblance avec celle des Datnias; toutefois le bord antérieur est à peine festonné chez les Latiles; le tube est droit et se terniiiK! au milieu du bortl posti'ricur arrondi. Chez les Diagrammes, les Pristipomes, les Corettes. les Scolopsides. POISSONS. 3/i9 les Conodons et les Hapaloge'ne'sys, c est-à-dire chez les Scie'noïdes de la seconde division, auxquels M. fii'inllier a n'uni les genres Tlierapoii, Datnia, Pelâtes et Dalnioides, qu'il a démembrés des Percoïdes, Técaille de la ligne latérale ne ressemble en rien à ce qui exisle chez les Scié- noïdes de la première division ou Sciénoïdes proprement dits. Le tube ne se bifurque pas dans la zone spinifèie, qui est toujours beaucoup plus réduite, ou tout au plus se bifurque-t-il près de son extrémité (P/v.s- tipoma argenteum, Pr. najef, Pr. Dmsumievi, Pr. melanopternm. Pi\ co- nodon, Pr. Plumieri, Pr. formosumy, cette disposition rappelle ce que. parmi les Pei'coïdes', on voit chez les Diaco|tes. Genre SCItE.N'A. SCI.EXA IIOLOLEPIDOTA, CuvitT et \ yleiicieiiiies. Sci«>A iiOLOLEPiDOT\, (luvior cl Valcncieiuies , Hisloiir des Poliisnni , I. V (i83o), p. r>3. Sci«\A iioLOLEPiDOTv, (jiioy t't Giiiiiiard , Voijuife de l'Aslrolabe, Poissons (i83i), p. 697 cl pi. XII, fiff. ,. /)., x-i, o.ô; A., II. 7; L. lai., 55; L. Iraiisi'., 10/18. Hauteur du corps contenue quatre fois et deux tiers et longueur de la tète quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Diamètre de l'œil plus long que le museau, contenu cinq fois et demie dans la longueur de la tète; museau convexe; mâchoires de même longueur; cinq ou six fortes denticulations à l'angle du préopercule; sous-opercule et interopercule non dentelés à leur bord inférieur. Pectorales bien plus longues que les ventrales; caudale tronquée; seconde épine anale un peu plus longue que le diamètre de l'œil. Longueur totale, o'"72o; longueur de la tète, 0"" i83; longueui' du museau, 0'" o53 ; diamètre de l'œil, 0'" o35; hauteur du corps, o'" 1 yu. Cette espèce est si voisine de la Sciœna aquila des mers d'Europe que c'est avec hésitation que nous l'admetlons comme distincte; elle n'en dif- ' H.-E. Sauvage : Sur les écailles de la ligne lale'rale riiez les Sricnoïcles . liullriiu de la Société philiiiii(illii(ji(i' de Piirh (séance du l 'i juillet 1877). I 350 MADAGASCAR. lôro ((110 |)iir quelques diiïe'rences dans les proportions du corps et par les dents qui sont relativement plus faibles. r.KNRE CORVLW. COIIMW DORSALIS, Piters. (l'I. XVU. Ii|;. .'i el 3-.) (A noiiSALis, Pclei's, \\ icfrmniiti Aicliir (18.)")), p. a'ia. D., X-1,27; .1., Il, 7; /.. lai., /|8. Hauteur du corps égale à la longueur de la lèie el contenue quatre fois dans la longueur totale. Museau convexe, obtus, à peine [)lus long que le diamètre de lœil, qui est compris quatre fois et demie dans la longueur de hi tète; espace interorbitaire peu convexe, près de deux fois aussi large que le diamètre de l'œil. Maxillaire supérieur arrivant pres([ue au niveau du bord postérieur de rœil; la série externe de dents plus forte que les autres. Préopercule à peine denticulé. E|)ines dorsales faibles, dont la troisième est plus faible, mais un peu [)lus longue que la seconde ('■piiie anale; seconde dorsale et anale entièrement recouvertes d'écaillés; caudale rhomboïdale. Corps d'un jaune verdàtre; sommet ih: la dorsale avec un mince li- séré noir. Les écailles de la ligne latérale sont semblables à celles de la Corvnia roilor; le tube se divise en deux branches qui forment un angle très ou- vert et se prolongent jusqu'au bord postérieur; à leur intersection, il \ a uno large ouverture ovalaire. Les dimensions prises sur le type qui nous a été communiqué piir Peters sont : longueur totale, o"'i65; hauteur du cor|)s, o"'o63; longueur de la tète, o"'oAo: longueur du museau, n'" o 1 o : diamètre de l'ct'il, o'"oo(). Très voisine de la Corvina coilor des côtes de l'Inde et de la Cliine, la f^. (Innalis, qui paraît spéciale au canal de Mozandjique, s en distinguo par le museau qui osl plus court et par le maxillaire su|iériour (pii arrive POISSONS. :i->\ au niveau du bord postérieur de l'œil, au lieu de n'atteindre atio.cale. 354 MADAGASCAR. Voisine du Gohins oniatus , celle espèce endilTèrepar l'absence d'écaillés sur la tète et par les rayons supérieurs des pectorales qui ne sont pas soveux. Elle n'a encore été trouvée, à notre connaissance, qu'à Mozam- bique; c'est d'après le type du musée de Berlin, obligeamment commu- niqué par Peters, qu'a été faite la description. 3. GOBIUS VER(iERl, Bleekcr. (PI. XXXIX, fij;. i.) GoBiLs Vergeri, Bleeker, Espèces nouvelles de Gobius de Madajjascar, Arch. népi-l. des sciences naturelles, 1. II (1875), p. Ù18. Gobius Vergeri, Bleeker, Faune de Madagascar, Poissons (1876), p. 58 el pi. XlX.lig. 1 . D. , vi-i , 7 ; ,4. , 1 , 7 ; L. lai. , 3o. Huit OU neuf séries d'écaillés entre la dorsale et lanale; tète complète- ment nue; des rangées longitudinales de pores muqueux sur les joues. Hauteur du corps près de six fois et longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale. Museau très bombé, plus court que l'œil, dont le dia- mètre est contenu un peu plus de trois fois dans la longueur de la tête; espace interorbitaire aussi large que le diamètre de l'œil; maxillaire su- périeur arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil; mâchoires de même longueur; dents de la série externe plus longues que les autres. Distance entre la première dorsale et l'œil beaucoup plus grande que lin- tervalle qui sépare l'extrémité du museau du bord du préopercule; dor- sales peu séparées; dorsale antérieure à peine moins haute que le corps; rayons supérieurs des pectorales soyeux; ventrales atteignant l'anus: cau- dale arrondie, ayant la même longueur que la tête. Longueur, o^oSS. Partie supérieure du corps d'un rose verdàlre, partie inférieure il un rose nacré; tête de couleur bleu violacé; flancs ornés de sept bandelettes transversales brunes, séparées par des espaces beaucoup plus larges qu'elles; pectorales orangées, les autres nageoires brunâtres. Bleeker', à qui nous empruntons la diagnose de l'espèce qui pro- ' Le type du G. Vergeri est perdu; il n'existe pas au Musée de Leyde el n'a pas figure' à la vente de la collection de Bleekcr. POISSOiNS. 355 vient de la rivière Sambiranô', dit que cfle Gobie de Verger ressemble beaucoup au Gobius sambiranoensis en ce qui regarde la forme géne'rale, Fe'caillure et les nageoires, niais qu'il a le système de coloration fort différent, le corps plus grêle, la tête plus petite et plus large, et qu'il présente quelques différences dans la dentition ti. i. GOBIUS SAMBIRANOENSIS, Blecker. (PI. WXIX, (ig. 5.) GoBius SAMBIRANOENSIS, Blceker, Espèces nouvelles de Gobius de Madagascar, Arch. néerl. des sciences naturelles, t. II (1876), p. hi'j. GoBius SAMBIRANOENSIS, hïiieVer, Faune (k Madagascar, Poiss. (1876), p. 5 7 et pi.XIX,fig. 2. D., vi-i, ■]; A., i, ']; L. lat., do. Huit ou neuf séries d'écaillés entre la dorsale et l'anale; tête complè- tement nue; des pores muqueux en séries longitudinales sur les joues. Hauteur du corps près de sept fois et longueur de la tête près de quatre fois et demie dans la longueur totale. Tête aussi baute que large, la lar- geur étant comprise deux fois dans la longueur; museau convexe, un peu plus court que l'œil, dont le diamètre est contenu trois fois et un tiers dans la longueur de la tête; espace interoculaire ayant la moitié du diamètre de l'œil; maxillaire supérieur se terminant au niveau du bord antérieur de l'orbite; mâchoires d'égale longueur; dents de la série externe plus longues que les autres. Distance entre la première dorsale et l'œil plus grande que l'espace qui sépare l'extrémité du museau du bord du préopercule; nageoires presque contiguës; dorsale antérieure plus basse que le corps; rayons supérieur^ des pectorales soyeux; ven- trales atteignant presque l'anus; caudale arrondie, ayant presque la même longueur que la tête. Longueur, o^oSB. Partie supérieure du corps olivâtre , partie inférieure d'un rose verdâtre ; tête ornée de cinq bandelettes étroites et transversales, d'un noir violet, ' La rivière Sambiranô se jeUe dans la grande baie d'Ainpasindava , à ia côte nord-ouesl de Madagascar. 45. 356 iMAUAGASGAI!. les deux antérieures allant de l'œil au maxillaire, les deux autres e'tant place'es sur le preopercule, la dernière sur l'opercule; de nombreuses laclies brunes et iriégulières sur les flancs; dorsale antérieure avec deux baiidelelles étroites d'un noir violacé; dorsale molle et caudale ornées de points noirs; ventrales mouchetées de brun. dette espèce est, d'après Bleeker, auquel nous empruntons la diagnose ci-dessus', ^l'ort voisine du Gobiiis tamhujon et du G. poicilosoma , tant par les nageoires que par le système de coloration, mais ces deux espèces ont le corps plus raccourci, la tète plus haute, les écailles plus grandes (vingt-cinq seulement sur une rangée longitudinale), la bouche plus tendue, la mâchoire supérieure plus longue-?, etc. Le Gohms sambiraiiocnsis a été trouvé par Pollen et Van Dam dans le lleuve Sambirano, qui se jette dans la baie d'Ampasindava, sur la côte nord-ouest de Madagascar. 5. GOBIUS CAPISTRATUS, Peters. (PI. WWIIIJif;. :,.) GoBius CAPISTRATUS, Peters, Wiegiiiarm Archiv [iS^>K>). p. aôi. GoBius CAPISTRATUS, Giinlliei', Qilal. Fishrs nf tlw Bvhish Muséum. I. III (i(S()i), p. 30. 1). , vi-i . 1 •! ; .1. , r , 1 a ; /,. tnl. , o i . Neuf séries d'écailles entre lanale et la seconde dorsale; cinq séries d'écaillés sur les joues; écailles de la |)artie antérieure des flancs aussi grandes que celles de la partie postérieure. Hauteur du corps contenue ciu(| fois et un tiers et longueur de la tête quatre fois et trois cpiarts dans la longueur totale. Tête un peu plus haute <|uo large; museau convexe, un peu plus court que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois dans la longueur de la tête; espace interoculaire très étroit; maxdlaire arrivant au niveau du bord antérieur de l'orbite; dents de la série externe élargies; deux dents |)lus fortes et plus longues que les autres de chaque coté de la mandibule. Distance entre la première ' Le lype fin G. sumhirwmcnsis est perdu; il n'exisie pas au Muse'c de Leyde cl na |)as liguié à la vente de la collection de Bleeker. POISSONS. 357 dorsale et l'œil un peu plus grande que Tespace qui sépare l'extrémité' du museau du bord du préopercule; toutes les épines dorsales flexibles; dorsales bien séparées; caudale arrondie, bien qu'un peu en pointe; ventrales arrivant à l'origine de l'anale; rayons supérieurs des pectorales non soyeux. Longueur totale, o'" 069; hauteur du corps, 0" ui 1 ; longueur de la tête, o"' 018. Verdâtre, avec cinq bandes noirâtres étroites sur le dos; des taches blanchâtres irrégulièrement distribuées sur les écailles; une lipue noire allant de l'œil à la partie inférieure de la tète; des taches blanchâtres sur les joues, qui sont brunâtres; base de la pectorale noirâtre, de petites taches grisâtres se voyant entre les rayons de la nageoire; partie antérieure de la dorsale épineuse et de l'anale mouchetée de noir. Daprès M. Gûnther, cette espèce est étroitement apparentée au Goh'ms ophthalmolœnia ; elle n'a encore, à notre connaissance, été trouvée (ju'à Ibo, sur la côte de Mozambique; c'est d'après l'étude des deux exem- plaires que Peters a bien voulu nous communiquer qu'ont été faites la diagnose donnée ci-dessus et la figure. (i. GOBius C:ERULEUS, Lacépède. GoBius c«RULEUS, Lacëpèdc, Histoire des Poissons, t. H (1802), p. 56o. GoBius c.«RL'LELS, CuvlcF et Valencienncs , Histoire des Poissons, t. XII (1887), p. 137. GoBiE BLEU, Liénard, Dixième rapp. de ta Soc. d'hist. nat. de Maurice (i83f)), p. 38. 1). , vi-i, 10; A. , 1,10. D'après Cuvier et Valenciennes, rrCommerson a décrit un petit (îobie à tête obtuse, à petits yeux écartés, à dents marquées à la mâchoire inférieure et très rases à la supérieure, à rayons de la première dorsale prolongés en soie. . . Sa hauteur est, ainsi que sa tête, comprise six fois et demie dans sa longueur. Il est entièrement d un beau bleu, plus pâle en dessous, excepté à la caudale, qui est orangée et bordée de noir. Sa taille est de 3 à 6 pouces. Commerson l'a observé aux embouchures des rivières de l'île Bourl)onr. 358 MADAGASCAR. H n'est pas douteux que cette espèce est celle qui a été désignée sous le même nom par Liénard et décrite en ces termes: crLe Gobie bleu est voisin du Gobie awaou {^Gohius ocellnris), qui est très commun dans nos rivières. La partie supérieure du mâle est d'un bleu' très foncé, la partie inférieure est mêlée d'un peu de blanc et de rose. Les côtés sont jaunes et chaque écaille des flancs porte une tache bleuâtre. La longueur est de i 2 pouces et demi. Sa plus grande largeur est aux joues qui sont très charnues et renflées. La bouche est énorme; les lèvres sont excessivement épaisses et ont le sixième de la longueur de la tête qui a 3 pouces. Un os triangulaire à angles carrés et dont le bout est recou- vert par la membrane de l'œil est la seule arme de l'opercule. rrLa femelle a la tête moins grosse et plus aplatie, le corps moins comprimé, la lèvre supérieure non échancrée; la base des pectorales est dépourvue d'écaillés. La couleur générale est d'un blanc pâle tirant sur le jaune et chaque écaille porte une tache bleuâtre, comme chez le mâle. La partie inférieure de|)uis la lèvre jusqu'au disque et le dessous des pectorales sont teints de sang. Une légère teinte bleue couvre la tête et une partie du dos. ff Celte espèce habite les rivières de l'ile Maurice où elle est fort rare. » 7. COBIUS RUBROTyEMATUS, Liénard. GoRiE À BANDES ROUGE.';, Liéiiard , Dix. rapp. de la Soc. d'hist. nal.de Mniirire (i8.3f)). p. .3c). D., VI, 16; A., I, i5. Bien distincte par sa coloration, quoiqu'elle se place dans le voisinage du Gobtus phalœna, cette espèce, d'après Liénard, est marine. c:Sa couleur est d'un gris sale avec trois bandes rouges; la mitoyenne passe sur l'œil et savance jusqu'au bout du museau; la supérieure borde la base de la dorsale. La caudale est pointue. Les dents canines sont rares et espacées; il Y . Rouge brunâtre, avec de larges marbrures plus foncées; de petites taches de couleur claire sur les flancs, formant des séries longitudinales; dorsale et caudale avec des taches bi^unes, ces taches formant trois séries sur la dorsale antérieure, deux séries sur la dorsale postérieure. Le type de l'espèce d'après lequel a été faite la description a été re- cueilli à lile de France par Rose. Ce Gobie a été trouvé dans la mer Rouge, dans l'océan Indien, dans les mers de Chine et aux îles Fidji. 12. GOBIUS SIGNATUS, Pelers. (PI. XXXVIII, fij;. h.) (loniL's SKiNATUs, Pelers, Wlcjpnnnu Anhiv (iSôô),]). ao3. D., vi-i, 10; A., I, 10; L. lui., ."io. Neuf séries d'écaillés entre la dorsale et l'anus; tète dépourvue dé- cailles, garnie de lignes de pores muqueux disposés le long de la mâchoire su|)érieure; de cette ligne part une série qui se dirige le long de l'œil; POISSONS. 363 deux autres, parallèles entre elles, vont transversalement jusqu'au pré- opercule; une troisième contourne la mâchoire inférieure; l'opercule porte plusieurs lignes de pores. Tète aussi large que haute, une fois et demie aussi longue que haute. Hauteur du corps comprise un peu plus de six fois et longueur de la tête cinq fois dans la longueur totale. Museau ayant la môme longueur que l'œil, dont le diamètre est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; espace interoculaire étroit, égal à la moitié du diamètre de lœil; maxillaire arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil; dents de la série externe élargies. Distance entre la première dorsale et l'œil plus grande que celle entre le bout du museau et le bord du préopercule; dorsales largement séparées; dorsale antérieure plus basse que le corps, les derniers rayons étant un peu plus longs que les autres; rayons supérieurs des pectorales non soyeux; caudale un peu pointue, aussi longue que la tête; ventrales grandes, atteignant l'anus. Longueur totale, o'^oyo; hauteur du corps, o'"oif>; longueur de la tête, o"" 1 4. D'après Peters, le corps est verdâtre, marqué de taches irrégulières d'un brun noirâtre; la têle est ornée de taches bleues; les pectorales et les ventrales sont tachetées de blanc, les ventrales étant noires à leur extrémité; l'anale porte des taches blanchâtres peu distinctes près de la base; il y a une large tache noire entre la cinquième et la sixième épine de la dorsale antérieure. l3. GOBIUS GluniS, Haiiiilloii lîULlia:ian. (PI. XXXVlIJii;. 3 ot.V.) GoBius GiuRis, ttaniillon Buchanan, The Fisitcs Ganges (iS^a), p. .')i el pi. XXXIII, fijf. .">. (JOBius GIURIS, G. Rlsselii, G. cATEBus, G. KORA, Cuvief et Valenciennes, Histoire nalu- relîe des Poissons, t. XII (iBS'j), p. 76, 76 et 77. GoBius PLATYCK.PHALL's, Petci's, Monulsb. Berlin Acad. (iS.ja), p. C80. GoBiLS GIURIS, Gûiitlicr, CaUiL of the Fishes of (lie Brilish Muséum, t. III (1861), p. 3i. GoBius Grandidieri, Playlair, Procecdiiigs (if ihe Zoological Socielij (18G8), p. 10. D., vi-i, ^; A., i, 8; L. Inl., 3.5 k 3C. Le Musée de Paris possède cinq exemplaires de cette espèce qui sont 46. 36'i MADAGASCAR. les types d'après lesquels M. Playfair a fait sa description du Gohius Gran- didivvi et qui ne diffèrent pas en realité du G. j'iuris. Huit séries d'écailles entre la seconde dorsale et l'anale. Hauleur du corps comprise cinq fois et un tiers dans la longueur totale et lonjj^ueur de la tête contenue quatre fois chez les adultes, trois fois et un tiers chez les jeunes individus. Longueur et largeur de la tète très supérieures à sa hauteur. Museau allongé, arrondi, plus de quatre fois plus long que lœil; bouche fendue obliquement; nuichoire inférieure proéminente; œil petit, son diamètre ne faisant que le dixième de la longueur de la tête; espace inleroculaire moindre que deux fois le diamètre de l'œil; cinq ou six lignes de pores muqueux sur les joues. Tête entièrement nue, à l'ex- ception de quelques petites écailles sur la partie supérieure de l'opercule. Dents de la série externe élargies; des canines. Première dorsale plus basse (jue le cor|)s, les deux premiers rayons étant allongés. Caudale arrondie, un peu j)lus longue que la dislance qui sépare l'extrémité du museau du bord du [»réopercule; tous les rayons de l'anale très divisés; aucun des rayons des pectorales divisés. Ecailles plus grandes sur les côtés du cor|)s, plus petites sous le ventre, sur la nuque et près des pec- torales. Longueur, o"' 'lo. Corps de couleur uniformément brune; une tache noire, plus petite que le diamètre de l'œil, à la base de la première dorsale, entre réj)ine et le premier rayon; des lignes longitudinales, plus ou moins distinctes, de taches brunes à chaque nageoire; ventrale et anale ornées de petits points noirâtres. M. A. Grandidier a trouvé cette espèce dans les lleuves de la côte ouest de Madagascar, dans le Morondava, dans le Tsilsobohana (au Se- rananibetsileo) et dans le ManambolÔ. Les Sakalava donnent à ce poisson le nom do Tnhonahà ou Tabonand. A la côte est, où ce Gobie est commun dans les lagunes et les rivières, on l'appelle Savoy. L'exemplaire que nous avons fait figurer est l'un des types du Gohius Gmndidicri do. Playfair. POISSONS. 365 li. GOBILS SIMPLEX, Sauvage. (PI. XLI.n.;. 'i.) GoBius SIMPLEX, Sauvage, Bnllelin de la Suciéli' pliiluiiialhique (1879-1880), p. /i8. D., vi-i, 9; A., 1, 7; L. lut., 38. Douze séries d'écaillés entre la seconde dorsale et Tanale; de petites écailles sur le haut de l'opercule et le dessus de la tète, jusqu'au niveau des yeux; écailles ciliées. Hauteur du corps contenue près de six fois et lon- gueur de la tête quatre fois dans la longueur totale. Tète presque aussi large que haute; museau aussi long que le diamètre de lœil; espace interoculaire étroit; maxillaire dépassant un peu le niveau du bord an- térieur de l'œil; Ijouche fendue obliquement; des canines fortes, plus longues à la mandibule qu'à la mâchoire supérieure. Distance entre la première dorsale et l'œil plus grande que celle qui sépare l'extrémité du museau du préopercule; dorsales séparées; deuxième rayon de la dor- sale épineuse filiforme; caudale arrondie; rayons supérieurs des pecto- rales non soyeux; ventrales se terminant loin de l'anus. Longueur, o'" i o. Brunâtre; de petites taches de couleur claire sur l'opercule; deux bandes noires à la dorsale antérieure; anale noirâtre; des taches brunes à la dorsale molle el à la caudale. Voisine du Gobiiis caniims, cette espèce en diffère par les écailles qui sont plus petites et par les ventrales qui sont beaucoup plus courtes; elle a été trouvée à Bagamoyo et adressée au Musée de Paris par les Frères de la Mission du Saint-Flsprit. i5. (iOBiiiS z^^ZIBAUE^SIS, Sauvage. (l'I. \L1, li;;. 1.) D., vi-l, 8; .(., I. 8; l..l!,t., -.G. Sept séries d'écaillés entre l'anale et la seconde dorsale; tête entiè- rement nue; de nombreuses lignes de pores muqueux sur les joues et 366 MADAIJASCAR. lopercule. Ilauleiir du corps el loiij^ueur de la lète contenues six fois et demie dans la longueur tolale. Tète à peine plus large que haute; museau aussi long que l'œil, dont le diamètre est contenu près do quatre fois dans la longueur do la lète; esj)ace interorbitaire fort étroit; maxillaire arrivant au niveau du bord ante'rieur de Tœil; deux canines de chaque côte' à la mandibule. Dorsales sépare'es, les derniers rayons de la dorsale molle et de l'anale étant prolongés; caudale arrondie; ventrale en ])ointe, arrivant à l'anus; rayons supérieurs des pectorales non soyeux. Longueur totale, o'" 060; hauteur du corps, o'"oo(j; longueur de la tète, o"' 02 3. Jaunâtre, avec des marbrures brunâtres et quelques j)etites taches de couleur claire dans la partie postérieure du corps; une tache noire au pédicule do la caudale; une série de bandes étroites, alternativement blanchâtres etbrunàtres, à la dorsale molle et à la caudale; deux bandes onduleuses brunâtres à la dorsale antérieure; extrémité des ventrales el de lanale noirâtre. Celte espèce a été rapportée de Zanzibar par M. A. Grandidier. iG. GOBILS FRENATUS, Gùlllher. GoBius FRENATUS, Gûiillier, Calai nf ilir Fi.ilii's (if tlif Ilrilish Muséum, I. lit (18G1), |). 3(j. D. , vi-i, (); A., I, (j; L. lai., 3-2. Dix séries d écailles entre la seconde dorsale et lanale; tèle complète- ment nue; une ligne de pores muqueux à la joue. Hauteur du corps contenue six fois et demie et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Tête un j)eu plus large que haute, la largeur étant comprise une fois et demie dans la longueur; museau plus court que l'œil. dont le diamètre est compris un [)eu plus de trois fois dans la longueur do la lète; espace interoculaire plus étroit que le diamètre do l'œil; maxil- laire supérieur se terminant au niveau du centre de lœil; mâchoires de la même longueur; quatre canines assez fortes à la mandibule. Dislance entre la première dorsale et l'œil égale à l'espace qui sépare l'extrémité du museau du bord du préopercule; nageoires peu écartées; rayons su- POISSONS. 367 périeurs des pectorales non soyeux ; ventrales longues, arrivant presque à l'anus; caudale arrondie, presque aussi longue que la tète. Longueur, o'" o5o. Brunâtre, avec quatre larges bandes verticales plus foncées; des taches noires dispose'es en se'rie longitudinale sur la joue, ainsi qu'entre l'œil et la partie supérieure de la pectorale; quelques taches brunâtres à la dorsale antérieure; des bandes peu marquées à la dorsale postérieure: caudale avec des lignes peu distinctes. Malgré quelques légères différences dues à lâge, l'exemplaire décrit, qui vient de la côte orientale de Madagascar, doit être rapporté au Gobius frenatiis d'Australie; il fait partie de la collection du Musée de Leyde et nous a été communiqué par M. Hubrechl. Un autre exemplaire, provenant de la même localité, ne diffère du pt-écédent que par quelques détails dans la coloratiou. La ligne des joues esta peine marquée et l'on no voit guère qu'une seule tache à l'opercule, les bandes verticales des flancs sont presque elfacées; celles de la cau- dale et de la dorsale molle sont beaucoup mieux marquées; il n'y a que deux canines. 17. (iOBIUS PVriMO, (Minier el Vnlencipiities. (ÎOBIL'S l'APiLio, Cuvicr et Valeiiciount's, Histoire des Poissons, t. Xlt (1837), p. y 1 . D., vi-i, \h\ A., I, l'i; L. lai. , 5-2. Seize séries d'écaillés entre la seconde dorsale et l'anale ; tête complète- ment nue; nombreuses lignes de pores rauqueux aux joues et à l'oper- cule. Hauteur du corps contenue cinq fois et demie et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Tête plus haute et près de deux fois aussi longue que large; museau bien plus court que l'œil, dont le diamètre est compris trois fois dans la longueur de la tête et est plus large que l'espace interorbitaire; maxillaire supérieur arrivant au niveau du centre de l'œil; deux petites canines à la mandibule. Distance entre la première dorsale et l'œil à peine plus grande que celle entre l'extré- mité du museau et le bord du préopercule; dorsales peu écartées; dor- r,f,8 MADAGASCMÎ. sale anténeure aussi haulo que !<■ cdips, ayant les troisième et quatrième rayons filiformes; rayons supe'rieurs des pectorales non soyeux; ventrales longues, arrivant à laiius (|ui est à la base de lanale; caudale arrondie, 1111 peu moins longue (pie la tèlo. Longiiour lolalo. o"'o^^-?.; liauli'iir du corj)s, o™ o i ï? ; longueur de la tèlo, o"' o I (). D'après Cuvier et Naleucionnos. rie fond de la couleur parail èlrc un brun marron assez l'oucé. ()iialre lignes noires et étroites descendent verlicalemenl, la première du inilicii de la première dorsale, les trois autres des deux extrémités et du milieu de la seconde vers le bas du corps. Six iiiliaiis blancs nacrés, lisérés de brun, remontent verticale- ment du ventic el se perdent sur les flancs; le premier, mal terminé, est dans laisselle de la pectorale; le ciiupiième et le sixième sont au-des- sus du commencemeul di' lanale. La joue a (piel(|ues points, et loper- cule a deux (iii trois taclies nacrées, lisérées de brun. Sur le cincpiième raxdii di' la |U'einière dorsale est une taclie ronde et noire, et il v en a une semblable à la caudale, |)rès de sa base et de son bord siipt-rieiir ~. Les (i. jxipilio, G. plialœna et d. splnn.v sont trois espèces très voisines les unes des autres, (pii ne dillèrent que par (piebpies détails dans la co- loi'iilion; les deux premières surtout sont pres(pie identiques. Il est dau- tanl plus probable (pTelles devront être réunies (|ue la description donnée par M. (ii'intlier du (i. phala-ua in(li(|ue une espèce intermédiaire entre les deux autres: ikmis ne pouvons ipiant à nous résoudre la ((ueslion, ne connaissant que les individus de petite taille que IMathieu a rapportés de lîle Maurice. 18. (iOiui s iiM'SKi.osoju. Blei'iiei-. (PI. WXIX, li;;. G.) TiOBiis ilYPSF.LOsniiv . I51^'(■l^('|•. Faune (le Miidd/jiisidr. l'oissoiis (187.")). p. ÛG Pi pt. \\l, lijj. 1. l). , \ Il , 1 o; .1. , I, 1 o ; /^. /((/. , ôô. Quinze séries d'écaillés entre la dorsale et l'ajiale; tète complètement nue: pas de pores mucpieux sur les joues ni à l'opercule. Hauteur du corps comprise près de cinq lois et longueur de la tète quatre l'ois et demie POISSONS. 369 dans la longueur lolalo. Tôle plus liaule (juc larjn; vl plus longui! (|ii(' hanle; museau lji(;u plus louj; (pie Td-il, donl le dianaUre est conlenu près de cinq fois dans la longueur de hi l(He et esL plus largt; ces naturelles, t. II (1870), p. ko. GoBius MADAGASCARIENSIS, Bleeker, Faioie de Madag. ,Vo\ss.. (1875), p. igetpl.XXI, fifj. 2. D. , vi-i, 10 ; A. , \, io; L. lut. , 60. Dix-huit séries d'écaillés entre la dorsale et l'anale; tête complètement nue, excepté sur les joues qui portent de petites écailles; pas de pores muqueiix sur la tête. Hauteur du corps un peu plus de six fois et longueur de la tête quatre fois et demie dans la longueur totale. Tête plus large que haute, la largeur étant contenue un peu plus d'une fois et demie dans la longueur; museau peu incliné, une fois et demie plus long que l'œil, dont le diamètre est compris six fois et demie dans la longueur de la tête et une fois et demie dans l'espace interoculaire; maxillaire supérieur se terminant au niveau du centre de l'œil; maxillaires presque de même largeur; dents de la série externe un peu plus fortes que les autres. Distance entre la première dorsale et l'œil bien plus grande que celle entre l'extrémité du museau et le bord du préopercule; dorsales bien séparées, l'antérieure plus basse que le corps; dorsale antérieure et anale non prolongées; rayons supérieurs des pectorales non soyeux; ventrales courtes, séparées de l'anus [)ar un espace égal à leur longueur; caudale arrondie, un peu plus courte que la tête. Longueur, o™ 190. Partie supérieure de la tête d'un brun olivâlre; ventre d'un vert nacré; nageoires d'un brun violacé; dorsale postérieure et caudale ornées de taches noirâtres anguleuses disposées sur les rayons. D'après Bleeker, rrle Gobius madagascarimsis , quoique extrêmement voisin du G. macrorhynchus , tant par les formes générales que par l'écail- lure et par les nageoires, s'en distingue cependant par de nombreux caractères. Dans le G. macrorhynchus, les rangées d'écaillés sont plus nombreuses, la tête est plus grande, le museau est plus allongé et la ;57/i MADAGASCAR. mâchoire supérieure est plus longue et s'étend jusque sous le bord pos- térieur de l'orbite. L'espèce actuelle est encore différente par l'écail- lure du milieu du préopercule, par les taches noirâtres des rayons de la seconde dorsale, par la couleur jaunâtre de la ventrale et de l'anale, par la mâchoire inférieure, qui, dans le G. macrovhxjnchus , est plus courte que la mâchoire supérieure ^5, etc. Comme nous l'avons indiqué en décrivant le G. macrorhijnchm, ni cette espèce, ni le G. madagascanensis n ont aucune ressemblance avec le G. œneofiiscus. Le G. madagascariensis habite le fleuve Sambiranù, sur la côte nord-ouest de Madagascar; nous avons pu, grâce à l'extrême com- plaisance de M. Hubrecht, étudier le type de l'espèce, qui est conservé au Musée de Leide. 2 3. GOBIliS OCELLARIS, Broussonnet. (PI. .XL, fig. 9", et pi. XLI, fif;. î>.) GoBius ocELLAiiis, Bioiissoniiet , Ichthijologin , Dec. I, pi. 11. GoBius 0CELL\Ris et G. nigripinms, Cuvier et, Valenciennes, Histoire naturelle des Pois- sons, t. Xll (i SS-y ), p. 98 et 101. GoBius MELANOPTERus, Biceker, Description d'espèces nouvelles de Gobius de Madagascar, Arrh. néerl. des sciences naturelles, t. Il (187.J), p. ^11. Gobius melanopterus, Bloeker, Faune de Madag., Poissons(i875), p. Sa et pi. XX, fig. 1. Gobius ocellaris, Gùnther, Journ. Mus. Godeffroy, Fische der Sûdsee (1877), [>. 177 et pi. CVIII, fig. C. Z). , vi-i, 10; /l. , I, 10; L. /(^^ , Go. Quinze séries d'écaillés entre la dorsale et l'anale; tête complètement nue; pas de pores muqueux sur les joues. Hauteur du corps comprise cinq fois et demie et longueur de la tête quatre fois et demie dans la lon- gueur totale. Tête plus haute que large, près de deux fois aussi longue que haute; museau près de deux fois aussi long que l'œil, dont le dia- mètre est contenu cinq fois dans la longueur de la tête et est un peu plus large que l'espace interoculaire; maxillaire supérieur arrivant pres- que au niveau du bord antérieur de l'œil ; mandibule plus courte que ' L'exemplaire figuré est le type du Gobius melanopterus de Bleeker. POISSONS. 375 la mâchoire supérieure; dents de la série externe un peu plus longues que les autres. Distance entre la première dorsale et l'œil plus grande que celle entre l'extrémité du museau et le bord du préopercule; dor- sales bien séparées, l'antérieure bien plus basse que le corps; rayons su- périeurs des pectorales non soyeux; ventrales courtes, leur extrémité étant séparée de l'anale par un peu moins de une fois leur longueur; caudale arrondie, moins longue que la tête. Longueur, o" ikb. D'après Guvier et Valenciennes, «dans la liqueur les exemplaires pa- raissent être d'un brun roussâtre, plus foncé à la tête; le museau, les joues, les opercules ont un très petit pointillé noirâtre. Le dos et les flancs sont semés de petites taches noirâtres assez rapprochées, mais peu marquées; quelquefois il y a une bande brune le long du milieu du corps. La première dorsale est noirâtre, avec une tache noire plus foncée entre le cinquième et le sixième rayon et une autre entre celui-ci et le dos; la se- conde est noirâtre et porte sur sa moitié ou sur ses deux tiers inférieurs trois ou quatre rangées longitudinales de traits noirs; sa caudale a six ou sept rangées de points; son bord a quelquefois un liséré blanc; les autres nageoires sont d'un gris noirâtre, sans taches». Nous avons sous les yeux le type du Gohim melanoplerus , qui nous a été obligeamment communiqué par M. Hubrecht; comme le supposait Bleeker, cette espèce est identique au G. nigripinnis, qui n'est lui-même qu'une variété à nageoires un peu plus foncées du G. ocellarls. L'exemplaire d'après lequel Broussonnet a fait sa description a, pa- raît-il, été recueilli dans un ruisseau à Taïti; tous les exemplaires que possède le Musée de Paris viennent des îles Maurice et de la lîéunion; d'après Bleeker, l'espèce se trouve aussi dans le nord-ouest de Mada- gascar, d'où Pollen l'a rapportée delà rivière Sambiranô; M. Giintherla signale, d'après le Musée Godeffroy, aux îles Samoa, à Rarotonga et à Viti-Leva. 376 MADAGASCAR. 2 A. GOBIUS BANANA, Guvier et Valenciennes '. (PI. XX^iVIII, fig. 1.) GoBiLS BANANA ct G. MARTiMCENSis , Cuvier ct Valencieiines , Histoire naturelle des Pois- sons, 1. XII (1837), p. io3 et io5. GoBius /ENEOFuscus, Pctcrs , Monatsbericht Bei-lin Académie (i859), p. 681. GoBiLS MARTiNiCENSis, Caslslaau , Anim. iiouv. OU rares de f Amer, du Sud. Poiss.(i855), p. 26. GoBRS BANANA ct G. yENEOFUscus, Gùiitlier, Catalogue oj the Fishes of the British Muséum, t. III (18C1), p. 59 elGi. D., vi-i, 10; A.,i, 10; L. lut., 60. Dix-sept séries d écailles entre la dorsale et l'anale; e'caillesde la niujue beaucoup plus petites que celles des flancs; tête complètement nue. Hau- teur du corps contenue six fois et demie et longueur de la tête quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Tête près de deux fois aussi longue et presque aussi large que haute; museau beaucoup plus long que l'œil, dont le diamètre est contenu un peu plus de cinq fois dans la longueur de la têle et est presque e'gal à l'espace interoculaire ; maxil- laire supe'rieur un peu plus long que l'inférieur, arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil; dents de la série externe à peine élargies, et une l)ande très étroite à la mâchoire supérieure. Distance entre la première dorsale et l'œil bien plus grande que celle entre 1 extrémité du museau et le bord de l'opercule; dorsales séparées, l'antérieure plus basse que le corps; rayons supérieurs des pectorales non soyeux; ventrales se termi- nant loin do l'anus. Longueur totale, o'"o()3; hauteur du corps, o"'oi3: longueur de la tête, o"" 09 2. D'après M. Gûnlher, la coloration est verdàtre sur le dos, avec des reflets métalliques sur les flancs, (jui sont irrégulièrement tachetés de brun noirâtre; deux lignes vont obliquement de l'œil aux lèvres; les dor- sales et la caudale portent des taches brunes; les ventrales et l'anale sont grisâtres. Nous avons eu sous les yeux les types du Gobim hanana de Cuvier et ' L'exemplaire figuré est le type du Gohius œneoftiscus de Peters. POISSONS. 377 Valenciennes que Ricord a rapporte de Saint-Domingue et du G. ameo- fuscHs que Peters a bien voulu nous communiquer; comme l'a déjà fait remarquer M. Gûnlher, les deux espèces sont si voisines qu'on ne peut re'ellement les distinguer; les pectorales sont seulement un peu plus courtes chez le Gobie de Mozambique, et l'on ne peut attribuer à cette difl'érence un caractère spe'cifique. Quant au Gohius marlinicensis , il ne diffère du G. banana que par l'es- pace interorbitaire qui est plus large; ce caractère est dû à une diffé- rence d'âge, car tous les individus étiquetés par Valenciennes G. inaiii- nicensis sont de grande taille et tous ceux dénommés G. banana ont au maximum lo centimètres de longueur; le Musée de Paris possède, du reste, des exemplaires de taille intermédiaire chez lesquels l'espace inter- oculaire est plus large que chez le G. banana et plus étroit que chez le G. marlinicensis. Genre GOBIODO.N. GOBIODON CORÏPHOîNliLA, Olivier et Valenciennes. (PI. XLI\», 1%. 1.) GoBiis CORYPHOENULA, Cuvier et Valenciennes, llistoiie des Poissons, l. \II (1887), p. i3i. 1). , VI 1. 1 o; -t. ,1.8. Pas d'écaillés. Tête et corps très comprimés; hauteur du corps com- prise trois fois et longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale; profil supérieur de la tête convexe, subverlical à partir du niveau de l'œil; museau très court; pas de canines; diamètre de l'œil contenu près de quatre fois dans la longueur de la tête. Dorsale antérieure réunie à la dorsale molle par une membrane peu élevée; caudale convexe; disque ventral court, non adhérent au ventre; pectorales plus courtes que la tête. Longueur, 0°' 0^0. Corps de couleur fauve uniforme. Le type de l'espèce est de Guam; M. Grandidier l'a aussi trouvée à Madagascar. Poissons. 48 378 MADAGASCAR. M. Giinther met cii synonymie les Gohiodon rivulatus (Riippell j, (i. co- ruphœnula, G. Iiislrio el G. quinquestrigatus (Cuv. et Val.). Le Gohiodon con/phœnula se sépare nettement de ces diverses espèces par l'absence de canines et par sa coloration uniforme; les autres espèces ont chacune une coloration diiïérente. Cenre sicydium. S.lCYD1liM LATICEPS, Giivieret \';ilenciennes. (PI.XLVII.Iij;. .-5.) Sicydium laticeps, Cuvier et Valencioniifs, Hisloirr dis Poissons. I. XH (1837), p. l'yj. /). , M-i, n; I. , J. in; L. kt. , iS5. Ecailles de la nuque presque aussi grandes que celles du corps. Hau- teur du corps contenue un peu plus de six fois et longueur de la tète cinq fois et demie dans la longueur totale; largeur de la tête ayant un tiers de plus que sa hauteur; dents médianes de la mandibule plus lon- gues que les autres. Troisième et quatrième épines dorsales filiformes; longueur de la caudale contenue quatre fois et deux tiers dans la lon- gueur du corps. Longueur totale, 0'" 110; hauteur du corps, 0"' 018; longueur de la tète, o'" o-jo. D'un noir uniforme; bord de la caudale blanchâtre. Genre ELEOTRIS. 1. ELEOTRIS MADAGASCARIENSïS, Cuvier et Vaienciennes. (PI. XVllI.fig. I, et pi. XL1\ fig. '1.) Eleotbis MADAG\sc\RiENsis, Cuvier et Vaienciennes, ffist. «/M/'om., I. XI[(i837), p. 2/10. Eleotris MADAGASCARIENSïS, Blcciier, Faune dp Madagascar, Poissons (187C), p. ti-j. P.. VI. (); I., 7; /,. lai., 4a. Pasd'e'pine au préopercule. Onze séries d'écaillés entre l'origine de la seconde dorsale et l'anale. Tête déprimée, dont la largeur, assez grande, est égale à la distance entre l'extrémité du museau et le bord du préoper- POISSONS. 37'J cule; ligne rostrale inclinée; un sillon sur la lenipe, au-dessus de Tceil et du préopercule; museau obtus, un peu plus long que Tœil, doni le diamètre est contenu cinq fois dans la longueur de la tête et deux fois dans l'espace interoculaire qui est aplati; douze séries d'écaillés entre l'œil et le bord du préopercule; pas de dents au palais; dents des mâ- choires en cardes, les externes plus fortes; maxillaire s'étendant jusqu'au niveau du centre de l'œil; deux rangées longitudinales de pores sur la joue. Caudale allongée. Hauteur contenue cinq fois et longueur de la tète quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. Longueur totale, o'"28o; longueur de la tète, o'"o8o; hauteur du cor[)S, o™ oby. Brunâtre; caudale et dorsale molle parsemées de points roussâtres. La diagnose de cette espèce est donnée d'après un exemplaire recueilli sur la côte orientale de Madagascar par Goudot. Pollen et Van Dam l'ont aussi trouvée dans la rivière Sambiranû, sur la côte nord -ouest. 2. ELEOTUIS OPHIOCEPHALUS, Cuvier el Vulciicioiiiii S. (PI. XI. I\ lig. 3 ut 3', et pi. XXXVIH, 11;;. 8.) Eleotkis oi>iiio(;b:i>iiALUs, lil. pop.ockphalls et E. maugaritaceus, (iiivier el Valenciennes, Histoire Milurrlle des Poissons, t. XII (1837), p. 23(j, û2-] ei aio. Eleotris opiiiocEPiiALi:s, Da\, The Fislics if Iiidin (iSG.")), p. ccxliv el pi. LXVII, fig. 2. Eleotris opiuocEPHALUS, GiiiilliiM', Calai. Fislies ofllie Briiish Muséum, t. III (187(5), p. 107. Eleotris ophiocepiialus, Giinlher, Journ. Muséum GodeJJ'ioij , Fische der Sûdsee (1877), p. i85 elpl. CXII, fi.;. A. /).,M-i, S: .4., 1,7; L. lut., ;î/ià 3G. Pas d'épine au préopercule. Onze séries d'écaillés entre l'origine de la seconde dorsale et l'anale. Tête déprimée, dont la largeur, assez grande, est moindre que la dislance entre l'extrémité du museau et le bord du préopercule; museau obtus, un peu plus long que l'œil, dont le diamètre fait un j)eu moins du cinquième de la longueur de la tête et des quatre neuvièmes de la largeur de l'espace interoculaire; tête entièrement couverte d'écaillés aussi larges que celles des flancs; pa:? de dents au palais; dents des ujâchoires en cardes, les externes plus fortes; maxillaire A8. 380 MADAGASCAR. s'élendant jusqu'au niveau du centre de Fa-il. Caudale arrondie; anale et dorsale prolongées en pointe. Hauteur du corps contenue un peu plus de cinq fois et longueur de la tète trois fois et trois quarts dans la lon- gueur totale. Longueur totale, o'"3.jo; longueur de la tète. (»"'o().'): hauteur du corps, o"'o7o. De couleur brunâtre; une tache noire au centre des écailles et de grosses taches brunes sur la caudale et la dorsale molle. Cette espèce, qui a e'té signalée dans les eaux douces de la Nouvelle- Irlande, aux Philippines, dans l'archipel Indien, a été trouvée aux Sey- chelles et dans les rivières de la côte orientale de Madagascar par M. Grandidier; IM. Gûnther la mentionne des îles Carolines, des îles Pelevv et de Vanicoro. 3. ELEOTRIS BUTIS, Hniniltoii Bucliaiiaii. (PI. XLl', (ij;. 9.) CiiKiLODiPTERLS liUTis , Haiiiiltoii Bucliaiian , Tlw FIshes tif the Gnn<>es (1829), p. '1- cl 3(')-. ]"j,KOTRis iiuMF.RAMs, Cuvior ct Vaiencioiiiios , Hkl. des Poissons, I. \ll (1887), |). 2'i(i. Ei-EOTHis BL'Tis, Gùnllier, Calai, «f llic Fislirs of ihe Brltish Muséum . I. lit (i8(Ji), |). 1 t(i. I'Ilkotris BUTis, Day, Tkc Fishes of Iiulia (1876), p. cg\liv ct pi. I>\\ll, fii;. 3. /;., vi-i,8; A., I, 8; I. lai., 28. Museau déprimé, large et long; mâchoire inférieure proéminente; maxillaire dépassant un peu le niveau du bord antérieur de l'œil, dont le diamètre est compris de six à sept fois dans la longueur de la tête; pas d'épine au préopercule; maxillaire s'étendant chez les individus jeunes jusqu'au niveau du centre de l'œil et restant ])lus en avant chez les adultes. Hauteur du corps contenue cinq fois et longueur de la tête trois fois et deux tiers dans la longueur totale. Ecailles non ciliées; écailles de la partie supérieure de la tête et des joues plus petites (pie celles des flancs; neuf séries d'écaillés entre lorigine de hi dorsale molle et l'anale. Corps brunàlic, a\ec des taches brunes irrégulières plus ou moins marquées qui forment parfois une ligne loiigitudinalc: une tache noire POISSONS. 381 bordée de blanc à sa partie supérieure sur la base de la pectorale; extré- mité de la dorsale antérieure noirâtre; des taches noirâtres à la dorsale molle; caudale et anale noirâtres ou avec des taches noires. Cette espèce, que le Musée de Paris a reçue de l'île de la Réunion, des Philippines, des mers de Chine, de llnde et de llnde archipéla- gique, a été trouvée par M. Grandidier et M. Lantz dans les eaux douces de la côte orientale de Madagascar. i. ELEOTRIS LANTZU, Tlioininol. (l'I. XLI, lij;. 6.) E1.E0TRIS Lantzii, Tliominot. Btdli'lin de In Société philomalhiquc (1878), p. 256. D., VI, la; .1. , 12. Pas d'épines au préopercule. Ecailles très petites. Dents longues et recourbées; pas de dents au vomer ni aux palatins. Tête allongée, sa longueur étant contenue trois t'ois et un tiers dans la longueur du corps, caudale non comprise; museau un peu plus long que l'œil , dont le diamètre est à peu près le quart de la longueur de la tète; espace interobitaire étroit, un peu concave; maxillaire s'étendant jusque vers le niveau du centre de l'œil. Hauteur du corps faisant la sixième partie de la longueur du corps, caudale non comprise. Troisième et quatrième épines de la dor- sale allongées; pectorales atteignant presque le niveau de l'anus. Longueur totale, 0" 1 o5 ; hauteur du corps, o'" o i 3 ; longueur de la tète, o'" 016, Cette espèce, qui rentre dans le sous-genre ] aknciennia de Bleeker, a été recueillie à l'île de la Réunion par M. Lantz; elle diffère de VEleolris muralls par la dentition. 5. ELEOTRIS (CULIUS) FUSCA . RIocli. (PI. XLIMlj;. 1.) PoECii-iA FLSCA, Blocli, Systtind h-lithijulugiip , ('dit. Scliiu'icler (iSoi), p. i53. PoECiLiA MGRA, Quoy ct Gaiiuiu'd, Voij. de Freijcinel, Zool. (1898), p. 233 el pi. XII. 382 MADAGASCAR. Klrotris Fiscv, Giiiilher, Cnlal. of tlie Fishes of the British Muséum, l. III (i8Ci), p. i-il>. Kleotris flsca, Day, Tlw Fishes nj JmUa (iS;!)), p. ccxlix et pi. lAV, fi!;. 7. l)., vi-1,8; A., I, 8; L. lui., ()()-(J,t; /,. transi-., lO. Angle du prëopercule avec une épine dirige'e en avant. Hauteur du corps un peu plus de cinq fois et un tiers dans la longueur totale, égale àla distance qui sépare l'extrémité du museau de l'angle du préopercule; longueur de la lèle comprise trois fois el deux tiers dans la longueur du corps. Diamètre de l'œil sensiblement égal à la lon.<>iieur du museau et à la largeur de l'espace interorl)itaire; museau court, déprimé; mâchoire inférieure proéminente; maxillaire s'étendant jusqu'au niveau du centre de l'œil; dents fines, en bandes étroites. Ecailles ciliées: écailles des joues petites. Corps de couleur plombée, avec le ventre j)lus pâle, qui est parfois teinté de jaunâtre; une barre longitudinale noire à la dorsale et parfois à la caudale. Cette espèce, qui est commune dans les coins deau du grand massif central de Madagascar, porte à Imerina le nom de Tolio, le même sous lequel on désigne sur les côtes les petits Gobies; elle se trouve égale- ment dans la mer des Indes et en Polynésie. La description et la figure sont données d'après les exemplaires recueillis à Madagascar par M. Alfred Grandidier. FAMILLE DES BLEINMIDEES. Les Blenniidées forment une famille très naturelle que M. Gùnlber a divisée avec raison en deux sections. Chez les Pseudoblennies, qui ne sont connus que par une espèce du Japon, les ventrales sont thoraciques; chez tous les autres genres, les ventrales mancjuenl ou s'attachent sous la gorge. Les Blennioïdes ont le corps tantôt nu. taMt. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue quatre fois dans la longueur du corps. Museau convexe, plus court que le diamètre de l'œil; préorbitaire non échancré, recouvrant complètement le maxil- laire; diamètre de l'œil contenu un peu moins de quatre fois dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse à l'œil; lèvre inférieure légèrement frangée. Espace libre entre les mandibules étroit, de forme lancéolée. Pectorales un peu moins longues que la tête, arrivant à la dixième écaille et se terminant en arrière du milieu de l'espace compris entre l'extrémité du museau et la base de la caudale; première épine de la dorsale un peu moins grande que la seconde et moins haute que la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale ayant la même hauteur; caudale à peine échancrée. Corps de couleur verdàtre sur le dos, argenté sous le ventre. Longueur totale, o"'o58; hauteur du corps, o"'oi^; longueur de la tête, o^obS; longueur des pectorales, o"oii; distance de l'extrémité du museau à la dorsale, o°' oab; diamètre de l'œil, o"'oi4. 3. MLGIL SALIENS, Risso. MuGiL sALiKNs, Risso, JMujohgie de Nice (i8io) , p. 345. MiGiL SALiENS ct M. CAPE.NSis, Cuvlei' et Vaienciennes, Histoire naturelle des Poissons, I. Xi (i836),pl. CCCIX,p. h-j et io8. MiGiL CAPENSis, Smitli, Illustr. Zoologxj South Africa, Pisces (i8io), pi. XXX, Cg. i. MuGiL SALIENS, Gunllicr, Cat. o/thc Fishcs of llw British Muséum, t. III (i86i), p. âi3. D., iv-i, 8; ^., I, g; L. kl., /|5. Quoique cette espèce ait été trouvée un peu en dehors de la région dont nous étudions la faune, nous croyons devoir appeler l'attention sur elle. Comme le pense M. Gûnther, le Mui^il copensis est identique au POISSONS. 397 Mugil saliens; nous nous en sommes assuré par l'examen des types des deux espèces. tl . MUGIL AXILLARIS , Guvier et Valenciennes. (Pi. XLIIl, fig. 1 et i\) MuGiL AXILLARIS, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. XI (i836), p. i3 i . Mugil axillaris, Gûnther, Cat. ofthe Fishes of the British Muséum, t. III (1861), p. 4iZi. MuGiL AXILLARIS, Gûntliev, Joum. Mus. Godejfroij, Fische der Sûdsee (1877), p. 216, p. CXX,%. B. D., iv-i. 8; A., III, 8; Ecailles, .87-13. Hauteur du corps contenue quatre fois et demie et longueur de la tête près de cinq fois dans la longueur totale. Museau non déprimé, gros, obtus; lèvre supérieure épaisse, non frangée; espace interoculaire con- vexe, ayant deux fois et demie la largeur du diamètre de l'œil; préorbi- taire faiblement échancré, recouvrant entièrement le maxillaire, portant quelques faibles dentelures; diamètre de l'œil égal à la longueur du museau et contenu un peu plus de quatre fois dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse à l'œil. Espace libre entre les mandibules très étroit. Pectorales de la même longueur que la tête, arrivant à la douzième écaille de la ligne latérale et se terminant au milieu de l'espace compris entre le bout du museau et la base de la caudale; écaille axillaire assez longue; vingt-rtrois écailles entre la tête et l'origine de la dorsale; pre- mière épine dorsale à peine plus grande que la seconde et aussi haute que la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale écailleuses, ayant la même hauteur et commençant au même niveau, plus hautes que la dorsale épineuse; caudale échancrée, contenue quatre fois et demie dans la longueur du corps. Pas de tache noire à l'aisselle. Longueur totale, 0" i65; hauteur du corps, o"'o38; longueur de la tête, o^oB^; longueur des pectorales, o™o33; distance du bout du mu- seau à la dorsale, o^oGy; diamètre de l'œil, 0"' 009. 398 MADAGASCAR. 5. MUGIL C.«BlLEO-MACULATUS, Lacépède. (PI. XLIIl,%. a cl a'.) MuGiL c;EiiLLEO-MACL'LATUs, Lacepèdc, Hist. des Poissons, l. V (i8oa), p. 385 cl SSg. MiiGiL c«nuLEo-MACL'LATus, Cuvier et Valcnciennes, Hist. des Poiss. , t. XI (i 836), p. i aS. MuGiL u.eRULEO-MACULATLS, Gûiitlier, C«/. Fishesoflhe British Muséum, t. III(i86i),p.iiD. D. , iv-i, 8; A., m, g; Ecailles, 3ç)-i9. Hauteur du corps égale à la hauteur de la tête et contenue cinq fois dans la longueur totale du corps. Museau non déprimé, gros, convexe; lèvre supérieure épaisse, non frangée; espace interoculaire convexe, ayant deux fois et deux tiers le diamètre de l'œil; préorbitaire non échancré, recou- vrant entièrement le maxillaire, armé de quelques dentelures; diamètre de l'œil égal à la longueur du museau et contenu près de cinq fois dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse à lœil. Espace libre entre les mandibules très étroit. Pectorales de la même longueur que la tête, arrivant à la quatorzième écaille et se terminant au milieu de Tespace com- pris entre l'extrémité du museau et la base de la caudale; écaille axillaire longue; quinze écailles entre la tête et l'origine de la dorsale; première épine dorsale à peine plus grande que la seconde et un peu plus haute que la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale écailleuses, ayant la même hauteur et commençant au même niveau, plus hautes que la dorsale antérieure; caudale échancrée, contenue quatre fois dans la longueur du corps. Suivant Cuvier et Valenciennes, le dos a une couleur bleue tirant sur le brun, les lianes sont d'un brun verdâtre, le ventre est d'un blanc argenté, les nageoires supérieures et la caudale sont brunâtres, les infé- rieures blanchâtres. L'aisselle ne porte pas de tache noire. Longueur totale, o™225; hauteur du corps, o'^oSa; longueur de la tête, o^oSS; longueur des pectorales, o"'o53; distance du bout du mu- seau à la dorsale , o" i o o ; diamètre de l'œil , o"' o i i . POISSONS. 399 6. MUGIL RODERICENSIS, Giiiltber. (PI. XLII, 6g. 4 et A".) MuGiL RODERiCENSis, Gûnther, Annals and Magazine of Naiural Hisinry (187G), p. Sig. D., iv-i, 9; A., m, 9; L. ht., 38; L. transv., 11. Hauteur du corps un peu moindre que la longueur de la tête, qui est contenue cinq fois dans la longueur totale. Diamètre de l'œil un peu plus grand que le museau, contenu près de deux fois dans la largeur de l'es- pace interorbitairo et quatre fois dans la longueur de la tête; membrane adipeuse non développée; profil supérieur de la tête presque droit; ex- trémité du maxillaire seule visible; préorbitaire échancré et denticulé au bord inférieur, dentelé au bord postérieur; lèvre supérieure épaisse; espace libre entre les mandibules largement à découvert. Dorsale insérée un peu plus près de la caudale que de l'extrémité du museau; épines fortes. Dorsale molle et anale garnies d'écaillés à leur base seulement. Pectorales un peu plus courtes que la tête. Longueur, o'"255; longueur de la tête, o'"o5o; bauteur du corps, o"o59. Ce Muge, qui a été découvert par M. Gulliver dans les eaux douces de l'ile Rodrigue, diffère des Mugil TroscheUi, M. Smithii, M. comprcssus, dont il est du reste très voisin, par le pédicule caudal qui est plus allongé. 7. MUGIL SMITHH, Giinther. (Pi. XLl», fig. Il et h'.) MuGiL MiCROLEPis, Siiiitli , Illuslr. Zool. South Africa, Pisces (1860), pi. XXVIII, fig. 2 '. MuGiL Smithii, Giinther, Cat. of llie Fishes of tlw Brilish Muséum, t. III (18G1), p. hh-]. D., iv-i, 8; A., m, 9; Ecailles, 34-ia. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. Museau large, obtus, déprimé; lèvre supérieure plutôt mince; espace interoculaire aplati, ayant deux ' Le poisson dénommé Mugil microkpis par Smith est une espèce différente de celle dé- crite sous ce nom par Rùppell. /,00 MADAGASCAR. fois la largeur du diamètre de l'œil; préorbitaire ne recouvrant pas com- plètement le maxillaire; diamètre de l'œil un peu moindre que la lon- mieur du nniseau et contenu près de cinq fois dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse. Pectorales moins longues que la tête, se terminant vers la huitième ou neuvième rangée d'écailles; onze e'cailles entre la tête et l'origine de la première dorsale ; première épine dorsale un peu plus longue que la seconde, mesurant les trois cinquièmes envi- ron de la longueur de la tête : dorsale molle et anale écailleuses, ayant la même hauteur et commençant au même niveau, aussi hautes que la dorsale épineuse; caudale échancrée, à très peu près égale à la longueur de la tête. Longueur, o"'37o; longueur de la tête, ©"'oyo; hauteur du corps, o'" 073. Ce Muge, qui atteint jusqu'à un mètre de longueur, et qu'on pêche abondamment dans les lagunes de l'Est comme dans les fleuves de la cote ouest, notamment à Ihotry dans l'Onilahy ou Saint-Augustin, dans le Tsitsobohinâ et dans le Manambolô, porte chez les Antimenâ le nom de Mokijij et chez les Antifiherenanâ celui A'Antlndrô. Dans l'Est, on l'appelle Zomponâ et Antafa ou, lorsqu'il est jeune, Lamhanlronâ. 8. MUGIL ROBUSTUS, Giinther. (PI. XLI". fig. et 6°.) MuGiL ROBUSTUS, Gûiilher, Catal. of Oie Fishes ofthe British Museitm, t. III (18G1), p. iSa. D., iv-i, 8; A., III, 9; Écailles, 38- 1 a. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue cinq fois dans la longueur totale. Museau médiocrement élargi, descendant en courbe en avant; lèvre supérieure mince; espace interoculaire un peu convexe, ayant à peine une fois et demie le diamètre de l'œil; maxillaire entièrement caché; diamètre de l'œil égal à la longueur de la tête; étroites paupières adipeuses. Tune antérieure, l'autre postérieure'. Espace libre ' Ces paupières, allérées sur l'exemplaire rapporté de Madagascar par Goudol, ont été omises par le dessinateur dans la ligure 6 de la planche XLI". POISSONS. 401 entre les mandibules e'troit, lancéolé'. Pectorales moins longues que la tête, leur extre'mité arrivant au niveau de la neuvième range'e d'e'cailles; quatorze e'cailles entre la tête et l'origine de la première dorsale; pre- mière et seconde épines dorsales à très peu près e'gales, environ moitié aussi longues que la tête; dorsale molle et anale de même hauteur, la seconde ayant son point d'origine en avant de celui de la première; cau- dale peu échancrée, plus petite que le cinquième de la longueur totale. Longueur, o"" 190; longueur de la tête, o^o/iG; hauteur du corps, o'o/n. Ce Muge porte, sur la côte orientale où il est commun dans les la- gunes, le nom de Jehojcbô. 9. MUGIL WAIGIEKSIS, Quoy et Gairaard. (PI. XLl», fîg. 5 et 5".) Ml'Gil WAiGiENSis, Quoy et Gainiard, Voy. Freycincl (i83o), p. 33^ et pi. LIX, flg. 9. MuGiL MACROLEPiDOTus, Rùppcll , daus Y Histoire chs Poissons de Cuvier et Valenciennes , t. XI(i836),p. l'èli. MuGiL WAiGiExsis, Giiiitlier, Calai. Fislu-s oj the British Muséum, t. III (1861), p. 435. MuGiL occiDENTALis, Casteinau, Ichtliijologij oJ Australia (1873), p. i35. MuGiL WAiGiENSis, Day, The Fishes of India (1876), p. cclvii et pi. LXXIII, fig. h. D., iv-i, 7; A., III, 8; Ecailles, aC-ag. Hauteur du corps très peu inférieure à la longueur de la tête, qui est contenue quatre fois et trois quarts à cinq fois dans la longueur totale. Mu- seau court, large, déprimé, obtus; lèvres minces; espace interoculaire peu convexe, presque plat, double du diamètre de l'œil; extrémité inférieure du maxillaire visible à l'angle de la bouche; diamètre de l'œil nettement inférieur à la longueur du museau et contenu quatre fois et un quart dans la longueur de la tête; paupières adipeuses nulles. Espace libre entre les mandibules lancéolé, plutôt large. Pectorales moins longues que la tête, leur extrémité arrivant au niveau de la huitième rangée d'écaillés; douze écailles entre la tête et l'origine de la première dorsale; première épine dorsale un peu plus longue que la seconde, égale à environ les deux tiers de la longueur de la tête; dorsale molle et anale élevées, placées poissons. f)! UE \ârio\ii.E /i02 MADAGASCAR. au même niveau; caudale fortement échancrée, presque ëgale au quart de la longueur totale. Longueur, o™ 38o; longueur de la tète, o^oy/i; hauteur du corps, o"" 067. 10. MUGIL CEPHALOTUS. Cuvier et Valenciennes. (PI. NLIX», fig. 2 el a" fjinine] el 3 c\ 3' [adiiile].) MuGiL CEPUALOTUS, Cuvicr et Valenciennes, Hisl. des Poissons, t. XI (i836), p. 1 10. Mur.iL cEi'HALOTus, Guiillier, CalaJ. Fishes nf the Britisli Muséum, t. III (1861), p. iig. MuGiL CEPUALOiis et M. OEUR, Day, Fislws of India (187G), p. cclvi et pi. LXXV, fig. .3 '. D., vi-i, 8; A., m, 8; Ecailles, 38-i5. Hauteur du corps un peu inférieure à la longueur de la tête, qui est comprise quatre fois et demie dans la longueur totale. Museau me'diocre- ment large, légèrement convexe en avant; lèvres minces; espace inter- oculaire presque plat, peu supérieur au diamètre de l'œil (sur un individu (jui est encore jeune); maxillaire entièrement caché par le sous-orbitaire antérieur; diamètre de Tœil égal on même supérieur à la longueur du museau, contenu quatre fois dans la longueur de la tête; des paupières adipeuses, Tanlérieure surtout étant très développée. Espace libre entre les mandibules lancéolé, rétréci en arrière. Pectorales beaucoup moins longues que la tête, leur extrémité arrivant à la hauteur de la sixième rangée d'écaillos; dix-neuf écailles entre la tête et l'origine de la pre- mière dorsale; première épine dorsale à très peu près égale à la seconde et supérieure à la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale de même hauteur que la dorsale épineuse, l'origine de la seconde étant très légèrement en avant de celle de la première; caudale fortement échancrée, ayant environ la longueur de la tête. Longueur du jeune individu rapporté par M. Grandidier, o'" loo; longueur de la tête, o^oaB; hauteur du corps, o™o2i. Ce Muge est commun dans les rivières du nord-ouest de Madagascar; il atteint jusqu'à un mètre de longueur. ' Le texte porte Mugil cephalouis el la planclie M. œur. POISSONS. /i03 Ptenre AGOîNOSTOMA. 1. AGOîNOSTOMA TELFAIRII. Agonostomls Telfairii, Bennotl, Proceedings of the Zoological Society (i83o), p. iGO. INestis CYPRI^OIDES, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. XI (i836), p. 167 etpl.CCCXVII. Agonostomus Telfairii, Giiulher, Calai. Fishes of ihe Brilish Muséum, t. III (186 1), p. /162. D. , iv-i, 8; A., m, çf ; Ecailles , 43-i3. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et comprise cinq fois dans la longueur totale du corps. Museau convexe; lèvre supérieure épaisse; espace interoculaire convexe, ayant près de trois fois le diamètre de l'œil; préorbitaire non échancré, légèrement dentelé à son bord pos- térieur; extrémité du maxillaire visible; diamètre de l'œil moindre que la longueur du museau, compris quatre fois et deux tiers dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse à l'œil; des dents aux mâchoires et au vomer; pas de dents sur les palatins. Espace libre entre les man- dibules et les interopercules étroit et allongé. Pectorales plus courtes que la tête, arrivant à la onzième écaille et se terminant au milieu de l'espace compris entre l'extrémité du museau et la base de la caudale; écaille axillaire courte; dix-sept écailles entre la tête et l'origine de la dorsale; première épine dorsale à peine plus grande que la seconde et un peu plus haute que la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale ayant la même hauteur et commençant au même niveau; cau- dale à peine échancrée. Dos d'un vert foncé; le long des flancs, une ligne également verte et une autre d'un blanc d'argent; nageoires verdâtres; une bande noirâtre près de l'extrémité de la dorsale molle. Longueur totale, 0" 210; hauteur du corps, o^o/io; longueur de la tête, o"o43; longueur des pectorales, o'" o4o; distance du bout du mu- seau à la dorsale, o™o8o; diamètre de l'œil , o'"o 1 1 . 5i. /iO'i MADAGASCAR. 9. AGOXOSTOMA DOBULOIDES, Cuvier et Valenciennes. (PI. XLII, %. 5 et 5".) Nestis DOBixoiDES, Cuvicr et Valenciennes, Histoire des Poissons, t.XI(i836), p. 191. D. , iv-i, 8; A., III, g; Ecailles, àli-i3. Hauteur du corps contenue quatre fois et demie et longueur de la tête cinq fois et un tiers dans la longueur du corps. Museau convexe; lèvre supe'rieure e'paisse; espace interoculaire convexe, ayant un peu plus de deux fois le diamètre de l'œil; pre'orbitaire non e'chancré, assez fortement dentelé à son bord poste'rieur; extrémité du maxillaire visible; diamètre de l'œil ayant la longueur du museau, compris un peu plus de quatre fois dans la longueur de la tête; pas de membrane adipeuse à l'œil; de petites dents à la màcboire supérieure et au vomer; pas de dents à la màcboire inférieure ni sur les palatins. Espace libre entre les mandibules et les interopercules allongé et de forme ovalaire. Pectorales plus courtes que la tête, arrivant à la dixième écaille et se terminant en avant du milieu de l'intervalle qui sépare l'origine de la caudale de l'extrémité du mu- seau; quinze écailles entre la tète et l'origine de la dorsale; première épine de la dorsale à peine plus grande que la seconde et plus haute que la moitié de la longueur de la tête; dorsale molle et anale ayant la même hauteur et commençant au même niveau. Longueur totale, o^aBb; hauteur du corps, o"'o5o; longueur de la tête, o^o^S; longueur des pectorales, o'"o38; distance du bout du museau à la dorsale, o'^oqB; diamètre de l'œil, o"'oi3. Genre MYXUS. MVXUS COECUTIENS, Gùnlher. (PI. XLII, fig. a et 2°.) Myxus coECUTiENS, Gûnther, Annals and Magazine of Natural History (1876), p. 897. D., iv-i, 8; /!., III. 8; A. lat., /i.3; L Iraïisr., 1 '1. .\ la mâchoire supérieure qui porte un seul rang de dents très pe- tites et mobiles, une échancrure pour recevoir la symphyse mandi- POISSONS. -405 bulaire; à la manclibiilo une série de petites dents, derrière laquelle il y a une autre range'e de dents de remplacement; une petite bande de dents au palais; maxillaire ne sétendant pas tout à fait jusqu'au ni- veau de l'œil, complètement cacbe'; espace mentonnier largement à de'couvert; préorbi taire très faiblement dentelé, à bord inférieur non échancré; museau obtus, plus court que l'œil dont le diamètre mesure les deux septièmes de la longueur de la tête et les deux tiers de la largeur de l'espace interorbitaire; une membrane adipeuse à chaque angle de l'œil. Hauteur du corps sensiblement égale à la longueur de la tête, qui forme les deux septièmes de la longueur du corps, caudale non comprise. Dorsale commençant sensiblement à égale distance de la caudale et de l'extrémité du museau; pas décailles sur l'anale, ni sur la dorsale molle. Caudale fortement échancrée. Coloration uniforme. Longueur totale, o"' laS; hauteur du corps, o"o3o; longueur de la tête, o™o2 8. Cette espèce a été recueillie dans les eaux douces de l'île Rodrigue par M. G. Gulliver; la description est faite d'après le type que le D' A. Gûnther nous a obligeamment communiqué. FAMILLE DES ATHÉRINIDÉES. Les Athérines, comme les Muges, sont, selon la remarque de M. Gûn- ther, des Acanthoptérygiens faisant passage aux Malacoptérygiens; ils ont la disposition des nageoires ventrales de ces derniers et des dorsales des premiers. Sans entrer dans de ])lus grands détails, nous dirons (pie les Athé- rinidées constituent un groupe tout naturel dont les espèces habitent les parties chaudes et tempérées de nos mers, plusieurs se tenant dans les eaux saumàtres et même dans les eaux douces. Toutes les espèces sont fort voisines les unes des autres et le groupe est des plus homogènes, comme le montre l'étude anatomique. Les Athérines ont le corps recouvert d'écaillés de grandeur médiocre 406 MADAGASCAR. (chez un poisson de 1 15 millimètres : longueur, 4""" 5; hauteur, 6 milli- mètres), qui sont généralement plus hautes (|ue longues; le bord anté- rieur, qui est droit, porte de une à deux pointes médianes peu saillantes, et le bord postérieur, qui est à peine arrondi, est dépourvu de spinules. L'écaillé se compose d'une partie antérieure, qui occupe les trois septièmes environ de sa longueur et porte des stries parallèles disposées concen- triquement à son bord; sur la partie postérieure, il n'y a que des stries mal limitées ol irrégulières. Le i)or(l antérieur des écailles du dos est dentelé et leur bord posté- rieur, qui est rétréci, se prolonge plus ou moins par une pointe médiane; celles du ventre portent généralement quatre pointes au bord antérieur. On peut admettre deux genres Athcrina et Atherinichlltus; chez les Atherlna, le palais porte tantôt des dents, tantôt il en est privé, sans que ce caractère ait réellement une valeur générique, les espèces qui appar- tiennent aux deux groupes ayant les plus grandes affinités entre elles, comme le montre le tableau suivant des espèces qui font partie de la collection du Musée de Paris : 1. ATHERINA. Moins do Irenlc écailles à la ligne lale'rale A. paiiciradtata. Au moins trente e'cailles , 2 ( De trente à quarante e'cailles à la ligue lateiale 3 \ Plus de quarante écailles 7 ; Longueur de la tète contenue au moins quatre fois dans la ion- 1 gueur du corps, sans la caudale li Longueur de la tête contenue moins de quatre l'ois dans la uiènie longueur 6 ( Six rayons nu)us à la seconde dorsale A. brachyptera. I Plus do six rayons 5 WPS. i) Bord supérieur de l'orbite saillant A. stip< lîord supérieur de l'orbite non saillant A. ii/rn. Dorsale insérée à égale distance de la base de la caudale et du ) bord postérieur de l'œil A. duodecimalis. Dorsale insérée plus près de la caudale que du bord postérieur do l'oeil A. cmirarlilcnsis. POISSONS. àO l De quarante à cinquante e'cailles 8 ) Plus de cinquante e'cailles i o Distance entre rextrémité des ventrales et l'anale bien plus grande que la longueur des ventrales 4. kcpselus. Distance entre rextrémité des ventrales et l'anale sensiblement égale à la longueur des ventrales 9 Cinquante-trois écailles à la ligne latérale A. caroUna, Soixante écailles à la ligne latérale A. prcsbijter. l Longueur de la tète contenue six l'ois dans la longueur du corps. A. breviceps. 10. < Longueur de la tête contenue moins do six fois dans la longueur ( du corps 11 ( Bouche très petite, le maxillaire n'arrivant pas au niveau de l'orbite. 1 2 Bouche ordinaire, le maxillaire arrivant au niveau de l'orbite. . . i3 9. 12. 13. Dents au vomer A. microsloma. Pas de dénis au vomer A. martinica. Des dents au palais 1 i Pas de dents au palais 18 Dorsale insérée au milieu de la longueur du corps, caudale non , , , comprise A. Rissoi. Dorsale insérée en arrière du milieu de la longueur du corps, cau- dale non comprise 1 5 15 16 Pectorales avec des points noirs 16 Pectorales ne portant pas de points noirs 18 Bord orbitaire nettement échancré A. ajlindrka. Bord orbitaire sensiblement droit A. pbiguis. i Longueur de la tête contenue cinq fois dans la longueur du corps. A. Valenciennesi. 17. < Longueur de la tête contenue moins de cinq fois dans la longueur ( du corps , A. lacunosa. l Dorsale insérée à égale distance de l'extrémité du museau et de 1 8. •' l'origine de la caudale 19 f Dorsale insérée à inégale distance A. piimpimiis. ( Nombreux points noirs sur le haut de l'opercule A. Boyeri. \ Pas de points noirs sur l'opercule 20 1' Longueur de la tête contenue quatre fois dans la longueur du corps, 20. I sans la caudale A. mochon. [ Longueur de la tète contenue moins de quatre fois A. Temndnclni. 408 MADAGASCAR. ATIIERLMCHTHYS. I. ( Ligne inU'iiilo régulière, suivant la lunule argenle'e 2 I Ligne latérale iirégulière, suivant plus ou moins la ligne du ventre. 6 Longueur de la tête moins de quatre fois dans la longueur totale du forps A. Humbohltii. Longueur de la tête ((uatre fois dans la longueur totale du rorps. A. cephalotes. Longueur de la tête |)lusde quatre fois dans la longueur totale du corps 3 „ ( Hauteur du corps sensiblement égale à la longueur de la tête.. . A. brasilietisis. \ Hauteur du corps beaucoup moindre 4 ( Première dorsale très en avant de l'origine de l'anale A. califomiensis. \ Première dorsale opposée à l'origine de l'anale 5 iHauteurdu corps contenue six fois dans la longueur totale du corps. A. noiatii. Hauteur du corps contenue sept fois dans la longueur totale du corps ... A. menuUu. ( Ecailles très petites, nombreuses A. microlepidota . I Ecailles de grandeur moyenne n ( Ecailles de la ligne latérale au nombre de plus de soixante-dix.. A. jacksoniana. l Écailles de la ligne latérale au nombre de moins de soixante-dix. 8 ( Bande argentée très large le long des lianes A. laliclavia. I Bande argentée de largeur ordinaire g i Longueur de la tête contenue plus de cinq fois dans la longueur } du corps A. argentinensis. Longueur de la tête contenue moins de cin([ fois dans la longueur du corps A. bonariensis. Genre ATHERINA. 1. ATHERINA PAUVIPINMS, Cuvier et Valeuciennes. (l'I. XLtlt.fig. 3.) Atherina p.uivii'iNNis, (luvieret Valenciennes, Histoire des Poissons , t. X (i835), p. hli(j. D. , vr-i, 1/1; /!., I. 18; L. lui., 5o; L. traiisv., tj. Dorsale antéi'ieure commençant au-dessus do lanale, à égale dis- lance de l'extrémité du museau à la base de la caudale et de la base de POISSONS. ''•(^9 1 anale à l'attache des ventrales. Museau court; maxillaire arrivant au niveau du bord antérieur de l'œil, dont le diamètre est compris trois fois dans la longueur de la tête; espace interorbi taire un peu convexe, sans lignes saillantes, un peu plus étroit que le diamètre de l'œil. Des dents très fines aux mâchoires; pas de dents au vomer, ni aux palatins. Hauteur du corps égale à la longueur de la tête et contenue cinq fois et deux tiers dans la longueur totale du corps. Bande argentée occupant la cinquième rangée d'écaillés et la moitié de la quatrième et de la sixième. Bords des écailles entiers. Longueur totale, o™ 126; hauteur du corps, 0"' 02 3; diamètre de l'œil, o"'oo8. 2. ATllERINA PINGUIS, Lacépède. Atheriw piNGLis, Lacépède, Hist. des Poissons, t. V (1802), p. 872 et pi. XI, iij;-. 1. Atherina affinis, Bennetl, Proceedings of the Zoological Society, 1. 1 (i83i), p. 166. Atherina pectoralis, Cuvier et Valenciennes, Nist. des Poissons, t. X (i835), p. 6/17. Atherina pingdis, Gunther, Calai. Fishes ofthe British Muséum, t. III (1861), p. 899. 7). , vi-i, 10; ^., 1, i5; L. lai., ia, /)3; L. transv., 7. D'après M. Gûnther, Forskal a décrit sous le nom cV Atherina lacmosa une espèce provenant de la Nouvelle-Calédonie; le dessin de ce poisson, qui est conservé au Musée britannique, dessin au crayon, ne marque, du reste, aucun caractère spécifique. La description donnée par Schneider indique: caput supra planiusculum , nudum, lacunosum, lacunis inler oculos duabus, sulcls circiter sex in dorso. Plusieurs espèces présentent ce carac- tère, de sorte que Cuvier et Valenciennes sont absolument dans leur droit en appliquant le nom de lacunosa à une espèce provenant de la Nouvelle- Calédonie et possédant tous les caractères qu'indique Schneider. D'autres individus, venant surtout de la mer des Indes, tout en res- semblant beaucoup à V Atherina lacunosa, telle que cette espèce a été com- prise par Cuvier et Valenciennes, s'en séparent cependant assez pour que ces auteurs lui aient appliqué le nom d' Atherina pectoralis, qui est cer- tainement VA. pinguis de Lacépède, et nous croyons, comme M. Gûnther, que c'est ce dernier nom qui doit avoir la priorité, quelque inexacte que Poissons. 5 a tupniMEr.iE NATION.ILC. àlO MADAGASCAR. soit la figure donnée par Lace'pètle et malgré la confusion dans laquelle il est tombé. L'Athcrina pinguis a été très exactement décrite par M. Gûnther et la diagnose qu'il donne de l'espèce s'applique absolument aux types de 1'^. pectoralis; aussi nous contenterons-nous d'indiquer les différences que présente cette espèce a\ecVA. lacimom, qui, quoique très voisine, en est cependant distincte, \J Alher'ma pinguis se distingue, à première vue, de \A. laciinosa par la tache diffuse qui se voit sur l'extrémité de la pectorale; cette nageoire est toujours presque aussi longue que la tête, tandis que pour l'autre espèce elle n'est pas plus longue que la tête, museau non compris. Chez 1'^. pinguls, la tête est plus large entre les yeux, le rebord orbitaire supé- rieur étant n)oins échancré; vue par-dessus, l'extrémité du museau est plus large, taillée plus carrément. La bande latérale est plus grande chez VA . lacunosa. Il n'est point jusqu'aux écailles qui ne soient différentes dans les deux Athérines; elles sont plus longues chez VA. pinguis que chez VA. lacunosa. FAMILLE DES SPHYROENIDÉES. Les Sphyrœnidées, démembrées des Percoïdes de Cuvier, s'en distin- guent essentiellement en ce que les ventrales sont abdominales. Ce sont des poissons (pii habitent les mers des régions tempérées et tropicales. Le genre Sphyrène ne comprend, du reste, qu'un petit nombre d'espèces abondantes surtout dans la mer des Indes et les mers voisines; on ne connaît, en effet, dans l'océan Atlantique que deux espèces : l'une, la Sphyrœna pinida, qui habite la partie tropicale de l'Amérique du Sud: lautre, la Sph. vulgaris, qui s'étend de la Méditerranée aux iles Canaries et à Madère. Les écailles des Sphyrènes, du type |)erforant, simples et cycloïdes, sont en grand nombre à la ligne latérale (i5o chez la Sph. vulgaris), de petite dimension (longues de U millimètres; hautes de 3""" 5 pour une Sph. barracuda de 43 centimètres de long) et un peu allongées. Le bord POISSONS. ill postérieur, qui est de'pourvu de spinules, se prolonge par une partie mince et membraneuse qui remonte jusqu'à la terminaison du tube et dont l'extrémité est parfois échancrée, comme chez les Sph. barractida et Sph. vulgaris. Le bord antérieur de l'écaillé est tantôt droit [Sph. barra- cuda, Sph. jello, Sph. bccwia^, tantôt plus ou moins festonné [Sph. ob- tusata, Sph. vulgaris); dans ce dernier cas, les lignes divergeant du tube ne se voient pas sur le lobe qui lui fait face; l'écaillé est ornée de lignes concentriques et divergentes qui forment un dessin très élégant. Les écailles des flancs ont une forme plus ou moins ovalaire et sont égale- ment recouvertes de stries très fines; il en est de même pour celles du ventre, qui sont plus arrondies que celles des flancs. Genre SPHYRŒNA. 1 . SPIIYROENA OBTUSATA , Guvier et Valencienncs. Sphyroena OBTUSATA, Cuvicr et Vatenciennes, Hist. des Poissons , t. III (1839), p. 35o. Sphyroena flavicauda, Riippell, Neue Wirh. Fische (1837), p. 100 et pi. XXV, fig. 3. Sphyrène à deux raies, Liéiiard, Treizième rapp. Soc. d'hist. naU Maurice (i843), p. 62. Spbyroena OBTUSATA, GûnlliBr, Caial. Fishes of the British Muséum, t. II (1860), p. 35o. Sphyroena obtusata, Gûnther, Joiim. Mus. Godeffroy, Fische der Sùdsee (1877), p. 219 et pi. CXI. D., v-i, 9; A., I, 9. Sous le nom de Sphyrène à deux raies, Liénard a décrit dans les termes suivants une espèce qu'il dit être fort commune à Maurice : «La hauteur de ce poisson, qui est à peu près la même dans plus de la moitié de son étendue, est contenue huit fois et demie dans sa lon- gueur totale. Son épaisseur fait les trois quarts de sa hauteur; ses flancs sont légèrement comprimés. La longueur de la tête est le quart de celle du corps; la pectorale touche la membrane de l'opercule; la ventrale naît sous les deux tiers postérieurs de la pectorale, et la première dorsale sur le milieu des ventrales; la seconde dorsale et l'anale sont sur la même ligne; il y a autant de distance de la partie antérieure de la première dorsale au bout du bec inférieur que de sa partie postérieure aux premiers 53. /,12 MADAGASCAR. rayons de la caudale. L'œil est grand, le haut de cet organe touchant le front et son bord inférieur dépassant la moitié de la largeur de la tête; son diamètre se trouve cinq fois dans la distance du bec inférieur à la fin de l'opercule. crLa mâchoire inférieure dépasse la supérieure. Les mâchoires sont armées de la manière suivante : l'intermaxillaire est muni à son extré- mité de quatre dents canines aplaties latéralement; le bord de cette pièce est armé d'une multitude de petites dents de la même forme que les grandes, qui diminuent de grandeur en s'approchant de la commissure de la bouche où elles sont excessivement petites. Le dentaire porte à sa pointe une dent très longue, très compriznée, courbée vers l'arrière. . . Les palatins sont munis chacun de six dents beaucoup plus fortes que les grandes dents de la mâchoire inférieure ... Le maxillaire a une sin- gulière forme; son bord antérieur et supérieur offre une sadlie en relief jusqu'aux deux tiers supérieurs; en cet endroit, le bord en relief cesse après avoir fait un coude assez saillant qui disparaît sous le sous-orbitaire antérieur; sa partie inférieure et postérieure n'a rien de remarquable; l'antérieure et inférieure est profondément échancrée Les rayons branchiostèges sont au nombre de six. cfLe dos de ce poisson est d un gris plombé, à reflets métalliques; chaque écaille a un reflet blanchâtre, ce qui fait paraître autant de raies qu'il y a de rangées d'écaillés. La ligne latérale est un bourrelet noir très apparent ; elle commence au surscapulaire et se prolonge presque jus- que sur le milieu de la queue par une ligne peu oblique. Une bande grise qui sépare le poisson longitudinalement par le milieu commence à l'oeil et se continue jusque sur la queue. Les petites écailles de la queue for- ment une pointe et se prolongent presque jusqu'à la fin des rayons mi- toyens de la caudale. Le milieu de la queue est cuivré, les rayons externes de la caudale ont une teinte rosée et l'intérieur de la bouche est jaune. ^5 Cette espèce est certainement la Sphyrœna Jlavicaiida que Rùppell signale dans la mer Rouge. La Spliyrèn(> à deux raies, que les pêcheurs de l'île de la Réunion appellent Bkune, porte à Madagascar le nom de Tserahà. POISSONS. M3 a. SPHÏROENA AGAM, Riippell. Sphyroena AGAM, Rûppell, Neue Wirb. Fische (iSSy), p. 97 et pi. XXV. Sphyrèîve nuageuse, Liénai'd, Treizième rapp. Soc. dliist. nat. de Maurice (i8/i3), p. Gh. Z)., v-i, 9; .4., 9. L'espèce que Liénard a nommée Sphyrme nuageuse avait été anté- rieurement désignée par Riippell sous le nom de Sphijrœna agam; elle est ainsi décrite par Liénard : «Après avoir comparé cette espèce avec la Sphjrhie à deux raies, je me suis assuré qu'elle en diffère. Sa plus grande hauteur, qui est en avant de la seconde dorsale, ne fait pas la huitième partie de sa longueur. Elle est aussi plus comprimée; son épaisseur est à peu près la moitié de sa hauteur. La tête est plus longue; elle ne mesure pas, comme dans l'autre, le quart de la longueur totale. :rLa houche est armée de la même manière que dans l'autre espèce, mais les dents sont beaucoup plus fortes. Tandis que la Sphyrène à deux raies n'a jamais plus de 18 pouces, elle atteint jusqu'à U et même 5 pieds de long; lorsqu'elle est parvenue à cette dimension, elle vit isolée, habite ordinairement les passes où elle fait la désolation des pêcheurs. En effet, aussitôt qu'un poisson est pris à la ligne, la Sphy- rène s'en empare avant que le pêcheur ait eu le temps de le tirer de l'eau. Pour s'en débarrasser, le pêcheur jette à leau une ligne plus forte et un plus gros hameçon auquel il attache un poisson vivant. La Sphyrène ne se fait pas attendre, c'est un poisson aussi vorace que le Requin; elle s'élance sur l'appât, mais aussitôt qu'elle se sent accrochée, elle se porte subitement en avant, saisit la ligne et la coupe. Les anciens pêcheurs parviennent souvent à déjouer celte ruse, en tirant vivement leur ligne, dès qu'ils ne sentent plus de résistance. Ils ne mettent ce poisson dans leur bateau qu'après l'avoir harponné le long du bord et l'avoir fait mourir; et cela pour éviter sa morsure qui serait dangereuse : une Sphyrène de 5 pieds a des dents de près d'un pouce de long. Les pêcheurs appellent ce poisson Tazard mâle; il est moins commun que l'autre; sa chair est vénéneuse. !i\[i MADAGASCAR. ff Cette Sphyrène a le ventre d'un blanc argenté et le dos d'un gris tendre. Des taches nuageuses d'un gris un peu plus fonce' que celui du dos se voient au-dessus de la ligne latérale, et au-dessous de cette ligne, depuis l'anale jusqu'à la queue, il y a trois ou quatre taches noires. Les nageoires, à l'exception de la pectorale et de la ventrale, sont charbon- nées; les autres sont grises; il y a du noir à la membrane operculaire et à la base de la pectorale. cfLa ligne latérale est en relief. Elle commence à la partie supérieure de l'ouverture branchiale, s'incline jusque vis-à-vis de la première dor- sale, et prend ensuite la ligne droite pour se rendre jusqu'au milieu de la caudale. t: L'extrémité du dentaire porte deux dents qui passent à travers des trous pratiqués à la lèvre supérieure, -n FAMILLE DES FISTULARIDÉES. Sans insister ici sur la séparation en Fistularidées et Centriscidées que M. Giinlher a faite dans le groupe des Bouches en Jlûle, tel que la admis Cuvier, nous dirons seulement que, tandis que la famille des Centriscidées a un représentant dans la Méditerranée (genre Centrique), celle des Fistularidées est exclusivement cantonnée dans les parties tro- picales de l'Atlantique et de l'océan Indien, les genres Fistulaire et Au- loslome possédant une espèce dans chacun des deux grands océans. Le genre Fistulaire se compose de trois espèces : l'une habitant la partie tropi- cale de l'Atlantique, une l'océan Indien et la troisième les côtes du Japon. Henvoyant aux recherches de Louis Agassiz et de M. Gïmther sur le s(pielette des Fistularidées, nous ne dirons que quelques mots des écailles. Chez VAulostoma coloratum, les écailles prises vers le milieu du corps, sur les flancs d'un poisson long de o'"3o, sont petites et mesurent i"""5 de long sur i""" 3 de large; elles ont une forme quadrangulaire et leur bord postérieur est anguleux; le foyer est très reculé et peu large; le bord adhérent, un peu arrondi, est profondément découpé par quatre ou cincj festons; les stries longitudinales que porte l'écaillé sont en petit nombre. POISSONS. M5 .grosses et espacées. La zone spinifère est peu longue et nettement déta- chée par une ligne noire bien marquée; à son origine prennent nais- sance de longs spinules recourbés, qui dépassent le bord de Técaille et sont, en moyenne, au nombre de vingt. La ligne latérale est marquée par des écailles de forme assez irrégu- lière, l'un des côtés, celui qui est tourné vers le dos, étant plus déve- loppé; il y a de deux à quatre festons au bord adhérent; le nombre des spinules varie de dix à vingt; les écailles qui ont le plus petit nombre de spinules n'ont qu'un seul lobe médian. Les écailles de YAulostoma cJnncnse sont fort semblables à celles de ÏA. coloralum; celles des flancs sont toutefois plus allongées, les spinules sont plus grands, les lobes du bord adhérent sont plus découpés; par contre, les écailles prises entre la tête et les pectorales sont plus arron- dies et moins irrégulières. Bien que dépourvus d'écaillés, les Fistulaires ont la ligne latérale niarquée, surtout dans la partie postérieure du corps, par une carène qui est formée par une série de petites lamelles dures, en forme de fu- seau, dont la face supérieure est relevée en une forte quille qui fait saillie à la surface de la peau; la face profonde est concave; les extrémités se prolongent en deux pointes de longueur inégale; une pointe assez mar- quée se trouve sur l'un des côtés de cette plaque, dont la forme est tout à fait caractéristique et spéciale au genre. Genre AULOSTOMA. AULOSTOMA CIUNENSE, Linné. FiSTLXARiA CHiNENSE (pro parte), Linné, Si/stema Naturœ, 1. 1 (17G6), p. 5i5. AuLosToiuE À BANDES TRANSVERSALES, AuLosTOME CERCLE et AuLosTOME JAUNE, Lïénarà , Septième et Treizième rapports de la Soc. d'hist. nat. de Maurice (i836 et i863), p. Sg et 88. AuLOSTOMA CHiNENSE, Sclilcgel , Fauiia Japonica, Pisces (i85o), p. 320. AuLOSTOMA CHiNENSE, Gùntlior, Catal. of the Fishes of the Bril. Mus., t. III (1861), p. 538. AuLOSTOMA CHiNENSE, Gùntlier, Journ. Mus. GodeJJroij, Fische der Sûdsee (1881), p. 221 et pi. CXXIIL D. , VIII à xii-94 à 27; yl., 27 à 28. L'Aulostome de Chine varie beaucoup dans sa coloration et dans le M6 MADAGASCAR. nombre d'épines à la dorsale; aussi n'est-il point étonnant qu'il ait été méconnu par Liénard, qui a cru trouver à Maurice trois espèces nou- velles. Voici la coloration de ces espèces suivant cet auteur: '^Auloslomc ccrclr. — Le fond de la couleur est d'un gris rose; il y a, comme chez VAidoslome à bandes transversales, deux ocelles noirs sur la caudale, un de chaque côté des ventrales; la base de la dorsale et de l'anale est bordée de noir; mais ce qui distingue cette dernière espèce, ce sont vingt-cinq bandes transversales dont toutes celles du milieu sont par paires, et aussi la forme toute particulière des écussons qui se trouvent sur la nuque. D., xi-2 , 28; A., 11, 2 5. 71 « Auloslome jaune. — Cet Auloslome est dune couleur presque uni- forme; c'est un jaune un peu orangé qui couvre tout le corps. On re- marque un petit trait noir sur les maxillaires et un ocelle de même cou- leur sur la partie supérieure de la caudale; il y a aussi entre la ligne latérale et la deuxième dorsale trois petits points de la même couleur. Les nageoires, principalement les pectorales et les ventrales, sont plus oran- gées que le corps. D., xi-2 , 26; A., 11, 26. « FAMILLE DES POMACENTRIDÉES. Cuvier et Valenciennes partagent les familles des Sciénoïdes en deux grands groupes, suivant qu'il existe deux dorsales ou une dorsale unique. Les poissons chez lesquels les deux dorsales sont distinctes ou dont la dorsale est profondément échancrée doivent porter seuls le nom de Scié- noïdes. Chez ceux dont la dorsale est unique, la ligne latérale se conti- nue jusqu'à la caudale (les genres qui rentrent dans ce groupe ont été partagés par M. Gûnther entre les familles des Prislipomalidées et des Cirrhitidées), ou elle est interrompue sous la fin de la dorsale : ces derniers constituent pour Cuvier et Valenciennes le groupe des Scié- noïdes crà moins de sept rayons branchiaux et à ligne latérale inter- rompue' 55. ' Histoire naturelle des Poissons, t. V, p. 38a. POISSONS. UM L'absence de dents au palais et la pre'sence dappendices au pylore sont les caractères qui ont déterminé Cuvier et Valenciennes à rappro- cher ces poissons des Sciénoïdes, dont ils forment, suivant leur expres- sion même, comme une annexe, bien que leurs analogies avec les Labres ne soient pas méconnues. C'est dans le voisinage des Labroïdes, et sous le nom de Labroidei cte- noldei, par opposition aux. Labres véritables qui sont des Labroidei cij- cloidei^, que Muller, en i 8/i4, a mis les genres dont nous nous occupons, genres que Ovven désigne sous le nom de Ctenolalmdœ'^. C'est également près des Labridées que M. Giinlher place sa famille des Pomacentridées^. Bleeker, le premier, a bien saisi les rapports qui unissent les Po- macentridées, non aux Labroïdes, mais aux Chromidées; aussi forme-t-il un groupe des Chromides que l'on peut, dit-il, caractériser wen ces termes : poissons osseux acantboptérygiens à narines simples, la présence d'une seule ouverture nasale de chaque côté suffisant à la distinguer de tous les membres des autres Acanthoptérygiens'"'?. Ce groupe des Chromides se partage en deux familles : les Chromides fluviatiles, ou Cichloïdes, et les Pomacentroïdes; ceux-ci ont deux épines à l'anale, les autres en ont plus de deux. Tandis que les Chromides lluviatiles sont des poissons d'eau douce qui n'habitent que l'Afrique et quelques îles qui en dépendent géogra- phiquement, ainsi que l'Amérique méridionale et centrale, les Pomacen- tridées se trouvent dans les mers intertropicales et ne s'étendent qu'en petit nombre dans les mers tempérées. Bleeker admet dans la famille des Pomacentridées deux groupes: celui des Prochintlt , comprenant les genres Prcnnas, Prochilus (Amphiprion) , et celui des Gli/phidodontini avec les genres Pomacentriis (sous-genres Poma- centrus et Pscudopomacentrus) , Parapomacentrus, Amphipomaccnlrus , Le- pidozyge, Eupomacenlrus (sous-genres Eupomacenlrus et Brachypomacen- ' Berl. Abhandl (iShk), p. 166 et 201. * Mémoire sur les Chromides marins ou - Lect. Compar. Anat. of Fishes, p. /i8. Pomacentroïdes de l'Inde arcbipe'iagique, ^ Catalogue of the Fishes of the British Mu- p. 3 , Natmir. Ver. Hall. Maat. d. Weteiischappen seum, t. IV (1862), p. 2. (1877). Poissons. 53 lUPniUERlE NATIONiLE. ils MADAGASCAR. lrus),Dischistod<'s, Ghjphidodon [sous-genres GUjphidodon, Hemiglyphidodon, Ampintrhjpitidodonton et Stegasles), Pavaghjphulodon , Glijphidodonion, Te- tmdracltme [DaacyllusJ, Acanthochromis et Chromis [Hellastes), tandis que M. Gûnther n'adopte que les genres Amphipn'on, Prennas\ Dmcyllus, Lepidozijge , Pomaceiilrus, Ghjphidodon , Parma et Heltastes. Les e'cailles des Pomacentridées sont construites sur un tvpe très simple et très uniforme. Elles sont, en ge'ne'ral,de forme sensiblement carrée; le Lord antérieur, presque droit, n'est découpé que par quelques fes- tons; le bord postérieur est armé de spinules généralement en grand nombre (70 à 80 chez VHeUastes analis) et disposés sur de nombreuses rangées (16 à 18 chez VH. aiiahs): le tube, qui est plus ou moins long suivant les espèces, s'ouvre presque toujours par une extrémité simple dans la zone spinifère, présentant, le plus souvent, près de sa partie ter- minale, deux fentes étroites longitudinales. Telle est, par exemple, la disposition chez tous les Amphiprions que nous avons examinés (.4. ahal- lopims, A. bicincius, A. hijascialus, A. Clarku, A. ephippnnn, A. melanopm, A. (rifascialus, A. percula, A. xanthurus) et chez les Prennas [Pr. biacu- lealm). Chez les Dascylles, la disposition du tube est la même, mais la zone spinifère est peu développée {Dascyllus avuanu-s, D. cyanurus, D. mela- Hurus, D. mavgmalus , D. trnnaculaliis, D. xanthosoma). De même que chez beaucoup d'Héliasles, chez certains Glyphidodons (Gl. aWofasciaius , Gl. anabatoides, Gl. bipartttus, Gl. leiicogaster, Gl. luri- dus, Gl. puuclithitus, Gl. septemjmcialiis , Gl. sordidm, Gl. uniocellahis , Gl. ummaculalus , Gl. zonatiis^, le tube est simple et s'ouvre par une ouver- ture unique dans la zone spinifère; chez les Gl. gloucm, Gl. saxalillu, Gl. ' La seule espèce que comprend le genre dans la cavité abdominale de certaines Acti- l'rennas [P. himaculalus) a une assez large nies, de r4cf/Hirtn-aWcorHi.s principalement; distribution géographique; on Ta trouvée, ces mœurs curieuses rappellent celles de en effet, à lile de la Réunion, aux Phi- certains Fiera«/cr, qui prennent pour domi- lippines, dans l'archipel Indien. Suivant cile le corps d'Holothuries et de Culcites, M. de Crepignv, elle vit, comme YAmphi- et celles du Trackuriis Irachurus, qui est prion percula dont M. Day a signalé les dans le jeune âge commensal d'une Chrij- singulières habitudes de cominensalisme, saroa. POISSONS. i19 azurem, Gl. lacrymaius et Gl.fallax, l'extrémité du tube se bifurque en deux branches qui s'ouvrent dans la zone spinifère; chez les GL benga- hnsis, Gl. cœlestinus, Gl. sparoides et Gl. margmalus, ces tubes sont peu nombreux et rappellent ce que l'on voit chez les Sciénoïdes vrais. Cer- taines espèces, telles que le Gl. curassao, ont les e'cailles beaucoup plus hautes que longues (hauteur, 8"'™ 7; longueur, 5""" 2). Nous avons dit que chez certains Héliastes {H. analis, H. insolatm), le tube s'ouvrait par une extre'mite' simple; il peut exister une seconde per- foration dans la zone spinifère i^H. cœrulem, H. chromis, H. cinerescens^ ou deux petits tubes latéraux (//. lepisurus, H. xantrochir). La zone spi- nifère est parfois peu développée [H.frenatm). Lécailleest, chez la plupart des Pomacentres comme chez les Héliastes, du premier type (^Pomacentrus cœrtileus, P. chrysopœcilns, P. cyanospilos, P. nigricans, P. nematopleriis , P. hogoluensis, P. hUondis, P. pavo, P. pla- nifi'ons, P. tœniops, P. trilmealus, P. Irimaculatus et P. vanicolensisy, chez les P.fasciahis, P. prosopolœnia , P. fusciis et P. violescens, le tube se pro- longe dans la zone spinifère par trois branches. Genre AMPHIPRION. 1 . AMPHIPRION BIFASCIATUS , Bloch. Amhias BIFASCIATUS, Blocli , Auslaïul Fische (1^85-1795), pi. CCCXVI, fig. 2. Amphiprion BiFASCiATOs, A. TRiFASCiATUs cl A. LATicLAVius, Cuviei" et Valenciennes , Histoire naturelle des Poissons, t. V (i83o), p. 892, 895 et 896 et pi. CXXXII, fig. 1. Amphiprion bifasciatus, Giinther, Catal. Fislws ofthe Britisli Muséum, (. IV (1862), p. 3. Procuilus BIFASCIATUS, Bleeker, Me'inoire sur les Chromides marius, Natuur. V. Holl. Maat. Wetens. (1877), p. 82. T)., SI, i3 à i5; .'t., II, la à i3; L. /«î. , 5o à 55. Bleeker a réuni avec raison r.4. trifasclalus à V Amphiprion bifasciatus, comme le montre la description suivante qui est faite d'après les exem- plaires étudiés par Valenciennes : Hauteur contenue deux fois et trois quarts et longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale du corps. Diamètre de l'œil compris trois 53. !i-20 MADAGASCAR. l'ois dans la longueur de la tète; profil de la tèle convexe. Dorsale anté- rieure beaucoup plus basse que la dorsale molle; épines postérieures plus courtes que les épines de la partie médiane. Caudale arrondie. Pas d'écaillés sur le museau, ni entre les yeux; des écailles au vertex. Une large bande blanche allant de la nuque à l'interopercule, tou- chant l'œil; une bande de même couleur allant du dernier tiers de la dor- sale épineuse et du premier tiers de la dorsale molle à l'anale; une autre près de la base de la caudale; caudale entièrement noire. Longueur totale, o"" 1 15; hauteur du corps, o*" o4o; longueur de la tête, G™ 028; longueur du museau, 0" 009; diamètre de lœil, o"" 008. Nous n'avons pas mentionné la présence d'une ligne blanche horizon- tale sur la base delà dorsale qu'indiquent Cuvier et Valenciennes; comme Bleeker, nous croyons que la présence de cette bande est produite par suite d'une altération; nous la retrouvons, en effet, sur le type de YAm- phiprion n'antliunis. 2. AMPUIPRIOX XAMHURUS, Cuvief et Vaienciennes. AMPtiiPRiON XANTntRis,Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. V (i83o), p. 4o9. Amhias Clarkii, l^enncU, Fishes of Ceijlon (i83o), pi. XXIX. AupuiPRiON Clarku, Cuvier el Valenciennes, Histoire des Poissons, t. IX (i833),p. Soi. AsiPHiPRioN XANTHCRis et A. Clarkii, Gûnther, Cat. Fish. Brit. Mus., t. IV (1869), p. 5. Procbilus polyu.ms^, Bleeker, Mémoii'e sur les Cliromides marins, Aafuur. V. HoU. Maat. Wetens. (1877), p. 97. Amphiprion EPHippiLJi (pio parle), Gûnther, Journ. Mus. Godejfrotj, Fische der Sûdsee (1881), p. 924. D. , ï, i5 ;i 16; .1., H, i4; L. lat. , 5o à 55. Hauteur contenue uu peu plus de trois fois et longueur de la tête quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. Diamètre de lœil compris près de quatre fois dans la longueur de la tête; profil de la tête incliné. Dor- sales contiguës; épines dorsales médianes plus hautes que les autres. Caudale échancrée, à angles pointus. Des écailles sur le front, jusqu'au niveau du centre de fœil. ' Ce poisson est différent de celui que Bloch a de'crit sous ce nom. POISSONS. 421 Dans le type, une bande blanche nacrée allant de la nuque à Tinter- opercule, en touchant l'œil; une bande de même couleur, ne se prolon- geant pas sur la nageoire, allant de la partie poste'rieure de la dorsale épineuse à la base de l'anale; base de la caudale blanche; museau, pec- torales et caudale jaunâtres; ventrales de couleur foncée. Dans la variété Amplùprion Clarlm, et le corps est traversé par trois bandes blanches, tranchant sur un fond pourpre foncé, presque noir. Le front, le bout du museau, le dessous de la gorge, la poitrine, la pec- torale, la ventrale, la base de la queue et la caudale sont d'un beau jaune doré; le jaune de la tête a une teinte orangée. La dorsale et Fanale sont pourprées ou noirâtres a. Longueur totale, o" 120; hauteur du corps, 0°* o/io; longueur de la tête, 0™ 027; longueur du museau, o™ 009; diamètre de lœil, o" 008. C'est à tort que Bleeker rapporte XA. ivanihurus à VAntliias pohjmnus de Bloch; cette dernière espèce a la caudale arrondie. 3. AMPHIPRION POLYMMS, Bloch. Anthias POLTiMNus, Bloch , Ausland Fische (1785-1795), pi. CCCXVI, fig. 1. AuPHiPRioN POLÏMNUS, CuvicF et Valencienues, Histoire des Poissons, t. V (i83o), p. 896. Amphipriox FiscivEMER, Bcnuett, Pmceedings ofthe Znological Societi/ (i83i), p. i65. AîipniPRioN DE BojER, Liéuard, Treizième rapp. Soc. hist. nat. Maurice (i84.3), p. 68. Amphiprion fuscitenter, Giinther, Calai, ofthe Fishes ofthe Brit. Mus., t. IV (1862), p. 6. Prochilus poLYMNus (pro parte), Bleeker, Me'moire sur les Chromides marins, Natuur. V. Holl. Maat. Weteiis. (1877), P- ^V- D., X, 17; A., II, i4; L. lat., 52. D'après Liénard, crcet Amphiprion est d'un brun presque noir. 11 est traversé par trois bandes verticales; la première, qui est la plus large, coupe la joue, partant de la partie supérieure de l'œil et descendant jusqu'au sous-opercule, en couvrant le limbe du préopercule et deux rangées d'écaillés de la joue; la seconde, qui est d'un gris cendré, tra- verse le corps de la dernière épine dorsale à l'anus, qu'elle n'atteint pas; la troisième, qui est peu visible, entoure le bout de la queue. La ventrale, la dorsale, l'anale et la caudale sont noires; la première, qui 422 MADAGASCAR. est la plus foncée en couleur, est ronde et sans aucun lise'ré; la seconde, qui est e'galenient ronde, est lisérée de blanc; l'anale, qui finit en pointe, a un lise'ré peu apparent; la caudale, qui est carrée, en a un 1res grand r. Gexre DASCYLLUS. DASCYLLUS MARGINATUS, Riippel]. FOMACEMRUS JIARGINATIIS , Ruppcll, AtllIS Fische (1828), p. 38 tl pi. VIII, fig. 2. Dascyllus marginatus, Cuvier et Valenciennes, Hisloire nalurelle des Poissons , t.V(i83o), p. ASg el pi. GXXXIII, fig. 2. IIeliastes reticulatus, Ricliardson, Ichthijolnnr. China (18/16), p. 25i. Dascyllus xaxthosoma, Bleeker, Iclitliyolog. Banda, xVrtJ. Nederl. Ind., t. Il(i85i), p. 2/17. Dascyllus marginatus et D. xanthosoma , Giinllu'r, Cat. Fish. Brit. Mus. , t. IV (1 869), p. 1 i. Dascyllus marginatus, Steindachuer, Ichthyolog. iVleit., Verh. Zool. Bot. Feselscli. Wien, t. XI (i8Ci),p. 77. Tetradrachmum MARGiNATUM, Day, The Fishcs of hidia (1877), p. 38 1 el pi. LXXIX, fig. 7. Tetradrachmum reticulatum, Bleeker, Mémoire sur les Ghroinides marins, Natuur. V. Holl. Maat. Wetens. (1877), p. i/iC. D., XII, i5; A., Il, i3; L. ht. , 26. Cuvier et Valenciennes ont décrit et figuré un Pomacentre de o"' 060 de long qu'Ehrenberg a rapporté de la mer Rouge et qui répond certaine- ment au Pomacentrus marpnalus trouvé à Massaouah par Rùppeil. D après eux, cette espèce «est bleuâtre, avec le bord des écailles jaune, ce cpii le fait paraître d'un jaune tacheté de bleu; le devant est plus unifor- mément brun verdâtre. Une large bande noire occupe le bord de la partie éj)ineuse de sa dorsale; la portion molle a une partie de son bord supérieur et l'anale tout le bord antérieur noirs. Sa queue et sa caudale sont bleuâtres, ainsi que la pectorale qui a sur sa base une bande noirâtre. Les ventrales sont noirâtres et terminées en filet 75. En 18/16, Ricbardson a décrit, sous le nom à IIeliastes roticulatm, une espèce qui, suivant une remarque fort juste de M. Gûnther, doit être rapportée au genre Dascylle. L'animal ayant séjourné longtemps dans l'alcool, la coloration a en grande partie disparu, mais les caractères tirés de In forme des dents et de la dentelure du préorbitaire permettent POISSONS. /i23 de reconnaître que cette espèce n'est autre que le Pomacnitrm margmaius de Ruppell. Plus tard encore, en i85i, Bleeker a fait connaître sous le nom de Dascyllus xanthosoma une espèce trouvée à Banda, qui ne différerait de l'espèce de Ruppell que par quelques détails dans la coloration, notam- ment par une bande noirâtre allant de la nuque à la base des ventrales, en passant par l'attache de la pectorale. Or nous avons sous les yeux plusieurs exemplaires provenant de Nias et envoyés par Bleeker lui-même sous le nom de Dascyllus xanthosoma, exemplaires bien typiques qui sont identiques à des exemplaires de D. marginatus de même taille et qui ne diffèrent réellement du type de Cuvier et Valenciennes que par la bande noire; sur celui-ci on ne voit qu'une tache noire sur la pectorale et Blee- ker avoue lui-même que cries bandes s'effacent déjà plus ou moins chez les adolescents et qu'on n'en voit plus rien ou presque rien dans les individus de plus de 60 millimètres de long 57. Telle est précisément la taille de l'exemplaire figuré dans YHistoire des Poissons, de sorte qu'il est hors de doute que le Dascyllus xanthosoma est le jeune D. margmaius, et non, comme le pense M. Steindachner, l'adulte; ce sont, en effet, comme Bleeker l'a remarqué, les plus jeunes individus qui ont la bande transver- sale la plus marquée. Le Dascylle marginé habite la mer Rouge, l'île de la Réunion, les mers de Chine et de l'Inde; M. Filhol l'a trouvé aux îles Fidji. Genre POMACENTRUS. 1 . POMACENTRUS TRILINEATUS, Ehrenberg. PoMACENTBus TRILINEATUS, Ehieiibei'g , Histoire naturelle des Poissons de Cuvier el Valen- ciennes, t. V (i83o), p. 428. PoMACENTRus VANicoLENSis et P. TRiPUNCT ATUS , (iiivier et Valencienucs , Histoire naturelle des Poissons, t. V (i83o), p. iai. PoMACENTRus TRILINEATUS, Gùntlici', Catal. Fishes of ihe Brit. Muséum, t. IV (1862), p. 25. PsEUDOPOMACENTRUS TRILINEATUS, lUceker, Me'iiioire sur les Cliromides marins, Natuur. V. Holl. Maal. Wetens. (1877), p. Go. D. , XIII, ili; A., n, là h lii; L. lut., 28. Hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts et longueur de la /i24 MADAGASCAR. tête quatre fois et demie dans la longueur du corps. Dents de la sërie externe à sommet arrondi; écailles se prolongeant jusque près de l'extré- mité du museau; sous-orbitaire armé à son bord, chez l'adulte, de fortes dentelures dont les deux antérieures sont les plus longues et séparées des autres par une échancrure; trois séries décailles sur le préopercule, dont le limbe est nu. Dorsale molle contenue un peu plus de deux fois dans la longueur de la dorsale antérieure; caudale légèrement échan- crée, avec les angles arrondis; épines dorsales allant en augmentant régulièrement de hauteur. Longueur totale, o'" 097; hauteur du corps, 0" oUÇ>; longueur de la tête, o'"o29; longueur du museau, o"" 007; diamètre de l'œil, o"* 007. D'après Bleeker, ries variations, les transitions et les croisements des détails de la coloration sont si nombreux qu'on ne saurait voir dans les espèces susindiquées des variétés un peu constantes?); aussi, à son exemple, réunissons-nous sous un même nom plusieurs des espèces admises par Cuvier et Valenciennes. Lorsquon étudie, en effet, les exemplaires sur lesquels ces auteurs ont établi les Pomacentrm Iripunc- talus, P. vantcolensis et P. irUinealus, on reconnaît que ces trois espèces ne sont que trois âges différents d'une même espèce, le P. Irilineatus, qui est facilement reconnaissable à la tache noire du pédicule caudal. Les types du P. (ripunctatus viennent de Vanikoro; ils n'ont que 0" 02 5 de longueur, et le sous-orbitaire ne présente pas d'autre denliculation qu'une pointe obtuse à la partie antérieure. Sur des individus d'âge moyen, qui ont o"o65 de long, types du P. vanicolcnsis , on remarque, outre la pointe obtuse du bord antérieur du sous-orbitaire, cinq à six faibles dentelures. Chez les adultes qui mesurent o'" 100 de long et qui sont les types du P. tvilinealus, les dentelures s'accentuent davantage et deviennent plus aiguës; la pointe obtuse du bord antérieur est, du reste, plus ou moins longue suivant les exemplaires étudiés. Pour le P. chrysurus de Cuvier et Valenciennes, nous ne pouvons pas suivre l'exemple de IMeeker et regarder cette espèce comme synonyme du P. Irilincalus, dont elle se distingue nettement par deux rangées d'écaillés sur le préopercule. POISSONS. /.â5 2 . POMACENTRUS PRISTIGER , Cuvier et Valenciennes. (PI. XLVIJ'ig. 6.) PoMACENTRts PRISTIGER, Cuviei' et Valenciennss , Hisl. des Poissons , t. IX (i833), p. 5o6. PoMACEMRus LiTTORALis^ Blcekei", Mémoire sur les Chromides marins, Natuur. l. Holl. Maat. Wetens. (1877), p. 7.5. PoMACENTRUS LiTTORALis ^ (pfo parle), Guiilliei', Journ. Mus. Goileffroy, Fische der Sùdsee (1881), p. 228. D., XII, i5; yl., 11, ih\ L. lai., 95. Hauteur du cor|)s contenue trois fois et longueur de la télé quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Museau un peu plus long que le diamètre de lœil, qui est compris un peu moins de quatre fois dans la longueur de la tête. Préorhitaire moins haut que le diamètre vertical de lœil, avec de fortes dentelures dont les plus faibles sont en avant et non séparées des suivantes par une échancrure. Epines dorsales croissant régulièrement de hauteur de la première à la dernière. Ventrales pro- longées en pointe et arrivant presque à l'anale. Caudale échancrée, à lobes arrondis. D'un brun varié de verdâtre; dorsales de couleur brune. Longueur totale, o™ i45; longueur de la tête, o"o36; longueur du museau, o"oia; hauteur du corps, o^oBS; diamètre de Tœil, o'"oio. M. Gûnther a réuni celte espèce au Pomacentrus liltoralis; quoique fort voisines, ces deux espèces doivent toutefois être séparées. Dans le P. lil- toralis, le premier rayon des ventrales ne se prolonge pas en filaments; de plus, au préorhitaire les dentelures sont moins nombreuses, les dents antérieures, qui sont généralement au nombre de deux, étant beaucoup plus fortes et plus larges que les autres dont elles sont séparées par une échancrure assez large, dépourvue de denticulations. C'est d'après un P. Ulloralis type qu'a été faite la diagnose donnée par M. Gïinther. Très voisin du P. irilineaias, le P. pristioer s'en distingue par les den- telures du sous-orbitaire qui sont toujours plus fortes et par l'absence ^ et "'. Le poisson de'crit par Cuvier et Valenciennes sous le nom de Pomacentrus litloralis est difiercnt de celui au([uel Bleeker et Giinther ont donné ce nom. Poissons. 54 iniERIE >AT10'( Û26 MADAGASCAR. d'une grosse dent obtuse un peu se'parée des autres à la partie ante'- rieure de l'os. 3. POMACENTRUS LlTTORALlS ', Guvier el Valenciennes. (PI. XLVI.lig. 2.) PoMACENTRUs LiTTORAMS, Cuvier et Valciiciennes, Histoire des Poissons, t. V (i83o), p. iaô. PoMACENTRUs LlTTORALlS^, Gûnthei', Catal. nf ihe Fishes Brit. Mus., t. IV (1862), p. 32. D., XIII, i3; .4., II, 16; L. to. , 27. Hauteur contenue deux fois et trois quarts et longueur de la tête quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. Dents de la série externe à sommet arrondi; sous-orbitaire nu, armé à son bord inférieur de fortes dentelures, la dent antérieure étant plus grande et séparée des suivantes par une large échancrure; trois séries d'écaillés sur le préopercule, s'é- tendant sur le limbe. Dorsale molle contenue moins de deux fois dans la longueur de la dorsale antérieure; caudale un peu échancrée, ayant les angles arrondis; épines dorsales postérieures sensiblement de même hauteur. D'un brun violacé uniforme, à reflets verdâtres; une tache noire au sommet de l'opercule. Longueur totale, o"" 100; hauteur du corps, o"o38; longueur de la tête, g" 028; longueur du museau, o^oog; diamètre de l'œil, o'^ooy. Bleeker a méconnu cette espèce; c'est, en efl'et, au P. prtsUger qu il faut rapporter son P. lilloraUs. Ce poisson porte à Madagascar le nom de Tsigoagoakâ. h. POMACENTRUS LIVIDUS , Forskal. Choetodon LiviDLS, Forskal , DflMri/Jiiowe* Animalium, Avium, Piscium, etc. (1775), p. 227. PoMACENTRUs puNCTATLS ct P. scoLOPSis, Quoy et Gaiiiianl , Voijnge de TUranie, Zoologie (182Z.), p. 395, pi. LXIV, fig. 1, et p. 398. ' Le poisson auquel Bleeker a donné le diHéreiit du Pnmacentriis liltoralis de (Cuvier nom d' Eupomaccntrus liltnndis dans son Mé- et Valenciennes. moire sur les Chromides marins (Natuur. - Non compris le Pomaceiitrns pristiger Verh. Holl. Maat. Welens., 1877, ]). 75) est qui est mis à tort dans la synonymie. POISSONS. 'i27 PoMACEMRi's T^MOPS et P. PUNCTATUS, Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Pois- sons, {. V (i8.3o), p. Ù23 et 429. PoMACENTRCS PUNCTATUS et P. scoLOPSis, Gûiitlier, Catalogue of the Fishes nf the Brilish Muséum, t. IV (1862), p. 28 et 29. EupoMACENTRus LiviDus', Blcekei", Mémoire sur les Cliromides marins, Natmtr. Ver. Holl. Maat. Wetens. (1877), p. 78. PoMACENTRUs PUNCTATUS, Day, The Fishes of India (1877), pi. LXXX, fig. 8. PoMACENTRus LiviDus, Gùnllicr, Journ. 3Ii(s. Godejroij, Fisclie der Siidsee (1881), p. 228 et pi. CXXIV, fig. F. D., XH, i5; A., Il, i3; L. lat., 97. Hauteur contenue deux fois et deux tiers, longueur de la tête trois fois et trois quarts dans la longueur du corps. Dents de la série externe à som- met tronqué; sous-orbitaire nu, aussi haut que les trois quarts du diamètre de loeil, armé à son bord inférieur de dents faibles, toutes égales et con- tiguës; trois séries d'écaillés sur le préopercule, dont le limbe inférieur est nu. Dorsale molle contenue un peu moins de deux fois dans la lon- gueur de la dorsale antérieure; caudale échancrée, à angles arrondis; épines dorsales postérieures de même hauteur. Brunâtre, avec une tache bleuâtre sur chaque écaille; une tache noire à la base des derniers rayons de la dorsale et une autre à la base de la partie supérieure de la pectorale, cette dernière souvent effacée. Longueur totale, o"' 1 1 3; hauteur du corps, 0° o/i5; longueur de la tête, o"o32; longueur du museau, 0" 01 -2 ; diamètre de l'œil, o"'oo8. Voisine du Pomacenlrm littoraNs, cette espèce en diffère par l'absence de tache sur l'opercule, |)ar la présence d'une tache à la base de la partie postérieure de la dorsale et par les dentelures du sous-orbitaire qui sont plus faibles. 5. POMACENTRUS MEGALOPS, Liénard. PoHACENTRE GROS-YEDx, Liénard , Dixième rapport Soc. hist. nat. Maurice (1889), p. 36. PoMACENTRUs MELANOPTERUS, Blceker, Faun. Amboina, Verh. Batav. Genootschap. (i852). ' Non compris le Pomacentrus pristiger qui est mis à (ort dans la synonymie. ri/, . /i28 MADAGASCAR. PoMACEMRUs MELANOI'TERUS, Gùntlier, Calai. Ftshcs of tlic Bril. Mus., t. IV (i8C9),p. ai. PoMACENTRus MELANOPTERus \ Bleckcr, Ménioiro sui' les Cliromides marins, A'atMur. V.Holl. Muai. Wvlem. (1877), p. 55. /)., xir, i5; .4., 11, i3. Sous le nom de Pomacentre gros-yeux, Lionard indique une espèce :r(jui, dil-il, se distingue de toutes celles connues par ses formes raccour- cies, |)ar la convexité de sa poitrine, qui est presque aussi renflée <(u<' colle des Tranchoirs, et par la grosseur de ses yeux. La couleur est d'un brun foncé: ses nageoires sont noires; le milieu de chaque écaille est gris et le bord en est finement strié. La dorsale et Tanale sont pointues. L'œil fait le tiers de la longueur de la tête:^. Deux des espèces décrites par Bleeker, le P. melanochir et le P. vielanop- torus, ayant la même coloration, on serait très embarrassé pour savoir à laquelle de ces deux espèces doit être rapporté le Pomacentre gros-veux. si Liénard n'avait pris soin d'indiquer que l'espèce admise par lui se re- connaît à sa l'orme raccourcie. Or, chez le P. melanochir, la hauteur du corps est contenue trois fois et un tiers dans la longueur totale, tandis qu'elle n'est comprise que deux fois et trois quarts chez le P. melanop- terus; dès lors, Il n'est pas douteux (ju'il faut rapporter le Pomacentre gros-yeux à celte dernière espèce. (). POMACENTRUS ATER , l.ic'liard. PoiiACEMRE ^olR, Lii^iianl , Di.rinnc lapp. Soc. kisl. nal. dr Miiuricc (i8.3t)), p. 36. PoMACENTRus MELANOCHIR, Blcekei", Aleinoire sur les Chromides marins, ^atuur. V. Holl. Maat. Wetcns. (1877), p. Utj. POMACENTRIS MEI.ANOI.IllIt , r>l('ekor, AlklS /(7i(/il/o/OjO-î(/Ue ( 1 87 7 ) , pi. CDVIII , fig. II. D. , xii, iïy; A. , II, i3. L(> Pomacentre noir est décrit eu ces ternies par Liénard : rcLa cou- leur est d'un noir d'ébène; l'œil est aussi d'un noir brillant, et un cercle apparent d'un gris foncé entoure sa prunelle. La dorsale et 1 anale sont ' Non compris le Trlradachiium rellculaluin (Blcekcr, Mémoire sur les Chromides marins. Natuur. V. Ilnll. Muai. Wetois. , p. i/i5). POISSONS. i29 pointues. La caudale est fourchue et le lobe supe'rieur en est plus long que 1 infe'rieur. :: Cette espèce, qui correspond certainement au f^omaccntrus melanochir de Bleeker, habite Tile Maurice et tout larchipel Indien. 7. POMACFATRUS C^RULECS, Quoy et Gaimard. l'oJi.vcENTRis c^RULEUs, Quoy et Gaimard, Voyage de l'Uranie, Zoologie (iSai), p. 877 et pi. LXIV, fig. 9. PoMACEMRL's CjERULEUs, ('.uvierct Valencioniics , Hlst. des Poissons, t. V (i83o), p. hiS. D., xm, i5; A., 11, i5; L. ht., aS. Hauteur du corps contenue trois fois et un quart et longueur de la tète près de cinq fois dans la longueur totale. Museau obtus, [)lus court que l'œil, dont le diamètre est compris deux fois et un tiers dans la longueur de la tête; espace interoculaire e'gal au diamètre de l'œil. Dents entières à la mâchoire supe'rieure, légèrement e'chancre'es à la mandibule, assez grandes latéralement. Préorbitaire assez haut et non denticuié; pré- opercule assez fortement dentelé, surtout près de l'angle. Ecailles de la partie supérieure de la tète s'avançant en avant de l'œil; deux séries décailles sur le préopercule. Epines dorsales croissant régulièrement de hauteur de la première à la dernière. Caudale échancrée, à lobes un peu arrondis. Longueur totale, o"' 1 o3 ; longueur delà tète, o'"o23; longueur du mu- seau, o"'oo65; hauteur du corps, o'"o3a: diamètre de l'œil, o"'oo75.. De l'examen du type que Ouoy et Gaimard ont rapporté de l'ile de France, il ressort que cette espèce est très voisine du Pomacentrus pavo , dont elle ne diffère que par quelques détails dans la coloration et [)ar l'absence de dentelures au préorbitaire. 8. pom\cb:>trus MADAG\SCARIENS1S, Sauvage. (PI. XLVI, fig. 3.) Pomacentrus madagascariensis. Sauvage, Didl. Soc. philom. de Paris (1880), t. VI, p. 176. D. , xu, ilr. A., II, i3; L. Int., 2/1. Hauteur du corps contenue trois fois et un tiers et longueur de la tète /,30 MADAGASCAR. quatre fois et demie dans la longueur totale; préorbitaire peu élevé, non dentelé; écailles de la partie supérieure de la tête s'étendant jusqu'au bord antérieur de l'orbite; anale et dorsale prolongées en pointe; lobe supérieur de la caudale un peu prolongé. Corps verdâtre; de petits points bleus sous l'œil, sur les écailles situées en dessus de la ligne latérale et sur la partie antérieure de l'anale; nageoires verticales d'un vert plus foncé que le corps. Longueur totale, o" oyS. Cette espèce, qui a été découverte à Madagascar par M. Grandidier, dillère du Pomacenlrus cyanostigma de Riippell et du P. melanopterus de Bleeker par la formule des nageoires verticales; elle y porte le nom de Fiampiady. 9. POMACESTRUS CiERULEOLUTEUS , Liénaifl. PoMACENTRE BLEU ET JAUNE, lÀénSivA , Septième rapport de la Société d'histoire naturelle deMaurice (i836), p. 53. D., XIII, i3; /!., Il, 1/1. Nous ne connaissons cette espèce que [)ar la courte description sui- vante qu'en donne Liénard : rr Cette espèce est appelée Pomaceniro bleu et jaune parce que la première de ces couleurs orne le corps et les nageoires dorsales et anales, tandis que la seconde se montre sur la queue, les ventrales et les pectorales.?? Par sa coloration, ce Pomacentre nous semble être bien distinct des autres espèces qui composent le genre; il se trouve à lile Maurice. Genre GLYPHIS0D0?J. 1. GLÏPHISODON SORDIDUS, Forskal. CiioETODON SORDIDUS, Foi'skaI, Descriptiones Animalinm , Avium. Piscium, etc. (fjSS), p. 62. PoMACENTRUs SORDIDUS, Lacépèdc, Histoire nuturcllc des Poissons, t. IV (i8o4), p. 5iç). G1.YPHISODON SORDIDUS, Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons, t. V(i83o), j). /tCC. (ii.YPiiisoDON GÉANT, luiôiiard. Dixième rapp. de la Soc. d'Iiist. nat.de Maurice {i8'i(j), p. 35. Glvpiiisodon SORDIDUS, Gùnther, Cntal. Fishes of the Drit. Mus., t. IV (tSCa), p. li\. (Jlypiiisodon SORDIDUS et G. NOTATUs, T)ay,Fislwsoflndia{iS-]-]), pi. LXXXIIl, iig. 1 et 5. POISSONS. /i31 Glyphisodon sordidus, Bleeker, Rev. Cliélodontoïdes,p. c)5,iVfi(««r. F. A'oh. .4Â-flf^. (1877). Glyphisodon sordidus, Gunther,7ott™. Mus. Godeffroy, Fische der Siidsee (1881), p. 28 1. D., ïiii, i !t à 16; A., II, i4 à i5; L. Int., -jg. Nous ne mentionnons ici cette espèce très connue que parce qu'elle a été décrite par Liénard sous le nom de Glyphisodon géant. rrElle est, dit-il, la plus grande de tous les Glyphisodons décrits; elle a 9 pouces de long el h et demi de hauteur. Sa robe est jaune, traversée verlicalement par sept bandes grises beaucoup plus larges que l'espace qu'elles laissent entre elles. Le dos de la queue porte une grande tache noire; une autre plus petite est située à la base supérieure de la pectorale. Ses nombres sont : B., 5; D., xiii, 10; A., 11, ili.-^ M. Liénard a aussi fait connaître une variété de l'espèce précédente, dont elle se distingue par sa forme plus allongée, par sa couleur beau- coup plus jaune et par ses bandes verticales plus étroites; elle n'a pas de tache noire sur le dos de la queue. La fin de la dorsale et de l'anale est pointue au lieu d'être ronde comme dans le Glyphisodon géant. Elle porte six rayons branchiostèges, tandis que l'autre n'en a que cinq. La foi'mule des nageoires est : D., xiii, 1 3; A., 11, 1 2. 11 faut vraisemblable- ment rapporter cette variété qui a été trouvée à Maurice au Ghjphisodon sordidus, qui paraît habiter toute la mer des Indes. Le Gh/phisodon. à bandes pâles n'est qu'une variété du Ghjplmodou sep- temfascialus. ffCe Glyphisodon est encore, d'après l'opinion de M. Lié- nard, une autre variété du Glyphisodon géant, dont la forme est plus raccourcie; sa caudale est large, courte et trapue, peu fourchue et un peu relevée; le lobe supérieur est plus long que l'inférieur. La robe de ce Glyphisodon est grise et traversée par six bandes d'un gris plus foncé. Le dos de la queue porte une tache ronde et bien noire; une autre plus petite est située à la base supérieure de la pectorale et une troisième, peu apparente, à la base de la dorsale molle et de l'anale. La tète est ceinte d'une bandelette noire. Cette espèce a 6 pouces et demi de long. D., xii, 1 3; A., II, ih.v /,32 MADAGASCAR. 2. GLVPIIISODON DlCkll, Liéliaiil. (ÎLVPiiisoDO.N DirKii, Lie'nard, Dixième rapp. Soc. hi.tt. iial. Maurice (i83f)), p. 35. Gi.YPHisoDON uMFASfiivTLS, Kiipi', N. Fiscli. Mus. Godclhoy, Sitzunsb. Kon. Akad. Wisseiiscli. , LIV, p. 375, pi. Il, fig. 3. Steg\stes DiCKii, RIceker, Mémoire sur les (]|iromidos marins, Natuiir. Ver. Holl. Maat. Wetciis. (1877), p. 1 15. Gi.YPiiisoDO.N DicKii, GiiiUiicr, Journ. Mus. Goihjfroij, Fische der Sùdsee (1881), p. 23a et pi. CXXV, fig. G. D. , XII, 17; A., lî. \li. Hauteur contenue deux fois et deux tiers, longueur de la tète près de quatre fois dans la longueur totale. Dents de la série externe tronquées et entières; museau écailleux; partie postérieure de la mâchoire inférieure squameuse; sous-orbilaire écailleux; trois séries décailles sur le pré- opercule, dont le limbe inférieur est squameux. Deux rangées décailles entre la ligne latérale et le profil dorsal, sous la dernière épine. Des écailles sur la dorsale et l'anale; rayon externe des ventrales prolongé; seconde épine anale presque aussi longue que la tête sans le museau; caudale échancrée. Corj)s d'un jaune grisâtre; une bande transversale noirâtre entre la dorsale et l'anale; dorsale, anale et ventrales noires; pectorale grise; caudale aurore. Longueur totale, o"'o63. Cette espèce, (jui a été découverte à lile Maurice par Liénard, a été retrouvée à Timor, à Céram, à Amboine et aux îles Samoa. 3. «LYPPUSODON SPAROIDES, (Àivier cl Valeiicionnes. Si'AiiE SPARULLON viir., I^acépède, Histoire des Poissons, I. IV (1809), pi. Il, li;;. 1. Glyphisodon SPAROIDES et G. MARGARiTEis, Cuvler et Valeuciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. V (i83o), p. /iGS e( 670. Glyphisodon sparoides, l'eters, Wicgmann Arcidv (i855), p. aGG. (iLYPHisoDON SPAROIDES, Gûiitlier, Catal. Fishesqflhe Brit. Mus., t. IV (18G2), p. ii. D. , \m, i3; A. , II, I 2; L. lai. , 29. Hauteur du corps contenue une fois et trois quarts, caudale non com- POISSONS. /.3:5 r prise, et longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur. Ecailles (le la partie supérieure de la tête avançant presque jusqu'à Textre'mite' du museau. Museau beaucoup plus court que l'œil, dont le diamètre est contenu deux fois et deux tiers dans la longueur de la tète; espace inter- oculaire égal au diamètre de l'œil. Dents petites et étroites. Préorbitaire très étroit, moins haut que la moitié du diamètre de l'orbite. Epines dorsales peu hautes, croissante peine d'avant en arrière. Caudale forte- ment échancrée, contenue trois fois et demie dans la longueur du corps. Ventrales prolongées en pointe jusqu'à l'anus. Longueur totale, o'" t 'i3; longueur de la tête, o™ o3o; longueur du museau, o"" ooy5; hauteur du corps, o°' 007 ; diamètre de l'œil, 0"' 011. Lacépède a figuré, sous le nom de Sfare. sparalUon, un petit poisson dont il devait le dessin à Commerson et qui, suivant la juste remarque de Cuvier et Valenciennes, doit être regardé comme un Glyphisodon; l'examen même de l'exemplaire recueilli par Commerson ne laisse du reste aucun doute à cet égard; les exemplaires rapportés de l'île de France par Dussumier et par Quov et Gaimard appartiennent à la même espèce, qui a une distribution beaucoup plus étendue qu'on ne le pense; M. Filhol, en effet, a recueilli aux îles Fidji des Glyphisodons que l'on doit rapporter au G. sparoides. (iOmmerson avait également recueilli à l'ile de France un Glyphisodon (pic Cuvier et Valenciennes ont regardé comme une espèce distincte sous le nom de G. margaritcus, espèce qui n'est peut-être qu'une variété, disent-ils. du G. sparoides. Les deux espèces doivent, en effet, être réunies, la forme et les proportions étant exactement les mêmes, ainsi que le montrent les mesures prises sur le lype rapporté de l'ile de France |)ar Ouoy et Gaimard : Longueur totale, 0"' 170; hauteur du corps, 0'" o63; longueur de la tête, 0™ o/io; longueur du museau, o"' oog; diamètre de l'œil, 0"' 01 a. Chez le G. sparoides type, la couleur est d'un gris argenté, plombée dans la région du dos; une lâche oblongue noire, maillée d'argent, sui- vant l'expression de Cuvier et Valenciennes, occupe chaque coté de la queue, sous la terminaison de la dorsale. D'après ces auteurs, dans la Poissons. 55 'i3'i MADAGASCAR. variété marinnatm, -la teinte générale est d'un brun foncé violàtre. Sur les lianes et le ventre, le milieu de chaque écaille est argenté, ce qui forme sur ces parties des suites assez régulières de taches. La dorsale et l'anale ont leurs bases très brunes, et le bord de la partie épineuse de la dorsale est d'un brun violet foncé. La caudale parait d'un gris pâle^). h. GLYPHISODON FALLAX, Peter . Gltphisodon FALLAX, Pctcrs, Wiegmann Archiv (i855), p. 266. Glyphisodon FALLAX, Gûntlipr, Cat. Fishes (flhe British Muséum, I. IV (1862), p. ST). /). , xiii, 1 1 ; -1. , II, 1 1 ; L. lat., 28. Hauteur du corps mesurant les deu\ cinquièmes de la longueur, cau- dale non comprise. Museau aussi long que l'œil ; espace interorbitaire moindre que le tiers du diamètre de l'œil; écailles des joues sur deux rangées. Rayons moyens de la dorsale et de l'anale, rayons de la caudale |)lus ou moins prolongés. Dun brun rougeâtre; tête et base de la dorsale molle et de l'anale lachelées de bleu; dorsale et anale jaunâtres; caudale et ventrales d'un bi'un clair. (le poisson a été trouvé auprès de Mozambique. f). (;l\IMUSODON LIMBATUS, Guvier et Valenciemies. Glyphisodon limbatus, Guvier et Valenciennes, Hisl. des Poissons , t.V (i83o), p. '177. D. , XII, 17; ,■!. , II, I /(; /,. lut. , .'io. Hauteur contenue deux fois et trois quarts, longueur de la tète (|uatre fois et un tiers dans la longueur du corps. Museau en partie écailleux, b^s écailles cessant un |)eu en avant des narines; de grandes écailles sur le sous-orbitaire, qui est aussi haut ([ue la moitié du diamètre de Id'il; trois rangées d'écaillés sur la joue; dents obfusémeut tronqiu;es à ioxtrémité. Deux rangées d'écaillés entre la ligne latérale ol le protil dorsal, sous la dernière épine. Dorsale mollo contenue deux fois dans la longueur de la dorsale épineuse, qui est couverte d'écaillés jusque près POISSONS. Zi35 de son exlrémitë; toutes les épines dorsales postérieures de la même hauteur; rayon externe des ventrales prolongé; caudale échancrée. Teinte générale brunâtre: extrémité de Tanale et de la caudale rem- brunie; une bande noirâtre au bord de la dorsale épineuse. Longueur totale, o™ 120; hauteur du corps, o'"o62; longueur de la tête, o^oaH: longueur du museau, o^ooH; diamètre de lœil, o^ooS. 11 est très douteux que le Glyplmodoii Imhalus provienne des mers dont nous étudions la faune, bien que, dans \ Histoire des Poissons, cette espèce soit mentionnée comme ayant été trouvée à Bourbon; l'étiquette, qui est écrite de la main de Valenciennes, porte rr Sainte-Hélène (Quoy et (laimard)w. En outre, le G. limhatus est du même groupe que les G. luridus et G. chrijsurus de TAtlantique. Genre HELIASTES. 1. HEMASTES OPERCIJLAÏUS, Playfair el Giinlher. Heliastes oPERCLLARis, l'Iayfaif et Giinlher, The Fishes of Zanzibar (iSGIi), p. 88 et pi. XI,fig. 2. D., XIII. 10; /t., H, 10; L. lat., QIJ. Hauteur du corps contenue trois l'ois et demie, longueur de la tête quatre fois dans la longueur totale. Espace interoculaire plus grand que le diamètre de l'œil; préopercule distinctement échancré au bord postérieur. Epines dorsales fortes, les quatrième et cinquième plus longues; caudale fourchue; seconde épine anale ayant la moite de la longueur de la tête. Ecailles des joues sur quatre rangées; préorbitaire écailleux; 8/9 écailles dans une rangée transverse. Brunâtre, le bord de chaque écaille étant marqué d'un trait plus foncé. Une large tache noire irrégulière derrière l'ouïe et une autre delà même couleur au bord postérieur du préopercule; une grande tache à la base de la pectorale, à la partie supérieure des ventrales et au milieu de la caudale. Dorsale et anale noires, le bord étant de couleur moins loncée; caudale brunâtre, avec les bords supérieur et inférieur noirs et le bord postérieur jaunâtre. 55. 'i;$C MADAGASCAR. Celte espèce, qui, suivant M. Guntlier, est alliée aux //. axUlaris (Ikniiell) et H. xanthurus (Bleeker), n'a été, jusqu'à présent, trouvée (|u'à Zanzibar. 9, HELIASTKS CINEKASCENS, Cuvicr et Valenciennes. (Pi. XXVIIF, fi|;. ■>..) IIki.ivstks ciNERAScENs, Cuviep et Valenciennes, Hist. (Ii:i Pui.imns, t. V (i83o), p. if)."). I). , XIII , ii; A. , u , ii; L. lai. , a.'i ; L. transi. , 9/(S. Hauteur du corps contenue deux lois et demie et longueur de la tète un peu |)lus de qualité fois dans la longueur totale. Dents sur une seule rangée, les dents médianes de la mâchoire supérieure étant plus fortes que les autres. Dernière épine dorsale un peu plus longue que le dia- mètre de l'œil; seconde épine anale plus courte que les rayons mous, plus grande que les épines de la dorsale; caudale échancrée: lobes de la dorsale molle et de lanale en pointe. Coloration uniforme, brunâtre. Longueur totale, o^cyr); hauteur du corps, o'^oSa; longueur de la fête, o"'()i(S: diamètre de l'œil, o"ooG. Cette espèce a été trouvée à Madagascar par M. Grandidier: elle y porte, ainsi (pie la suivante, le nom de Tsibtrodo. 3. IIELIASTES KliEWTIS, (liivieret ValiMiciciiiies. (1>I. \\\lll. li,;. 1.) Helustes frenatus, (luvicr cl Valenciennes, Hisl. des Poissons, t. V (i83o), p. igC. D. , Mil, (|: I., M, lo; L. Int., -ib: L. Iraiisv. , 2/5. Hauteur du corps conleiiue un peu moins de trois lois cl longueur de la tête trois lois et Irois (piaris dans la longueur lolale. Denis sur une seule rangée. Ej)ines dorsales fortes; deuxième <''piiie anale un peu plus longue que le diamètre de lœil, faisant presque la moilié de la longueur de la lêle; caudale échancrée. Longueur du corps, o^oBS. POISSONS. .«7 Cette espèce a été' découverte à (juain par Quoy et Gaimard ; elle a élé rapportée de Madagascar par M. Grandidier. FAMILLE DES GHROMIDÉES. A une exception près, les Chromidées, que nous avons définies plus haut, sont tous des poissons d'eau douce; en effet, le genre Etroplus seul est marin et se trouve dans la partie ouest de l'Inde. Nombreuse en genres et en espèces, cette famille est presque exclusivement cantonnée dans les régions colombi(|ue et éthiopique; elle est toutefois représentée en Asie Mineure par les genres Chromis et Hémichromis. Sur vingt-trois genres, il y en a six dans la région étliio|)i(jue et dix-sept dans la région colom- bique : ces derniers habitent les [)arties les plus chaudes de l'Amérique (lu Sud; on trouve cependant quelques espèces du genre Hevos jus([u"ii Mexico et dans le Texas, contrées qui se rattachent dès lors à la région colombique et non à la faune néoarctique. Les Chromidées sont représentées dans les eaux douces de Madagascar j)ai' (juatre genres particuliers, dont voici le tableau synoptique : ( Epines anales au nombre de plus de trois Parctrnptus. I t>pinos anales au nombre de Irois i ( Dents tronquées, echancrées IHi/chochromis. } Denis coniques, aiguës .'5 „ ( Ecailles clénoïdes sur tout le Ironc Pavalilapia. l Ecailles cvcloïdes en avant et clénoïdes en arrière. . . . Paracuni. Chez les Chromidées, les genres américains ont les écailles clénoïdes i^Acara, Thoraps, Héros, Uani, (Jichla, Cremchla, Satanoperca, Mesops, Clicplobranchus, Goophagm, SympJmodon, Plesophi/Uum), tandis qu'elles sont cycloïdes dans les genres africains (CAro/u'.s, Tilnpia, Parelroplm , Heinichromisy, dans certains genres spéciaux à Madagascar {^ParatiUipia , Paracara, Plychochromis^ les écailles du corps sont cténoïdes. Les écailles des Chromis (C'/i. nilottcus, Ch. Zillei, Ch. Desfontamei) et des Tilapies {TUapia ajfinis) sont un peu allongées dans le sens de la hauteur. Le tube n'est pas large et se termine en face d'une échancrure i.38 MADAGASCAR. (iiic ni'ëscnte le bord postérieur de lécaille, dont toute la surface est couverte de grosses stries concentriques. Chez les Pare'troples (P. Damii), récaille est ovalaire et le tube se termine par une pointe eflilée au niveau de li-chancruredu bord postérieur: il en est de même chez lesParatilapies (An Yf tilap i(i Pollein). Les Mesops (M. modedus) , Ciclda (C saxalllis) , Acara [A. Thaijcri, A. bt'maculala) , Snlanoperca (S. Jurupari^ ont les écailles garnies de fins spinules; le tube, qui est plus ou moins long suivant les genres et suivant les espèces, finit au niveau d'une échancrure plus ou moins marquée (pie présente le bord postérieur de l'écaillé; la zone spinifère est peu développée et, en général, remonte peu le long du tube. Genre PARACARA. Bleeker a établi ce genre pour une Chroniidée de Madasgascar, dont voici la diagnose : dents coniques, aiguës, disposées sur plusieurs rangées, C(^lles de la série externe étant les plus fortes. Corps oblong, profil du li'oiil déclive; joues et opercules écailleux; préo[)ercule non denticulé. Ecailles de la tête et de la partie antérieure du tronc cycloïdes, écailles de la partie médiane et postérieure du tronc cténoïdes; elles sont dispo- sées suivant une trentaine de séries longitudinales. Processus du premier arc branchial denticulé en avant. Nageoires dorsales et anale nues. Rayons branchiostèges au nombre de cinf|. Il v a trois épines à lanale et douze à la dorsale. PARACARA TYPUS, Blwkor. {PI. .\LI\ \ 11;;. K, ol pi. XLIV\ fi;;, i . r', i\ i' et i''.) I'aiiacaiia tïpls, Bleeiier, Versl. Ak. Amsterdinn , t. XII (1878), p. i(j3 et pi. 111, fig. 3. /).,xil. 9; .4., m, 8; Liai., ^o. Hauteur du corps contenue trois fois, longueur de la tète trois fois et deux cinquièmes dans la longueur totale; diamètre de l'œil compris trois fois dans la longueur de la tête; dents disposées suivant trois ou quatre séries. POISSONS. 'i3y Corps lie couleur verdâtre, plus pâle en dessous; une tache noire enire la fêle et le tronc; des bandes verticales peu niarcjue'es sur le corps, fantérieure situe'e derrière la tête; nageoires piqueie'es de points noirs; base de la caudale rembrunie. Cette espèce se trouve dans les eaux douces de la partie orientale de Madagascar; l'exemplaire type provient de la rivière de Mananarâ, à Tentre'e de la baie d'Antongil, d'où il a e'té envoyé à Blecker, en 1878, par M. Audebert. M. Grandidier en avait déjà, en 1867, péché plusieurs individus dans les rivières avoisinant la Pointe à Larrée; un exemplaire qu'il a donné au Musée de Paris, et qui est figuré pi. XLVI", mesure o"' 191 de longueur totale, la caudale ayant o'"o27. Ge^re PTYCHOCHROMIS. Steindachner a établi ce genre pour des Ghromidées de Madagascar ([ui diffèrent des Chromis par la [)résence d'un appendice lamelliforme et comprimé à la partie supérieure du premier arc branchial, comme dans le genre Gcopliogus de l'Amérique du Sud. Les dents sont tronquées, échancrées; les écailles de la tête sont cycloïdes, celles du corps sont cténoïdes; il existe trois épines à l'anale. 1. PTYCHOCHROMIS OLIGACANTHUS, Bleefeer. (PI. XLV, fig. 1 [jeune]; p!. XLIV\ fi-, li et 4" [adulte], et pi. XLU", fig. 1, rnce de la fôte oriental».) TiLAPiA OLiGACANTHus, Bleeker, Chrom. Mac!., Versl. Kon. Akad. Wet., t. II (18O8), p. 3o(). TiLAPiA OLKJACANTHiis, Blcekei", Poissons de Madagascar (187.5), p. 1 1 et pi. IV, fi{[. 1. PTYCHOCHROMIS OLiGACANTus , Steiiulaciiiier, Akad. Wiss. Wien (1880), p. 269, pi. 1. D., xiii-Mv, 11-13; A., m, 8-9; L. lai., 3o à Sa. Hauteur du corps contenue trois fois, longueur do la tête près de quatre fois dans la longueur totale. Profil de la tête oblique, un peu concave; museau un peu plus long que l'œil, dont le diamètre est com- pris près de trois fois dans la longueur de la tête. Dents comprimées, tronquées et échancrées, celles de la rangée externe plus grandes que les autres. Ecailles de la tête cycloïdes et celles du corps cténoïdes; écailles U!tO MADAGASCAR. des joues disposées sur (juatre range'es, ne couvrant pas le limbe pre'- operculaire. Dorsale un peu en pointe; ventrales atteignant lanale. Corps d'un violet olivâtre; dessus de la tête violacé et dessous d'un violet noirâtre; cinq bandes d'un violet noirâtre sur les flancs, la pre- mière derrière l'opercule, la suivante vers le tiers de la dorsale épi- neuse, la troisième près de la terminaison de cette même nageoire, la quatrième sous la dorsale molle, la dernière, qui est plus courte que les autres, au pédicule caudal; base de la caudale noire, avec des tacbes d'un blanc jaunâtre sur les rayons; dorsales d un rouge lie de vin avec la base et le sommet plus foncés. Longueur totale, o" i5. Il existe, à la côte orientale, une race cbez laquelle les bandes verti- cales du tronc disparaissent presque complètement; il n'y a plus que deux taches arrondies, plus ou moins marquées, lune au-dessous de la ligne latérale, l'autre à l'origine de la seconde partie de cette ligne. Cette race, dont le type, pris à Tamatave par M. Deans Covvan, existe au Musée britannique, est figurée j)l. XLIV, fig. i. Sa formule est D.. xiii-xiv', i i: A.. III, 8. D'après Bleeker, -rce Tilapie se dislingue de ses congénères par la for- mule des rayons, ainsi que par les quatre rangées des écailles sous-ocu- laires. On ne retrouve le nombre de treize épines dorsales que dans le Tilapla Spannanni (Smitb), mais celui-ci n a que deux rangées décailles sous-orbitaires, et sa tète est convexe, ses nageoires impaires portent des rangées de gouttelettes noirâtres, ses dents intermaxillaires de la rangée externe sont plus nombreuses (vingt-deux de chaque côté), sa dorsale molle s'étend jusqu'au milieu de la caudale; il a vingt-huit écailles seu- lement dans la ligne latérale et quatorze sur une rangée transversale, etc. L individu de Madagascar que possède le Musée de Leyde, et qui vient de la rivière Sambiranô sur la côte du Nord-Ouest, se distingue des autres, (|ui tous proviennent du lac d'Ampombilava, dans l'ile de Nosibé. |)ar ' l>e dessinateur, par erreur, a Ggur.' xv épines à la dorsale. M. Boulanger, qui a bien voulu examiner les quatre exemplaires rapportés par M. D. Cowan, nous écrit que la for- mule est XIII à XIV. POISSONS. • Ml (les teintes ge'néralement plus foncées, notamment par la coloration noire de la mâchoire infe'rieure, de l'interopercule et de la région (Iio- raco-gulairei'. Le Musée de Vienne possède un individu qui provient de la rivière Foizono (au fond do la baie d'Antongil, côte nord-est). 2. PTYCIIOCHIiOMIS GI\,\M)1D1ER1 , Sauvage. (PI. XLIV, fig. ,3, et pi. \L\\\ li;;. b.) Ptyiiiiociiromis Grandidieri, Sauvage, Bull, de la Société philomathique de Paris (i 889), p. i 76. U., XIII à XIV, 10; A., m, 7; L. Int., 35; L. traiisv., C/i4. Hauteur du corps contenue deux fois et deux tiers, longueur de la tête trois fois et demie dans la longueur totale. Prulil de la tête arqué, un peu e.xcavé au niveau des yeux; museau plus long que lœil, dont le diamètre est contenu trois fois et demie dans la longueur de la tête; dents com- primées, tronquées et échancrées, celles de la mâchoire supérieure plus fortes que celles de la mandibule. Ecailles du corps cténoïdes et celles de la tète cycloïdes; écailles des joues disposées sur cinq rangées, ne recou- vrant pas le limbe préoperculaire. Dorsale et anale en pointe, arrivant au niveau du milieu de la caudale; ventrales atteignant lanale; caudale sub- tronquée. Brunâtre, chaque écaille portant une tache de couleur bleue; bord des ventrales, partie antérieure de l'anale de couleur violacée; des taches nuageuses aux dorsales. Longueur totale, o"'i6o; hauteur du corps, o"'oGo; longueur de la tête, o^o/iS. Cette espèce, qui est très distincte du P. oligacanlhus, a été recueillie par MM. Lanlz et Humblot dans les cours d'eau qui traversent les forêts du versant oriental de Madagascar. M. Sikora l'a pêchée auprès d'Andran- goloaka, dans la forêt qui borde l'Imerinâ à l'est. Poissons. 56 ttII'I\IHtRIE ^AT10^ALE. [ilt-l MADAGASCAR. ?). l'TYCHOCUIlOMlS MAUV(;ASC\UIE-\SIS, Sauvage. (PI. XLIll, lig. Il, ot pi. \L1V\ fif;. 6 el (i".) D. , Mil, lo; A., III, 7; L. ht., 33; L. transi-., /1/19. Hauteur du corps contenue deux l'ois et trois quarts dans la lonj^^ueur (otale et deux fois, sans la caudale; longueur de la tète trois fois el Irois quarts dans la longueur totale. Profil de la tête très de'clive: museau plus long que Toeil, dont le diamètre est contenu un j)eu plus de trois fois dans la longueur de la tête. Ecailles des joues dispose'es suivant quatre rangées, ne recouvrant pas le limbe operculaii'e. Dorsale molle el anale en pointe, atteignant le milieu de la longueur de la caudale; épines anales grêles; épines dorsales longues; pectorales et ventrales déj)assant le niveau de l'anale; caudale subtronquée. Coloration uniforme. Très voisine du P. Gi-diidldicn dont elle n est même peut-être qu une variété, cette espèce en dllfère par le profil de la tète qui est beaucoup plus déclive, par les pectorales et les ventrales qui sont plus grandes. 1^0 Plychocliromis madagasccuterists habite le lac Itasy, au centre de Madagascar, dans IVsl d'Antananarivô, où il est connu sous le nom de Trondro. Genre PARATILAI'H. D'après Bleeker, rrle genre Pamtiinpia est très voisin du genre Hemi- chromls de Peters, mais il s'en distingue essentiellement tant par lécaillure que par la pluralité des rangées de dents aux deux màcboires. A ces difl'érences s'ajoutent encore celles des rangées en plus grand nombre des écailles des joues et de l'interopercule. . . Le Paraliltipia forme comme une transition au genre Acara. d'après la définition (jiie donne M. (îiiii- I l'ar erreur, celle espèce porte sur la la feule opercuiaire, au-dessus de la pec- plaiielie le nain de Pairlinjjhis tiindagasca- toralc, la ceinture scapulaire ([ui était acii- rioisi.s; la |)reinièie é]n\U' anale a ('té omise (lentelleiiieiil saillante par suite du mauvais par le dessinateur, el il a figuré derrière étal de lexemplaire. POISSONS. 4^i3 ther de ce type heckelien, dont il ne se distingue guère que par la forme allongée et par les dentelures des appendices osseux de lare branchial externe, ainsi que par le nombre des e'pines de la dorsale qui, dans les Acara, ne semble pas descendre au-dessous de treize '. ffCorps allongé et comprimé; écailles clénoïdes, au nombre de 28-80 dans une série longitudinale; écailles au nombre de quatre rangées sur l'opercule, de six rangées sur les joues; dents coniques, aiguës, beau- coup plus fortes à la série externe; préopercule entier; processus de Tare branchial externe dentelé; pas d'écaillés aux dorsales ni à l'anale; les épines dorsales sont au nombre de douze; il y a trois épines anales et cinq rayons branchiostèges. » 1. PARATiLAPiv POLLEM, Bleeker. (PI. XLIV, lij;. 2, d pi. \LIV\ lig. (j.) Paratilapia Pdllem, Bleeker, Chrom. .Mac!., \ ersl. Kon. Akad. VFi'(. , t. II (1868), p. 3o8. Paratii.apia Pollem, Bleeker, Poissons de Madagascar (1875), p. 10 et pi. V, fig. 2. Paratilapia Polleni, Bleeker, Versiag. K. Akad. Wetensch. Amsterdam (tS-jS), p. 199. Paratilapia Pollem, Steindarhnei', Iclith. Beitr., Siti. Ak. Wiss. Wien (1880), p. 267. i*. , XII, 10; /l. , III, 9: L. lat. , 3o. Hauteur du corps contenue deux fois et trois quarts, longueur de la (été trois fois dans la longueur totale. Profil de la tète oblique; museau un peu plus long ([ue l'œil, dont le diamètre est compris près de quatre fois dans la longueur de la tête. Dents coniques disposées en plusieurs séries, celles de la rangée externe plus fortes. Ecailles des joues placées sur sept rangées et celles de l'opercule sur quatre. Rayons de la dorsale et de l'anale allongés, arrivant au milieu de la caudale; ventrales atleigiiaiil l'anale, aussi longues que les pectorales. Caudale tronquée. Une tache noire à la base des deux dernières épines de la dorsale et des deux premiers rayons de la dorsale molle; des taches arrondies et de couleur bleue sur le corps et les nageoires verticales. Longueur totale, 0'" i^jo; hauteur du corps, o"'o5o; longueur de la ' Recherches sur la Jaune de Madagascar: Poissons (187.^1), p. 1\ BLEEKEIU, Sauvage. (PI. XLIV, lî;;. I , ri 1,1. \1.1\ \ r,,.T. ,0 cl lo".) l',ui\Tii,\i'iA I>lkkm;ui, Sauviijjo, Bulletin de la Sociiiv philamalliiquc de Paris [tSSù), p. 17^. D. , Ml cl XIII , 1 ; .1. , m , () ; L. Int. , 0.8. Hauleiir du corps conlenne deux Ibis et demie, longueur de la tète (l'nis Ibis dans la longueur totale. Protil de la tète excavé au-devant de In'll: museau un peu plus long que Id'll, dont le diamètre est compris (piatre ibis et demu' dans la longueui- de la liMe. Dents coniques, au-de- vaul d'une rangée de dents très jx'liles. Kcadies des |ouos disposées sur sept rangt'os et celles de l'opercide sur trois. Hayons de la dorsale et de I anale arrivant à 1 origine de la caudale: v(>ntrales n arrivant pas à l'anale . de mèuu' lonjjueur (pie les pecloi'ales. Ciunlale comte, arrondie. Hiuuàlre, avec le centre de cha(pie écaille d un beau bleu: (piebpies la(dies bleues sous l'œil ; des taches bleues allongées à la base de chaque ('•|)ine dorsahî et anale; des taches de même couleur sur l'anale, la dor- sale molle, la caudale. Longueur totale, o'" i lo: hauteur An corps, o"'o6o; longueui' de la tète, o'"o35; longueur du museau. o"'()i 1 : diamètre de l'œil, o"'oo(). Cette espèce, (jui a et(' trouxi'e dans les marais et rizières de l'Ime- rina, près (rAnlananariv("), par M. (irandidier. se distingue facilement du s POISSONS. M»â P. Polleni, non seulenieni |);ir sa coloralion, njais en oiilre par la cau- dale (jui est beaucoup plus courte el plus arrondie cl par les nageoires impaires qui sont moins allongifes. Un exemplaire lonj; de o'"i/to, dont le corps est un peu plus haut que le type, Iden que tous les autres caractères tirés de la forinc An corpi- soient les mêmes, n"a de taches ni sur les dorsales, ni sur la caudale, mais il en a sur Tanale. Les Hova donnent à ce poiss:on le nom de Trondro marakchj ou de Marahdy toutcoui't (litl. : Trondro poinlilh' de hlen); le ïvrùu sappclle Ampirinâ. Dans l'Anlsihanaka, on l'appelle Font/. Genre PARETHOPLLS. Le {ji'enre Pairtroplus a été ('lahli en 18G8 par Hleeker, qui, en 1878, en a donné la diagnose suivante : Dents des mâchoires peu nomhi'cuses, coniques, obtuses, non lobées, disposées sur une seule rangée; dents pha- rvnjfiennes, les unes aiguës, les autres obtuses; os pharyngiens inférieurs triangulaires, réunis sui' la ligne médiane j)ar une suture solide, (lorps oblong, comprimé, revêtu d'écailles cycloïdes, disposées suivant lr('nl(! à trente-sept séries longitudinales. Profil du Iront incliné; des écailles sur les joues et les opercules; maxillaires courts, les supérieurs étant protractiles; bord du préopercule entier. Tubes des écailles de la ligne latérale simples. Base des nageoires dorsales et anale garnie d'écailles; formule des dor- sales XVI à XIX, 1 3 à 19; de l'anale ix, 11 à i G ; ventrales insérées derrière l'attache des pectorales. Processus de l'arc branchial externe courts et coni(|ues. lîayons bran- chiostèges au nombre de cincj. D'après Bleeker, ce genre se dislingue surtout du genre Elroplus [)ar les dents maxillaires coniques, obtuses, |)eu nombreuses, disposées suivant une seule rangée, et j)ar les épines anales moins nombreuses; il dilfère au contraire des Ilémichromis par neuf épines anales, au lieu de trois. fitif, MADAGASCAR. 1. PARETROPLIS DAMII, Bleoker'. (PI. XLVI, li,;. 1.) Paretroplus Damii, Bleeker, Clirom. Mail., Wrsl. Kon. Akad. Wel., l. II (1868), p. 3i3.. Paretropll'S Damii, Bleeker, Poissons de Madagascar cl dr l'Ilr de la Réunion (1873), p. i3 .1 |)l. IV.fig. 3. D. , XVIII, i4; /4., IX, 1 1 ; L. /rt^, 97. Hauteur du corps contenue deux fois, longueur de la tète trois fois dans la longueur, caudale non comprise. Profil de la tète oblique; mu- seau de même longueur que Toeil, dont le diamètre est contenu trois fois dans la longueur de la tête. Dents coniques; quatre canines à la mâ- choire supérieure. Ecailles des joues dispose'es sur quatre range'es et celles de Topercule sur cinq. Ventrales aussi longues que les pectorales, arrivant à lanale. Brunâtre; une tache noire arrondie au-dessus de la base des pecto- rales; un très mince liséré noirâtre à la base de fanale et de la dor- sale. Longueur totale, o"'o75; longueur de la tète, o"'o-!o; longueur du museau, o"'ooy; diamètre de l'œil, o'"oo7; hauteur du corps, o'^oac). MM. Pollen et Van Dam ont trouvé celte espèce dans le lacd'Ampom- bilava, à Nosibé. Notre description est faite d'après le ty[)e qui est con- seivé au Musée de Leyde et que nous a obligeamment communiqué M. Hubrecht. 2. PARETUOPLUS POLYACTIS-, BlfckiT. (l'i. XLIV\ lij;. 7 [type jeimc], fig. 7" [écaille de l'ailulloj, et pi. XLIV", fij;. ■> [ailiilU'j ). Chromis madagascariensis, (iuiclienot, Poissons de Madagascar, Mémoires de la Sur. d Insi. nnl. de Cherbourg (iS()6), sans description. (JiiiOMis .Mi,oïiGus, Playfair, Proceedings qf the Zoological SocieUj (i8()8), p. 12. ' La plandic porte, par erreur, Paretro- son voyajje à la côte ouest de Madagascar. plus \undami, nom qui conNieiidrait loni - Le Musée d'Iiisloirc naturelle de Paris aussi bien à ce jioisson, puisqu'il csl dédie possède deux dessins de Coinmerson ( 1 770) à M. Van Dam, le compagnon de Pollen dans (|ui repiésenicnl cille espèce. POISSONS. /i'i7 PARETROPLuspoLYACTis,Bleeker, Versl. Akad. Amsterdam , t. W\ (1878), p. 19 5, pi. III, C\g. 1. ParetroplusDamii, Steindachner, Ichth. Beitr.,5(V«. AladAVissensch. Wz«i(i88o),p. 247. D., xvi à XVIII, i5 à 19; -4., VIII à ix. iq à 16; t. lai., 28 à 3o. Hauteur du corps contenue près de deux fois et demie, longueur de la tête un peu plus de quatre fois dans la longueur totale; profil de la tête incline'; diamètre de l'œil contenu quatre fois dans la longueur de la tête. Cinq range'es d'écaillés sur l'opercule; quatre rangées, plus deux petites écailles hors série, sur les joues. Dents coniques, les médianes de la mâchoire supérieure étant les plus longues. Epines anales fortes, la (|ualrième aussi grande que le diamètre de l'orbite; anale et dorsale molle en pointe; ventrales arrivant à l'anale. Longueur totale, o™ 178; longueur de la tête, o^'o^y; longueur du museau, o™o9 2; diamètre de l'œil, o™oi3; hauteur du corps, o^oHo. Il Y a des individus qui atteignent une taille de o"' 28 et plus. Celte espèce est très voisine du P. Dmnii de Bleeker, qui n'en est peut- être qu'une race et dont elle diffère par le nombre des épines h la dor- sale, par la hauteur un peu plus grande du corps, par la dorsale molle et l'anale qui sont plus pointues. Partie supérieure du corps olivâtre, partie inférieuje verdâtre ou rosée; tronc orné, chez les jeunes, de sept bandes verticales, les deux postérieures peu marquées, l'antérieure commençant à l'origine de la dorsale épineuse, la quatrième à l'origine de la dorsale molle. Cette espèce est distincte par sa coloration et surtout par sa taille. Le type décrit par Bleeker a été rapporté par M. Audobert de la rivière de Mananarâ (à l'entrée sud de la baie d'Antongil); M. Grandidier en a péché, en 1 865 , un grand nombre dans la rivière de Soamianina , en face de l'ile de Sainte-Marie. Ces poissons sont du reste très communs dans tous les cours d'eau et dans toutes les lagunes de la côte orientale où ils sont connus sous les noms de Henalahy (dans le Nord, à la Pointe à Larrée) et de Masovoatoahà (dans le Sud, à Mahela). Leur chair est excellente, aussi les Européens qui habitent ces régions les appellent-ils Gouramys malgachpu. L'exemplaire du Musée de Vienne a été pris dans la rivière Foizono, sur la côte nord-est, au fond de la baie d'Antongil. /,'j8 MADAGASCAR. FAMILLE DES LABUIDEES. Nous avons indicjué plus haut les principaux caractères qui difléren- ci(Mit les Labride'es des Pomacentride'es et des Cliromidées: il n'y a donc pas lieu d'y revenir ici. Nous dirons seulement avec M. A.Gûntlier, qui, en 1 86 1 , a bien défini les différents genres qui doivent rentrer dans cette l'anHlle, que les Labride'es sont tous des poissons marins, habitant les mers tenipére'es et tropicales, à l'exclusion presque absolue des mers antarc- tiques et arctiques, et qu'ils deviennentd'autant plus nombreux en espèces que l'on se rapproche des tropiques. Se nourrissant de mollusques, ils ont une dentition admirablement disposée pour (piils puissent arracher et broyer les coquilles; le groupe des Scaridées, que Bleeker a élevé au rang de famille, comprend des poissons herbivores autant que carni- vores. Les Labridées, aussi bien par leurs mœurs que par plusieurs points de leur anatomie, ra|)pellent les Sparidées, parmi les Pharyngognathes. Les Labridées peuvent, comme le propose M. Gûnther, être divisées en six groupes : les Labrma, les Chœropina, les JuHdina, les Pscudodantia . les ScdfDia et les Odacnui. Toutes les Labridées ont des écailles cycloïdes. qui sont construiles suivant un type assez homogène, avec quelques différences toutefois de genre à genre. Dans le grou|)e des Labrina, les écailles des Labres [Labnts mi.vliis) sont de grandeur moyenne, au nombre de quarante-deux à cinquante- cinq à la ligne latérale; elles sont ovalaires, avec une pointe plus ou moins prononcée, et elles |)orlent à leur parlie antérieure quebpies stries rayonnantes, le reste étant couvert de lines stries concentriques. Le canal, (pii est étroit, occupe une grande |)arlie de leur longueur <>t se recourbe légèrement à son extrémité postérieure. Les écailles des (^rénilabres [Cronilabrus melops) sont plus grandes, au nombre de trente à trente-six dans la ligne latérale, send)lables à celles des Labres, à cette exception que le canal est plus court. La seule espèce du genre Tautaga {Tolalossii.'i Iiortulaïuts), chez lesquels les stries rayonnantes sont en bien moins grand nombre que chez les iNovacules. Les Cleptiques {^Clepticus i>eni':arra) ont la partie postérieure de lécaille ornée de j)etites ponctuations qui rappellent ce que nous avons signalé chez les Gténolabres. Dans le groupe des Scan)w. nous avons examiné les écailles des Cal- POISSONS. /loi liodons (C. ustus^ et des Pseudoscares [Pseudoscarus vhlorisy, elles ressem- blent tout à fait à celles des Platyglosses. Genre COSSYPHL'S. 1. COSSyPHUS SPILOTES, Guichenot. (PI. XXXII, fij;. .3.) CossYPHE SPILOTES, Gulclienot, Notes sur l'Ile de Réunion de Maillard, Aiin. C, Poissons (i865), p. i3. D., XII, 10; À., III, 1-2; L. lai., 3o. Hauteur du corps sensiblement égale à la longueur de la tète, contenue un peu plus de quatre fois dans la longueur totale. Une canine poste'- rieure; museau allonge', faisant le tiers de la longueur de la tête; lèvres supe'rieures e'paisses, denticulations du préopercule faibles; caudale tron- quée; premier rayon des ventrales non prolongé; épines dorsales faibles. La couleur du cor|)s est d'un jaune rougeâtre, plus claire en dessous. 11 y a quatre taches d'un jaune clair entre la dorsale et la ligne latérale; une petite tache de cette même couleur existe sur le haut du pédicule caudal et il v en a une autre noire à la base du dernier rayon de l'anale. Des taches jaunes, de forme irrégulière, couvrent le ventre en avant de 1 anale. D'après Guichenot, il existe cfdes lignes longitudinales et parallèles sur le corps et sur le ventre; elles sont au nombre de huit ou dix et s'effacent dès qu'elles ont atteint la ligne latérale. 11 y a aussi de nombreuses taches rousses ou brunes entre la portion molle de la dorsale, la ligne latérale et sur les côtes de la queue r. Les nageoires sont jaunâtres. Cette espèce, qui a été établie par Guichenot sur l'étude d'un seul exemplaire empaillé provenant de l'île de la Réunion, est si voisine du Cossyphiis leiicontœtiis (Bennett), dont elle ne se différencie que par quel- ques détails dans la coloration, que nous ne l'admettons qu'avec les plus grandes hésitations. Les dimensions prises sur le type figuré sont : Longueur totale, o^aoo; hauteur du corps, o'"o^8; longueui' de la tête, o™o53. h'ô-2 MADAGASCAR. 2. COSSYPHUS BOUTOM, Liénard. Co.ssu'iiii at l}ouTO.\, Liciiaid, Treizième rapj). de la Soc. d'Iiist. nal. de Maurice (t863), p. 7C. D. , XIII, 12 ; /!., III, 1 9 ; L. /«^, -ig. 'La l(He de ce Cossyphe est beaucoup plus courte que celle des tiiitics espèces que l'on trouve dans nos mers; elle est comprise cinq fois dans la longueur du poisson et sa hauteur e'gale sa longueur. L'œil est grand, son diamètre e'tant le quart de la hauteur de la tête. Le profil supérieur est très arrondi, ce qui l'éloigné de la figure géne'rale des Cossyphes. rrSa plus grande hauteur se trouve sous la perpendiculaire tire'e de la dixième épine dorsale; elle est contenue trois fois et demie dans la lon- gueur totale, et la distance de la fin de la dorsale à la fin de la caudale égale la hauteur du poisson. La bouche est armée de quatre fortes ca- nines à chaque mâchoire et de plusieurs rangées de petites dents gre- nues; il y a en outre deux autres canines à chaque angle de la mâchoire supérieure . . . La partie verticale du préopercule est dentelée . . . Les écailles qui couvrent le préopercule sont très petites . . . Celles de l'oper- cule sont de moitié plus petites que celles du corps où 1 on en compte vingt-neuf de l'œil à la queue et treize de la dorsale à l'anale . . . rrCe Cossyphe se dislingue par les couleurs suivantes : le rouge et le rose forment la base du fond. La |)remière couleur embrasse toute la partie antérieure et se termine postérieurement en un croissant, dont une pointe touche la fin de la dorsale et l'autre la première épine anale. Le centre du croissant ne dépasse pas la fin de la pectorale. La couleur de la partie postérieure, qui est rose, vient s'enchâsser dans le rouge. Cette dernière couleur n'est interrompue que de l'oeil à la symphyse; la ])artie inférieure de la tête est d'un vert noirâtre; celte couleur, en s'af- faiblissant, atteint la base de la pectorale et de la ventrale. f'Sur la partie postérieure, il y a deux bandes noires; la supérieure commence à la ligne latérale, sous le cinquième rayon mou de la dor- sale, et se prolonge jusqu'à la fin des rayons su])érieurs de la caudale; la seconde part vis-à-vis du dixième rayon mou de l'anale et se termine POISSONS. 453 comme la précédente. Une tache noire embrasse la membrane des deux premiers rayons épineux de la dorsale, une autre plus grande couvre les deux derniers épineux et les deux premiers rayons mous de cette na- geoire; la pectorale est rose, la ventrale rouge sanguin, l'anale rouge aux épines, puis jaune clair et ensuite transparente aux rayons mous; cette nageoire est bordée d'un liséré noir. 11 y a un peu de noir sur les écailles, qui empiètent sur cette nageoire; la caudale est un grand crois- sant dont tous les rayons mitoyens sont roses. La membrane de la dor- sale épineuse est verdâtre. Ce poisson a 7 pouces et demi de long. 55 Le Cossyphe de Bouton a été trouvé à Tile Maurice. 3. COSSïPHUS BICOLOP. , Liénard. Cossyphe bicolore, Liénard, Treizième rapp. de ht Soc. d'hist. nat. de Maurice {iSk^j, p. 78. D., XII, 8; A., III, 10; L. lai. , B-i. Cette espèce, que sa coloration et la formule des nageoires séparent des autres espèces du genre, est décrite par Liénard dans les termes suivants: "La hauteur de ce poisson n'est contenue que trois fois et un cinquième dans sa longueur totale. Sa tête est aussi haute que longue; son profil supérieur forme un arc régulier. . . Les écailles qui couvrent l'opercule sont presque aussi grandes que celles du corps . . . Les deux mâchoires sont munies de dents canines, crochues, recourbées en dedans et écartées les unes des autres. . . Le préopercule est très grand; son bord montant est long; il est finement dentelé. . . La caudale est coupée carrément. La |)ectorale est courte et, lorsqu'elle est ouverte, elle est plus large que longue. L'œil est grand; il y a deux diamètres de cet organe jusqu'à la lèvre supérieure, et deux jusqu'à l'angle de l'opercule. . . c Ce Cossyphe est partagé en deux couleurs principales : la supérieure est d'un rose teinté de noir, et l'inférieure d'un rose blanchâtre. La même couleur, plus foncée, couvre la tête, passe à la partie supérieure de l'angle de la pectorale et monte obliquement jusqu'au dos de la queue. Le rose pâle occupe le reste inférieur du corps. Ces deux couleurs sont pourtant /)5i MADAGASCAR. séparées par une bande blanchâtre, oblique, qui part de la pectorale et arrive à la fin de la dorsale. La ventrale et la pectorale sont roses. Les rayons de la dorsale sont gros et courts. La membrane se prolonge au delà des rayons et forme de petits triangles. La dorsale molle est un peu plus élevée que l'épineuse; elle ne fait pas en longueur le tiers de la longueur de la première. L'anale finit en pointe et se porte en arrière comme la dorsale; les deux derniers épineux sont robustes et comprimés. rrCe poisson, qui vient de l'ile Maurice, a lo pouces de long; il se lient dans les grandes j)rofondeurs; on le prend rarement, n /|. COSSYPHUS OCTOMACULATL'S, Lidnard. CosSYPHE À HUIT TACHES, Liéiiard, Treizième rapp. de la Snc. criiisl. nul. de Maurice (18/.3), p. 77. D. , XII, 10; ^. , m, 1 2 ; L. lut. , 3o. Cette espèce, que nous ne connaissons que par la description donnée par Liénard, présente, suivant cet auteur, les caractères suivants : rrLa hauteur de ce joli poisson est contenue quatre fois dans sa longueur totale; la tète fait le quart de cette longueur . . . Son museau est pointu; l'œil est placé à égale distance du museau et de l'opercule. . . La partie verticale du préopercule est finement dentelée. Chaque mâchoire est armée de quatre dents canines crochues et recourbées en dedans; à la commissure de la bouche et de chaque côté de la mâchoire supérieure, on remarque une forte canine. La caudale est coupée carrément. Les écailles de la joue sont très petites; celles du corps sont au nombre de trente sur une ligne longitudinale et de quinze sur la verticale. ffSur un fond violacé, beaucoup plus prononcé vers la tète, on compte huit grandes taches blanches vis-à-vis les unes des autres; la première est jilacée sur la nu(pie, la deuxième embrasse une partie de la pectorale et de l'opercule et fait le tour en avant des ventrales pour se joindre à celle de la partie opposée; des deux intermédiaires, la supérieure part des sep- tième et huitième rayons épineux de la dorsale pour descendre jus([u"à la ligne latérale, et l'inférieure, qui est ronde, placée en dessous, embrasse une grande partie du flanc et se joint à celle (h^ la partie opposée en pas- POISSONS. i55 sant entre l'anale et la ventrale. Les deux qui suivent également au-dessus Tune de l'autre ne laissent qu'un petit intervalle entre elles; elles se trouvent à la partie poste'rieure de l'anale et de la dorsale. Les deux der- nières taches sont les plus petites; elles sont situées sur la queue et la caudale. Une bande blanche contourne les mâchoires. Une tache noire se fait remarquer à l'aisselle de la pectorale, une seconde à la partie molle (le la dorsale et une troisième à l'anale. On voit du jaune à la base de la pectorale et du rose à l'extrémité des rayons. Il y a du noir aux trois pre- miers rayons épineux de la dorsale. La ventrale est grise; elle est ta- chetée de brun. L'anale porte des taches brunes, blanches et jaunes. Ce poisson a y pouces de longueur et se trouve à l'île Maurice; les pêcheurs l'appellent Maklao. n Genre PSEUDOCIIEILINUS. PSEUDOCIIEILINUS HEXAT«NIA, Bleeker'. (PI. Xir, iig. -2.) Cheilinus hexat^ma, Bleeker, Act. Soc. se. Indo-Néderl. , t. III (i 858), .'\niboina,VI, p. 8i. PsEUDOciiEiLiNus HEXAT«MA, Blcekei", Allus icklkyol., 1. 1 (18G2), p. 78 et |)l. XXIII, lig. 2. PsEUDOr.HEiLiNUS HEXAT^MA, Guiither, Cat. Fislies oflhe Brhish Mxiscum , t. IV (18G2), p. 1 3/i. PsEUDOCHEiLiMJS psiTTACULUS , Kiier et Steindacliner, Wien Sitztmgsb., 1. LIX (18CG), p. .376 et fig. 7. CossYPHiis ECHis, Guiclienot, Nouvelles Archives du Muséum, t. V (1869), p. 197. PsEUDOciiEiLiNus HEXAT^ENiA, Gùntlier, Jotirn. Mus. Godeffroy , Fisclie der Sûdsee (1881), p. 2 5o etpl.CXX.'^VI,fij.. B. D., IX, n ; ;1., IH, (); L. lat., 28. Nous avons sous les yeux l'espèce décrite par Guichenot sous le nom de Cossypims echis; c'est sans aucun doute la même que celle qui a été décrite et figurée par Bleeker sous le nom de Pseudocheilinns hexalœmu. D'après Guichenot, ce poisson n-est partout d'un bleu tendre, plus ou moins vif selon les parties du corps; sur ce fond se détachent cinq bandes jaunes, bien marquées, qui s'étendent en forme de rubans sur toute la ^ C'est le type du Cossijphus echis de Guichenot [Pseudocheilinus hexatmiia de Bleeker) qui est figure sur la pi. XLF; il y porto par erreur le nom de Pseudocheilinus hcxalitis. /lôG MADAGASCAR. longueur du corps. Les joues et les opercules sont couverts de très petits points ou gouttes de la même couleur (jue les bandes dont nous venons de parler. Une petite tache noire, entourée de bleu , est place'e sur le haut de la queue, dont la nageoire terminale est bleue, comme les autres nageoires, à l'exception des pectorales qui sont jaunâtres, w Le P. Iicxatœnia n'était connu que de Ceram et d'Amboine, lorsque M. Grandidier a recueilli sur la côte ouest de Madagascar les deux exem- plaires qui ont servi de type à la description de Guichenot. Genre ANAMPSES. 1. ANAMPSES VIRIDIS, Cuvier et Valenciennes. (PI. XLV, Gg. 3.) A:'.kLL. 458 MADAGASCAR. 3. ANAMPSES RUBRO-VIRIDIS, Liénard. Anampsks VERT ET ROUGE, Liénard, Treizième rapp. de la Soc.d'liist. nat. de Maurice (iSU'i), p. 87. Z). , IX, 12; ^., III, 1 a ; L. lai. , 25. Cette espèce, qui nous semble dilTe'renle par sa coloration des autres Anampses connus, est ainsi de'crite par Lie'nard : •rLa hauteur est contenue trois fois et un tiers dans la longueur totale; son épaisseur fait le tiers de sa hauteur. Sa tête est courte; sa bouche, petite, est arme'e de quatre dents canines moyennes, recourbe'es en de- hors. Son œil est de moyenne grandeur; il y a trois diamètres de l'œil entre cet organe et le museau, qui est pointu, trois jusqu'à l'opercule, deux et demi au-dessus. La dorsale et l'anale sont de la même hauteur, et cette hauteur est le cinquième de celle du poisson. La pectorale et la caudale sont grandes. Les ventrales sont de moyenne grandeur. rcCe poisson est orné des plus brillantes couleurs. La nuque, depuis la dorsale jusque vis-à-vis du préopercule, est vert bouteille et lisérée de bleu verdalre. Depuis la bosse du froni, qui est peu saillante, jusqu'en face des narines, il y a une grande (ache d'un vert noirâtre, entourée d'un cercle bleu de ciel, dont la partie inférieure est large et la j)ar- tie supérieure très étroite; à ce cercle se joint une bande qui entoure l'œil et se prolonge jusqu'à la lèvre supérieure. La prunelle est très pe- tite, noire; l'iris, (jui faitle double de la prunelle, est de couleur de feu. 11 y a quelques traits bleus, assez irréguliers, sous la gorge et aulour des lèvres. La dorsale est d'un vert bouteille, bordée de bleu tendre et sablée de bleu. L'anale porte également une large bande bleue, avec trois li- sérés violets au-dessus. Le premier ravon de la ventrale, celui de la pec- lorale et les huit rayons de la caudale sont bleus; il y a, entre chiupu^ rayon, un trait de cette même couleur; le neuvième de chaque coté est rouge et les deux internes sont violets; l'extrémilé de chacun des rayons intermédiaires est d'un blanc sale, avec une tache jaunâtre sur le bord. Depuis le surscapulaire jusqu'au sixième rayon de la dorsale et en des- cendant obliquement pour arriver au premier rayon de l'anale, le poisson ■POISSONS. i59 est d'un rouge sanguin. Tout le reste, jusqu'à la queue, est d'un vert clair, qui se rembrunit en approchant de la caudale, surtout vers le dos, tan- dis que la partie inférieure conserve un peu de couleur rouge sang qui s'étend insensiblement jusqu'à la caudale . . . Des veines bleues sur le dos et violettes sur l'anale couvrent toutes les e'cailles de ce poisson; elles sont moins sensibles sur la partie rouge. rrCe poisson a i4 pouces de long; il vient de Maurice où il est très rare. t h. ANAMPSES LUNATUS, Li(^nard. Anajipses a croissant, Lii'uard, Seplième rapp. delaSoc. d'hist. nat. de Maurice {iS^^), p. 69. Anampses amboinensis, Blockcr, Allas uhlhijohgique (18H2), p. io3 el pi. XXV, fig. 2. Anampses amboinensis, Gûnther, CataJ. Fishcs nf the British Muséum, (. VI (iSOa), p. 137. Nous ne mentionnons l'Anampses d'Amboine, qui a ëte' de'crite avec de'tails par MM. Bleeker el Gùnther, que pour indiquer qu'elle est la même que l'Anampses à croissant de Liénard. r: Cette espèce est ainsi nommée, dit-il, à cause d'un croissant de couleur bleue qui se trouve sur la caudale. Ce poisson est très agréablement moucheté de points d'un bleu éclatant, n Cette espèce, d'abord décrite d'Amboine, a été signalée à Zanzibar par MM. Playfair et Gùnther; elle existe aussi à Maurice. Genre ISOVACULA. 1. NOVACULA (HEMIPTER0^0TLS) PENTAUACTÏLA, Linné. CoRYPHiENA PENTADACTVLA, Linné, Sijstema Nalurm, t. 1(1788), p. kh-j. CoRïPHvENA PENTADACTVLA, Bloch , AuMatul Fische (1796), pi. CLXXIII. NoVACLLA PENTADACTVLA, N. TESSELLATA , N. SEXMACULA, ^. PUNCTULATA, Cuvier et Valen- ciennes, Hist. nul. des Poiss., t. XIV (1839), p. 69 et pi. CCCXCV, p. 76, 72 et 73. NovACULA PENTADACTVLA, Guiitlier, Cutal. Fishesofthe British Muséum, t. IV (1862), p. 177. Hemipteronotus pentadactylls, Bleeker, Atlas iciith., 1. 1 (1862), p. i5o, pi. XXX, fig. It. NovACLLA PUNCTULATA, Playl'air et Gûnilier, Tlie Fislies of Zaïnibar (1866), p. 97. Novacula pentadactyla, G. Lunel, Mélanges iclitliyologii|ues, p. 9, Mémoires de la So- ciété de physique el d'histoire naturelle de Genève, t. XXVII (1881). Z). , II à VH, 12; ,4., m, 12 ; L. lai., q8. Ecailles des joues disposées sur sept rangées et descendant jusqu'en 58. MiO MADAGASCA-R. arrière de l'angle de la bouche. Les deux épines antérieures de la dorsale sont flexibles et séparées du reste de la nageoire; les trois derniers rayons de la dorsale molle et les neuf derniers de l'anale sont divisés; le rayon externe des ventrales est peu prolongé. 11 y a une tache de couleur foncée au-dessous de la ligne latérale, au niveau de la terminaison de la pectorale. Le Novaculapcnladactyla est une espèce bien caractérisée parla présence de nombreuses rangées d'écaillés sur la joue et par la non-division de la plupart des rayons de la dorsale molle. La coloration est variable, ce qui a fait admettre comme espèces, par Cuvier et Valeneiennes, de sim- ples variétés de coloration. Dans le type du N. penladacliila, le corps, de couleur verdàtre, est orné de petits points rouges écarlates; une tache ronde, de couleur rouge, se voit à rattache du bord membraneux de ro[)ercule avec les tempes: à l'origine de la ligne latérale sont quatre taches rouges dont le demi-limbe aniérieur est bleuâtre; les flancs portent une tache arrondie de couleur brunâtre au niveau de la terminaison de la pectorale. Le nombre des taches de la partie antérieure de la ligne latérale est variable; tantôt il y en a cinq [N. sfxmacula) , ou elles manquent et sont remplacées par de petits points noirs {N.punctulata); d'autres fois, lorsqu'elles font défaut, le corps est couvert de taches triangulaires et verticales (iV. tesscllala). La variété N. tessellata paraît, jusqu'à présent, être spéciale à File de France; les dimensions prises sur le type sont : longueur totale, o'"iyr); hauteur du corps, o"'o38; longueur de la tète, o'"o35. Day a figuré sous le nom de A', pumiulala^ une espèce qui n'est point celle de Cuvier et Valeneiennes, si 1 on s'en rapporte à la figure. La planche représente en eflet un poisson qui, avec de nombreuses séries d'écaillés sur les joues, a le profil moins incliné que le A'^. penladaclijla, chez lequel tous les rayons de la dorsale molle et de l'anale sont divisés, et qui peut-être devrait être rapproché du iV. spllonolii^, chez lequel les deux rayons antérieurs de la dorsale molle seulement ne sont pas divisés. ' \uir Tlie Fislies qfindia. \)\. LXXXVIII, fig. 2. POISSONS. i61 2. NOVACL'LA (hemipteroINOTUs) IMMACULATA, Cuvier et Valenciennes. (PI. XLV, fi{;. 2.) NovAcuLA IMMACULATA, Cuviei' et Valenciennes, Hist. des Poissons , t. XIV (iSSa), p. ^S. D., n à vn, la ; A. , lU, la ; L. Int., ûo. r Ecailles des joues disposées sursept rangées, descendant jusqu'en arrière de l'angle de la bouche. Les deux épines antérieures flexibles et séparées du reste de la nageoire; les sept derniers rayons de la dorsale molle et tous les rayons de l'anale divisés; rayon externe des ventrales prolongé en un fdament qui arrive presque au niveau de l'anus. Corps de couleur uniforme verdàtre; les nageoires d'un jaune verdàtre: pas de tache sur les flancs. Longueur totale, o"i65; hauteur du corps, o"'o48; longueur de la tête, o'"o^5. Voisine du Novacula penladartijla , cette espèce en ditlère par la divi- sion de tous les rayons de l'anale et par l'absence de tache sur les flancs; chez le N. spilonolus, il y a une grande tache rouge au niveau de la ter- minaison de la pectorale et, de plus, les deux premiers rayons de la dorsale seuls sont indivis. A Madagascar, ce poisson porte le nom de lao. Genre JULIS. JL'LIS TRIL0BAT\, Lact^pède. Labrus trilobatls, Lacépède, Hist. nat. des Poissons, t. III (1802), p. 456, 596. JuLis QUADBicoLOR, Lesson , Voy. de la Coquille, Zoologie, t. II (1826-1880), p. 189 et pi. XXXV, fig. 1. JULIS QUADBICOLOR, J. TRILOBATUS, J. FORMOSUS, J. «RUGIVOSUS, J. SEMIC.BRULEUS , J. CYANO- GASTEB et J. EBYTHBOGASTEB, Cuviei' et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. XIII (1839), p. Ixh-i, 437, 439, hUi, hhi,hhk et hh-]. JiLis QUADBicoLOB, Blecker, Allas ichthyologique , t. I (1862), p. 98 et pi. X.XXIV, fig. 3. JuLis TRiLOBATA, Gùntliec, Catal. Fislws of ihc Dritish Muséum, t. IV (1862), p. 187. JuLis TRILOBATA, Playfair et Giintlier, The Fislies rif Zanzibar (1866), p. 92. JuLis TRILOBATA, Day, Tlie Fishes of India (1877), P'- CGXXII. D., vin, i3;.4., ni, ii;L. ht., -38. Gomme l'a bien montré M. Giinther, cette espèce, qui est caractérisée liCi MADAGASCAR. par deux bandes verticales sur les flancs, varie de couleur; aussi, après l'étude des ty[)es de Cuvier et Valenciennes, nous acceptons la synonymie qu'a donnée ce savant ichthyologiste. Dans la variété' a, qui correspond aux /m //s Uihhalus et J.fonnosus, la tête est de couleur uniforme, sans Landes; le ventre et le tiers inférieur do la queue sont roug-eâtres; cette coloration est séparée du reste du corps par une bande rouge qui va de la partie inférieure de Faisselle au lobe inférieur de la caudale et d'où parlent des lignes verticales se perdant en haut et en bas dans la couleur bleue du fond. La variété |S, à laquelle correspondent les Julis quadricolor, J. srmicœru- lrus,J. œnioùiosus, J. ci/anognslcr, est entièrement verte; la tête porte une tache triangulaire rouge au-devant de l'œil; une bande de cette même cou- leur, et oblique, va de l'œil au surscapulaire où elle se bifurque; une autre bande se voit sous la base de la pectorale; le corps est orné de trois bandes longitudinales dont les deux inférieures sont rouges. La variété y ressemble à la variété jS, à cette exception que la tête est ornée de six bandes rouges rayonnant de l'œil [Julis erijlhrogasier). Comprise ainsi, cette espèce s'étend depuis la mer Rouge jusqu'aux mers de Chine et en Polynésie. Genre CORIS. CORIS (II0L0GYM^L's) DOLIATA , Lacépède. (PI. XLIX, fig. 5.) L.\BRUSDOLUTUS, L. ANNULATUS et HoLOGYMMJS FASCIATliS , Lacépèdc, Hist. PoWS. , t. III (l 802), p. Ziagetpl. IV, fig. 3; p. i55 et SaG etpl.XXVlII, fig. 3;p. iSvetpi.I, fig. 3. .IuLis ROSEA, Oiioy et Gaimard, l oi/.de r Astrolabe, Poissons (182^), p. -joc) et pi. XV, lig. 1. .Iri.rs ANNULATA et J. DOLIATA, Cuvier et Valenciennes, Hist. val. des Poiss.. t. Xil (1839), |). .5oi, pi. CCCLXXXVIII et p. 5oi. (iiRELLE DE Laporte, G. OGiLBY, G. À CROISSANT BLEU, Lionai'd , Treizième rapport (le la So- riété d'histoire nalurelle de Maurice (i8i3), p. 82, 84 et 85. (loRis ANNULATA, GûntheF, Catal. Fishes ofthe British Muséum, t. IV (t852), p. 202. IloLOGYMNus PASCiATUS, Bieelier, Atlas ichthyolojpque . t. I (18G2), p. ()G cl pi. XV. Z). , IX, 1 Q ; yl., m, \^\L.lal., 1 -20 à i3o. Hauteur du corps contenue de quatre fois et deux tiers à cinq fois et POISSONS. 463 un quart, et longueur de la tête quatre fois et un quart dans la longueur totale. Pas de dent canine postérieure. Epines dorsales non prolonge'es; pectorales plus courtes que la moitié' de la longueur de la tête; ventrales beaucoup plus courtes que les pectorales; caudale arrondie. M. Gûnther, qui re'unit avec raison les deux espèces décrites par Cuvier etValenciennes, admet trois variétés. Dans la variété a, le corps est orné de nombreuses bandes verticales de couleur sombre; la moitié inférieure de la dorsale porte des taches blanchâtres, entourées à leur partie pos- térieure d'un cercle violet; on voit deux ou trois bandes longitudinales à la partie supérieure des nageoires; l'anale porte un étroit liséré près de son extrémité. Dans la variété |S, le corps a de nombreuses bandes bleues bordées de brun; une large bande blanchâtre s'étend de la troisième à la huitième épine dorsale, une autre de couleur foncée se voyant au-devant de la bande de couleur claire. La dorsale est violette et porte, près de la base, une série de taches de forme semi-circulaire; le bord de la nageoire est rougeâlre, liséré de violet; sur l'anale et près de sa base, il y a une série de cercles de couleur violet clair; la nageoire est coupée en son milieu par une large bande d'un violet clairet a son extrémité d'un violet foncé. Dans la variété y, le corps est rosé, les bandes verticales étant peu marquées. Le Coris dolié, qui, comme nous venons de le dire, a une coloration très variable, a été souvent méconnu et décrit sous des noms spécificpies distincts. Liéuard a désigné sous les noms de Girelle de Laporle, de Girrllr ogilhi/ et de Girelle à croissant bleu trois Coris qui ne sont que des va- riétés et qu'il décrit ainsi qu'il suit : fi Girelle de Laporle. — La tête est d'un beau jaune, traversée par des bandes d'un rouge lilas, trois sur l'opercule, quatre du front à l'angle du préopercule et deux en avant de l'œil. Le bord membraneux de 1 oper- cule porte deux petites taches, la ])remière bleue, la seconde d'un jaune serin. Sur le dos, qui est d'un rouge sanguin, et sur les flancs, qui sont d'un lilas clair, il y a dix-neuf bandes verticales d'un jaune doré, dout la première, qui passe sous le milieu de la pectorale, est recouverte d'une 'i6'i MADAGASCAR. large bande noire; les quatre suivantes sont toutes jaunes ete'troites; la sixième est à moitié recouverte de noir; la septième lest presque en en- tier: la huitième conserve encore une teinte noirâtre; toutes les autres jusqu'à la queue sont d un jaune d'or. Le milieu de ces bandes est plus renfle' que leur exti-e'mite', la pointe siipe'rieure ne touche pas la dorsale et linfe'rieure n'arrive pas à l'anale. La dix-neuvième bande est placée un peu en arrière de la fin de la dorsale et de l'anale. On en compte en- suite quatre autres longitudinales, de la même couleur que les précé- dentes, qui se prolongent jusqu'au milieu de la caudale. La base de la dorsale est entremêlée de rouge, de jaune et de lilas; vient ensuite une large bande bleue, puis une petite jaune; l'extrémité est lisérée de bleu et de blanc. Le fond de la membrane anale est jaune avec une tache ronde de couleur lilas entre chaque rayon; elle est coupée par une bande lilas; le bord terminal est liséré de bleu. La caudale est d un gris trans- parent; les ventrales sont blanchâtres et les pectorales, jaunes et lilas. f-Les pêcheurs appellent cette (jirelle Co/wm^me, ainsi que toutes celles (|ui ont la même forme. f- Girolle ogilhy. — Sur un fond violet, légèrement teinté de verl, on com[)le vingt bandes d'un violet i-embruni. La dorsale et l'anale sont sans bandes ni taches. La couleur de la tête est un peu plus foncée que celle du corps et lisérée de blanc. L'anale est de couleur violette, tirant un peu sur le bleu et lisérée de blanc bleuâtre. La pectorale est |)lus claii'e (jue le corps et la ventrale est plus foncée. Une petite tache noire se trouve sur la membrane de l'opercule. ^Gircllc h croissant hlm. — Les joues sont dun vert olive; le front, depuis l'œil jusquau museau, est bleu de roi; au-dessus de l'oeil, il y a une tache ovale de la même couleur que celle des joues. Unel)ande bleue pari de l'œil et monte au front; une seconde se dirige horizontaleujent vers le surscapulaire; une troisième peu étendue se trouve sous l'œil. Les lè\res sont bleues et séparées haut et bas par une bande d Un vert jau- uàlre. De la mâchoire inférieure un trait bleu se dirige sous la symphyse, un juilic se prolonge du l)leu de la mâchoire inférieure à la ventrale, qui est elle-même d'un bleu tendre. Une petite tache noire se trouve à lex- POISSONS. iG5 Irémité supérieure de la membrane operculaire, dont le bord est jaune. Le premier rayon de la pectorale est d'un vert fonce', le bout de la na- geoire est presque noir et la partie inl'érieure est d'un vert clair. La dor- sale est entremêle'e de vert, de bleu foncé, de vert olive et terminée par un liséré bleu foncé. Entre cbaque rayon, il y a trois ou quatre raies obliques, de couleur ferrugineuse. L'anale est à peu près comme la dor- sale. La caudale porte un g^rand croissant bleu clair; la base des rayons est d'un bleu de roi; les deux ou trois premiers rayons externes sont d'un vert olive, les premiers rayons supérieur et inférieur sont d'un bleu de roi , et le croissant est bordé de blanc. Sur un fond gris violet, il y a vingt-quatre bandes verticales de couleur marron. Après la dixième bande, le poisson est sé[)aré au milieu par une bande rose plus large que les autres. -o Ces diverses variétés de Coris ont été péchées à l'ile Maurice. Genre CHEILIO. CHEILIO INERMIS, Forskal. Labrus iKEBMis, Forskal , Dcscriptiones Aiiimalium, Avimn, Piscium, etc. (1775), p- 3i. Cheilion bicolore et C. À ventre rose, Liénard, Treizième rapport de la Snciélé d'histoire naturelle de Maurice (i8/i3), p. 81 et 82. CiiEiLio INERMIS, Giintlier, Catal. Fishes of the Brilish Muséum. I. IV (18C9), p. 196. (JiEiLio INERMIS, Blceker, Atlas ichthijologique , f. I (1862), p. Sa et pi. XXXI, fig. 6. (JiRiLio INERMIS, Playfair et Giintlier, The Fishes of Zanzibar (i86(]), p. 99. D. , \\. 1 a à \h; A., \\\, 11 à 1 -2 ; L. ht., i5 à 5o. Bleeker, ayant pu étudier un grand nombre d'exemplaires de Chei- lions, s'est assuré que rr toutes les variations qu'ils présentent sous le rap- port des couleurs et qui ont conduit à en faire plusieurs espèces ne sont pas constantes et ne peuvent même guère servir à caractériser des varié- tés». Nous ne pouvons donc admettre tout au plus qu'à titre de variétés les deux espèces décrites par Liénard dans les termes suivants : ^ChciUon bicolore. — La couleur de ce petit Cheilion est d'un brun violet avec le ventre blanc argenté; il est partagé longitudinalement par ces deux couleurs; la partie inférieure de la tête et celle de la queue sont teintes de jaune; des points noirs partent de la pectorale et se pro- Poissous. 59 nirnnitniE mtioxali:. ^,06 MADAGASCAR. loiiffent longiliuliiialernent vors la caudale, où ils sont boaiicoii() plus jji-os (|n a la partie antérieure. •■ Clu'ilion à vcnlrc rose. — Le dos est dHii jaune rembruni et le ventre d'un jaune clair couvert de lignes, de points et de marques irre'gulières roses. La dorsale, l'anale, la pectorale et la ventrale sont d'un jaune Idauchâtre. La caudale est d'un jaune noirâtre; en dessous do la ligne late'rale, immédiatement au bout de la queue, il existe une tache noi- râtre. Les couleurs du dos et du ventre sont séparées par une ligne de points noirs (pii |)artent do dessous le huitième rayon épineux de la dor- sale et se prolongent jusqu'à la caudale où ils sont plus prononcés.- MM. Playfair et Gûntlier indiquent cinq variétés trouvées à Zanzibar: "A. Corps d'un vert olive en dessus, d'un bleu pâle sous le ventre, chaf[ue écaille portant au centre un |joint brunâtre; bande latérale ne dé- |)assant pas l'opercule; *fB. Corps d'un vort olive, ventre verdâlre, chaque écaille oiant |)lus pâle au centre; une large; lâche rouge sur les flancs, au-dessous du milieu de la dorsale antérieure; "C. Corps d'un vert olive, ventie blanchâtre, le bord de chaque écaille étant plus foncé; bande latérale formée de taches noires plus (ni moins conlluentes; r-D. Vert avec une bande latérale bien marquée; rrE. Corps d'un vert clair, chaque écaille étant bleue au centre; une ligne longitudinale jaune, au-dessous de laquelle sont des taches noires. ■» Cette espèce habite depuis les côtes orientales de l'Afriepuî jusque dans l'ouest de l'océan Pacifique. Genhe PSEUDOSCARUS. 1. PSEUDOSCAliUS STRONGYLOCEPHALUS, Bleiker. ScARUs sTRo\GYLOCEPHALUs, Blcekei', Ndl. Tijdsch. Nederl. Intl. Juva, I. VI (i8.")6), p. 63(j. PsEUDOSCARus STRONGYLOCEPHALus, Bleeker, Allas ichlhijnl. , f. I (i (S6-3 ) , p. 23 et pi. IV, fi{f. 3. Trois séries décailles sur la jouo, lo lind)e inférieur du préoperculo •'tant nu. Lèvres étroites, ne recouvrant qu'une faible pai'tie de la ma- POISSONS. ki\l choire; màclioires bleuâtres; une forte dent à 1 angle de la mâchoire supe'rieure. Chanfrein convexe. Epines dorsales sube'gales; quinze rayons aux pectorales, qui sont un peu plus longues que les ventrales; caudale avec les lobes prolongés. Le corps est de couleur verte, la base de chaque e'caille étant diin jaune rosé; la partie inférieure du corps est rosée. Des lignes, au nombre de trois ou de quatre, d'un vert foncé, que séparent des esjjaces d un rouge verdâtre et qui se détachent sur le fond vert clair de la tête, par- tent de la partie postérieure de Tœil et se prolongent peu; une ligne de la même couleur, à concavité tournée vers le bas, borde la partie inférieure de l'œil et va rejoindre une large bande verte qui entoure, comme un collier, la mâchoire inférieure ; cette ligne est suivie, en arrière, d'une bande de même couleur; l'intervalle ([ui sépare ces deux bandes est d'un rouge de Saturne. La mâchoire supérieure est également bordée de deux liandes d'un vert foncé séparées par un intervalle d'un rouge de Saturne; à ces bandes aboutit une ligne qui irradie du bord antérieur à l'œil. Les na- geoires verticales sont rougeâtres, lavées de vert, avec des taches oblon- gues d'un bleu verdâtre. La caudale est bordée de vert et porte trois bandes transversales d'un vert foncé, avec quelques taches vertes à la base. Les pectorales et les ventrales sont vertes, lavées de jaune. Longueur totale, o^^Bo; longueur de la tête, o'" i3o. L'exem|)laire décrit, qui provient de Maurice, ne peut être séparé de l'espèce indiquée à Java par Bleeker, malgré de légères diiïérences dans la coloration, toutes les parties qui sont roses dans le type étant ver- dâtres; c'est un fait analogue à celui que M. Giinther a signalé pour le Pseudoscarus Troschelii. 2. PSEUDOSCARUS STIlIATUS , Giivier et Vnlenciennes. ScARUs CRETENsis, Blocli , Auklmid Fische (1785-1795), pi. CCXX'. ScARUs STRiATLS, Cuviercit ValeiiiicniiL'S, llist. des Poissons, t. XIV (1889), p. 209. ScARus MicRORiiiNLs, Bleolvcr, Nat. Tijdsckr. Nedcii. liuL, I.VI (i853),p. 200. Pseudoscarus microrhikus, Bleeker, /l